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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 15:31

Le Bien et le Mal

 

« Le mal que font les hommes vit après eux ; le bien est souvent ensevelit avec leurs cendres ». Shakespeare, Jules César.

 

Le problème du mal, sous des masques divers, a hanté tous les siècles. Il se pose à l’échelle humaine et celle de notre planète, certes, mais aussi au regard d’espaces plus vastes tels qu’un système solaire ou d’étendues immenses que le terme « Cosmos » tente de définir.

 

En effet, le champ d’investigation de la « métaphysique » n’est aucunement limité au caractère sensible des phénomènes et cette discipline scrute aussi bien la position de l’homme sur Terre que l’ordre du Cosmos en son entier. Aussi, le problème du mal se pose-t-il également au plan universel.

 

C’est en considérant, donc, l’ordre cosmique des choses et non uniquement le processus terrestre, qu’il faut rechercher l’origine possible de cet « état » négatif que la subjectivité humaine a qualifié de « Mal ». Les aspects inharmonieux d’un thème astrologique, d’ailleurs, semant douleur et parfois destruction et vécus en tant que « mal » par l’individu concerné, nous font pressentir que ce « Mal » peut être ordonné par la position des étoiles et qu’il n’est pas essentiellement inhérent à la condition terrestre.



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Cependant, définir le Mal appelle aussitôt une définition corollaire du Bien car, et c’est une première clé peut-être, l’un ne se conçoit et ne se ressent pas sans l’autre, pas plus que la Lumière n’est perceptible sans la présence des Ténèbres.

 

Est-ce là une approche relativiste du mal ? Peut-être la raison pure nous y amène-t-elle malgré nous, malgré nos mythes et la survivance d’un vieux manichéisme simplificateur.

 

Le Bien lui-même, qu’est-il, en effet ? L’Homme, dans un pressentiment  sans doute sublime, en est plus souvent venu à concevoir comme tel l’exigence de sa conscience quant à des impératifs éthiques ou spirituels, au détriment de la satisfaction de ses propres désirs charnels et matériels, de son confort moral ou de son bonheur. Le Bien serait « ce modèle » éthique et esthétique, inhérent à la structure même de l’Univers et auquel les humains essaieraient, plus ou moins adroitement, de se conformer.

 



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L’idée, donc, d’une « Harmonie » existant ou devant exister entre le « Tout » et les « Parties », entre l’Univers et les conditions de vie d’une planète et donc de ses habitants, bref, entre Dieu et l’homme, relève non seulement de cette conception « Mystique » mais aussi de la simple définition, plus prosaïque, du bonheur ; celle-ci sous-entend l’instauration d’une double Harmonie (interne à l’individu et entre ce dernier et son environnement) apportant avec elle la « Joie » et le « Bien-être ». Le corps social, d’ailleurs, n’est-il pas l’objet du « bien politique » ? En conséquence, le concept « d’Harmonie », porteuse d’un accomplissement, immédiat ou futur, semble inséparable de celui du « Bien ».

 

L’idée du « Mal », au contraire, s’impose, et ce, dans le vécu comme dans l’abstraction, comme celle de la « dissonance », de l’inharmonie douloureuse et inconfortable, s’exprimant dans le cadre du « Tout » et de ses « Parties », soit l’Univers, soit la Terre et l’Homme. Le « Mal », fût-ce dans le mythe de l’Enfer, est tel parce qu’il a amené à autrui, la souffrance (« ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fît…) et conduit à la souffrance… « éternelle »…

 



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Si Lucifer incarne le « Mal », c’est en raison de son opposition à l’Harmonie prévue par Dieu et qu’il tente, par tous les moyens, de la briser. Nos mythes et nos légendes qui témoignent, en apparence du moins, du stade infantile de la pensée humaine, sont peut-être porteurs d’une profonde intuition en véhiculant le message de ce conflit permanent, envahissant le Ciel et la Terre, où s’affrontent Titans et Dieux, Ahura Mazda et Arihman, Osiris et Seth, Dieu et Satan. Sont-ils de simples projections de la Psyché humaine ou bien la psyché humaine n’est-elle, elle-même, qu’une mémoire des divers états du Cosmos dont elle perçoit, par reflet, les « cataclysmes » ?

