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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 16:14

L’Atlantide, un continent perdu

 

 

Mythe ou Réalité ?

 

 

 

atlantide intro

 



 

              « Le fait que l’histoire de l’Atlantide fut considérée comme une fable pendant des milliers d’années ne prouve rien. L’incrédulité naît de l’ignorance, comme le scepticisme est engendré par l’intelligence. Les peuples les plus proches de l’Antiquité et du passé lointain ne sont pas ceux qui les connaissent le mieux. » Ignatius Donnelly, l’Atlantide.

 

              L’Atlantide (du grec ancien Ἀτλαντὶς / Atlantìs, sous-entendu νῆσος / nễsos, « île », c'est-à-dire « île d'Atlas ») est une île légendaire qui aurait été engloutie dans la pré-Antiquité. Elle est mentionnée pour la première fois par Platon dans le Timée puis le Critias

 

              Le premier auteur qui ait parlé de l’Atlantide est le philosophe grec Platon dans ses deux dialogues : Timée et Critias, qui remontent au Ve siècle avant J.-C. Disciple de Socrate, Platon avait formé sa propre école de philosophie, qui tenait ses assises à Athènes, dans les jardins d’Akademos. Il a exposé sa doctrine sous formes de dialogues, dans lesquels Socrate, son ancien maître, tenait le rôle principal. A l’âge de soixante-treize ans, en 355 avant notre ère, il composa le Timée et le Critias qui contiennent la plus ancienne description de l’Atlantide qui nous soit parvenue.

              Dans ses deux dialogues, Platon nous rapporte la célèbre conversation entre Solon et des prêtres égyptiens de Saïs. L’Atlantide y est décrite comme une grande île continentale située dans l’océan Atlantique, qui s’est engloutie dans les flots à la suite d’un gigantesque cataclysme quelque neuf mille ans plus tôt. Dans le dialogue qui porte son nom, l’astronome Timée traite essentiellement du monde visible et de ses origines. Mais, le dialogue étant cessé se dérouler le lendemain de l’entretien qui avait pour sujet « La République », l’historien Critias intervient, avant que Timée ne discoure des sciences de la nature, pour déclarer qu’il a entendu parler d’un pays jadis gouverné selon la philosophie politique discutée la veille.

 



Platon                           platon


 

              L’histoire de ce pays exemplaire, Critias la tenait de ses ancêtres, qui se l’étaient transmise oralement pendant des générations. On rapporta qu’Athènes était menacée par un pays plus grand que l’Afrique du Nord et l’Asie Mineure réunies, situé au-delà des colonnes d’Hercule (le détroit de Gibraltar). Cette île continent, d’une « immense et extraordinaire puissance », était l’Atlantide, dont les rois avaient déjà étendu leur domination sur la méditerranée, jusqu’en Italie centrale et en Egypte. Les Atlantes ambitionnaient de devenir les maîtres du monde. Mais, au cours d’une grande bataille, ils furent vaincus par les guerriers athéniens et contraints de libérer tous les territoires situés à l’est des colonnes d’Hercule. Or, juste après cette glorieuse victoire, l’antique Athènes fut détruite par des tremblements de terre et des inondations dont la violence inouïe provoqua également l’engloutissement dans la mer du continent de l’Atlantide. Tout se passa en l’espace d’un jour et d’une nuit.

              Depuis Platon, des centaines d’ouvrages et d’articles ont été consacrés à l’Atlantide, la plupart écrits au cours des deux derniers siècles. L’ouvrage le plus connu et sans doute le plus populaire est celui d’Ignatius Loyola Donnelly : « L’Atlantide, le Monde Antédiluvien », publié en 1882. Ignatius Donnelly étudia les dernières revues scientifiques publiées et achetait inlassablement des ouvrages d’histoire, de géographie, de mythologie, de littérature mondiale. Il se fortifiait dans la conviction que l’Atlantide avait réellement existé, et à l’endroit exact où Platon l’avait située.

