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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 11:22

Futur immédiat

 


Une étrange révélation pour l’avenir de notre monde

 


Aujourd’hui, un autre matin vient de se lever. De ma table d’écriture, par la fenêtre, j’observe la neige tomber à petits flocons. C’est le troisième jour du printemps et il y a déjà trois semaines que la Présence s’est manifestée à moi. Depuis, cela a été le silence. J’ai vécu celui-ci sans me poser de questions, comme un ferment indispensable et puis voilà que soudain, cela s’est imposé. Je me suis assis devant mon cahier, mon stylo et maintenant, le regard absorbé par cette neige qui tombe, je m’entends dire… « Eh bien, c’est le moment… Si vous le désirez ce sera aujourd’hui, je me sens prêt. »

 

Le souffle d'or

 

 

 

Mais les minutes défilent. On dirait qu’elles se rient de mon attente peut-être un peu trop naïve ou dirigiste… et bientôt, c’est moi qui vient à rire de moi-même et de mon attitude. Je me suis déjà trouvé dans bien des situations peu communes, j’ai déjà écrit bien des choses, mais là… Comment vais-je dire cela ? Que j’ai entendu une voix ? Que je suis allé jusqu’à l’appeler ? Cette affirmation a déjà un goût… terriblement ridicule !

 

- Ridicule ? T’es-tu demandé pourquoi cela a trop souvent une telle saveur ?

 

La Présence vient de surgir au centre de mon crâne, sans que je l’ai seulement devinée s’approchant.

 

- Ridicule… Parce que dans certains milieux, chacun, ou presque, y va de son « petit contact » avec l’intangible !

 

J’ai répondu automatiquement, sans réfléchir, sans bouger, comme si je craignais que le fil ténu de mon étrange téléphone ne se rompe.

 

- Et puis…, m’entends-je aussitôt ajouter, et puis si j’étais de ceux qui ne croient pas à ces choses, je dirais… « Tiens, encore un contacté de plus ! » Et je rirais en haussant les épaules. D’ailleurs… autant que je vous le dise tout de suite, je crois vraiment comprendre ceux qui réagissent de cette façon. Ecoutez… soyons lucides ! Il suffit de parcourir les rues ou de feuilleter les revues. On n’y voit que les annonces sibyllines ou racoleuses de Madame ou Monsieur Untel, gonflé éventuellement de quelque titre pompeux et qui va vous faire entendre en direct les voix du Ciel, faire descendre la chance à vos côtés ou encore vous promettre un retour d’affection. Et je ne parle pas de ce qui s’empile sur les rayons des librairies, chacun y allant de son message exclusif et urgent, mais hélas, si souvent maladroit ! La plupart du temps, l’un copie l’autre et l’autre, en grand messager qu’il dit être, s’écoute parler. Je ne veux pas, ainsi que l’on le dit communément, « cracher dans la soupe », mais il faut avouer que l’on peut admettre les raisons de ceux qui se gaussent de toute une littérature et tournent le dos à un courant de pensée qui se revêt aussi maladroitement des atours de la… spiritualité.

 


Une drôle de spiritualité

 


- Oui… nous te rejoignons ! Ils ont, en vérité, bien raison ceux qui haussent les épaules, car ils ne font jamais que saisir les bâtons que leur tendent les tenants de cette drôle de spiritualité. Leur réaction est non seulement compréhensible, mais logique.

 

Aussi, est-ce en fonction de tout cela que nous ne voulons pas t’emmener sur le chemin de ceux qui, à leurs propres dépends, façonnent de tels bâtons. Cela peut sembler présomptueux… mais pourquoi pas ? Il faut faire peau neuve et c’est ce que nous voudrions entreprendre en ta compagnie. Cependant, il est clair que nous avancerons en terrain meuble, vois parfois totalement miné. Tout d’abord, il faut bien comprendre que nous ne te parlerons pas spiritualité, en tout cas pas avec ces notions ou en ces termes élimés, éculés et jaunis par le temps qui font faire demi-tour sur place à tous ceux qui les rencontrent.

 

La difficulté est là : la plupart des hommes et des femmes ignorent qu’ils sont profondément sensibles à ce que l’on appelle les choses de l’esprit, parce que celles-ci leur ont généralement été présentées sous un jour triste, puéril ou mensonger et aussi, presque inévitablement, dogmatique, donc pétri d’obligations, d’interdits et de censures. Autant dire que ceux et celles qui n’ont pas solidement chevillé en eux-mêmes le désir d’entreprendre une recherche sur qui ils sont et sur le sens de la Vie, ceux-là n’ont encore raison valable et stimulante de s’ouvrir à une dimension autre que celle de leur quotidien.



 

Avènement

 

 

 

 

En des termes différents, disons que les principaux obstacles ou adversaires à une prise de conscience plus large et plus subtile de la Vie sont, hélas trop souvent, les croyants de toutes les religions, les adeptes de toutes les fois et, plus généralement, la majorité de ceux qui se définissent comme spiritualistes. Loin de combler un fossé, ils le creusent et l’élargissent.

