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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 15:54

L’Empire des Ténèbres

 

 

Les Forces occultes à la conquête du Monde

 

 

 

 

 

« Les hommes deviendront des automates, animés artificiellement et momentanément par une volonté infernale, ce qui donne l’idée la plus nette de ce qui est arrivé aux confins même de la dissolution finale ». René Guénon – Le règne de la quantité et le signe des temps.

 

« Et si le mythe c’était la vérité ? » Valery Larbaud.

 

« Seul le fantastique a des chances d’être vrai. » Teilhard de Chardin.

 

« Si tu plonges longtemps ton regard dans l’abîme, l’abîme te regarde aussi ». Friedrich Nietzsche.

 

 

La Chute des anges

 

« Que les Anges des Cieux autrefois les conçurent dans les ventres charnels de nos femmes, épris de leur grande beauté, qui déçut leurs esprits : Voyez quelle puissance a la beauté des femmes »

. Pierre de Ronsard.

 

Par des exils et des captivités successives à Babylone notamment. Les Hébreux furent mis en contact avec les religions des grands empires de l’Orient et rencontrèrent une série de divinités bonnes et mauvaises. Ils remarquèrent que leurs ennemis étaient nombreux et que des désastres s’abattaient régulièrement sur leur peuple. Comment expliquer ces revers ? Par la présence de mauvais esprits ?

 

Au début, celui qui allait devenir le Dieu d’Israël, Yahvé, divinité omnipotente, n’avait pas de concurrent en la personne d’un Dieu du mal. Le monothéisme hébreu était réticent à l’idée de diviser les pouvoirs. Au commencement, Yahvé, le Dieu universel, le créateur unique, était responsable du Bien comme du Mal. Si le Diable existait, il ne pouvait être qu’un ange déchu, un serviteur du Créateur. Seul le Dieu unique pouvait infliger des tourments à l’homme.

 

Puis, comme la pensée hébraïque répugnait à attribuer le mal à Dieu, elle imagina le personnage de Lucifer/Satan, subordonné à Yahvé certes, mais responsable par ses paroles du malheur du juste. Le mal n’apparaît plus comme la punition envoyée par la divinité courroucée.

 

 

 

 

Ce revirement, ce tournant primordial se remarque dans les deux versions successives de l’épisode du dénombrement d’Israël ordonné par le roi David. Dans le deuxième Livre de Samuel qui date du XIème siècle avant J.-C., c’est l’esprit de Yahvé qui incite David à dénombrer son peuple et qui ensuite le punit en lui envoyant la peste. L’injustice parut sans doute trop grande, alors cinq siècles plus tard, les Chroniques, plus proches du Livre de Job, modifièrent le récit de manière à ce que ce soit Satan qui se dresse contre Israël et incite David à dénombrer les Israélites.

 

Non seulement l’ange du Mal était nommé, mais il intervenait de son plein gré, sans l’accord de Yahvé. C’est ainsi que l’on crée une légende…

Pour les Hébreux, le Dieu d’Israël était incapable d’avoir créé des entités démoniaques. Dès lors, leur apparition ne pouvait être envisagée que dans la perspective d’une « Chute ». Des anges créés dans un état de grâce originel se rebellèrent contre le Créateur et devinrent de mauvais esprits. Pour quelles raisons les anges se révoltèrent-ils ?

 

Saint Augustin, après avoir affirmé que les anges avaient été produits avec une volonté droite et un chaste amour, ajoute : « Dieu était en eux, formant, leur nature et l’enrichissant de sa grâce ». Toutefois, seul Dieu restait parfait : « Nul n’est bon, si ce n’est Dieu ! » (Luc, 18). Pour Saint-Jérôme, « nul être, sans le secours de Dieu ne saurait conserver la justice, ni homme, ni Ange, ni Archange, ni Chérubin, ni Séraphin ; il n’y a que Dieu seul qui soit impeccable, car toute créature libre peut abuser de sa liberté. »

 

Les anges n’étaient donc point parfaits. Ils étaient dotés du libre arbitre, au même titre que les hommes. Libres de leurs choix, certains d’entre eux trahirent le roi des cieux et après leur défaite furent précipités dans les enfers. Prophètes de l’Ancien Testament, Apôtres et Pères de l’Eglise, tous s’accordèrent pour situer l’apparition du mal au cours de cette rébellion. Selon eux, Dieu qui était bonté ne pouvait en toute logique (dans notre raisonnement humain) créer le malin. Il avait engendré un ange qui, en se détournant de sa lumière, était devenu un esprit des ténèbres. Lucifer, l’archange décrit comme le plus beau et le plus aimé de Dieu, entraîna dans sa révolte un grand nombre de créatures célestes. Alors, s’engagea dans les cieux une formidable bataille cosmique entre Saint-Michel et ses ordres d’anges restés fidèles au Créateur. Lucifer fut vaincu. La vision d’Ezéchiel donne une étonnante description du prince de Tyr. Elle fut de manière erronée attribuée à l’archange déchu et à son orgueil qui le poussa à vouloir détrôner la divinité. 

