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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 16:50

La vibration de l’onde de vie

 


Il y a plus d’un mois et demi que ce n’était pas arrivé. Cela s’est passé comme les fois précédentes, sans que je fasse quoi que ce soit pour projeter ma conscience en dehors de mon corps. Peut-être que le chemin qui s’est tranquillement tracé constitue, à lui seul, une invitation permanente à laquelle une partie de moi répond quand elle le juge bon… C’est possible.

 

J’ai donc été à nouveau aspiré par une autre facette de la vie et je me suis retrouvé dans une salle à demi-sphérique. Sa paroi, parfaitement lisse, était d’un bleu profond, velouté, presque noir et révélait quelque chose d’hypnotique. Il y avait des fauteuils, très enveloppants. J’étais assis sur l’un d’eux et mon amie également, juste à côté de moi. Dans un premier temps, je ne l’ai pas vue mais j’ai senti sa présence. Lorsque je me suis tourné vers elle, je me suis rendu compte qu’il y avait d’autres personnes avec nous. Peut-être une dizaine, toutes assises, elles aussi, au creux des mêmes fauteuils. Il faisait assez sombre dans la salle, mais j’y voyais assez clair pour pouvoir distinguer les traits de tous ceux qui étaient là. Il me semble que cela était dû à une étrange lumière diffusée discrètement par la paroi elle-même. Pourtant, mon regard ne s’est pas attardé sur mes voisins. Ceux-ci d’ailleurs ne se préoccupaient pas de moi. La seule chose qui m’intéressait, c’était de rencontrer le visage de mon amie. C’était mon unique point de repère connu. Le seul point d’arrimage par lequel je pouvais essayer de comprendre ce qui se passait. J’ai reçu un sourire. Le même que d’habitude, accompagné d’un petit plissement des yeux voulant dire quelque chose comme « tout va bien ».

 



 

COSMOS

 

 

 

 

Comme toujours dans un semblable cas, je me sentais parfaitement lucide et présent, là où j’étais, plus vivant même que dans ma chair. En cet instant précis où j’écris, je crois d’ailleurs percevoir encore, sous la plume de mes mains, le contact soyeux et chaud des accoudoirs de mon fauteuil.

 

Soudain, la voûte sombre qui nous englobait tous s’est mise à s’éclairer et à s’animer. Hormis elle, tout a disparu de mon champ de vision, comme si j’étais « avalé » par elle ou rendu captif de ce qui s’y passait. Et ce qui s’y passait était réellement fascinant. Cela faisait songer à une émanation de la lumière, en trois dimensions, reproduisant des scènes de notre passé terrestre. C’est en tout cas ce que je me suis dit. Les images se succédaient à une cadence effrénée, restituant avec une vérité suffocante des événements très lointains, jusque dans des détails infimes. Cela sollicitait tous mes sens, même ceux de l’odorat et du toucher. Oui, quelque chose en moi sentait les parfums du passé et touchait ses matières. J’étais présent dans le film, j’en étais devenu à la fois l’un des acteurs, la caméra et le spectateur abasourdi. Aussitôt, j’ai pensé aux Mémoires Akashiques… Ce n’était pas une seule époque qui était investiguée, mais une multitude de périodes dont certaines n’évoquaient rien de connu pour moi. J’essayais de comprendre le but de tout cela, cependant aucun élément ne me permettait d’en voir le fil directeur. Parfois, c’était des scènes de la vie quotidienne de je ne savais quelle époque, parfois c’était des événements forts ou dramatiques dans des décors et dans une lumière que je ne pouvais associer à rien.

 

- Est-ce vraiment la Terre ? Me suis-je alors autorisé à demander à mon amie, au-dedans de moi-même.

 

J’ai reçu l’impulsion d’un oui sans équivoque, puis sa voix est venue me rejoindre avec force, très sonore au-dedans de mon crâne.

 

- Oui, c’est bien de la Terre dont il s’agit, mais les parcelles de son histoire contenues dans vos livres représentent à peine le millième des événements décisifs qui s’y sont déroulés. Alors, ne sois pas étonné si la plupart des scènes que tu vois ne te suggèrent rien de précis.