 

- Je vous suis bien… mais quel rapport avec vous ? Vous avez sous-entendu ne pas appartenir à cette planète mais à une autre civilisation. Alors, avant de continuer davantage, j’ai besoin de savoir plus précisément où nous allons ensemble et pourquoi c’est vous qui intervenez ainsi.

 

- Nous allons… vers une grande simplification. Nous allons dans une direction qui n’est, ni celle d’une philosophie ennuyeuse, ni celle d’une foi religieuse presque inévitablement dogmatique et donc limitative. Nous allons, en fait… vers cette grande liberté… au sein de laquelle peut commencer à s’exprimer le véritable Souffle de la Vie, avec sa direction, sa signification et aussi, surtout, toute sa beauté. Oui, le sens du Beau, cela veut dire… l’identité de l’Essentiel ! C’est cela que nous voulons aider un peu plus à révéler, à dépoussiérer.

 

Tu veux savoir qui nous sommes, maintenant ? Eh bien, disons que nous ne sommes certainement pas de ceux qui te feront écrire : « La vérité c’est ceci ou cela » ou encore : « Vous devez croire en ceci plutôt qu’en cela ». Nous venons de te le dire, nous sommes des dépoussiéreurs, des raviveurs de mémoire. Et si cette tâche nous revient, c’est juste parce que nous sommes un peu plus âgés que vous. Moins engourdis ou moins ensommeillés, si tu préfères. Nous ne sommes donc pas plus savants ou meilleurs que vous par la grâce de quelque dieu ou de quelque « xième » initiation suprême, mais parce que nous avons marché un peu plus longtemps que vous sur ce fameux sentier de l’évolution dont nous reparlerons, si tu le veux bien.

 

Aussi n’est-il pas question que tu nous évoques comme étant des Maîtres. Il y a des mots qui, s’ils étaient compréhensibles et pratiques à une certaine époque, ont dorénavant davantage de quoi provoquer une indigestion plutôt qu’un élargissement de la conscience. Alors, nous parlerons simplement de rapports d’amitié qui nous unissent…

 

- De fraternité aussi ?

 

- Là encore, soyons prudents avec les mots … ! Les plus nobles d’entre eux, et celui-ci en est un exemple, ont été tellement dénaturés et salis ces dernières décennies ! Bien sûr, il existe un puissant sentiment de fraternité qui nous pousse vers vous mais, de grâce, ne nous appelez même pas, même plus, frères, car c’est encore une fois un enclos, celui d’un cloître, d’une communauté ou d’un groupement sectaire que vous suggéreriez dans les consciences. Qu’il suffise donc d’évoquer un vieux et profond lien d’amitié et d’affection qui nous vaut de vous tendre particulièrement la main aujourd’hui. N’est-ce pas mieux ainsi… ?

 

Et voilà que soudain, sans crier gare, je perçois que la présence de la voix en moi s’estompe. Ai-je modifié quelque chose dans ma façon d’être ? Je m’interroge… Combien de temps faudra-t-il attendre maintenant et comme il me semble encore fragile ce pont lancé entre les mondes ! Un instant d’inattention, une seconde pas assez limpide en mon cœur et il se désagrège, j’en suis certain.

 


L’amour fourre-tout

 


Ce demain que j’ai attendu avec impatience est déjà là… Sans même réfléchir, je viens de laisser ma main glisser vers mon stylo comme si c’était elle, par cet élan, qui pouvait accéder à mon commutateur secret, ou composer le code d’accès. Alors, je me mets à parler au-dedans de mon être. Je crois comprendre qu’il faut oser, étonnamment persuadé d’être entendu.

 

- Hier, vous m’avez dit… « amitié ». Préférez-vous amitié à amour ? Il me semble que je ne vous ai toujours pas entendu prononcer ce mot. Et puis d’abord, êtes-vous là ?

 

- Et toi, es-tu là ? Hier, tu me faisais songer à un carrefour d’interrogations. Tu en suivais dix à la fois. Alors c’est simple, tu as glissé hors de ma présence. Apprends à écouter…

 

Tu disais donc « amour » ! Réfléchis, cela te surprend-il réellement de ne pas encore avoir trouvé trace de ce terme ? Voilà le type même de mot qui est devenu un grand sac fourre-tout à lui seul. Il est tellement commun et pratique qu’il est dévitalisé depuis que chacun l’utilise à sa guise…

  

 

 feecoeur

 

 

 

 

- Soit, dis-je, surpris de l’intensité avec laquelle notre discussion vient de reprendre. Soit… je crois vous comprendre. Mais alors, quel vocabulaire utiliserons-nous ? Car j’imagine qu’il en sera de même pour le mot lumière.

 

- Evidemment ! Et tu pourrais ajouter les termes d’énergies ou de vibration à la liste. Eux aussi sont tellement galvaudés ! Tu t’en doutes pourtant, notre intention n’est pas de réécrire en ta compagnie un dictionnaire qui, de toutes façons, s’il était accepté, recréerait une sorte de petite élite qui s’imaginerait être plus avancée que les autres. Le schéma peut se répéter à l’infini ! Soyons donc lucides. Nous utiliserons nécessairement les mots qui existent déjà, mais nous voulons attirer ton attention sur le fait que ce sera avec parcimonie, lorsque nous n’en verrons pas d’autres. Et alors, ils seront enchâssés avec précision dans leur contexte.