 

Origène (185-254) s’inspira de cette vision et attribua lui aussi la déchéance du bel archange à sa vanité. Les théologiens assurèrent que l’ange de lumière s’était révolté parce qu’il voulait régner sur le ciel et occuper un trône aussi élevé que celui du Créateur. Certes, il était le meilleur des anges, mais il avait chu pour avoir voulu égaler Dieu. Ce « Prince des orgueilleux » comme le nomma Saint-Hilaire de Poitiers (315-367) avait échoué : « Pour avoir voulu régner sur le ciel, il fut précipité dans les ténèbres. Il avait été le plus lumineux des anges, il devint le plus noir. »

 

Selon une autre théorie, Lucifer fut jaloux de voir l’homme préféré par Yahvé et placé dans le jardin d’Eden. Selon Saint-Basile (329-374). Lucifer s’en prit à la femme car elle était « plus faible et plus facile à corrompre ». L’Archange se vengea des humains n’attirant sur eux le châtiment divin. Saint-Justin, dans le « Dialogue avec Thiphon », révèle que Satan, chef des rebelles était devenu un mauvais ange à l’instant même où il avait poussé Eve à désobéir.


Pour Saint-Irénée, le Diable « devint apostat et rebelle à la loi divine quand il fut jaloux de l’homme ». Tertullien (apologiste chrétien) adopta la même version. Dans le « De Patienta », il exposa la peine et la colère que ressentit Lucifer en constatant que l’homme, créé à l’image de Dieu, allait désormais commander tous les êtres de la création. C’est par jalousie qu’il se révolta. Si les anges se rebellèrent quand Dieu créa l’homme à son image, élevant une créature charnelle à leur niveau, leur crime résida peut-être dans l’affirmation de leur propre identité, de leur valeur, de leur place au sein de la hiérarchie des êtres. Avant l’apparition des êtres humains, les anges avaient été les « préférés » du Seigneur. Après, leur suprématie fut remise en question. Il est possible que certains d’entre eux aient conçu une légitime jalousie envers des créatures élevées jusqu’à eux par le pouvoir divin. Ce sont les arguments avancés par Edouard Brasey dans son livre « Enquêtes sur l’existence des Anges rebelles ».

 

Au début du IVième siècle, riche en hérésie de toutes sortes le théologien L. Caesilius Firmianus, plus connu sous le nom de Lactance, enseigna une version nouvelle. Il lança l’idée que le Diable était le frère du Christ ! Avant la création du monde, Dieu avait produit un esprit semblable à lui-même en vertus, le Christ. Ensuite, il en avait créé un second qui, jaloux de son aîné, avait sombré dans le mal, Satan. Selon Lactance, cet « être qui, de l’état de Bonté passa à celui de Méchanceté, est appelé le Diable par les Grecs ». Satan se serait révolté par jalousie, non pas envers Dieu ni envers les hommes, mais envers son frère Jésus ! Une autre version encore apparut au XVIième siècle à travers la plume d’un éminent théologien italien, Lancelot Politi, devenu dominicain sous le nom d’Ambroise Catarino. En 1552, il publia sa thèse, « De gloria bonorum angelorum et lapsu malorum », dans laquelle le mobile de la rébellion était la jalousie éprouvée par Lucifer pour n’avoir pas été choisi par Dieu pour être l’incarnation du Verbe, c’est-à-dire le Christ !

 

Nous voyons que l’origine de la chute est amplement controversée. Traditionnellement, c’est l’orgueil qui recueille le plus de suffrages. Or, il est possible qu’aucune de ces hypothèses ne soient la bonne d’autant que les textes apocryphes hénochiens en révèlent une bien différente : la concupiscence ! Durant les premières années de la chrétienté, l’idée d’une chute des anges due à leur désir de copuler avec des femmes, était couramment répandue et admise. Dans ses « Apologies », Saint-Justin la raconta selon la tradition amorcée par Enoch : chargés de veiller sur toutes les créatures terrestres, les anges avaient été séduits par les femmes. De leur union naquirent des démons qui furent vénérés par les païens comme des idoles. Enoch est évoqué en tant que référence dans l’Epître de Jude (XIV) et par Paul (Hébreux XI, 5). Paul, dans son « Epître aux Corinthiens » (11-10) ne conseille-t-il pas aux femmes de se couvrir la tête afin de ne pas susciter le désir des anges ?