 

Ici, c’est une salle d’étude, vois-tu. Nous y disposons de moyens qui nous rendent accessibles les films du passé… ou du moins de ce que l’on vit comme étant le passé. Lorsque nos étudiants veulent comprendre comment tel phénomène ou tel comportement s’est mis en place, ils viennent consulter ici ce que nous appelons les « Archives de la Mémoire juste ». Il s’agit en quelque sorte d’une bibliothèque visuelle illimitée. Ce n’est pas d’elle dont je veux pourtant te parler mais de certaines images que tu as déjà captées. Regarde encore et essaie de t’en imprégner.

 

Alors, de plus belle et dans un abandon total, je me suis laissé aller à ce qui se passait au-dessus et autour de moi. De temps à autre, dans l’interminable chapelet des scènes qui se déroulaient au sein de la lumière, je croyais reconnaître une époque, parfois un événement, cependant l’instant d’après venait tout démentir. D’ailleurs, il n’y avait pas de cohérence dans la succession des images qui venaient à nous. Je voyais très bien qu’une intelligence les avait programmées ou soigneusement sélectionnées en fonction de quelque chose de précis, mais la logique m’en échappait.

 

- Qu’est-ce que vous étudiez ? ai-je lancé.

 

La réponse n’est pas venue aussitôt, comme je m’y attendais et, à nouveau, je me suis laissé engloutir tout entier par le film. Bien sûr, il y avait des guerres, beaucoup de guerres, très différentes les unes des autres et dont les protagonistes, parfois étranges, semblaient surgir du futur… A tel point que je me suis demandé si l’on ne voulait pas m’enseigner sur leur répétitivité maladive. Mais, à vrai dire, à quoi bon ? Non, il y avait autre chose… Quelque chose de tellement évident, de tellement énorme qu’il est presque invraisemblable que cela ne m’ait pas frappé d’emblée. C’était, d’une part la lumière, ou plutôt les lumières étranges qui enveloppaient tout cela et, d’autre part, le rythme avec lequel les événements, non pas se succédaient, mais se déroulaient en eux-mêmes. En quelque sorte, ce qui était vraiment remarquable c’était la densité de la lumière et la vitesse de la vie.

 

Il m’apparut alors que l’on voulait me montrer que le ciel n’avait pas toujours été bleu au-dessus de nos têtes, mais qu’il s’était coloré d’orangé, de rouge, d’un vert terne même, durant de longues périodes. Il devenait aussi évident, à mes yeux, que l’atmosphère visuelle de notre planète avait parfois été très épaisse, presque à « couper au couteau » et que les humains de ce temps n’y voyaient guère à plus de quelques pas devant eux. Des brumes, des vapeurs, une matière peut-être aussi plus instable… en tout cas bien différente de la nôtre. Mais au-delà de tout cela, quelque chose d’autre aussi devenait flagrant… La vitesse de la vie ! Je devinais de longues périodes durant lesquelles les mouvements humains avaient dû être très lents et où tout s’était organisé au ralenti, comme le brouillon ou l’hésitation de ce que nous connaissons.

 

Dès que j’ai eu compris la possible portée de ce qu’on me montrait, la voix de mon amie s’est à nouveau infiltrée en moi, ferme et protectrice.

 

- Tu vois, ce que nous voulons te faire toucher du doigt, une fois de plus, c’est la réalité inévitable du changement. Non pas tant dans l’apparence, dans la forme de ce qui est, que dans sa vibration de base. Car c’est la vibration de l’Onde de Vie qui joue le rôle du chef d’orchestre de la Création. Il existe une vibration pour l’ensemble de notre cosmos et, à l’intérieur de celle-ci, une fréquence propre à chaque monde. Le grand miracle, c’est que chacune de ces réalités se modifie continuellement. Elle s’accélère. A quoi cela est-il dû ? Au niveau de conscience profond de la Vie qui les habite. C’est un mouvement naturel d’ascension qui aspire chaque monde vers une manifestation supérieure. Comprends-tu bien ce que cela signifie ? Ne t’y trompe pas, seul ton œil actuel te permet de définir les réalités passées comme ayant été plus floues, plus denses ou plus lentes que celles que nous vivons aujourd’hui. Dès que l’on vit dans son propre temps présent, donc en complicité avec son niveau de conscience, on n’en perçoit pas les spécificités passagères. On estime généralement celles-ci comme étant définitives ou presque. Elles deviennent l’aboutissement fixe de l’évolution passée.