 

Nous vivons dans un monde « en devenir » dont l’évolution de la matière et de la psyché se fait parfois si vite qu’une vie d’homme permet d’en être le témoin. En considérant donc, ces transformations rapides, la question fondamentale, sous-entendant celle du Bien, est : « Cette Evolution, ces changements, suivent-ils un Plan donné et préétabli ? » ou bien : « Un Grand Dessein ne se cache-t-il pas derrière toute Existence ? »

 



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La seule présence de l’homme porte déjà en elle-même une réponse qui nous permet d’écarter provisoirement la réflexion sur une « cause première » : l’être humain a en lui son propre « projet » d’Harmonie Universelle, de progrès et d’épanouissement bien que les modalités et le contenu de cette réalisation soient l’objet d’un autre débat.

 

Or ce projet d’Harmonie, de dessein inscrit dans l’homme, exprime toujours l’Absolu du Bien et ceci n’est possible qu’en tant que « reflet d’un Archétype inné ». A l’évidence, il ne viendrait à aucun esprit doué de raison d’envisager comme souverain bien un progrès dans la souffrance, l’inharmonie et la destruction. « Le Mal serait alors le Bien ; on appellerait lâcheté l’oubli des injures ; bassesse, la modestie ; la charité se verrait réputée honteuse faiblesse ; la chasteté, taxée d’infamie… Pour les vices, tout a rebours : l’orgueil deviendrait grandeur d’âme ; l’avarice, prévoyante sagesse ; l’arrogance et la colère seraient la marque d’une âme généreuse ; l’intempérance et la luxure, garantie de belle santé physique et morale ; la ruse et le mensonge, enfin, preuves d’habileté, de finesse et d’esprit ». (Stanislas de Guaïta, « Le Temple de Satan »).




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En conséquence, le maintien de la Vie, le Progrès de la Conscience et son Harmonisation avec son environnement micro et macro-cosmique sont donc le Bien.

 

Le Mal est, a contrario, ce qui les compromet. L’immense problème qui se pose alors à nous tous est d’identifier les facteurs d’un tel échec que constituerait, inversement, la victoire des « forces du mal ».

 

Cette question fut soumise, nous rapporte un Grand Instructeur, dans l’Ashram d’un Grand Etre par un disciple. La réponse se fit en ces termes : « Seuls les fils des hommes connaissent la distinction entre la Magie de la main droite[1] et celle de la main gauche,[2] et quand ils sont réalisés,[3] ces deux voies disparaissent. Quand les fils des hommes sauront la différence entre la substance et la matière, la leçon de notre ère sera sue. Il restera d’autres leçons mais celle-ci sera dépassée. La matière et la substance constituent ensemble la voie des Ténèbres. La substance et le Dessein[4] unis ensemble indiquent la voie de la Lumière. »[5]




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Qui ne reconnaîtrait ici, sous un tour plus subtil, le vieux dualisme « esprit-matière » et la lancinante question de leur rapport ? Au demeurant, ce dualisme existe-t-il encore de nos jours ? Ne se serait-il pas métamorphosé en un « monisme » catégorique, lequel, après la suppression de cet « esprit » si mortifiant, voit enfin l’apothéose de la seule et attirante « matière » ? En effet, l’homme et la matière semblent faire si bon ménage que des pans entiers de la philosophie contemporaine ne songent qu’à en célébrer l’alliance et l’épanouissement mutuel.

 

Comment ignorer, cependant, la perspective cosmique et celle d’un ordre de l’Univers où l’Esprit, vecteur de la Conscience (fût-il un épiphénomène de la physiologie limitée à la durée de la vie physique), peut avoir avec la matière un rapport évolutif, ainsi qu’en témoigne l’évolution des espèces, tout particulièrement humaine !

 

L’action de l’Esprit dans le processus de l’évolution se reconnaît principalement à la rupture, par chaque espèce, de ses limites antérieures dans un dépassement permanent de ses facultés de perception et de maîtrise de son environnement. Cet environnement est, en fait, ce Tout qui nous entoure, la Nature, la Planète et l’Univers entier.