 

Nous ne sommes aucunement des prêcheurs et nous ne détenons aucun catéchisme. D’ailleurs, il n’y a personne à convertir ! Notre but sera pleinement atteint si nous pouvons susciter un peu d’intelligence vraie, c’est-à-dire d’intelligence du cœur, un peu de bon sens aussi car, cette qualité qui devrait être à la base de toute forme de vie, fait curieusement défaut à une bonne partie de l’espèce humaine.

 

- Justement… Ne pourrions-nous pas commencer par en parler de ce bon sens ? Car ce qui m’arrive en cet instant même, bien que cela me paraisse naturel, serait totalement dénué de bon sens pour la majeure partie de l’humanité… ou tout au moins, pour notre monde occidental.

 

- Tu fais bien de marquer la différence, car la pensée occidentale actuelle étouffe les autres et ne rend pas compte de la sensibilité globale des habitants de cette planète. Elle se montre totalitaire sous des apparences respectueuses et tolérantes. Quant au bon sens, oui, nous pouvons en parler. Il consiste tout simplement à observer ce qui se passe et à ne pas reproduire systématiquement les mêmes erreurs que par le passé. Or, il est claire que le monde où tu vis manifeste une extraordinaire fidélité à ses vieux schémas de fonctionnement. A tel point que, de la place où nous sommes, et si la situation n’était pas aussi préoccupante, nous aurions cent occasions quotidiennes de partir à rire !

 


L’Esprit et les états de la Matière

 


A parler franchement, ton monde s’acharne à reconstruire une autre barrière infranchissable là où il n’y en a une qui vient de tomber ! N’oublie pas que, récemment encore, la Terre était plate et représentait le centre de l’Univers, que le fait de se parler d’un continent à l’autre était nécessairement considéré comme de la sorcellerie. N’oublie pas non plus que le corps humain était supposé ne jamais pouvoir supporter une vitesse supérieure à cent kilomètres/heure, qu’une machine réagissant plus vite et plus précisément que le cerveau humain était pure science-fiction il y a à peine une génération et qu’aujourd’hui, il est franchement inconcevable qu’une vie intelligente puisse exister ailleurs que sur Terre…, ou si loin qu’un contact avec elle ne sera jamais possible !

 

Oui, chacun avec sa propre définition qui sert ses intérêts du moment ! As-tu jamais rencontré qui que ce soit qui prétende ne pas vouloir aimer, ne pas attendre l’amour et ne pas vouloir autre chose que le bien ? S’il existe des discours contraires, ils ne proviennent que d’êtres malades, en rupture d’équilibre, et dont la souffrance les fait s’enfoncer dans un auto-mensonge. Vois-tu, sur cette Terre, il y a presque autant de versions de l’amour qu’il y a d’individus. De la pulsion sexuelle à l’extase mystique, en passant par la simple satisfaction égotique d’un désir, c’est toujours le même terme qui est utilisé ! Alors, l’amour, oui, bien sûr, mais là encore il faudra redéfinir notre palette de couleurs. Nous ne donnerons, ni dans les teintes pastels, ni dans les notions cotonneuses, ni dans le sucré… pour la seule raison que l’Amour, tel que chaque être qui vit le porte secrètement au fond de lui, n’a rien d’un vague idéal ou d’un principe mielleux. 



 

L'Archipel des 7 étoiles

 

 

 

- En effet, ne puis-je m’empêcher d’intervenir, mais là, vous fermez des portes. Vous entamez déjà ce qui, bientôt, ressemblera à un procès de la démarche et de la pensée scientifiques. C’est un vieux débat qui a été mené une quantité de fois par tous ceux qui adhèrent à l’idée que quelque chose d’autre existe au-delà de nos cinq sens. Si vous voulez que nous discutions réellement, je me sens obligé de vous interrompre. C’est une fausse piste…

 

Et de fait, j’interrompis le fil de ce que je viens de recevoir. J’expérimente même un silence qui, pendant quelques minutes me fait me demander si je ne me suis pas montré quelque peu impertinent. Cependant, dans le sillon de ce questionnement, je perçois comme une main qui se pose sur mon épaule gauche. Effet de mon imagination et d’un désir inconscient ? Peut-être… mais c’est ma sensation de l’instant et j’ai pris le parti de la transparence. Toujours est-il qu’une douceur m’envahit et qu’à nouveau la voix resurgit en moi.