 

Je veux te dire que si ta conscience avait la possibilité de faire un énorme bond dans le futur et regardait ainsi les images témoins de ton monde actuel, elle en percevrait quelque chose d’analogue à ce que tu vois en cet instant. L’atmosphère terrestre de ton siècle te paraîtrait lourde, la définition des êtres et des choses peut-être incertaine et enfin tout mouvement te semblerait exécuté au ralenti, gauche et pesant.

 

C’est simple à comprendre. Prends de l’altitude, hisse-toi au sommet d’une montagne et regarde la vallée. Cherche du regard une automobile qui circule le long d’une route. Tu es bien obligé de convenir que son mouvement te paraît lent. Cependant, quelques centimètres de ton champ de vision signifient pour elle plusieurs centaines de mètres. Eh bien, dis-toi que ce qui est vrai dans le domaine des distances physiques l’est tout autant au niveau de la conscience. Plus le rythme vibratoire de celle-ci s’accélère, plus sa perception de l’univers change. En fait, elle imprime en lui sa propre cadence et ainsi le remodèle, le redéfinit constamment.

 

En vérité, les mouvements des êtres qui vivaient sur Terre il y a des centaines de milliers ou des millions d’années n’étaient pas plus lents que ceux que vous exécutez maintenant et l’état de transparence de leur atmosphère leur paraissait tout aussi normal que le vôtre l’est pour vous. Rares sont ceux qui s’aperçoivent des brumes et des lenteurs inhérentes à leur propre zone de conscience. Rares sont ceux qui se montrent capables de deviner, d’imaginer, de pressentir autre chose. Aujourd’hui, la situation est préoccupante, car c’est précisément un impressionnant autre chose qui vient vers vous… Même si vous vous refusez à faire un pas dans sa direction. C’est inéluctable ! Tout simplement parce que l’univers respire à sa façon. Il n’obéit ni à une loi physique apparemment inébranlable, ni à votre logique, même diplômée, ni à une morale ou à un concept religieux. Il grandit, c’est tout !

 

- Et il nous aspire dans sa croissance, n’est-ce pas ?

 

- C’est une façon de voir les choses. Je préfère dire, quant à moi, que nous nous accompagnons les uns les autres dans une spirale de croissance infinie. Car, vois-tu, et c’est ce que j’essai de te faire comprendre depuis le premier jour, il est illusoire de continuer à se penser coupé de la Création. L’univers d’un côté et notre être de l’autre. L’un construit l’autre en même temps que l’un est le miroir de l’autre. Que nous soyons d’accord ou pas, que cela dérange ou non notre confort et nos habitudes, ce mouvement est inscrit à tous les niveaux de notre vie, il en représente l’alphabet. Cela ne demande pas à être approuvé par une loi scientifique, ni à recevoir l’imprimatur d’une religion, car la Vie se rit de la Science et de la Foi. C’est cela que vous avez tant de difficulté à accepter. Tel savant a déclaré, tel pape a dit… Fort bien ! Mais vous, votre être profond qui vibre au rythme du Vivant depuis toujours, que dites-vous ?

 

Dans le saint des saints de votre âme, vous savez très bien le nombre de vêtements que vous avez déjà revêtus, que la vie vous a déjà pourvu de deux paires d’yeux, de six seins ou de trois estomacs lorsque c’était nécessaire. Vous savez fort bien qu’au-dessus de vos têtes les nuages ont déjà été rouges et que demain, certainement, vous saurez passer à travers les murs ou parler sans ouvrir la bouche. C’est déjà décidé !

 

Alors, par ces images apparemment irréelles et folles que tu vois se dérouler autour de toi, sache qu’il ne sert à rien de se cramponner aux habitudes amidonnées de la pensée établie puisqu’une nouvelle porte s’ouvre déjà. La Terre en a saisi la poignée et la pousse… C’est pour cela que tout semble se détricoter, parce que l’accélération va être soudaine !

 


La résurrection-sublimation

 


Que nous le voulions ou pas, nous sommes tous influencés par notre culture judéo-chrétienne. C’est comme inscrit dans nos gênes. Je l’ai toujours noté. Même chez eux qui se disent athées, il y a généralement un vieux fond de cette pensée-là qui remonte périodiquement à la surface et qui s’agite.