Pierre et Jacques firent également allusion à Enoch. Origène, Procope et Tertullien évoquèrent le bien-fondé de cette version. La Genèse (chapitre 6, verset 1 et 2) en fit état en ces termes : « Quand les hommes commencèrent à se multiplier à la surface du sol et que des filles leur naquirent, il advint que les fils d’Elohim s’aperçurent que les filles des hommes étaient belles. Ils prirent donc pour eux des femmes parmi toutes celles qu’ils avaient élues… En ces jours-là, il y avait des géants sur la terre et même après cela : quand les fils d’Elohim venaient vers les filles des hommes et qu’elles enfantèrent d’eux, c’était les héros qui furent jadis des hommes de renom ». Ces versets causent pas mal de soucis aux théologiens qui, pour « noyer le poisson », identifient les faits comme étant de simples « symboles » de la chute de l’humanité, passant d’un état édénique à un état de corruption et de vice.

 

Au IIIème siècle, Origène, l’un des Pères de l’Eglise primitive n’affirmait-il pas dans une lettre adressée à Africanus que « les docteurs juifs avaient pour habitude de soustraire à la connaissance des fidèles tout ce qui risquait d’engendrer le doute, l’accusation ou la contestation à l’encontre du dogme, des prêtres, des princes et des juges, ce qui ne les empêchait pas de conserver précieusement les ouvrages de ce genre parmi leurs livres apocryphes ou secrets ? » Le film « Le nom de la Rose » évoque de manière magistrale les propos d’Origène.

 

Le « Livre d’Enoch », texte apocryphe consacré aux Anges raconte comment deux cent d’entre eux descendirent sur la terre, copulèrent avec les filles des hommes, leur firent des enfants et leur révélèrent des secrets jusqu’alors réservés aux seules entités célestes : astrologie, astronomie, vertus des plantes… Dieu prononça une sentence de mort sur cette progéniture infernale et livra tous les Anges fornicateurs aux supplices. Pour des raisons évidentes, l’Eglise condamna le « Livre d’Enoch » aux oubliettes pendant près de 1400 ans !

 

Avec le temps, l’ensemble des secrets délivrés par les « Veilleurs » prit la forme d’un enseignement initiatique transmis de génération en génération.

 

Selon le théosophe Rudolf Steiner, les « esprits lucifériens » étaient des Anges qui, dans un passé très lointain, avaient refusé de se conformer au projet d’évolution établi par les hiérarchies supérieures. Ils se virent alors reléguer sur la planète Terre. Au cours de l’évolution, ces entités se rapprochèrent du corps des humains et leur donnèrent tant « la possibilité du mal » que la capacité à se développer par leurs propres forces.

 

 

 

 

 

 

  

Les Fils de Satan

 

« La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu’il y a une infinité de chose qui la surpassent ». Blaise Pascal.

 

Les « Fils de Satan » que nous allons découvrir ce sont des entités extraterrestres non biologiques, qui depuis l’aube de l’humanité hantent notre environnement ! Le Deutéronome les condamne sous le vocable de « Fils de Bélial ». Ce texte sacré évoque la canaille lubrique de Guibéa qui, au temps des Juges, abusa de la concubine du lévite d’Ephraïm jusqu’à la faire mourir. Bélial désigne finalement la puissance infernale acharnée à pousser les hommes vers la mort. Ainsi, le judaïsme assimile-t-il ce dernier au Diable, tel que la foi du charbonnier le conçoit. C’est le chef des esprits du mal. Ces démons sont des « esprits » mauvais qui assaillent l’homme dans son âme et dans son corps. Jadis ces « bêtes » mystérieuses hantaient les lieux désertiques dont la désolation convenait à leur sinistre nature. De nos jours, c’est toujours dans la discrétion d’une route isolée, dans un bois, et parfois à l’intérieur même d’une demeure qu’ils agissent. A la basse époque, le judaïsme identifia les démons aux anges déchus, esprits impurs, en rébellion contre Dieu.

 

 

                  

                                                                                             

 

Les Esséniens de Qumram, isolés dans les collines qui surplombent la mer Morte, attendaient que les anges les rejoignent pour la bataille finale contre le Mal. Ils se préparaient à la « Guerre des fils de la Lumière contre les fils des Ténèbres ».

 

Cet affrontement de déroule sous nos yeux sans que nous en soyons conscients !

 

Les manifestations de certains types d’Ovnis semblent parfaitement contrôlées par une « diabolique » intelligence dont on ne peut dire actuellement avec certitude si leurs origines sont terrestres, cosmiques ou hors des frontières connues de notre monde physique. Certains chercheurs pencheraient plutôt pour cette dernière hypothèse.