 

Origine du mythe de l’Atlantide

 

               Objet de milliers d'ouvrages, le plus grand de tous les mystères []résonne depuis près de 2 370 ans comme un avertissement sur l'incroyable pérennité des connaissances humaines d'une histoire transmise sur plus de 11 600 ans. En effet, Platon le rapporta dans ses manuscrits pendant ses vieux jours vers 357 av. J.-C. et le géologue Jacques Collina-Girard a ainsi étudié les possibilités d'une transmission orale de lointains événements historiques et géologiques. Platon précise dans ses dialogues « le fait qu'il ne s'agit pas d'une fiction, mais d'une histoire véritable est un intérêt capital[ ]».

Toutefois la majorité des historiens s'accordent aujourd'hui à voir avec Pierre Vidal-Naquet le mythe de l'Atlantide comme une fable de Platon : « La narration platonicienne introduit effectivement quelque chose de nouveau : dire le fictif en le présentant comme le réel. Avec une perversité qui lui a valu un immense succès, Platon a fondé le roman historique, c'est-à-dire le roman situé dans l'espace et dans le temps[ ]». Aristote et Ératosthène avaient dès l'Antiquité marqué leur scepticisme face au mythe de Platon[. ]Pour Hervé Duchêne, professeur d'histoire ancienne à l'université de Bourgogne, le procédé rhétorique de Platon, présentant le fictif comme le réel a égaré « ceux qui cherchent naïvement dans le Critias et le Timée une réalité historique ou topographique précise[] ». De même, pour Bernard Sergent, chercheur au CNRS, Platon a « fabriqué un mythe » en s’inspirant de motifs puisés dans la mythologie grecque : notamment des mythes de cataclysme et d'engloutissement, la mythologie propre à Poséidon et trois récits de guerre, athénien, béotien et thessalien, enfin il considère la proximité du mythe platonicien et de la trifonctionnalité indo-européenne.]

 



Anc World

 

 

 

Luc Brisson, chercheur au CNRS, traducteur, éditeur et spécialiste des textes de Platon a lui aussi repris l'analyse de Pierre Vidal-Naquet, il remarque "beaucoup de lecteurs sont restés insensibles à l'ironie - à la perversité - de Platon, qui ont considéré comme une vérité historique le récit fait par Critias le jeune […] le génie de Platon, dans cette affaire, aura été de montrer à quel point il est difficile, dans la pratique, de distinguer la fiction de la vérité et le sophiste de l'historien et du philosophe[]. Selon Guy Kieffer, chargé de recherche au CNRS, géographe et géologue qui s'est penché sur les sources de Platon : "Il est maintenant admis que l'Atlantide n'a jamais existé et qu'il s'agit d'un mythe créé par Platon"[. ]Il conclut : "L'Atlantide n'a jamais existé. Elle correspond à une allégorie imaginée par Platon pour donner une leçon de civisme et de bonne conduite à ses concitoyens d'Athènes et dénoncer leur mercantilisme, leur indiscipline, leurs querelles et l'esprit démagogue de leurs mœurs politiques"[ ]mais considère que Platon s'est inspiré des réalités géologiques observables en Sicile, plus particulièrement dans la zone de l'Etna, pour donner à son récit une apparence crédible et une précision forte dans ses descriptions.