 

Ce matin, peut-être à cause de l’approche de la Toussaint ou de l’Halloween, la notion de « résurrection des morts » flottait en moi au réveil. Elle a déjà été soulevée, je le sais, mais elle revient me visiter. Alors, je la lance en l’air, presque au hasard. Pourquoi ne pas la soumettre à mon amie d’en haut, déjà de retour.

 

 


fontaine eau                              Le Jugement Dernier-01

 

 

 

 

- Ce que cela évoque pour moi ? répond-elle d’un ton amusé, une contradiction ! Une invraisemblable contradiction ! Tellement énorme que je me demande pourquoi il y en a si peu, parmi vous, qui ne s’en aperçoivent pas.

 

Ecoute… Résurrection des morts, cela veut dire régénération de la chair, n’est-ce pas ? Il s’agit bien de la réapparition sur Terre de ceux qui sont « passés de l’autre côté », j’imagine. Cela me laisse perplexe au sein d’une religion qui a toujours affirmé que le corps physique n’est pas digne d’un véritable intérêt. Il y a là comme un… problème ! Pour une fois, je t’emprunte le mot, si tu le permets !

 

Non, vois-tu, ce n’est pas bien intelligent tout cela ! C’est surtout l’aveu d’un mensonge perpétué, d’un refus de chercher à comprendre et, finalement, la résultante d’une grande peur. C’est l’éternelle crainte de la mort qui ressurgit là. Celle des bâtisseurs de dogmes incapables d’entrevoir la transformation inévitable de leur propre corps, celle des docteurs légiférants et asservis à un besoin maladif de pouvoir temporel.

 

Bien sûr, si tu poses la question à un théologien, tu recevras une réponse bien tournée qui satisfera peut-être ta raison mais, en définitive, ce sera une pirouette intellectuelle de plus.

 

De notre poste d’observation, vois-tu, nous avons toujours remarqué que lorsque l’on adopte héréditairement ou aveuglément une religion, c’est exactement comme si on entrait dans un « Parti ». On épouse d’emblée sa ligne de conduite, avec ce qu’elle a de beau, cela va de soi, mais aussi, hélas, avec ses aberrations, ses duperies et ses infirmités.

 

- Alors, la résurrection… Est-ce pour toi un mot vide de sens ?

 

- Qui t’a dit cela ?

 

- Ne me dis pas que tu la vois simplement comme la survie de l’âme…

 

- Ai-je l’air de tout confondre ? Non, non… Souviens-toi, pour les miens, la résurrection c’est une sublimation de la matière dense, jusqu’à hisser celle-ci à un niveau plus subtil sans passer par la mort.

 

- Veux-tu me faire comprendre que vous en êtes arrivés là ?

 

- Non, pas du tout. Cela représente un état de la Vie auquel nous aspirons, mais certes pas une réalité à laquelle nous goûtons tous. Certains d’entre nous, tout comme quelques Terrestres, y ont eu accès. Ils sont rares et ce sont eux nos vrais flambeaux, car ils initialisent discrètement, dans nos mondes respectifs, beaucoup de nouvelles prises de conscience. Ainsi que vous, nous connaissons donc la mort. Nos cellules vieillissent très rapidement lorsque nous arrivons au bout de notre chemin. Elles vieillissent comme une fleur se fane et nous partons alors en conscience, sans déchéance, après une vie beaucoup plus longue que la vôtre. Pourquoi plus longue ? Surtout parce que nos âmes prennent très peu de rides.

 

- Parle-moi un peu de cette sublimation. N’est-ce pas à elle que faisaient allusion, malgré tout, ceux que nous appelons les « Pères de l’Eglise » ?

 

  



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- Les tout premiers Pères oui. Tout au moins, certains d’entre eux. Mais au bout de deux ou trois générations de dogme naissant, la compréhension initiale en était déjà pervertie. La raison en est simple, vois-tu ! La bannière de ce dont l’homme est capable était brandie si haut, dans un ciel si éclatant de promesse et de soleil, qu’il s’en est trouvé beaucoup pour crier à l’unisson : « Non, c’est trop beau ou alors c’est trop difficile, n’y pensons plus. Allons, ce sont plutôt nos corps, tels que nous les avons aujourd’hui qui, un jour, ressurgiront du tombeau ! »

 

Peux-tu comprendre pourquoi la Lumière effraie ? C’est parce qu’elle est exigeante ! Elle demande infiniment plus qu’une foi aveugle ou qu’un simple espoir quotidien. Elle demande une volonté noble et soutenue. Elle exige que l’on accepte de mettre à la fois son corps et son âme en chantier.

