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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 11:21

Héliopolis

 

La Cité des Mystères - La Porte des étoiles

 

 

Héliopolis, la légendaire cité du soleil, possédait de nombreux temples car son clergé était très actif. De nos jours, il ne reste de cette cité rayonnante que quelques ruines.

 

 

 

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Des textes bibliques évoquent Héliopolis sous le vocable de On-du-Nord. La cité possédait de nombreux temples, dont un dédié à Atoum divinité protectrice de la ville. Ce dernier avait pour animaux sacrés l’anguille et l’ichneumon. Le clergé l’avait placé à la tête d’une ennéade de dieux qu’il avait créé. A l’origine, il avait émergé des eaux primordiales sur une colline de sable. Aussi était-il venu à l’existence lui-même. La légende affirme qu’il donna naissance au couple primitif de dieux, Chou et Tphénis, qui mirent en mouvement Geb et Nout : respectivement l’air et l’humidité, la terre et le ciel. Nous devons ici établir une différence. Les couples issus de Geb et de Nout, Isis et Osiris, Seth et Nephtys sont des dieux locaux et non des personnifications mythologiques d’éléments cosmiques. Atoum chtonien, fut éclipsé mais non supprimé par Ré, le Soleil.

 

Très tôt, Héliopolis eut un clergé, qui dès l’aube de l’histoire fonda une des écoles théologiques les plus remarquables d’Egypte. Les théories héliopolitaines se répandirent dans le pays comme les eaux fluides de l’inondation du grand fleuve. Platon et Eudoxe, à l’instar de nombreux voyageurs grecs vinrent prendre contact avec l’antique Egypte à Héliopolis. Aujourd’hui, il ne reste plus grand chose de cette cité rayonnante. On en découvre quelques vestiges en se rendant dans la localité voisine el-Matarieh. Là, on peut visiter le site où la Sainte Famille se serait arrêtée, un mur entourant un jardin carré contenant un dattier desséché, une source d’eau douce et un cycomore qu’on appelle l’arbre de la Vierge. Ce n’est en réalité qu’un descendant de l’arbre duquel la Vierge Marie et l’Enfant Jésus se seraient reposés.

 

Le passage de la Sainte Famille, sur cet ancien haut lieu de la spiritualité, a sans doute une portée symbolique beaucoup plus importante que celle que le commun des touristes lui accorde. Nous devons nous souvenir que c’est ici que le prêtre Manéthon se documenta pour la première histoire de son pays. Ses textes le font remonter à plus de quarante mille ans ! La nouvelle ville d’Héliopolis fut fondée en 1905, c’est aujourd’hui un faubourg semi-résidentiel du Caire situé à deux pas de l’aéroport. Les anciens Egyptiens nommèrent Héliopolis : la Ville du Pilier. Le pilier, c’est le djed d’Osiris, ou méridien des dieux. Les prêtres de ce grand centre religieux étaient censés d’après la tradition posséder un objet sacré d’une puissance redoutable appelé « benben ». Celui-ci serait tombé du ciel à une époque très reculée. Le temple d’Héliopolis où le benben avait été déposé était la demeure du Phénix.

 

Analogie

 

Le nom de Ville du Pilier nous fait songer à Delhi où se dresse le plus grand minaret du monde : Qutb-ud-Din 9, « le Pôle de la Foi » (Qutb-Minar). Sa hauteur atteint 72,55 m. Ce fantastique monument repose sur une base de 14,40 m de diamètre. Il commémore la victoire des fidèles de l’Islam sur les incroyants.

 

Au XIVe siècle, un tremblement de terre l’ébranla, on ne peut aujourd’hui accéder qu’à son premier étage. Il existe une grande similitude architecturale entre Quth-Minar et un autre édifice du même type implanté à Djam en Afghanistan.

 

Depuis, la galerie accessible au public on découvre une vue étonnante de la grande cité, et on peut contempler à quelques centaines de mètres du « Pôle de la Foi », la foule nombreuse qui s’agglutine tout autour de la Colonne de Fer dressée dans la cour de la mosquée Quwwat-uk-Islam Masjin. Une légende locale pleine de charme affirme en effet que celui qui peut ceinturer ce pilier les mains dans le dos, et faire toucher ses doigts est assuré d’avance de posséder toute sa vie une immense fortune. L’opération paraît banale, mais pourtant ils sont peu nombreux ceux qui réussissent cet exploit !