 

- C’est parfait, maintenant nous parlons vraiment entre amis… et tu as raison, ce serait une fausse piste, une impasse si nous voulions, nous aussi, emboîter le pas à ce réflexe dualiste qui veut toujours opposer la Science et sa raison à l’Esprit ou encore le quantifiable au subtil. Non, il n’est même pas nécessaire de faire appel à quelque tolérance de bon ton car, vois-tu, le monde d’où nous te parlons en ce moment ne parvient plus à faire la différence entre l’Esprit et la Matière, entre ce que vous appelez le domaine scientifique et les préoccupations de nature métaphysique. Ce n’est pas une sagesse de notre part, mais un état de fait que nous vivons et qui nous vaut d’aller vers vous.

 

- Vous vivez donc dans l’Unité… ?

 

- Nous vivons dans une des manifestations de l’Unité… ou, si tu préfères, sur une belle branche de cet Arbre de Vie qui expérimente amoureusement toutes les directions où la conscience peut s’aventurer à l’infini. La Force de Vie, si on appelle ainsi ce qui habite toute créature, ne s’assoit jamais sur le bord du chemin en déclarant : « Je suis arrivée à bon port ! » Dès qu’elle a une perception d’elle-même, elle découvre son bonheur dans l’élan qui la pousse à vouloir se prolonger, encore et encore !

 


Des êtres de Lumière

 


- Alors, j’aimerais d’abord que vous me parliez de vous, peut-être aussi de ce monde ou de cet endroit d’où vous m’adressez la parole en ce moment même. Comprenez que tout est flou… J’entends une voix, une voix qui me dit ne pas être terrestre, une parole qui veut finalement enseigner sans reconnaître être issu d’un Maître… Vous voulez, et moi je le veux aussi, que l’on vous écoute, mais je sais que pour ceux qui découvriront ces lignes les confusions seront faciles. Etes-vous donc ce que l’on appelle des êtres de lumière, voire des anges, des esprits, ou êtes-vous plus simplement, comme j’ai cru le comprendre, des créatures venues d’une planète différente de la nôtre ?

 

- Ton « plus simplement » est inutile car, en réalité, rien n’est bien complexe. Il suffit seulement de savoir quelle profondeur on donne aux mots et de faire un petit effort pour jongler au-delà des frontières habituelles. Tu dis d’abord : « Etes-vous des êtres de Lumière ? » Mais que veux-tu dire exactement par Lumière ? Ecoute, nous n’entendons pas agir comme des professeurs qui donnent un cours, mais il faut savoir de quoi on parle. Il y a des expressions comme celles que tu viens d’utiliser qui ne veulent plus dire grand chose à force de recouvrir des réalités confuses et extrêmement différentes. Dans ce type d’expression, la Lumière, c’est quoi au juste ? Si on s’en tient à déclarer, comme c’est souvent le cas, que c’est l’Energie ou le Principe de vie immatériel basé sur l’Amour, on a à la fois tout dit et rien exprimé du tout ! Pourquoi ? Parce que la notion d’immatérialité n’a pas vraiment de sens.

 

Réfléchis… Tout est simultanément matériel et immatériel, concret et abstrait, objectif et subjectif. Cela dépend uniquement de notre point d’observation. Ce que dans ton monde on appelle matière n’est jamais qu’un état de celle-ci au sein d’un contexte défini de lois qui ont leur propre cohérence interne et se soutiennent les unes les autres. Cependant, si on est capable d’imaginer qu’il peut exister un autre ou d’autres systèmes de lois cohérentes, on doit être en mesure de concevoir de multiples états ou d’autres types de matière dotés de qualités et de particularités différentes.


 


ange-cosmique                   consci


 

- C’est le fameux exemple des canaux de télévision n’est-ce pas ? Le fait de recevoir une émission sur une certaine fréquence n’empêche pas qu’il puisse y avoir simultanément, et qu’il y ait effectivement, sur d’autres canaux, d’autres émissions avec une image peut-être plus ou moins belle, un son stéréophonique ou mono et, pourquoi pas… un relief ou un dégagement de parfum…

 

- C’est exactement cela ! Et pour te rendre l’exemple plus concret, partons de l’hypothèse selon laquelle la population terrestre vit sur le canal 1 d’un téléviseur et qu’elle en perçoit donc l’émission de vie avec une certaine définition d’image en fonction de sa « linéature », donc de la finesse de son tube cathodique classique, de celle de ses cristaux liquides ou de quelqu’autre procédé. Eh bien, trouverais-tu logique et raisonnable que cette population du canal 1 nie l’existence d’un possible canal 2 ou 30 ? Que dirais-tu maintenant si, une fois cette notion acceptée, les acteurs du canal 1 appelaient « êtres de Lumière » les acteurs, metteurs en scène ou éclairagistes des autres canaux d’émission ? C’est aussi simple que cela ! Ainsi peut-on dire que tout est matière ou que tout est subtil selon le point de vue d’où l’on regarde les choses.

 

La grande difficulté consiste finalement à aider chacun à se libérer des conditionnements anciens qui lui font croire qu’il n’existe qu’un seul et unique poste d’observation. Que l’on ne mélange donc pas tout ! Que l’on ne dise plus « être de Lumière » comme l’on dirait « être immatériel » ou « être issu de l’imaginaire ».

 

- Et la Lumière alors ? Comment la voyez-vous à partir de chez vous ?