 

- Reconnais tout de même que cela a de quoi faire peur !

 

- Mais c’est parce qu’on se laisse piéger par le sérieux des mots ! Le soleil est-il sérieux ? La question n’a pas de sens ! Il est, c’est tout ! Bien au-delà de ces considérations, il remplit sa tâche… Vous aussi, remplissez-là… Apprenez à vous tenir droit, ce sera déjà énorme ! Il ne suffit pas de faire ce que l’on peut, mais du mieux que l’on peut avec les cartes que l’on a et qui sont à la mesure de ce qui nous est nécessaire. La fameuse sublimation de l’être à laquelle je faisais allusion se conçoit d’abord là, sur un terreau bien fertile.

 

- Finalement, tu ne m’as toujours pas parlé précisément de cette résurrection-sublimation.

 

- Le crois-tu vraiment ? En vérité, il me semble plutôt n’avoir fait que cela depuis notre première rencontre… T’ai-je entretenu d’autre chose que de métamorphose et de volonté de transcendance ? Ecoute… Ce que l’on appelle la chair n’est qu’un des mille tissus que notre conscience fabrique en fonction de ses nécessités. Le corps que tu revêts en ce moment est doué de certaines propriétés liées à son état vibratoire… Mais tu pourrais tout aussi bien habiter une chair manifestant d’autres qualités. Je ne parle pas de ce qu’on appelle généralement le corps astral, lui-même dépendant d’une autre réalité qui lui est supérieure. Je fais allusion à autre chose. Il s’agit de la présence d’une bien plus grande Essence de Lumière au cœur de ces cellules qui se sont agencées pour nous donner notre apparence.

 

- Attends… Ne peux-tu être plus concrète ?

 

- Veux-tu alors que je te parle du Soleil ? Je pourrais dire que c’est la quantité de Soleil participant à la structure moléculaire d’un corps qui autorise la totale transmutation de celui-ci.

 

- J’imagine que seule une profonde et radicale transformation spirituelle est capable d’y mener, évidemment.

 

- Spirituelle… matérielle… Tu veux donc encore trancher ? Ces mots racontent pourtant la même Source, le même But, le même Amour ! La matière, c’est de l’esprit amnésique, rien d’autre ! Et cela se respecte parce que, vois-tu, l’oubli a une fonction. Il oblige à cet incroyable effort qui conduit à nous rendre plus grands encore parce que plus conscients. Réfléchis… Une beauté dont on hérite à la naissance est toujours perçue comme un dû de la Vie à notre petite personnalité narcissique. Une beauté que l’on se tricote et que l’on révèle devient, quant à elle, une beauté plus puissante encore. Elle est une sublimation puisqu’elle s’est tressée dans le mérite !

 

- D’accord, mais cela reste confus. Tu me disais tout à l’heure que seuls quelques-uns d’entre vous ont eu accès jusqu’à présent à une telle résurrection. Pourtant, depuis le départ, il est clair que la totalité de ton monde a déjà atteint une réalité d’ordre vibratoire supérieure à la nôtre. Pourquoi ne parles-tu pas alors de sublimation en ce qui vous concerne ?

 

- Je reconnais volontiers que c’est une sorte de sublimation puisque la réalité dans laquelle nous vivons se manifeste avec moins de densité que la vôtre. Cependant, il est certain qu’elle n’égale pas la sublimation-libération dont il est question. Je te rappelle, nous sommes toujours contraints de passer par la mort de notre chair. Notre rapport à la matière, bien que fascinant pour vous, a toujours, malgré tout, ses limites et bien des aspects de notre petite personnalité peuvent encore éventuellement s’agiter en nous. Certes, nous sommes plus près du cœur du Soleil, nos cellules s’en nourrissent davantage, c’est une évidence, mais nous ne baignons pas pour autant dans ce Soleil. Si tu préfères, et pour être plus claire, je pourrais dire que nous n’avons pas encore réalisé notre corps de gloire. Nous avons vécu une forme d’ascension mais pas cette Ascension qui ferait que nous ne serions plus du tout assujettis à un ego et à une apparence fixe.