 

Les intelligences qui se dissimulent derrière les apparitions des Mystérieux Objets Célestes savent que notre science s’appuie sur la raison. Elles agissent en fonction de cette particularité de notre raisonnement.

 

Les manifestations insolites se nient elles-mêmes et détruisent subtilement leur propre évidence. Il semble donc bien difficile de les maîtriser ou de les appréhender par une technologie cartésienne, pragmatique et brutale.

 

En accord avec ce qu’à écrit l’écrivain spiritualiste George Vanderman, dans son livre « La Roulette Psychique » : « Le phénomène est réel, mais il nous trompe ». C’est ce qui explique la complète confusion des recherches actuelles et passées, que ces études aient été ou soient faites par des chercheurs indépendants, ou des scientifiques nouvellement conquis par les interrogations que posent ces phénomènes.

 

Un fait est certain. Toute porte à croire que nous sommes les sujets d’une vaste manipulation. En effet, comme le révélaient les anciens textes sacrés, il existe une Bi-Polarisation des éléments liés à ce que nous nommons l’ufologie. L’une est matérielle, l’autre spirituelle. Rien ne nous interdit de croire que toutes les deux ne nous offrent que des leurres imaginés pour nous induire sur de fausses pistes de recherches !

 

Bien des éléments nous donnent à penser que nous sommes soumis à un contrôle, à une manipulation et sans doute même à des expériences, réalisées par des éléments « extérieurs à notre planète ». Eléments totalement différents de nous et sans aucun rapport avec nos origines ni notre biologie.

 

Depuis des décennies, notre société subit l’effet permanent des phénomènes inconnus, nommés à tort ou à raison extraterrestres. 

 

Ils sévissent dans le domaine intellectuel, culturel et social. Un « mind control » de l’humanité, s’appuyant sur l’imagination et les mythes, est envisageable.

 

Comme l’a soutenu avec beaucoup de perspicacité Jacques Vallée : « Une Force invisible se manifeste dans notre environnement et agit sur l’humanité en l’influençant ».

 

Qui sont ces entités qui nous visitent, nous espionnent ou nous exploitent ? Dans le domaine actuel de nos connaissances, il est parfois bien difficile de répondre à cette interrogation.

 

Lorsque des « engins inconnus » sont vus au sol, de nombreux témoins affirment avoir aperçu les occupants de ces objets. La description qu’ils en donnent laisse un malaise. Des nains, des géants, des robots… Leurs constitutions semblent illogiques. Pour se faire une opinion de nos mystérieux visiteurs, seuls les témoignages qui se rattachent à eux peuvent nous guider sur une piste aux traces déjà effacées à l’instant même où on l’a découverte !

 

Un fait est certain, les « humanoïdes » auxquels nous sommes affrontés ne nous ressemblent pas du tout ou alors très peu. Cette perspective est décourageante, pour ne pas dire décevante. Décevante est aussi l’idée que nous pouvons nous faire de ces interlocuteurs.

 

Sachons qu’il existe des dossiers maudits sur des créatures terrifiantes apparues depuis des décennies un peu partout dans le monde. Des gargouilles semblent être tombées tout droit des corniches des cathédrales pour prendre vie dans notre milieu.

 

Il existe un lien bien compliqué qui semble unir les enlèvements d’humains par de mystérieuses entités dites cosmiques, et l’histoire oubliée de l’humanité. Prenons un exemple : Le Livre des Secrets de Jean (Codex II-I). De nombreux points portent à croire qu’il existe entre le Livre des Secrets de Jean et le Livre d’Enoch rédigé en éthiopien et pieusement conservé, une troublante analogie. Hénoch raconte la chute des anges sur la terre, séduits par la beauté des filles des hommes, puis leurs fornications avec elles, suivies de procréations. Ces amants insolites engendrèrent une sorte d’anormalité génétique chez les Géants, leurs fils. Les « Anges » révélèrent aux humains, les arts, les sciences, et des techniques avancées qui pervertirent la race humaine. Selon la version de Jean, Dieu envoya un déluge pour purifier la création de cette souillure. Prenons connaissance de la version, qui selon les exégètes contient un troublant double volet : Le démiurge ourdit un complot avec ses Puissances ? Il dépêcha ses « anges » aux filles des hommes pour accaparer quelques-unes d’entre elles et susciter une semence pour leur plaisir. Mais leur première tentative échoua, ce qui les obligea à se réunir à nouveau entre eux et ourdir un nouveau complot : ils créèrent un esprit travesti à la ressemblance de l’esprit qui était descendu, pour, grâce à lui, corrompre les âmes, et les anges changèrent leur apparence, selon la ressemblance des époux des femmes, en remplissant ceux-ci d’esprits ténébreux qui avaient présidé à leur propre mélange et les plongeant dans une perversité absolue.