 

Ces conceptions sur l'origine fictive du mythe ne sont pas cependant partagées en dehors de communauté des historiens et archéologues. En effet, des érudits de tous genres, des géographes, et des géologues, continuent leurs études et leurs explorations. Ainsi le géologue Jacques Collina-Girard propose de voir l'Atlantide dans un site géologique avéré, mais à une époque où aucune civilisation sédentaire n'existait. Une conférence internationale s’est tenue en Grèce à Milos en 2005 []avec pour ambition proclamée de trancher sur la question de l’origine du mythe et de faire le point sur les connaissances récentes. Si le professeur Christos Doumas, historien et archéologue grec, y a soutenu l’idée de la non-existence de l’Atlantide, des indépendants et des chercheurs de diverses disciplines []ont présentés diverses hypothèses de localisations sans parvenir à aucun accord sur la localisation définitive de l'Atlantide []et ont établi une liste de 24 critères [ ]nécessaires à l'identification d'un site avec l'Atlantide. Une nouvelle conférence est annoncée en 2008

 

 

L’Atlantide, une terre retrouvée

 

              Pour Ignatius Donnelly, les Atlantes avaient été les premiers hommes civilisés, et les divinités des diverses mythologies anciennes représentaient les souverains du royaume de Poséidon. Les rescapés de la catastrophe, dispersés dans le monde entier, avaient fondé de nombreuses civilisations : en Egypte (selon Donnelly, le monde des pharaons était pratiquement la réplique du monde des Atlantes), en Inde, en Amérique centrale et du sud, et en d’autres pays. En 1924, le célèbre médium américain Edgar Cayce relança, de façon involontaire, le mythe de l’Atlantide, en relatant l’histoire de ce continent sous hypnose. Sur les quelques 2500 « lectures de vie » qu’il a réalisé, 700 personnes avaient déjà vécu des incarnations en Atlantide. Quel crédit doit-on accorder à ces visions ? Outre ces visions liées à notre histoire la plus lointaine et obscure, et les plongées dans les vies antérieures de ses patients, Edgar Cayce était un « prophète », d’où son surnom de « prophète endormi ». Vers la fin des années 1960, la région occidentale du continent englouti referait surface dans la mer des Caraïbes près de l’île de Bimini, disait-il. Or, en 1968, des plongeurs sous-marins trouvèrent, au large de Bimini, ce qui semblait être une longue route pavée de blocs de pierre rectangulaire. Nombreux furent ceux qui crurent que la prophétie de Cayce se réalisait et qu’il s’agissait d’un authentique vestige de la civilisation des Atlantes. D’après des datations au carbone 14, ces blocs monumentaux remontaient à quelque douze mille ans.

              Mais les géologues signalèrent, aussitôt, l’existence de formations rocheuses analogues en Australie et le long même de la côte de Bimini. Ces formations ne seraient pas dues à la main de l’homme, mais des « roches de plages », processus naturel au cours duquel les particules de carbonate de calcium provenant de la décomposition des animaux marins, poussées sur le sable par les eaux ou par le vent, s’y incrustent et se durcissent en roches. Par suite de l’action du soleil ou du glissement, à leur base, du sable non stabilisé, ces bancs rocheux se fracturèrent le long de la côte en lignes relativement droites, et à angles droits, ce qui donne l’impression de routes construites avec une précision calculée. Les rivages se modifiant, ces formations sont submergées et prennent l’aspect de voies antiques. Est-ce une véritable analyse scientifique ou pure résonnement de sophiste ? A chacun de voir, de faire son analyse, et de trancher la question…

 




Atlantide mer                  Atlantide-Panteon


 

              Néanmoins, certains chercheurs ne semblent pas d’accords avec certaines théories scientifiques officielles. Preuve en est, que la dorsale médio-atlantique est considérée comme la plus grande chaîne de montagnes du monde, enfouie sous l’océan Atlantique, mais dont au moins une partie devait être immergée, il y a de cela 10.000 ans environ. Cette dorsale divise l’Atlantique en deux sections, l’une occidentale, l’autre orientale, chacune ayant sa plaine abyssale. L’activité sismique y est très forte dans cette région, ainsi que les raz de marée et les éruptions volcaniques.