 

- Comme un état de réalisation de soi, c’est-à-dire de réalisation de la conscience. Comme un état de perfectionnement, de maturation de la Présence de Vie au cœur même de l’être et qui fait que l’on se trouve en accord ou, plus précisément, en résonance avec l’émission du canal 1 ou du canal 30, par exemple. Mais ce qu’il faut bien comprendre aussi c’est que, s’il y a des acteurs qui passent un contrat privilégié avec une chaîne télévisée, cela ne les empêche pas, en fonction des opportunités ou des nécessités, de se manifester sur d’autres chaînes. Ainsi en est-il, analogiquement, de ce que j’appellerai les… acteurs de la Lumière. Ces acteurs ne sont pas nécessairement, comme on le croit presque toujours, extérieurs au canal sur lequel on vit. Le Beau, le Grand, tout ce qui embellit et fait grandir n’est pas, à tout coup, lié à un ailleurs hypothétique et inaccessible.

 

- Vous cherchez finalement à me dire qu’il y a des êtres de Lumière en ce monde où je me trouve ?

 

- Non, nous ne cherchons pas à te le dire, nous te l’affirmons… et ce ne sont pas nécessairement des êtres exceptionnels ou de premier plan. Il suffit qu’ils soient des êtres-sourire, donc… lumineux… et la nature de leur présence se met à embellir la vie comme d’un coup de baguette magique ! Le grand secret… c’est que la Lumière est le constituant, non seulement premier, mais unique de toute forme de vie. Elle est le Matériau, le Souffle à partir duquel tous les autres matériaux et souffles se déclinent. Voilà pourquoi il ne faut pas hésiter à dire que le potentiel de luminosité est commun à tous les acteurs de tous les mondes. Et le plus extraordinaire réside dans le fait que, dès que la prise de conscience en est acquise autrement que dans l’intellect, le sourire et le cœur se mettent à fleurir à tel point que les voies d’accès d’un canal à l’autre se révèlent d’elles-mêmes !

 


La notion du Beau

 


- Cela fait deux ou trois fois que je relève la notion de beauté dans vos paroles. Est-ce si important pour vous ?

 

- Bien plus. C’est capital ! Le Beau est la porte d’accès au Souffle qui nous propulse vers le bonheur. Dès que l’on parle de croissance intérieure, de recherche du sens de la Vie ou de sa propre vie, on se tourne souvent vers une sorte d’ascèse, de mépris de l’habit corporel et de la personnalité. Pour ceux, de ton monde c’est peut-être une étape inévitable, mais c’est un stade aussi dans lequel on se réfugie trop fréquemment pour enfin s’y complaire… Tout se passe singulièrement au cœur de cette recherche comme si, non pas le Beau, mais la fonction du Beau n’était même plus considérée, ou alors était tombée dans l’oubli, comme si, parfois même, il était de bon ton de la mépriser. Mais regarde la Nature, regarde l’Univers ! Tout n’y est-il pas beau par essence ? Le moindre brin d’herbe est une merveille d’architecture ! Qui l’a conçu ? Qui l’a dessiné et qui lui a donné ses teintes ? Un hasard ? Non… le Beau fait partie de l’élan. Il représente l’un des moteurs de la Vie qui part à sa propre quête.

 

 


Master Universe by ANTIFAN REAL 

 

 

 

Alors, si tu le veux, parlons d’acteurs de Lumière pour ce qui est de moi et des miens. Parlons aussi d’acteurs conscients qui cherchent à œuvrer avec beauté.

 

- Pourtant, j’ai envie de vous demander… La notion du Beau est-elle vraiment commune à tous les mondes ? De ce fait, pouvons-nous tous, quel que soit notre canal de provenance parler le même langage ?

 

- … Mais le Beau, c’est d’abord l’harmonie ! me réplique-t-on, alors que j’ai la sensation de ne pas même avoir achevé de poser ma question. Et l’harmonie, c’est la juste et sublime organisation des choses, c’est l’agencement parfait à l’intérieur d’une même forme d’équilibre. C’est, enfin, le mariage ultime de tous les équilibres. Oui, perçu avec cette altitude, le Beau est universel. Il rejoint un sentiment global de plénitude, de justesse et d’accomplissement. L’univers, comprends-tu, fonctionne selon une géométrie, une géométrie se composant d’une infinité de niveaux. Si harmonie et équilibre sont atteints sur un de ces niveaux, alors vient à naître l’une des facettes de la Beauté. Et si harmonie et équilibre sont atteints sur la multitude de ces niveaux, alors c’est vraiment le Beau qui jaillit !