 

Cette colonne de fer qui ne rouille pas aurait été dressée là au Ive siècle de notre ère. Haute de 7,20 m pour un diamètre de 0,93 m, nul ne connaît sa véritable histoire. Deux thèses s’affrontent quant à sa destination première. La première assure qu’érigée à l’époque gupta, elle devait servir de Dvajatambha, c’est-à-dire de porte étendard, consacré à Vishnu. Quel dommage que les conquérants de l’Islam ne l’aient pas conservée dans sa présentation originelle, car nous aurions alors sous les yeux l’image exacte de cet engin cosmique du messager céleste.

 

La colonne de fer ne s’altère jamais et certaines avancent l’hypothèse qu’elle aurait été taillée dans une gigantesque météorite. D’autres n’hésitent pas à affirmer qu’elle fut extraite d’un véhicule divin, d’un vimana, des âges fabuleux dont parle le Mahabharata !

 

La Porte des étoiles

 

Dans l’Egypte ancienne, le fer utilisé pour façonner les objets sacrés était uniquement d’origine météoritique. Certains prétendent que Héliopolis serait situé sur un « méridien lumineux ». Elle serait une « Porte du temps », un passage entre deux mondes ou entre deux dimensions, celle des dieux et celle des hommes. Il se trouve en effet que cette porte des étoiles est mentionnée dans « les textes des pyramides ». Ce dernier assure que l’âme du disparu voguerait pour l’éternité sur les « vaisseaux des dieux ». Les écrits des pyramides d’Ounas évoquent une échelle de corde déployée du ciel vers la terre à partir d’une « plaque de fer » suspendue dans le ciel.



 
 

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La strophe 310 confie : quelle barque doit-on apporter à pharaon ? Celle qui vole et qui se pose ? Plus précise la strophe 669 nous dit : avec quoi le roi peut-il s’élever dans l’air ? Dans le vaisseau HNW. Il s’envolera avec eux, il s’envolera et se posera sur la terre… Si nous manquons de confiance dans les écrits de l’ancienne Egypte, en ce qui concerne ces étranges machines volantes, ouvrons une Bible au Livre des Rois (II : 2,8), on y apprend que le prophète Elie jette son manteau en boule dans le Jourdain pour le traverser à pieds secs et se rendre là où un char de feu le conduira dans les mondes célestes. Ce manteau magique est nommé Adereth la splendeur, formé à partir de Adar.

 

Notre planète n’a pas toujours été ce qu’elle est aujourd’hui, c’est-à-dire une sorte d’île oubliée au cœur de l’immensité cosmique. Dans la nuit des temps, des contacts ont été établis entre d’autres mondes et le nôtre. L’étude de la géographie sacrée est sans doute à même de nous livrer les points de rencontres qui jadis furent des lieux de rencontres entre les hommes et ceux qui furent nommés les dieux.

 

Des Dogons aux Egyptiens : les secrets d’une géographie secrète

 

Depuis quelques décennies, des chercheurs érudits et clairvoyants ont mis en évidence l’existence d’une géographie sacrée imaginée par les sages de l’Ancien Monde. La géographie sacrée nous donne le canevas d’un Grand Œuvre réalisé par des savants que nous qualifions aujourd’hui d’initiés. Ils avaient atteint les plus hauts sommets de la connaissance transcendantale. Certaines réalisations architecturales sont les dernières traces que nous puissions trouver de leur science qui unissait dans une symbiose admirable le Cosmos, la Terre et l’Homme. L’étude de cette troublante géographie, nous conduit directement à la notion de centrales énergétiques réparties à la surface du globe et agissant sur l’évolution de l’humanité.

 


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Les actuels travaux d’un chercheur français, Raymond Terrasse prouvent qu’il existe une corrélation entre certains lieux où furent observés des OVNI posés au sol et un schéma géographique précis, reliant entre eux ces points bien particuliers suivant une harmonique de distances qui ne doit rien au hasard. Tout se déroule comme si une trame invisible existait sur notre planète.

 

Les Dogons tout comme les Egyptiens ont basé leur calendrier et leur évolution vitale sur Sirius. Les Dogons avaient identifié un autre corps céleste situé près de Sirius, qu’il considérait comme le régulateur de notre Univers. Les prêtres de la vallée du Nil ont observé dans des temps archaïques, un objet brillant voisin de Sirius. Il est devenu aujourd’hui invisible. De nombreux auteurs font remarquer, actuellement, que la constellation d’Orion, mais aussi les constellations voisines de ce dernier se positionnent parfaitement sur la terre des pyramides. Kheops, Khephren et Mykérinos correspondent aux trois étoiles du Baudrier d’Orion. Mais, les Hyades, constellation située dans le Taureau, et représentées par un grand « V » dans le ciel (genre cornes de Moïse) se positionnent à leur place dans le ciel à côté des pyramides. Seth le frère d’Osiris, est censé dans la mythologie égyptienne, venir de la constellation des Hyades.