 

Ces visiteurs venus d’ailleurs apportèrent de l’or, de l’argent en présents, ainsi que des métaux de bronze et de fer. Et ils infligèrent de grands tourments aux hommes qui les avaient suivis, les faisant fourvoyer en de multiples errements. Et c’est ainsi que la création toute entière fut réduite à jamais en esclavage jusqu’à maintenant. Les fils des Ténèbres se multiplièrent parmi nous. Dans les procès de sorcellerie instruits par l’Inquisition, on découvre de nombreux récits évoquant des rapports charnels entre des hommes et des femmes de notre monde avec des incubes (démons mâles) et des succubes (démons femelles). Il serait sans doute intéressant de donner à ces deux termes leurs véritables sens.

 

Un peu partout dans le monde, mais plus particulièrement aux Etats-Unis, depuis quelques années, de très nombreuses personnes prétendent avoir été enlevées et violées par des entités extraterrestres. Les récits de leurs aventures frappent les psychiatres qui se sont penchés sur ces cas, tout comme les spécialistes du renseignement qui les ont étudiés. Toutes les narrations sont identiques à quelques variantes près et quelque soit le lieu où ces agressions se sont déroulées, les décors, les actes et les manipulations dont les victimes ont été les sujets, se ressemblent et ne varient pas d’un iota dans leur déroulement.

 

Jacques Vallée, dans son livre « Le Collège Invisible » paru en 1975, a pour la première fois avancée l’hypothèse que nous serions manipulés par une « force occulte » inconnue provenant d’une autre dimension. Ses buts seraient ténébreux et elle cacherait sa vraie nature. 

 

 

L’origine de Moloch, Druide et Culte de Canaan

 

« Notre travail est par conséquent historiquement authentique ; il s’agit de redécouvrir la Tradition Sumérienne ».  Aleister Crowley, sataniste.


Canaan regroupe les territoires de Phénicie et de Palestine, les prédécesseurs d’Israël. La religion cananéenne est supposée être un dérivé de la religion babylonienne, elle-même provenant de la théologie sumérienne dont nous avons vu l’interprétation qu’en fait Zecharia Sitchin. Par la suite, la culture religieuse cananéenne influença amplement la religion israélite. De ces territoires proviennent les enseignements qui nous apprennent que Moloch était un synonyme de Nemrod ou de Tammuz.

 

Il est fréquent que nous retrouvions dans les mythologies sumériennes, babyloniennes, et autres, des personnages dont l’histoire est semblable et seul le nom diffère. Le personnage Moloch/Nemrod/Tammuz était connu pour avoir fondé Babylone lorsqu’il portait le nom de Nemrod, ainsi que pour avoir construit des cités telles que Ninive où de nombreuses tablettes sumériennes ont été retrouvées.

 

 

 

 

On a attribué à Nemrod le nom de Baal (le seigneur), et il a été aussi représenté dans un rôle où il était à la fois l’époux et le fils de Sémiramis. Cette dernière est aussi appelée Ninkharsag ou Nin-Khoursag, la « dame de la montagne », dans les mythes sumériens, où elle est le compagnon du Dieu Enlil. Lorsque Nemrod avait le nom de Tammuz, il aurait été crucifié avec un agneau à ses pieds et placé ensuite dans une caverne dont il aurait disparu trois jours plus tard malgré le rocher obstruant le seul accès existant. Cette histoire est similaire à celle de mythes égyptiens, indiens, chinois, asiatiques ou encore à la résurrection de Jésus au jour prêt.

 

Ces cultes ont été basés sur le sacrifice humain. Pourquoi faire appel à des cérémonies de culte au XXème siècle ?




 



 

Au minimum, cela montre un attrait vis-à-vis de pratiques sectaires, c’est-à-dire l’adoration de la destruction, le sang, la barbarie et le sacrifice d’enfants. Les sacrifices humains ont durée longtemps, puisqu’on connaît encore à Carthage le fameux sacrifice « molk » au cours duquel des nouveau-nés étaient livrés au feu. La Bible mentionnera des sacrifices d’enfants encore mille ans plus tard en Israël.

 

John Milton dans Le Paradis Perdu décrit Moloch de la façon suivante : « D’abord s’avance Moloch, horrible roi, aspergé du sang des sacrifices humains et des larmes des pères et des mères, bien qu’à cause du bruit des tam retentissantes le cri de leurs enfants ne fût pas entendu lorsque à travers le feu ils passaient à l’idole grimée ».