 


La confiance audacieuse

 


Je coche la nouvelle date sur mon calendrier. Il y aura bientôt une semaine que ma conversation avec Ceux d’en haut, ainsi que je m’amuse à les appeler maintenant, a débuté. Je me relis et je m’étonne de la lenteur de mon avance. En vérité, je m’aperçois à quel point ce sont eux aussi qui se sont relus dans leur discours. Ils m’ont fait retoucher des expressions, préciser des notions, s’arrangeant même, parfois, pour que je leur donne mon avis sur la façon dont tel mot pouvait être compris. Je me relis donc et, dans ce mouvement, je suis soudain pris d’une terrible interrogation. Non pas d’un doute quant à la justesse de ce qui je m’efforce de transmettre, mais sur sa provenance. Alors, je laisse la question glisser d’elle-même sur le papier… Qui me prouve que ce n’est pas quelque mystérieux mécanisme de ma conscience profonde, mon sur-être si on veut bien l’appeler ainsi, qui a engagé un semblable dialogue avec moi ? Question poignante s’il en est et qui me pousse à rechercher le silence. Si la source première de ce que j’ai rédigé est bien là, que peut-elle me répondre ?

 

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Le minutes s’égrènent, puis un très léger sifflement se fait entendre dans mon oreille gauche. Il y a comme une onde, une mélodie presque imperceptible qui cherche à me rejoindre. Enfin, voilà le déclic, le fameux interrupteur qui résonné un peu sèchement au centre de mon crâne… La Présence est là.

 

- Elle est magnifique, ta question, me dit-elle. Pourquoi l’aurais-tu contenue plus longtemps ? Si tu ne nous l’avais pas soumise, quelqu’un, tôt ou tard, te l’aurait posée, peut-être ironiquement envoyée en pleine face… Alors, avant de continuer, oui, parlons-en !

 

Tout d’abord, laisse-nous te dire que dans toute démarche intérieure sincère et audacieuse, il y a une forme de confiance qui doit non seulement s’installer, mais présider. Et la confiance, sois-en certain, cela ne signifie, ni l’absence de bon sens ou d’opinion personnelle, ni la naïveté. La confiance cela veut d’abord dire : « Ouvrons-nous à une possibilité, osons un pas vers ce qui est peut-être le vide ou un labyrinthe, mais qui pourrait représenter aussi, au contraire, un superbe tremplin. »

 

Sans la confiance, rien, nulle part, ne s’accomplit car elle est le chemin qu’emprunte obligatoirement toute découverte ou toute véritable création.

 

Quelle preuve allons-nous maintenant te fournir et que tu puisses toi-même concrètement offrir à tous ceux qui s’interrogeront sur l’origine de ton écrit ? Aucune. Parce que, contrairement à ce que l’on croit, la preuve n’est pas la voie. La preuve est donnée par surcroît lorsque la conscience a déjà fait le chemin, c’est-à-dire lorsqu’elle a laissé s’effriter en elle un rempart d’impossibilité. Tu sais ce qui bloque et enchaîne ton monde, ta civilisation ? C’est précisément ce type de rempart. Vous semblez tous très libres au niveau de la pensée, parfaitement aptes à formuler de nouveaux concepts et à faire de prodigieuses découvertes. Pourtant, en vérité, toute cette liberté et ce potentiel ne s’expriment guère qu’à l’intérieur d’un cadre classique régi par les mêmes principes mathématiques d’une certaine vision de la Vie.

 

- Donnez-moi un exemple, car je ne voudrais pas que nous nous avancions parmi des notions trop floues.

 

- Eh bien, considère ceci : ton monde n’admet globalement comme réel que ce qu’il peut toucher du doigt. Nous ne disons même pas « voir », car les artifices de la technologie vous ont enseigné à quel point une image pouvait être à la fois fabriquée de toute pièce et remarquablement manipulée. Il vous faut donc toucher, avoir entre les mains et soumettre à des tests tout ce dont l’origine est douteuse. C’est la matière telle quelle se montre sur Terre qui vous dicte donc sa loi. Si vous en restez là, vous êtes, dès lors, prisonniers de sa définition. Sortir de ce cadre, ce serait prendre conscience qu’il pourrait exister une force – pourquoi pas ? – capable de modifier l’aspect de la matière et surtout les lois qui la régissent. Mais pour s’aventurer dans une telle direction, pour braver les tabous, les scléroses, et aussi le ridicule, il faut la confiance. C’est elle qui est le germe de l’audace, de l’intrépidité.

 

La matière, en fait tout ce qui est tangible, a la propriété de réagir au regard que nous portons sur elle. C’est la nature de nos pensées qui décide de ce qu’elle manifeste face à nous…

 

- Vous voulez me dire que la démarche intérieure, l’itinéraire emprunté, vous soucient davantage que la preuve indubitable et immédiate de certaines réalités ?

 

- C’est exactement cela. Nous avons compris qu’il n’était pas constructif d’ouvrir une porte d’accès d’une immense et somptueuse demeure à quiconque ne se donne pas la peine d’en chercher la clé, c’est-à-dire d’accepter une refonte complète de ses valeurs et de se rendre disponible.

 

- J’admets cette notion de confiance, mais si vous n’êtes qu’un leurre, si tout ce que j’entends présentement ne représente rien d’autre que le jeu d’une partie inconsciente et idéale de mon être, que me vaut toute cette audace ?

 

- Elle vaut pour elle-même ! Elle te rend encore plus explorateur de la Vie, de ta vie et c’est énorme. En admettant que nous ne soyons jamais qu’une partie de toi-même, quel extraordinaire continent cela suggère-t-il déjà !