 

Le Sphinx est positionné aux pieds des pyramides donc d’Orion. Ici, il nous faut réfléchir et remettre en question bien des certitudes. En effet, l’astre rayonnant adoré par Akhenaton, Rê-Horarkty, ne serait pas le soleil, mais « l’autre astre » dissimulé derrière Sirius et symbolisé par Horus dans la mythologie des prêtres du Nil. De nombreuses statues égyptiennes ne portent pas « le disque solaire », mais bien cet autre astre caché positionné comme par hasard sur Héliopolis. Ce corps céleste aurait été vénéré dans cette cité sainte. C’est Héliopolis qui fut considérée comme la source du savoir transmis aux hommes mortels depuis le premier temps fabuleux des dieux. Ce sont les prêtres de cette ville qui gardaient la nécropole de Gizeh. Ils étaient les dépositaires du mystérieux Livre de Thot.

 

Ce dieu fut l’auteur de 42 rouleaux que l’on supposait conservés et cachés dans la ville sacrée. Ils formaient la base du culte de la renaissance après la mort. Longtemps Thot fut assimilé à Hermès (Orion-Osiris) que l’on disait être l’architecte des pyramides. Signalons d’ailleurs qu’il existe une remarquable similitude entre le dieu Thot et le dieu Bramah des Hindous. L’emblème de la divinité égyptienne occupait les parties les plus apparentes de tous les temples. La tradition dit que Khufu (Kheops) désirant retrouver les chambres secrètes de Thot rencontra un vieux magicien qui connaissait le lieu précis où se tenait le sanctuaire.

 

Les Egyptiens croyaient qu’après avoir civilisé notre planète, Thot-Orion (Osiris) avait établi sa demeure dans le Globe lunaire et qu’il suivait notre satellite dans ses révolutions. D’ailleurs le cycle d’Osiris est basé sur 28 jours comme la révolution lunaire. Souvent, sa tête est surmontée du croissant ou du disque lunaire. La Lune est-elle, comme l’on envisagé certains auteurs traités un peu vite d’écrivains de science-fiction, une base extraterrestre ? Certains textes égyptiens prétendent que lorsque les habitants de la Terre, éclairés par les leçons de Thot seront soumis à une organisation sociale régulière, imitation imparfaite de l’ordre qui règne dans les régions célestes, Thot se retirera de la Lune pour se consacrer à l’accomplissement de nouveaux devoirs.

 

Du mystère d’Orion à celui d’Horus

 

Actuellement, certains égyptologues astronomes plus perspicaces que d’autres ont prouvé que les trois pyramides de Gizeh, loin de représenter Kheops, Khephren et Mykérinos, représentent en réalité les trois étoiles du baudrier d’Orion : Alnitak, Alnilam et Mintaka. Une des autres étoiles d’Orion se nomme Beltégeuse que l’on peut également traduire par Bethel-Geuse, la maison de Dieu, la pierre ou la météorite.

 

Le plan géographique sacré de l’Egypte fut conçu sur celui du ciel. Il serait en fait le cadran d’une énorme Horloge Cosmique ou Astrale qui permettrait de calculer avec précision quand et où les dieux doivent réapparaître et d’où ils proviennent. Souvenons-nous que le phénix, l’oiseau sacré honoré a Héliopolis (Horus), est aussi le dieu des cycles, de la division du temps et des calendriers. Il existe un mystère d’Horus qui a été partiellement ou volontairement oublié des égyptologues. Le texte des Pyramides dit de lui : « Je suis Horus, l’être vivant, le fils de Sothis ».

 



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Jouons cartes sur table, Horus prétend être le fils de Sothis-Sirius, c’est-à-dire cette fameuse étoile invisible cachée derrière Sirius, assimilée au Benben et dont parle longuement la mythologie des Dogons. Les Textes des Pyramides situent exactement cette fameuse Etoile du Matin qui fut si chère aux anciens alchimistes : « La sœur du roi Osiris est Sothis (Sirius) ; L’enfant roi Osiris est l’Etoile du Matin (Horus) ». Il est évident dans ces écrits que ce fils d’Horus et de Sothis s’identifie également à un corps céleste ! L’œil du soleil ou l’œil d’Horus que certains considèrent comme un symbole protecteur joue un rôle énorme dans les légendes égyptiennes. Malheureusement, il est loin d’être clair. Il semble que l’origine de cette personnification de l’œil divin doit être recherchée dans les vieilles légendes astrales qui subirent au cours des siècles, de nombreuses modifications. Le dieu Horus n’était pas seulement considéré comme un dieu guerrier, ou comme un dieu roi, mais aussi comme un dieu du ciel.