 

Ces sacrifices d’enfants se poursuivaient encore par le biais du rituel celtique « Bealltainn » accompli par les druides en Grande-Bretagne le 1er mai. David Icke nous apprend que le mot « druide » pourrait tout aussi bien venir du gaélique « druidh » signifiant « un homme sage » ou « un sorcier », mais il peut venir du mot irlandais « Drui » qui signifie « hommes des chênes ». Le Druidisme des Iles britanniques était simplement un dérivé de la sorcellerie satanique et de la magie de l’Egypte ancienne. Les mystères druidiques de Grande-Bretagne, d’Irlande ou de France étaient enseignés à l’orée des bosquets. Les réunions du Bohémian Club se tiennent en un lieu appelé le Bohémian Grove (Bosquet Bohémien), et les photos nous montrent la densité et la majesté des arbres du lieu.


 

 

En fait les sacrifices auraient une double origine. Par le sacrifice effectué, on fait en sorte que l’âme de la victime anime le lieu ou l’être auquel elle est consacrée. L’immolation rituelle d’une victime est créatrice dans le sens où elle permet à l’être immolé de retrouver un nouveau corps et de rendre « vivant » et donc durable ce nouveau corps, quel qu’il soit.

 

D’inspiration cosmogonique, le rituel se retrouve aussi dans les mythes de la création de l’homme. L’Enouma Elish, le poème babylonien de la création daté officiellement de 2000 ans avant notre ère, nous explique que l’homme est le résultat de la lutte des dieux. Les dieux perdants sacrifient l’un des leurs pour créer l’homme. L’homme se devra d’assurer le service divin par le culte et les sacrifices. Il assumera en fait la faute et le châtiment des dieux perdants à leur place. Dans la tablette VII de l’Enouma Elish on peut lire en caractère cunéiforme :

 

Maître de l’incantation sacrée, qui ressuscite les morts,

Qui eut pitié des dieux enchaînés,

Débarrasse les dieux, ses ennemis, du joug imposé,

Et, pour les sauver, créa l’humanité.

 

Le dieu sacrifié, Kingou, paraît alors devant son bourreau, Ea, qui lui tranche les veines et, de son sang, crée l’homme. L’homme n’est donc pas à sa naissance un être innocent et pur puisque coule dans ses veines le sang d’un dieu coupable et condamné. L’homme assume le châtiment d’un crime qu’il n’a pas commis tout en étant créé pour le service divin.

 

 

 


Mircea Eliade

 


Au début de ce texte vous vous demandiez certainement quel pouvait bien être le rapport entre le Bohemian Club, ce rassemblement des puissants d’Amérique, et les rites que l’on englobe sous le terme trop vague de satanique. J’espère que maintenant vous saisissez mieux le rapport. Si le satanisme tel qu’il est connu du grand public est une sorte de fourre-tout révélateur d’un mal être social, la mise en application de certains de ces rituels par des personnes initiées dépasse l’entendement par leurs natures et leurs effets. Comme nous l’avons vu, le druidisme se situe à un niveau élevé de la pyramide de la connaissance de la fraternité satanique. D’après de nombreux témoignages et des preuves vidéos, il semblerait que les personnalités qui prônent l’institution du Nouvel Ordre Mondial mettent tous les atouts de leur côté en faisant usage de rituels sacrificatoires visant à faire « vivre » leur projet.

 

Baal, Maître sur Terre

 

« L’ombre est sans doute contagieuse mais n’oubliez pas qu’elle demeure assujettie au Soleil ».

 

Les dieux, tout comme les humains, luttent pour le pouvoir. Le poème phénicien qui raconte la légende de Baal montre comment ce dieu des Orages et des Tempêtes doit vaincre ses rivaux, Yam, le dieu de la Mer, et Mot, le dieu de la Mort. Car celui qui règnera sous l’égide du tout-puissant El, roi et père des dieux, sera l’objet de la vénération des hommes et recevra des offrandes et des sacrifices.

 

 

 

Dieu des Ouragans et des Tempêtes, Baal est extrêmement puissant. Mais à la cour du roi des dieux, El, d’autres figures imposantes prétendent comme lui aux honneurs. Pour parvenir à leurs fins, les dieux doivent avant tout obtenir de El l’autorisation de construire un temple, où les hommes apporteront leurs offrandes et célébreront leur culte.

 

Une violente querelle éclate entre Baal et Yam

 

La querelle entre Baal et Yam éclate au moment où le dieu de la Mer décide de se faire construire un palais. Lorsque Baal apprend cette nouvelle, il entre dans une colère folle car cela signifie qu’aux yeux de tous Yam est plus puissant que lui. Dans sa rage, il insulte son rival, le maudit, et promet de bientôt l’anéantir.