              Au cours des derniers siècles, l’apparition et la disparition d’îles dans l’Atlantique a été constaté, ainsi : « Un volcan de São Jorge, dans les Açores, s’éleva de plusieurs centaines de mètres en 1808, et en 1811, une grande île volcanique apparut dans les Açores, elle fut baptisée Sambrina, reportée sur les cartes, puis… elle disparut brusquement dans la mer. » « En 1931, deux îles surgirent soudain des fonds océaniques à proximité de l’archipel Fernando de Noronha, au large de la côte brésilienne. La Grande-Bretagne, toujours intéressée par l’acquisition d’îles, s’empressa d’en réclamer la propriété, s’opposant ainsi au Brésil et à d’autres pays. Le problème fut résolu lorsque les deux îles furent à nouveau englouties par les flots. »




Atlantide2


 

 

              « Une île nouvelle, baptisée Surtsey, le dieu nordique du feu, émergea au milieu des flammes et de la fumée du fond océanique au large de la côte sud-ouest de l’Islande. Peu de temps plus tard, deux autres îles plus petites apparurent. Leur éruption plus ou moins continue commença en 1963, et se poursuivit pendant trois ans. D’autres îles atlantiques, en particulier les Açores, les Canaries et Madère, ont assisté pendant des siècles à des inversions des terres et des eaux ; de nouvelles îles apparaissant ou disparaissant alors que des parties d’îles existantes étaient submergées par les flots. »

              D’autres recherches menées par des navires océanographes soviétiques, ont démontré l’existence de sommets de montagnes dans l’Atlantique. Les découvertes faites par les Soviétiques au Pic Ampère, inédites pendant plusieurs années, reçurent une publicité mondiale en 1978 suite à une interview du professeur Andréi Aksyonov, directeur adjoint de l’Institut d’Océanographie de l’Académie des Sciences Soviétiques. L’interview se déroula à Moscou et fut publiée le 21 mai 1978 dans le New York Times.

 

              Le professeur Aksyonov ne prit pas position quant à l’origine atlante des ruines, il n’en déclara pas moins : « Je crois que les objets qui apparaissent sur les clichés se trouvaient autrefois à la surface. » Les Soviétiques avaient tenu à ce que l’endroit exact de ces découvertes soit tenu secrète, en raison des patrouilles de sous-marins atomiques soviétiques à la recherche de cache et d’abri en cas de guerre nucléaire, ces recherches avaient lieu près des eaux territoriales américaines. Les clichés pris par les Soviétiques avaient révélé l’existence de pierres taillées et de plates-formes dans la région des Açores, précisément, entre Santa Maria et São Jorge, dans les parages des Rocs Formigas.

              « L’escalier en pierre, qui est parfaitement distinct, a visiblement été taillé dans la falaise, Il doit y avoir beaucoup plus de marches que la photographie ne l’indique. Il y avait probablement une volée de 100 marches minimum sur cette falaise, un escalier dangereux à monter et à descendre comme sur les pyramides mayas ou aztèques. Un autre cliché montre une plate-forme en pierre, qui constituait sous doute un palier menant à un autre escalier, comme dans les pyramides à paliers. »

              En 1963, la marine américaine s’est retrouvée engager dans la quête de l’Atlantide. Charles Hapgood, professeur de géologie à l’université du New Hampshire avait acquis une réputation mondiale en publiant ces théories concernant la carte de Piri Reis. Celle-ci révèle que d’anciens navigateurs avaient dressé des cartes relativement précises des Amériques, de l’océan Atlantique et de l’Antarctique (libre de glaces) des milliers d’années avant la traversée de Christophe Colomb.



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              Le professeur Hapgood avait remarqué, au cours de son étude minutieuse de la carte de Piri Reis, une coïncidence étonnante entre une île de l’Atlantique, qui ne figurait plus sur les cartes modernes, et des rapports de pilotes militaires ayant aperçu des cités sous-marines. Hapgood, à l’instar de nombreux scientifiques et pilotes de la Deuxième Guerre mondiale, avait entendu parler des rapports de pilotes survolant l’océan entre Dakar, au Sénégal et Recife au Brésil, et ayant observé ce qui leur paraissait être des constructions sous-marines visibles d’avion.