 

Cette conception est très ancienne et une fois encore les textes des Pyramides y font de fréquentes allusions. Les deux yeux de ce dieu du ciel étaient le soleil et la lune. Cette image du monde astral ne devait pas conserver sa forme primitive si simple, si naïve et, en même temps, si poétique. Les prêtres héliopolitains, qui établirent dans l’Egypte entière un hénothéisme de caractère solaire, ne pouvaient pas supporter que la première place, dans le panthéon revint à un dieu qui ne fut pas le soleil. Ce fut une des raisons pour lesquelles ils identifièrent l’ancien dieu du ciel, Horus à Rê : l’œil du soleil appartient dès lors à Ré, et non plus au dieu du ciel, à celui-ci fut réservé l’œil lunaire. La conception primitive subsiste cependant jusqu’à la basse époque, on la retrouve dans certains aspects d’Horus, en particulier dans la forme du dieu-faucon adoré à Létopolis sous un nom : Mékhentiirty « celui dont le visage possède deux yeux », qui fait clairement allusion au mythe primitif.

 



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L’égyptologue allemand Junker affirme que ce dieu du ciel était primitivement anonyme, il ne prit son nom d’Horus qu’après son identification avec le dieu faucon. On retrouve également des allusions aux yeux du ciel dans les textes du temple d’Edfou, sanctuaire consacré à Horus. Mais, en règle générale, l’œil d’Horus est devenu l’œil lunaire. La Lune comme tout ce qui touche au monde astral, a beaucoup intrigué les Egyptiens. Junker, que nous avons cité plus haut, s’est attaché à décrypter le mystère de Mékkhenti-en-irty, en consacrant un article à Létopolis dans lequel il étudie successivement le nom et la nature du dieu, ainsi que la place qu’il occupa dans les divers enseignements des temples. Le culte qu’on lui rendit à Létopolis, à Cusae, à Kom Ombo, mérite une attention toute particulière.

 

L’oudjat, cet œil vénéré dans toute la vallée du Nil, a joué un rôle considérable dans les anciennes légendes. Les plus vieilles versions sont déjà contaminées par le mythe osirien, mais un fait est certain, elles évoquent un maître universel, à l’origine du monde. Quel astre pouvait-on appeler « Etoile du Matin », tout en le considérant comme voisin d’Isis-Sirius ? Les anciens Egyptiens avaient-ils aperçu de façon apparente ou cyclique, un corps céleste très brillant, devenu ensuite invisible ? Ou bien qui aurait toujours été invisible et ne serait apparu qu’en de rares circonstances particulières. Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel, serait la porte et la clé du mystère égyptien.

 

Des prêtres astronomes

 

Les prêtres d’Héliopolis étaient réputés depuis la plus antiquité pour posséder une grande connaissance astronomique. Il est évident qu’ils n’ignoraient rien de cette étoile invisible et double de Sirius. Mieux, ils l’avaient matérialisée par la pierre Benben (qui provenait peut-être de cet astre). Selon eux, ce Benben ou Phénix revenait suivant un cycle préétabli, afin d’instaurer un nouvel âge d’or. Le Phénix revenait accompagné des anciens dieux. A périodes régulières, ils ramenaient la sagesse sur la Terre, et certains égyptologues comme le professeur Lauer ont avancé qu’il pourrait s’agir d’une « météorite ».

 

Curieusement, la face du Sphinx, gardien vigilant des pyramides était jadis recouverte d’une couleur rouge (ou plutôt à tendance violette), la plus haute couleur sur l’échelle des vibrations et associée comme par hasard à Uranus-Ouranos-Horus. Chaque année, lorsque Sirius réapparaissait entre le 17 et le 20 juillet, le Sphinx contemplait le soleil et son compagnon et sa face éclatait d’une couleur pourpre sous le pouvoir de l’aube qui naissait et annonçait la venue de la grande inondation.

 

Rê-Horakhty, l’Horus de l’horizon annonçait aux initiés le retour de la présence invisible, mais palpable sous forme de radiations, d’énergies particulières, venant inonder le Sphinx. La lumière rayonnante de Sirius inonde la terre de parcelles divines. Le symbole astrologique de Sirius fécondant la vallée du Nil était le scarabée Kheperer. Ce mot contient les mêmes consonnes que le verbe venir à l’existence. Comme le fait remarquer François Daumas dans son superbe livre « La civilisation de l’Egypte Pharaonique », Khepri désignait le démiurge divinisé : Qui était venu à l’existence de lui-même et avait créé le Soleil.

 

Aménophis III avait fait dresser près du lac sacré de Karnak, image de l’océan primordial, un autel portant un scarabée. Ce dernier est aujourd’hui encore l’objet d’une adoration qui touche à la superstition.



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