 

Ces terribles menaces arrivent aux oreilles du dieu des Eaux salées, qui ne pense plus dès lors qu’à se venger. Un jour que Baal se trouve à la cour du dieu El, des messagers arrivent. Devant l’assemblée silencieuse, ils déclarent que Yam, leur maître, a été outragé, et qu’un tel affront ne sera pas lavé tant que Baal ne lui aura pas été livré. Tout le monde est consterné. El, soit par préférence pour son fils direct, soit pour mettre à l’épreuve le plus fort de tous, annonce alors : « Baal sera ton esclave, o Yam ».

 


 

 

Mais le dieu des Ouragans ne l’entend pas ainsi. Il montre une fois de plus sa redoutable colère et, déchaîné, se lance à l’assaut des messagers de Yam. Heureusement, au dernier moment, sa sœur, la cruelle vierge Anat, retient son bras et évite ainsi à Baal de commettre un sacrilège en assassinant des messagers.

 

Les dieux réunissent leurs forces pour libérer Baal

 

Retenu en captivité par le dieu de la Mer, Baal médite sa vengeance. Il fait alors venir à lui son ami Kothar, dieu de la Technique, architecte rusé et forgeron divin. Faisant montre d’une adresse dont lui seul est capable, Kothar fabrique deux énormes massues destinées à délivrer Baal. Ces armes, maniées par le dieu des Nuages, semblent douées d’une vie autonome : Yam est terrassé, et Baal se prépare enfin à régner.

 

 

Désormais, Baal doit construire un temple, un palais qui fasse connaître sa gloire. Anat, sa sœur, va trouver El, le dieu suprême qui décide de tout, et lui demande de reconnaître Baal en acceptant de lui dédier un édifice. Pour parvenir plus sûrement à ses fins, la jeune fille organise un gigantesque sacrifice de jeunes gens et fait des ablutions avec le sang recueilli.

 

A son tour, le dieu de la Mort affronte Baal

 

Cependant, Mot, le dieu de la Mort, celui qui fait sécher les plaines verdoyantes, ne supporte pas le triomphe de Baal. Il décide de mettre fin aux sacrifices entrepris par la déesse Anat, car si Baal, son ennemi, parvient à régner, lui-même finira par disparaître. Bien que très combative, la sœur de Baal ne peut s’opposer longtemps au dieu infernal. Aussi est-elle bientôt contrainte d’appeler son frère à l’aide. Sur le Septentrion, c’est-à-dire le mont Liban, Baal affronte à son tour Mot et parvient à repousser ses assauts.

 


 


Anat, qui semble n’être jamais à court d’imagination, entreprend d’enduire de sang la grande barbe blanche d’El, ce qui a pour effet de le rajeunir. Le dieu suprême devient alors favorable à Baal et permet la construction de son temple. Alors que Kothar, le dieu des Forges, sculpte des ustensiles de culte en or et en argent, on bâtit un édifice de cèdre et de brique. Une fenêtre est ouverte dans le toit pour recueillir la pluie que Baal fait tomber. Une fois le palais achevé, Baal procède à de grands sacrifices de taureaux, de veaux, de moutons et d’agneaux.

 

La fidèle Anat vole au secours de son frère

 

Devenu le dieu le plus puissant sur Terre, Baal s’engage à pourvoir aux besoins des dieux et des hommes, à faire en sorte qu’ils aient toujours des vivres en abondance. Malheureusement, il doit en contrepartie céder son règne dans le ciel à son ennemi, le dieu Mot, et descendre sous terre. Tous les dieux sont affligés. El, lui-même quitte son trône pour pratiquer les rites funèbres, et, dans sa tristesse, se couvre la tête de poussière et déchire ses vêtements.

 

 

             

 

                                                         

 

Lorsque la cérémonie s’achève et que tous les dieux sont partis, une seule reste inconsolable : c’est la fière Anat, qui pleure son frère. Elle se rend auprès de Mot, qui règle à présent les destinées du monde, et le supplie de faire revenir Baal. Il y a urgence : la terre se dessèche, les fils des hommes meurent. Mais le dieu des Morts est insensible aux prières d’Anat, qui s’emporte alors, car elle est capable du même courroux que son frère. Aussitôt, elle saisit Mot et le tue, puis répand les parties de son corps sur les récoltes. Baal est ramené sur la Terre, les récoltes refleurissent soudain et l’esprit des moissons, enfermé dans le grain, est sauvé. Baal, dieu des Ouragans, des Tempêtes et de la Pluie, peut à nouveau régner.

 

Une multitude de Baal

 

Le terme « Ba’al » signifie Seigneur, Maître ou Mari. On retrouve des dieux portant ce nom sur tout le pourtour du bassin méditerranéen, où ils apparaissent souvent sous la forme d’un taureau. En fait, de nombreuses villes avaient leur propre dieu Baal (Ball Tyr, Ball Biblos…). Dans l’Ancien Testament, le terme Baal désigne le dieu des païens, des idolâtres, en opposition au dieu des Juifs, Yahvé.