              Hapgood était intrigué par un détail de la carte de Piri Reis. Les autres îles et les lignes côtières paraissaient occuper leur position exacte, alors qu’une grande île apparaissait précisément à l’endroit où se situent désormais les rochers de Saint-Pierre et Saint-Paul à peine perceptibles. Il semblait qu’une autre partie de l’Atlantide émergeait toujours de l’océan à l’époque où fut dressé l’original de la carte de Piri Reis, et qu’elle continua depuis lors à s’enfoncer dans les flots entraînant avec elle les villes qu’elle abritait.

              Une expédition privée comprenant un groupe de plongeurs espagnols fit une découverte archéologique le long du banc sous-marin au large des îles Canaries. La tradition des Guanches, les habitants originaux et aujourd’hui éteints, voulait que ces bancs soient les anciens sommets montagneux d’un continent submergé. L’expédition, organisée par P. Cappellano, découvrit en 1981, de grandes dalles de pierre sur le fond de la mer à une profondeur d’une quinzaine de mètres ; elles recouvraient une surface d’environ trois cent mètres carrés. Les pierres étaient agencées avec soin, et de larges marches descendaient du pavement central, comme si elles menaient à un embarcadère. Certaines marques gravées dans la pierre s’avérèrent être des symboles ou des signes ressemblant à des « lettres » gravées dans les rochers des îles Canaries.

 



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              Un mur sous-marin s’étendant sur plusieurs kilomètres de long à partir de la côte marocaine fut découvert il y a plus de quinze ans par un pêcheur de perles ; ce mur fut par la suite photographié et exploré plus avant. Certaines des pierres, tombées du mur ou appartenant à une construction auxiliaire, sont d’une taille comparable à celle des pierres employées dans les fondements du temple de Baalbek, au Liban. On a constaté que certains de ces vestiges submergés de constructions, de murs, de routes, et de cercles de pierres géants sont les plus impressionnants dans la région baptisée Triangle des Bermudes. Des pilotes, réguliers ou privés, à la recherche de bateaux ou d’avions portés disparus dans le Triangle des Bermudes, ont remarqué ce qui semble être des murailles ou des routes sous-marines. D’autres, volant à basse altitude, ont émis l’hypothèse que ces formations seraient les sommets de constructions englouties par les flots.

              Le Dr Manson Valentine, paléontologue, géologue et archéologue des fonds marins de Miami, affirma suite à ses découvertes le long de la route de Bimini, à propos de la prédiction d’Edgar Cayce sur la résurgence du continent Atlante : « J’ignorais tout de cette prophétie à l’époque. J’ai appris plus tard que vingt-huit ans avant que nous découvrions le mur, Cayce annonçait que l’Atlantide réapparaîtrait. Cela se produirait, dit-il, vers les années 1968, 1969, et qui plus est non loin de Bimini. J’avoue que cela m’a stupéfié. »

              Citons une lecture d’Edgar Cayce, au sujet de la localisation de l’Atlantide : « Le continent de l’Atlantide était situé entre le golfe du Mexique, d’une part, et la Méditerranée d’autre part. Des traces visibles de cette civilisation peuvent être retrouvées dans les Pyrénées, au Maroc, au Honduras britannique, au Yucatan, en Amérique. Certaines terres avançant sur la mer, ou émergeant, ont, à un moment ou l’autre, fait partie de ce grand continent. Les Antilles britanniques, les Bahamas, en sont une portion, visible aujourd’hui. On devrait faire des sondages géologiques dans certains de ces endroits, en particulier à Bimini, et dans les parages du Gulf Stream. » (Lecture 364-3).






