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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 18:24

Le concept de l’âme sœur

 

 

               « La mort est la fin d’une prison obscure, pour les nobles âmes ; c’est un malaise pour les autres qui ont placé dans la fange toute leur sollicitude. » PETRARQUE, Triomphe de la mort.

 

               Je vous présente un extrait de mes recherches dans le domaine du Paranormal. Voici, des expériences racontées par Patrick Drouot, Physicien français, diplômé de l’Université Columbia de New York, connaisseur de la tradition tibétaine, il suit la voie des Yogis des Himalaya, des tibétains et des chamanes pour nous offrir une perspective d’unification entre la vision scientifique occidentale et la tradition spirituelle orientale. Patrick Drouot est considéré en France comme un grand spécialiste des régressions dans les vies antérieures. Il est l’auteur de best-sellers : « Nous sommes tous immortels », « Des vies antérieures aux vies futures », « Guérison spirituelle et immortalité », « Mémoires d’un voyageur du temps », entre autres.

 

 



fontaine eau


 

 

 

Réincarnation et karma

 

              Le karma, loi de cause à effet, prend une importance considérable dès que l’on aborde les voyages dans le passé. Chacun des problèmes résolus par une régression vient soutenir la thèse de la loi karmique. Chaque expérience montre comment cause et effet s’opèrent, s’interpénètrent, entre passé et présent. Au début de mes recherches, avec d’autres chercheurs américains, nous avons laissé de côté la notion de karma. Mais très vite, nous nous sommes aperçus qu’il était impossible de dissocier cette notion de celle des voyages dans le passé.

              Le karma est le mécanisme qui pousse l’âme dans l’incarnation. Lorsqu’on travaille sur les vies passées, on est forcé de constater que les sujets débouchent souvent sur des existences difficiles et douloureuses. Mais il ne faut pas en déduire que ces existences sont plus nombreuses que les autres. Il y a autant de vies douces que de vies pénibles dans un cycle d’incarnations. Simplement, lorsqu’une personne désire comprendre un problème du présent, elle risque fort d’extraire de sa mémoire, de la somme de ses vies passées, une existence problématique. A l’inverse, une personne qui se demanderait pourquoi elle adore les fleurs risquerait de revivre une existence poétique et fleurie. Le karma n’est ni bon ni mauvais, c’est une loi de totale justice. C’est à travers la compréhension de son propre karma que peu à peu chacun d’entre nous pourra rejoindre sa totalité, son unité. Ainsi, retournerons-nous vers la Source.

 




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              Un homme d’une trentaine d’années vint me consulter pour tenter de comprendre pourquoi, par moments, il était saisi de bouffées de violente colère. Ces crises, qui survenaient deux ou trois fois par semaine, duraient cinq minutes et le laissaient pantois. Le reste du temps, c’était un homme affable, doux, et rien dans son comportement ne laissait prévoir un tel dérèglement émotionnel. Nous entreprîmes donc une série de régressions afin d’essayer de découvrir l’origine de ce trouble. L’homme dégagea de sa mémoire enfouie une vie de moine, pendant l’Inquisition. Au fil des séances, le moine décrivit comment les geôliers faisaient parler les malheureux accusés de sorcellerie. Les descriptions étaient assez pénibles, parfois même presque insoutenables. Mais lorsque je demandai à l’homme du présent ce qu’il ressentait, il répondit : « Je ne comprends pas, je ne ressens rien. Pourtant ce que je fais là est horrible, mais ça ne me touche pas ». Vers l’âge de 60 ans, le moine se retira pour entreprendre une vie méditative. Il commença alors à se poser des questions sur sa vie, ses actes et leur bien-fondé : avait-il le droit, au nom de Jésus-Christ, de torturer ces malheureux et de les envoyer au bûcher ? Douze ans plus tard, à 72 ans, il mourut sans avoir pu évacuer sa culpabilité. Il venait de se fabriquer un karma. Dans sa vie suivante, il vécut dans le corps d’une femme qui pratiquait la sorcellerie et donnait des messes noires. Un jour, elle se fît arrêter et passa devant un tribunal religieux qui la condamna. L’homme du présent revécut le procès, la sentence et le bûcher. Il décrivit le prêtre lui tendant une croix à travers les flammes crépitantes. Tout autour, sur la place, les gens riaient. Il régnait une atmosphère de kermesse. La femme du passé mourut dans d’atroces souffrances, au milieu de cette fête, accumulant une dose incommensurable de colère vis-à-vis de ces gens qui se réjouissaient de son malheur. Les pulsions de colère de l’homme du présent n’étaient donc que la résurgence de ce traumatisme, de cette meurtrissure de l’âme, imprimée dans son être le plus subtil.