 

Aussi, l’intelligence, au sens réel du terme, et non cet intellectualisme qui ne cesse d’organiser le monde, malgré la léthargie de 90 % de nos capacités psychiques et mentales, nous commande-t-elle de considérer l’Univers, visible et invisible (encore), comme notre futur champ d’investigation, que ce soit avec notre corps physique ou avec notre Conscience.

 

 

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Le Bien apparaît donc comme le Processus d’Evolution, suivant un Plan Cosmique certain, et dont la force en action, pour ce faire, est centrifuge : conquête et organisation de l’Espace par l’amplitude croissante de la Conscience et l’intégration du plus grand nombre d’êtres (pour ne pas dire de presque tous). Le Mal se définit, en conséquence, comme « l’inversion de ce Plan d’Evolution » ; la force en action est centripète : restriction et inorganisation de l’Espace du fait d’une dégénération de la Conscience, par la mise en place de structures de régression ou de blocage. Le Mal est la Négation en Essence et, à juste titre, Goethe fait-il dire à son Méphistophèles : « Je suis l’Esprit qui toujours nie… ! ». Le Mal, cependant, par son caractère « asynchrone » ou divergent, eu égard au « Plan Evolutif », pose le problème crucial des rapports existants « l’Esprit » et « la Matière ».

 

La Gnôse, parente si proche du Christianisme à ses origines, a souligné, à l’instar des Rishis védiques et du Bouddha, que la matière devait être nécessairement et totalement niée et qu’elle ne constituait, en aucune façon justificatrice, une composante du Plan Cosmique ou Divin.

 

Monde de la limite, de l’entropie et du chaos des forces contraires, la matière apparaissait, dans la Gnôse, comme l’œuvre même d’un « esprit mauvais », Eon perturbateur d’un Ordre Cosmique qui la transcendait par conséquent et en exigeait l’abandon, appelant l’Esprit à une « remontée » vers la Félicité originelle, sa Source et son Devenir.

 

A l’inverse, les philosophies modernes, dites « matérialistes », s’attachent à promouvoir et intensifier les rapports de l’homme et de la matière au point de n’envisager « l’esprit » qu’en tant que moyen de cette entreprise.

 

Bien ou Mal ? C’est du choix de l’homme, ainsi que nous le suggèrent les mythes, que dépendent le destin de l’homme même et le destin du Mal.

 

Tout semble tenir à la prise de conscience de la juste place de la matière dans l’investissement de l’énergie humaine de la part des collectivités ou de l’individu et les paroles du Maître résonnent étrangement au cœur de nos civilisations qui paraissent avoir choisi une voie fatale : « Nul ne peut servir Dieu et Mammon à la fois ».

 

Le Mal, n’est-il donc pas, tout simplement, tout ce qui cloue au sol et empêche l’émancipation de notre Conscience ? De cette question ou définition résultent les schémas, par trop simplificateurs, du problème du sexe et du désir sous toutes ses formes, problème associé au Mal parce que dilapidateur de l’énergie humaine au point qu’il n’en demeure rien pour l’Esprit.

 

Nous constatons donc que le Mal est relatif, voire le « Relatif Absolu ». Ainsi, comme la matière différenciée, résidu d’un « cataclysme » cosmique, dont il est l’instigateur, le Mal, pour nos consciences a une existence équivoque et problématique : il existe et n’est pas à la fois. Manifestation sans essence qui lui soit propre, son origine ne doit pas être recherchée dans la Genèse du Cosmos (ou Plan Divin) mais plutôt dans les accidents survenus au cours de la réalisation de ce Plan.

 

Le Mal n’est pas Conscience par lui-même, mais il se manifeste dans et par les autres consciences : il n’a que l’existence qu’on lui prête et ne vit qu’une existence d’emprunt. Le Mal « n’est » pas, car cette abstraction purement négative ne marque, en somme, que l’absence du Bien.



 

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Les Frères de la Lumière…
et l’Hideuse cohorte de la Rébellion


 

«  La Lumière était dans le monde, et le monde a été fait pour elle ; mais le monde ne l’a pas connue ». Jean, L, 10.