 

 

Le royaume de l’homme rouge

 

              Quelle était donc cette fabuleuse civilisation qui vécut sur Terre il y a 12000 ans environ ? Qui étaient ces Atlantes ? D’où venaient-ils ? La science officielle ne peut guère répondre à ces questions, d’ailleurs elle les a relégués au rang des mythes. Nous allons faire un formidable voyage dans le temps avec Edgar Cayce à la rencontre du continent perdu et du mythe fabuleux de nos origines, en étudiant ces « lectures psychiques ».

              « A cette époque de l’existence du Monde, et jusqu’au temps présent, dix millions et demi d’années se sont écoulées. Quand l’homme vint sur le plan terrestre en tant que seigneur de cette sphère, il apparut en cinq endroits différents en même temps. » (Lecture 5748-1). En lisant les « lectures psychiques » d’Edgar Cayce, plus d’un historien et d’un archéologue serait sceptique sur sa vision de l’histoire et du monde. De même, en ce qui concerne l’apparition et l’évolution de la vie en général et de l’homme en particulier sur la Terre, la théorie de l’Evolution de Darwin fait plutôt pâle figure, et ne représente aucunement toute la vérité. Nous devons préciser que Cayce avait réalisé cette lecture le 28 mai 1925. Or, à cette époque, l’existence de l’homme sur la Terre se mesurait en milliers d’années. Il était inconcevable, à ce moment là, que l’homme puisse avoir exister depuis si longtemps.

 


Cayce                    Cranes de cristal1


 

              Pourtant, les découvertes scientifiques avenir allaient remettre en cause les faibles acquis de savoir de l’entre-deux guerres. Le professeur Johannes Huerzeler, de l’université de Bâle, allait faire une découverte qui bouleversa les théories en vigueur. Il découvrit en 1958 un squelette enfoui à cent mètres de profondeur, dans une mine de charbon, en Italie. Son âge fut déterminé, grâce au carbone 14, à dix millions d’années. D’après les analyses du professeur, le squelette fut bien celui d’un humanoïde et non d’un grand singe.

              Au sujet des différentes races qui vinrent sur Terre, à cette époque là, la couleur de la peau s’expliquait par l’influence du milieu naturel : « Leur couleur reflétait celle de l’environnement, un peu à la manière du caméléon aujourd’hui. De là, l’apparition de cette forme humaine (…) connue plus tard comme la race rouge. » (Lecture 364-3). Pour Edgar Cayce, l’Atlantide fut l’un des lieux où l’homme apparut pour la première fois sur la Terre sous sa forme matérielle. Ce qui suggère que les Atlantes primitifs et les Lémuriens étaient hermaphrodites : « … en terre Atlante lors de la séparation des corps en entités mâles et femelles. » (Lecture 2121).

              « En Atlantide, dans ce temps là, avant qu’Adam ne fût sur la Terre, l’entité était parmi ceux qui se projetaient dans des formes pensées, et son être physique comportait l’union des deux sexes dans un seul corps. » (Lecture 5056-1). De là, peut être, le souvenir de la quête de son âme sœur ou jumelle… « A cette époque, quelque quatre-vingt-dix-huit, cent mille ans avant l’entrée du Bélier en Inde, vivait sur cette terre d’Atlantide un nommé Améilius, qui avait noté le premier la séparation des êtres qui habitaient cette portion de la sphère terrestre en entités séparées mâle et femelle, ou individus. Quant à leur forme dans un sens physique, elle était davantage de la nature de formes de pensée, ou capable de se mouvoir dans la direction que prenait leur développement ou leur pensée, un peu comme les amibes dans les eaux d’un étang ou d’un lac aujourd’hui. En prenant forme pour satisfaire leur désir de ce qui avait été construit ou ajouté à leur condition matérielle, les êtres se durcissent, avec l’aspect du corps humain existant en cette ère, avec cette couleur tirée de l’environnement comme aujourd’hui le fait le caméléon. Ainsi s’élabora un être sous la forme rouge, ou de couleur, connu plus tard comme appartenant à la race rouge. Ceux-ci, donc, capables d’utiliser pour leur évolution graduelle toutes les forces se manifestant dans leur environnement individuel, passèrent par ces périodes de développement comme l’on fait aussitôt les races jaune, noire ou blanche, dans d’autres parties du monde ; mais là, ils se développèrent beaucoup plus vite qu’ailleurs, par suite des facilités de développement propres, et si la destruction de ce continent et des peuples dépasse tout ce qui a été connu, il en reste des traces dans le roc. Aussi, leur influence s’est étendue à la vie des peuples chez qui ils se sont réfugiés après leur fuite. » (Lecture 364-3).