              Après ces trois séances, l’homme ressentit une paix extraordinaire, et depuis, ses bouffées de colère n’ont plus jamais réapparu.

              Ce cas est fort intéressant, car il met en lumière la façon dont se construit un karma. Le moine inquisiteur, pris de doute, mourut dans la culpabilité, certain d’avoir envoyé injustement des innocents au bûcher. Karmiquement, son âme choisit ensuite une vie qui lui permette d’équilibrer le poids de ses actes. Mais cette seconde vie l’ayant profondément marqué, il en ressentait encore les effets dans son présent. A travers la connaissance de ce passé, il a réussi à dépasser ce traumatisme : la connaissance a effacé le karma.

 

Les liens karmiques, rendez-vous du temps

 

              Au fil de mes recherches, j’ai constaté qu’il existe parfois des liens, venant du passé, entre des personnes qui se connaissent dans le présent. J’ai récemment fait régresser une jeune femme qui se plaignait d’un manque de communication avec son mari. Malgré l’amour qui, de toute évidence, les unissait, il ne lui manifestait jamais le moindre signe extérieur d’attachement, et elle en souffrait beaucoup. Lors d’une séance, elle révéla qu’ils avaient déjà partagé une vie, au siècle dernier, au cours de laquelle il était encore plus taciturne et renfermé que dans son existence actuelle. Nous en apprîmes plus tard la raison : au cours d’une vie précédente, l’homme avait été torturé à mort. Ce traumatisme s’était transmis à sa vie suivante, le rendant sombre et renfermé. Dans sa vie présente, il subissait toujours une partie de cette blessure, sous la forme d’une réserve glaciale. Détail supplémentaire : l’homme du présent possède des tâches de naissance aux endroits où le fer rouge de jadis a travaillé sa chair.

              En découvrant les causes cachées de leur problème du présent, ces deux êtres se sont retrouvés devant un choix, perpétuer les effets du passé, ou s’élever ensemble au-dessus à force d’amour et de sagesse.

              Voici un autre exemple de couple qui a traversé le temps : une femme d’une quarantaine d’années, mariée depuis vingt ans, éprouvait un tel attachement pour son mari qu’elle ne pouvait le quitter d’un pas sans en éprouver un véritable malaise. Et il en était de même pour lui. Au cours d’une séance, elle extirpa de sa mémoire une vie de femme au Tyrol, au siècle dernier. Elle se promenait dans la campagne, dans la lumière pâlissante d’une fin d’après-midi. Elle songeait à son fiancé, qu’elle devait épouser quelques jours plus tard. Toute à sa joie et à son bonheur, perdue dans sa rêverie, elle ne vit pas le soir tomber. Surprise par le crépuscule, elle décida de couper à travers champs et bois pour arriver chez elle avant la nuit. Elle se mit à courir, courir… Soudain, un faux pas. Elle glissa et tomba dans un trou d’eau. Malgré ses efforts, elle ne put en sortir. Elle cria, appela, sans résultat. Elle mourut dans ce triste piège, et sa dernière pensée fut pour les siens : « Ils vont m’attendre mais ils ne me retrouveront jamais. Ils ne sauront même pas ce que je suis devenue. » Les deux jeunes gens se sont retrouvés dans le présent. Ils se sont mariés et ont eu quatre enfants. Pourtant, la femme du présent a continué à ressentir une angoisse diffuse dès qu’elle s’éloignait de son mari, comme si à chaque fois elle courait à nouveau le risque de le perdre.