 

Des sacrifices en l’honneur de Baal

 

Des détails de stèle punique montre des prêtres portant un enfant préparant un sacrifice rituel en l’honneur du dieu des Orages et des Tempêtes. Le prophète d’Israël Elie (IXe siècle avant J.-C.) éteint le feu des adorateurs de Baal à qui ils s’apprêtaient à sacrifier un mouton, représenté dans une gravure du XIXe siècle après J.-C. illustrant l’Ancien Testament.

 



 







 

 


Une littérature découverte au XXe siècle

 

La civilisation phénicienne étant très ancienne, son apogée se situe au milieu de IIe millénaire avant notre ère, les textes n’ont pas pu être transmis par la tradition savante, comme cela s’est produit, par exemple, pour les textes grecs. Seuls quelques fragments nous sont parvenus. Il a fallu attendre des fouilles archéologiques récentes pour retrouver de grands textes littéraires. Ainsi, la légende de Baal a pu être reconstruite après l’exploration, en 1929, du site de Ras Shamra, en Syrie, l’ancienne Ougarit phénicienne.

 


 


 

Le mythe de Baal : une allégorie de la nature

 

Derrière le combat fantastique des divinités se lit la tentative d’expliquer les forces naturelles et le cours des saisons. Les Phéniciens, habiles navigateurs, considéraient probablement le déchaînement des mers par la tempête comme un combat sans merci entre deux divinités. Dans la figure de Baal, qui gouverne la pluie, et celle de Mot, liée à la mort et à la sécheresse, apparaît la succession des saisons. Quand l’un de ces dieux règne sur la Terre, l’autre meurt ; ainsi le climat aride de l’été efface-t-il l’hiver pluvieux.


Conclusion

 

Le « Livre des Secrets de Jean » de Nag Hammadi, nous offre une variante : les anges ne se posent pas sur terre séduits par les filles de l’homme, mais ils sont envoyés en mission par leur chef, le démiurge. Celui-ci se sert de sa troupe angélique pour réaliser un dessein précis : tromper la race humaine dans le but de l’asservir, l’éloignant à jamais de la connaissance réelle. Le complot du démiurge et de ses complices s’articule en deux étapes bien distinctes. La première consiste dans une tromperie d’ordre sexuel, la seconde dans un mensonge d’ordre intellectuel : les anges révélèrent aux hommes des connaissances perverses. Mais la principale mystification consiste à prendre l’apparence des époux des femmes pour coucher avec elles, et engendrer une progéniture bien dissimulée. Si nous acceptons cette thèse, nous pouvons admettre qu’une race extérieure se livre ici-bas à une guerre subversive d’un genre bien spécial. La clef du Livre Secret de Jean, c’est qu’on y accuse pas les femmes d’avoir tenté les anges par leurs séductions et leurs charmes, mais qu’en revanche ce sont les femmes qui ont été les victimes d’une violence sexuelle perpétrée sur elles par la ruse. Elles ont été abusées par des analogues frauduleux qui ont pris l’apparence de leurs maris.

 

Le texte précise : « Ils prirent alors une forme humaine (se matérialisèrent) et apparurent aux femmes alors qu’elles pensaient à leurs époux. » Ce qui laisse entendre que ces curieux envoyés célestes étaient capables, soit de se métamorphoser par suggestion, soit de s’introduire dans un autre corps. Souvenons-nous que ce thème a été repris par Philon d’Alexandrie. Ce dernier écrit : « Il arrive souvent que les anges « imitent » la forme des hommes pour connaître les femmes et engendrer des Haiks – des Géants. »

 

Par contre, pour cet auteur, les anges ne veulent pas nuire aux hommes, mais améliorer leurs existences. Ils sont capables non seulement de prendre la forme humaine, mais toutes celles qu’ils désirent dans de véritables transformations magiques. Les textes sacrés de la Bible nous affirment que la véritable tromperie de ces Elohïm, fut d’amener à réfléchir sur tout ce qui touche à la matière. Cette science conduisit tous les peuples de la terre à choisir une voie pernicieuse et mortelle. Nous sommes peut-être aujourd’hui les victimes d’un accouplement d’êtres différents et d’une union contre nature.

 

Jean assure que l’homme est emprisonné par le temps, l’espace, la matière et la chair. Il décrit un drame d’angoisse et de mort : le démiurge tint conseil avec ses autorités qui sont ses puissances et ils donnèrent naissance à l’abomination, au blasphème et aux grandes frayeurs, afin qu’on ne puisse pas connaître le Dieu qui est au-dessus. L’humain ordinaire est ainsi tenu dans la prison du corps et dans les œuvres de la terre.



 

 










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Orphée - dans Mystères et Paranormal