              Ces lectures prouvent de toute évidence que les êtres humains, à cette époque, n’avaient pas le même corps physique qu’aujourd’hui. Ces êtres furent, d’abord, des créatures spirituelles puis s’enfoncèrent dans la matérialité : « … en terre Atlante, durant ces périodes ou beaucoup de ceux qui avaient endossé de la matière ou corps matériels se livraient au plaisir. » (Lecture 618-3).

 



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              Les Atlantes étaient très avancés dans la science et la technologie, ils avaient inventé, il y a près de 12.000 ans : le laser, la bombe atomique et les engins plus légers que l’air… « … en Atlantide quand les peuples comprenaient les lois des forces universelles, l’entité pouvait diriger des messages à travers l’espace vers d’autres pays, guidaient les vaisseaux et engins de cette époque. » (Lecture 2494-1). Les systèmes de communication étaient très développés ainsi que les moyens de transport. L’énergie atomique, qui n’était que pure spéculation théorique pour les savants en 1928, fut décrit par Edgar Cayce d’une surprenante manière, mais témoigne, néanmoins, d’un fantastique don de clairvoyance ; qui fait de Cayce le plus grand des médiums américains et du monde du XXe siècle.

              « … en terre Atlante, ou Poséidia, l’entité régnait toute-puissante et comprenait les mystères de l’application de ce qu’on appelait souvent le côté nocturne de la vie, ou en appliquant les forces universelles telles qu’elles étaient comprises à cette époque. » (Lecture 2897-1). « … au temps de l’Atlantide où les peuples comprenaient et savaient appliquer les lois mécaniques du côté nocturne de la vie, pour la destruction. » (Lecture 2896-1).



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              Edgar Cayce nous précise, à travers ses lectures, que la redécouverte de toutes ces forces et ces énergies par l’homme peut être un bienfait pour l’humanité ou une malédiction. Car ils dépendent de l’évolution mentale et spirituelle de l’utilisateur, et ceci est une sérieuse mise en garde pour notre époque actuel, qui est le reflet de cette civilisation Atlante. Selon, la théorie de la réincarnation et du karma, qui en découle, les progrès de notre humanité d’aujourd’hui sont dus, grâce à une réincarnation massive d’entités Atlantes parmi nous. Saurions-nous résister à la tentation du pouvoir, de la puissance et de l’utilisation égoïste des énergies cosmiques et universelles ? Notre époque témoigne bien de cette lutte acharnée entre la tentation de faire le bien ou le mal !

 


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              L’Atlantide n’a pas toujours vécu une période d’Age d’Or, c’est-à-dire une époque d’harmonie, de paix, d’amour, et de sagesse. Après cette période heureuse de paix, de savoir et de hautes connaissances occultes, les peuples de l’Atlantide retombèrent dans une ère de dissensions et de conflits. A cette époque précise, se forma deux branches antagonistes dans la gestion de la vie et des affaires en Atlantide. Les Fils de la Loi de Un et les Fils de Bélial. Les premiers étaient pour la paix, la fraternité, le respect et l’utilisation pacifique et altruiste des forces de la nature. « L’âme a été donnée par le Créateur ou est entrée de sources extérieures dans la projection du moi mental et physique à des périodes déterminées. Tels étaient les préceptes de la Loi de Un, rejetée par les Fils de Bélial. » (Lecture 877-26).