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              Il est parfois aussi des farces du passé : des personnes qui se sont connues au cours d’une vie précédente, et ont vécu des relations très difficiles et mouvementées, peuvent aussi parfois se retrouver dans le présent pour travailler ensemble sur les effets de ce passé commun. Ce type de couple aboutit souvent à la séparation. Mais petit à petit, à travers leurs incarnations successives, ils apprendront, s’ils le doivent, à vivre ensemble. C’est pourquoi, lorsqu’un homme et une femme sentent qu’entre eux c’est fini, et que la séparation est la seule réponse à leur problème, ils doivent s’efforcer d’effectuer cette rupture sans drame, sans sentiments négatifs. S’ils ne parviennent pas à surmonter toute cette émotion négative, ils devront repasser par les mêmes épreuves en un autre temps et un autre lieu, jusqu’à ce qu’ils comprennent les leçons du passé.

              Une relation amoureuse implique deux personnes, et il arrive parfois que leurs évolutions ne soient pas synchronisées : l’un peut évoluer dans une vie, alors que l’autre stagnera et changera dans la suivante. Néanmoins un couple peut arriver à l’équilibre si l’un et l’autre essayent de modifier les idées, les pensées, les actions qui les animent dans le sens d’une plus grande compréhension mutuelle.

              Les membres d’une même famille peuvent également s’être connus dans le passé. Les personnes du présent qui s’aiment sincèrement et se sentent très proches ont vraisemblablement été amis, amants, compagnons, camarades, frères ou sœurs, père ou mère, dans le passé. Ils se retrouveront une fois encore dans le présent pour avancer, comprendre, apprendre, évoluer ensemble. Telle est la loi cyclique de la réincarnation.

 

Les régressions spirituelles

 

              Les vies spirituelles constituent un autre aspect des voyages dans le passé. Certaines personnes entendent dérouler le fil de leur passé à partir de leur éveil spirituel du présent. Il arrive alors que ces régressions débouchent sur des vies qui révèlent des aspects perdus de la tradition ésotérique, qu’il s’agisse des grands courants orientaux ou occidentaux. Parmi ces derniers, on trouve surtout les Templiers, les Cathares, les Druides, et plus loin l’Egypte et l’Atlantide. Chez les orientaux, ce sont plutôt les tibétains et les yogis. Bien des livres ont été écrits sur la chevalerie du Temple et l’Ordre des Templiers. D’après ce que l’histoire nous en a appris, l’Ordre fût fondé en 1118 par neuf chevaliers, qui partirent en Terre Sainte, officiellement pour garder les routes et protéger les pèlerins. Mais les spécialistes pensent aujourd’hui que leur but était tout autre. Certains ouvrages émettent à ce sujet des thèses audacieuses, dont je ne puis juger, n’étant pas expert. Certains, comme Louis Charpentier, pensent que les neuf chevaliers partirent à Jérusalem pour retrouver l’Arche d’Alliance, et revinrent en 1128, mission accomplie. L’Ordre du Temple traversa le Moyen Age comme un météore, et fut décimé en 1307 par Philippe le Bel, qui ordonna l’arrestation des Templiers. Le 22e grand maître, Jacques de Molay, mourut sur le bûcher en 1314, avec ses deux derniers compagnons.

              Récemment, j’ai organisé un séminaire de huit jours dans une ancienne commanderie templière, en Périgord. Le dernier jour, je demandai aux participants d’essayer de se projeter, ensemble, au XIIIe siècle, dans ce même lieu, afin de redécouvrir ce qu’était la vie quotidienne de la commanderie à ce moment-là. Chacun se concentra et se projeta. Soudain, des questions étranges traversèrent ma conscience. Suivant mon impulsion, je le posai à haute voix : « Existait-il un enseignement secret au sein de la commanderie ? Les chevaliers se livraient-ils à des occupations occultes ? » Une autre série d’éclairs traversa ma conscience, et de nouvelles questions affluèrent : « Les Templiers avaient-ils des rites secrets ? Avaient-ils des contacts avec des êtres de « l’autre côté » ? »

              Plusieurs participants se mirent à pleurer. Ce n’était pas de l’hystérie, mais des larmes douces, révélant une émotion intense. A la fin de la séance, j’organisai une discussion générale afin que les participants puissent confronter ce qu’ils avaient ramené. Il en ressortit qu’une partie secrète de l’Ordre des Templiers avait connaissance d’être de « l’autre côté » (à défaut d’un terme plus approprié). Ces contacts se faisaient par l’intermédiaire de portes « spatio-temporelles » dont il fallait posséder les clefs. A ma connaissance, historiquement, ce fait n’est mentionné nulle part, bien que les traditions stipulent que cet Ordre comportait une partie exotérique et une partie ésotérique. C’est peut-être là un des aspects ésotériques de l’activité des Templiers.