 

- Dois-je comprendre alors que tout ce qui concerne l’expansion de la conscience, pour reprendre un terme à la mode, est affaire tellement personnelle que toutes les éventuelles forces ou présences extérieures à notre monde tangible et qui pourraient y contribuer ne fourniront jamais de signe probant quant à leur existence ?

 

- Ce n’est pas cela non plus, me répond la voix avec un accent que je trouve cette fois particulièrement doux. Non, nous savons très bien jusqu’où il nous faut aller dans cette demande basée sur la confiance. Pour t’annoncer les choses de façon plus claire, nous pouvons te dire que nous chercherons à générer la confiance et l’ouverture aux réalités dites intangibles jusqu’à ce qu’un certain nombre de femmes et d’hommes vivant actuellement sur Terre soit atteint. Ce nombre constituera une véritable batterie psychique capable de propager alors sa disposition d’esprit au plus grand nombre… et cela en souplesse. Un tel réseau informel de personnes servira aussi de « coussin » pour absorber le choc émotionnel que connaîtra l’humanité à l’annonce de notre existence. Nous choisirons par ailleurs, délibérément, le moment de cette annonce et fournirons les preuves indubitables de notre réalité.

 

- Vous avez donc bien cette intention, malgré tout.

 

- Nous l’avons ! Parce que nous ne sommes pas des utopistes s’imaginant créer une révolution des consciences sur la totalité de la population terrestre. Il nous faut répondre à un appel, mais sans devancer celui-ci.

 

- Avez-vous alors changé de méthode d’action ? Il semble bien qu’au fil de ces dernières décennies, vous ayez tenté d’apporter, ça et là, des éléments de preuve de votre présence.

 

- Oui, nous avons réajusté notre méthode d’approche.

 

- Pourriez-vous me dire pour quelle raison ?

 

Je perçois un sourire amusé et, encore une fois, je me trouve un peu impertinent dans ce ton de familiarité que j’ai si rapidement adopté depuis que le dialogue est engagé.

 

- Parce que… nous ne sommes pas des dieux, parce que nous sommes des êtres qui évoluent et qui continuent d’apprendre ! En vérité, nous avons quelque peu surestimé les capacités de compréhension de la présente population terrestre. Nous avions misé sur plus d’ouverture et d’honnêteté. L’immense majorité de ceux que nous avions pressentis pour véhiculer la nouvelle de notre existence ont été, soit ridiculisés, soit forcés au silence, tandis que les preuves tangibles que nous leur avions remises ont été détournées. A ceux-là s’ajoutent les témoins qui se sont trouvés occasionnellement sur notre chemin et qui se sont embourbés en se prenant au sérieux… sans oublier les falsificateurs. Nous reparlerons de tout cela.

 

- Pensez-vous vous être trompés ?

 

- Oui et non… Il fallait de toute façon attirer votre attention vers l’espace, créer une brèche importante dans l’esprit collectif de la planète. Même si le vocabulaire et les notions qui en ont résulté ont été très rapidement puérils, il était important qu’ils existent, car ils ont constitué les germes d’une réflexion qui a tout de même considérablement évolué.

 


Des hommes ou des anges

 


- Nous en étions restés aux êtres de Lumière, puis je vous ai parlé d’anges. J’ai mon opinion sur le sujet mais, là aussi, j’aimerais vous entendre. Car, après tout, si je m’en tiens à votre explication, c’est-à-dire à votre existence concrète bien que non terrestre, ne seriez-vous pas les… anges dont font mention toutes les Traditions du monde ?

 

- Pourquoi refuser l’idée que nous soyons des hommes ? Nous sommes des hommes et rien d’autre pour l’instant !

 

- Pour l’instant ?

 

- Il faut toujours préciser « pour l’instant », car aucun état n’est immobile et, par conséquent, définitif. Chacun s’est conforté dans l’idée que le statut humain représente le sommet de la pyramide de la Création, comme si celui-ci ne pouvait croître que dans la direction de son intelligence cérébrale. Mais la Vie, il faut le dire, prend toujours la forme la plus adéquate à ses besoins dans son inévitable élan d’expansion. Ainsi, de là où nous te parlons en ce moment, nous voyons clairement à quel point une réalité supra-humaine appelle la nature de l’homme. Elle nous appelle irrésistiblement, vous et nous, que nous soyons d’accord ou pas, de la même façon qu’un enfant accepte ou non le fait de grandir ou de vieillir.

 

 

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- En fait, vous me dites que vous n’êtes pas des anges mais que vous le deviendrez un jour et vraisemblablement avant nous.

 

- Oh, on pourrait résumer les choses de cette façon, si tu le veux. Mais tu sais, la notion de temps ne signifie pas grand chose dans l’absolu ! Il existe un écart de plusieurs millions d’années terrestres entre ton actuelle civilisation et la nôtre, à tel point que cela peut paraître désespérant. Il faut donc regarder tout cela d’une façon plus neutre et prendre conscience que quelques millions d’années représentent quelque chose d’infime dans l’immensité d’un temps dont on peut se demander ce qu’il est, et si même il existe réellement ailleurs que dans une illusion nécessaire à nos points de repère.