              Les seconds, les Fils de Bélial recherchaient, quant à eux « la satisfaction des désirs et des sens, le contentement de soi, sans pensée ni considération quant aux sources des choses matérielles ni des malheurs des autres. Ou, autrement dit, comme nous l’exprimerions aujourd’hui, ils étaient des êtres sans moralité. Les Fils de Bélial n’avaient pas de morale, pas de conscience, sinon celle de la satisfaction de soi. » (Lecture 877-26). Leur dissension intervint quant à l’utilisation créatrice ou destructrice des énergies de l’époque, ainsi qu’au sort des entités, ou des « choses », qui étaient à leurs services.

 

Les « hommes-machines »

 

              Ces choses, ces robots mi-hommes mi-animaux, étaient des esclaves au service des plus puissants pour satisfaire leurs soifs de domination et des plaisirs égoïstes. Entités créées grâce à la science génétique des Atlantes, ces expériences furent détournées de leurs buts altruistes, et furent commodes pour exploiter de « pauvres entités » qui avaient, tout de même, une âme mais qui n’étaient pas considérées par les Fils de Bélial.

              « En ce temps-là, on ne travaillait pas pour gagner sa vie comme aujourd’hui. Mais certains Atlantes étaient servis par des automates, c’est-à-dire des « choses » qui appartenaient soit à des particuliers, soit à des groupes. Et ces choses faisaient le travail dans la maison, dans les champs, ou travaillaient comme artisans… » (Lecture 1968-2).



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              Ces entités, entre les Fils de la Loi de Un et les Fils de Bélial, allaient déboucher sur la fin de l’Atlantide. « … en terre Atlante au temps des premiers bouleversements, ou juste avant l’arrivée des forces troublantes qui provoquèrent la première destruction dans le continent par l’application de choses spirituelles à la satisfaction des désirs des êtres matériels. C’était le temps où, selon les Ecritures, les « fils de Dieu considèrent les filles des hommes et les trouvèrent belles. » (Lecture 1406-1).

              Pour Cayce, ceux de la Loi de Un et les Fils de Bélial représentaient les Bons et les Mauvais, en quelque sorte. Le terme Bélial semble cristalliser, pour Edgar Cayce, toutes les forces négatives. Ils usaient et abusaient des pauvres « choses » pour satisfaire leurs vices ; tandis que les Fils de la Loi de Un s’efforçaient, au contraire, de reconnaître la dignité de ces misérables créatures, qui abritaient une âme humaine.




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              « En Atlantide, entre le deuxième et le dernier cataclysme, alors qu’il y avait un violent antagoniste entre les Fils de Bélial et les enfants de la Loi de Un, l’entité fut une prêtresse qui s’occupait de la classe laborieuse. Elle s’efforçait de faire reconnaître la dignité des travailleurs, et d’adoucir le sort de ceux qui étaient considérés comme des choses et non comme des âmes de personnes. » (Lecture 1744-1).  Pourquoi, ces entités-choses en étaient-elles arrivées là ? Voici les réponses qu’apportent Cayce à ce sujet : « Ces individus, qui pendant leurs séjours sur la Terre, en tant qu’âmes, s’étaient projetés dans la matière afin de devenir des entités autonomes, ne s’étaient pas souciés d’apprendre à se diriger eux-mêmes… Ils pourraient être comparés aux animaux domestiques d’aujourd’hui, tels le cheval, la mule, le chien, le chat dans leur stade actuel de développement (…). Où ils sont dépendants de leurs maîtres pour leur vie matérielle et mentale. » (Lecture 2464-2).

              Cayce disait aussi, que ces « choses » étaient des entités qui s’étaient projetées dans des corps animaux pour satisfaire leurs pulsions physiques, et qui s’étaient trouvées coincées dans les mécanismes de la reproduction animale.


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