 

Depuis plus d’un siècle, de nombreux écrits mentionnent l’existence des Frères de Lumière, de Grands Adeptes et de leurs Disciples, qui constituent « la Grande Loge Blanche ». Ces Etres, dont la Conscience est quasi inconcevable pour la moyenne de l’Humanité, sont des Guides Invisibles, des Phares dans la nuit de notre inconscience. Certains vivent incarnés mais inconnus de tous, d’autres et c’est la majorité résident dans des Sphères Supérieures et déversent sur les hommes l’énergie nécessaire à leur développement spirituel. Derrière toutes les Grandes Religions, les courants philosophiques les plus élevés et les mouvements humanitaires les plus idéalistes, vibre, sûre mais discrète, l’action de ces Grands Maîtres. Ils en sont l’origine et les pourvoyeurs de vitalité.

 



Blavatsky4                             Colonel Olcott2

 

 

Ce qui est moins connu, cependant, ou passé sous silence, est l’existence d’une Confrérie opposée au Bien, regroupant des hommes aux pouvoirs occultes très développés et déviant à leur profit les Forces les plus denses de l’Univers ; ils utilisent les Hiérarchies démoniaques. Cette Confrérie (le terme est d’ailleurs impropre car le lien entre ses membres n’a rien de « fraternel » !!!) a également pour nom « la Loge Noire », par opposition à la précédente. La Loge Noire planétaire a son « siège » principal au Tibet et nous ne devons pas nous méprendre quant à ce lieu qui a également été considéré comme la résidence de la Grande Loge Blanche.

 

En fait, la réalité est plus subtile : au Tibet, non loin du désert de Gobi, existe un centre Energétique très puissant – « un Chakra planétaire » - par lequel se déverse une Force Incommensurable que les Grands Adeptes (la Grande Loge Blanche) utilisent au bénéfice de l’Humanité. Ce Centre est invisible bien qu’il puisse être ressenti à son approche. Son rayonnement est tel qu’il affecte cet environnement montagneux.

 



Annie Besant1                   Alice Bailey4

 

Certains Grands Adeptes en sont les Gardiens et les Utilisateurs et à ce titre, parmi ceux qui sont incarnés, quelques-uns vivent au Tibet. Leur existence y est très bien protégée et de nombreux voyageurs qui ont tenté de les rencontrer ont dû rebrousser chemin devant les obstacles que les Quatre Grandes Hiérarchies Elémentales leur créaient. D’autres, parmi ces Grands Adeptes, lorsqu’ils sont incarnés, vivent disséminés dans le monde et accomplissent avec discrétion et efficacité leur Mission. L’ensemble des Adeptes (incarnés ou non) forme la Grande Loge Blanche. Celle-ci est invisible, n’a pas de « siège social » et aucune lettre ne peut lui être adressée. Croire, en conséquence, que la Grande Loge Blanche réside réellement, c’est-à-dire physiquement, au Tibet, est une erreur. Celle-ci n’a d’existence véritable que sur des plans vibratoires élevés et ne peut donc être perçue que par ceux qui ont éveillé leurs facultés spirituelles.

 

Cependant, la plus grande Lumière attire les plus intenses Ténèbres. Cette Loi, explique pourquoi la Loge Noire « tourne autour » de ce Centre de Force et de Vie : pour tenter de s’en alimenter, parce qu’elle n’est que l’Ombre de la Première. Certains magiciens noirs vivent donc au Tibet tandis que d’autres parcourent le monde et, en s’opposant au Courant de Vie et d’Amour que nous envoie la Divinité et que dirigent les Frères de Lumière, ils constituent, face à ces derniers, « l’hideuse cohorte de la Rébellion de notre Planète ».

 

.../... 

 



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[1] Action par et pour le Bien.

[2] Action par et pour le Mal.

[3] Quand ils ont atteint un très haut degré de conscience.

[4] Plan Divin.

[5] Alice A. Bailey, « Traité sur la Magie Blanche », Ed. Lucis, page 243.

 

     

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