 

Cela, c’est pour répondre à ton « un jour ». Maintenant, quant au fait de pouvoir accéder éventuellement au statut angélique, en parler ainsi développe une vision puérile de l’évolution. Cette conception est comparable à celle qui ferait que la race canine, par exemple, au bout de son règne, accéderait à la race humaine telle qu’elle se présente actuellement sur Terre !

 

- C’est pourtant ce qui est enseigné dans quelques Traditions…

 

- C’est aussi ce qui est mal exprimé et mal compris. Tout règne de vie est nécessairement attiré vers celui qui le précède, mais cela ne signifie pas pour autant que, lorsqu’il aura suffisamment mûri sur l’Arbre de l’évolution, ce règne accédera exactement à la réalité qui l’a devancé ! Il accédera plutôt à quelque chose d’analogue… et ce quelque chose sera plus beau et plus grand encore. Ainsi, je peux te dire que vous et nous, en tant qu’humains, nous ne serons jamais des anges ! Nous vivrons une réalité comparable à la réalité angélique, oui… mais pas identique, car notre champ d’expérience, notre espace de compréhension auront été différents. Nous serons… ce que les anges nous auront offert de leur floraison de conscience, ajouté à nos propres explorations, à nos propres germinations.

 

- Tu veux donc me faire comprendre implicitement que le titre d’humain est tout aussi beau que celui d’ange ! fais-je dans une sorte d’exclamation intérieure.

 

Et en même temps que j’exprime cela, je m’aperçois que je viens de tutoyer la Présence et que celle-ci a beau s’affirmer semblable à moi, à nous, j’ai franchi un autre pas dans l’intimité qui nous réunit.

 

- Oui, c’est bien ce que j’ai cherché à te faire comprendre, de même que le statut d’animal est tout aussi respectable que celui d’humain et ainsi de suite. Rien ne sert de chercher à devenir ce qui nous précède. Il importe plutôt de consacrer tous nos efforts à compléter indéfiniment l’idée de perfection que la Vie a inscrite dans notre règne. Nous sommes tous, par essence, des créateurs et il est évident que si nous ne cherchons qu’à copier, nous ne faisons rien émerger. Chaque forme de Vie a pour mission d’inventer sa propre perfection. C’est ainsi qu’elle est, sans même le savoir, artisane de la Création, co-créatrice au plein sens du terme.

 

- J’aimerais maintenant que tu… que vous me précisez…

 

- Pourquoi te reprendre ? Pourquoi faire marche arrière ? C’était parfait ! Si ton vous est un pluriel, nous voulons bien continuer à l’accepter si, par contre, il n’est venu sur tes lèvres que comme une distance respectueuse, tu peux l’ôter tout de suite, nous n’en avons pas besoin. Tout ce qui constitue une barrière ou même un filtre pour appauvrir les relations directes entre les êtres est illusoire, ne crois-tu pas ? Tu viens de l’entendre, nous parlons entre humains à la recherche du supra-humain, pas de maîtres à disciples.

 

- Mais justement… l’une de mes questions est de savoir si vous êtes, si tu es « un » ou « plusieurs ». Au fond de moi, j’entends un « nous » qui se mêle au « je ».

 

- Aussi, passerai-je aisément du « je » au « nous » dans la suite de ce que j’ai à te livrer, car si c’est bien une individualité qui s’adresse à toi, elle ne le fait pas en son nom propre, mais en celui d’un mouvement.

 

- D’une organisation ?

 

- J’ai dit mouvement, parce que je vois la condition que le terme d’organisation sous-entend dans ta société. Il suggère presque inévitablement hiérarchie et recherche d’un certain pouvoir. Mais lorsque je choisis mouvement, je pense mouvement du cœur, élan d’un cœur et d’un espoir collectif qui est la trame d’une aide à l’humanité terrestre. Le « je » et le « nous » se mêleront sans difficulté dans mes paroles car, au sein du monde d’où je viens, la conscience collective est très épanouie. Cela ne signifie pas que nous pensions collectivement, au sens où l’individu se trouverait relégué au second rand derrière une sorte d’esprit de groupe, mais qu’il existe une communication étroite entre les êtres de la société que nous formons. Une communication nous permettant d’entrevoir non seulement le bien réel de notre communauté, mais d’inscrire l’être dans une vision d’harmonie beaucoup plus globale. En fait, chacun d’entre nous est totalement autonome et libre de ses opinions et de ses actes. Il a cependant acquis suffisamment de force intuitive et d’altitude par rapport aux événements pour admettre aussi qu’il est une cellule indissociable d’un grand corps. Cette connaissance ne l’ampute en rien de lui-même, elle ne le diminue pas. Elle le rend, au contraire, plus responsable et plus pleinement artisan de la Vie qui se développe. Comprends-tu ?


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Orphée - dans Mystères et Paranormal