 


Un saut quantique

 


- Veux-tu connaître le fond de ma pensée face à une telle déclaration ?

 

- Je le connais déjà, mais exprime-le tout de même !

 

- Je trouve cela très décourageant. Vous avez vraisemblablement des centaines de millénaires d’avance sur notre civilisation et malgré tout pour vous la… libération ressemble toujours à un espoir qui se profile quelque part à l’horizon. Comment veux-tu que nous réagissions, face à cela ?

 

- Je t’arrête tout de suite… Le chemin est tracé ! Oui, le chemin est tracé ! Comprends-tu ce que cela implique ? Cela veut dire que nos découvertes sont déjà plantées dans la Conscience universelle, qu’elles y ont déjà fleuri même, et qu’un grand nombre d’entre vous va donc pouvoir les cueillir en prenant un énorme raccourci dans le Temps.

 

- Est-ce le fameux « saut quantique » dont parlent certains physiciens ?

 

 


 

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- On peut l’appeler de cette façon car, effectivement, toute la palette de vos valeurs va se trouver refondue en un temps record, sans passer par les méandres que nous avons explorés avant vous. Le chemin est nettoyé, élargi !

 

- Tu parles de cela comme d’une certitude absolue.

 

- Dans le cadre du mouvement de la Terre en tant qu’être global, oui. Au niveau des individus, c’est différent, évidemment. Certains ne vont pas suivre car le précipice est trop grand et ceux-là se montreront incapables d’apercevoir le pont menant d’une rive à l’autre.

 

- Qu’arrivera-t-il, alors ?

 

- Pour une fois, permets-moi de ne pas répondre à ta question. D’une part, parce que plusieurs scénarios se présentent et parce qu’il n’y a aucun intérêt à en figer un plutôt qu’un autre dans votre esprit, d’autre part, parce que cela ferait appel à des concepts totalement en dehors du champ de votre compréhension. Mais là encore, crois-moi, rien ne sert de se plonger dans le « futur ». Il y a suffisamment matière à action et à transformation dans tout ce que je t’ai confié jusqu’à présent. Essaie de tout résumer en t’accordant une petite pause en toi-même. Tu verras, c’est vital et c’est finalement très simple.

 

- Simple ? Je pense qu’au contraire tout ce que tu m’as livré est devenu extrêmement dense et difficile.

 

- Oh… mais simple et difficile ne sont pas des contraires obligés ! Ils dépendent du niveau d’observation. C’est le choix de la simplicité qui représente plutôt un obstacle à franchir. Nous aussi, à ce propos, nous nous trouvons devant une interrogation… Il nous est difficile de comprendre pourquoi vous ne vous montrez pas plus simples, pourquoi vous manifestez un tel acharnement, une telle persistance dans la complexité.

 

Ce qui est vraiment difficile, en vérité, c’est de continuer à porter, comme vous le faites, des valises pleines de rancœurs, de peurs, de jalousies et d’œillères. C’est bien le manque de simplicité qui vous ralentit, pas l’apparente complexité des horizons que je vous présente !

 

Si l’on vous dit : « Il faut aimer », votre premier réflexe va être de vous demander : « Qu’est-ce que cela va me rapporter ? » Tout ce qui est à épurer dans votre monde se trouve assez bien résumé là, me semble-t-il. Ceux qui se manquent à eux-mêmes, craignent, par ricochet, de manquer de tout. Alors, ils envahissent ce qui est à leur portée, ils se protègent et exigent toutes les garanties.

 

« Si j’ouvre mes portes, si je me simplifie, si je me mets à aimer, ai-je une assurance tous risques ? » Voilà sur quel mode vous fonctionnez. Non, ce sont les garanties qui vous coupent les ailes et vous interdisent de pivoter sur vous-mêmes pour découvrir de quoi est fait votre décor, puis l’envers de ce décor.

 

Alors, tu vois, en résumé nous sommes là pour vous demander : « N’avez-vous pas envie et besoin maintenant d’une grande, très grande simplification ? »





 

La Porte de Jade

 

 








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Orphée - dans Mystères et Paranormal