              D’autres régressions ont mis à jour des éléments inconnus concernant les rites druidiques. La plus grande partie de la tradition druidique semble perdue. Pourtant, certains sujets ont décrit des rites initiatiques druidiques, incluant la pratique du voyage astral. J’ai cru comprendre que ces initiations comportaient une partie « terrestre » et une partie, la dernière, se déroulant sur un autre plan. L’apprenti druide devait donc maîtriser le voyage astral pour continuer son initiation. Les témoignages que j’ai recueillis à ce sujet se recoupent, bien qu’ils émanent de personnes différentes. Un des éléments qui reviennent le plus souvent est l’utilisation du bouclier astral. Il semble que les druides savaient se protéger physiquement contre les agressions extérieures en confectionnant, à l’aide des forces de l’astral, une sorte de bouclier qui peu à peu se refermait autour du druide comme une carapace infranchissable. Dans « La guerre des Gaules », Jules César raconte comment les druides se tenaient immobiles, debout, en pleine bataille, tous habillés de blanc, sans armes, l’air perdu dans une profonde méditation. Les Romains s’étaient d’ailleurs bien rendu compte que, pour détruire le cœur de la Gaule combattante, il fallait d’abord s’attaquer à ses druides, âme de la résistance celte.

              Plus loin encore dans le passé, on trouve des récits sur l’Egypte. Au-delà des descriptions classiques sur les pyramides et la vie égyptienne, j’ai quelques fois assisté à des voyages étranges. Un sujet revécut ainsi une existence de proche du pharaon, et décrivit comment le souverain, en compagnie d’une quinzaine de dignitaires de sa cour, se projetait dans le monde astral. La personne du présent fut elle-même très étonnée par son récit, car elle ne connaissait même pas l’existence du voyage astral. D’après ses dires, cette pratique, telle qu’elle était utilisée en Egypte, était destinée à « élever les vibrations de la Terre Rouge ».

              Albert Slosman émet l’hypothèse que le mot Egypte proviendrait d’une déformation de « AHA-KA-PTAH », qui signifie « le deuxième cœur de Dieu », « AHA-MEN-PTAH » étant « le cœur aîné de Dieu », origine présumée du terme « Atlantide ».

              Voici un des cas les plus intéressants que j’ai rencontré au sujet de l’Egypte. Au cours d’une séance, un homme revécut une vie de prêtre égyptien, d’où il ramena le souvenir du rite de la mort initiatique. Il décrivit son initiation au voyage astral, puis la façon dont il l’enseigna par la suite à ses disciples. Tout cela se passait vers 1780 avant J.-C.

              A la même époque, une jeune femme s’adressa à moi pour effectuer une série de régressions au cours desquelles elle revécut, elle aussi, une vie en Egypte. Ces deux personnes ne se connaissaient pas, mais elles se croisèrent un jour, fortuitement, chez moi. La jeune femme décrivit sa vie dans une crypte souterraine, en compagnie d’un prêtre qui lui enseignait les techniques de sortie hors du corps. Elle exposa dans le détail les exercices respiratoires, puis la sortie proprement dite. Soudain, une sorte de prescience jaillit dans ma conscience, et je demandai à la jeune femme de se concentrer sur le prêtre pour le décrire. Je constatai alors avec stupéfaction qu’elle me décrivait trait pour trait le prêtre que l’homme m’avait décrit quelques jours auparavant. Désireux de confirmer mes déductions, je demandai à la jeune femme du présent si elle connaissait ce prêtre dans son incarnation actuelle. Elle hésita, puis finit par répondre : « Oui ! C’est l’homme que j’ai croisé ici l’autre jour. » Toujours incrédule, je lui demandai en quelle année se passait tout ce qu’elle venait de me raconter. Elle répondit : « peu après 1800 avant J.-C. » !…

 

 



EQUINOX


 

              Certaines régressions mettent en lumière des concepts extrêmement bizarres, comme en témoigne ce récit : une jeune femme ressentait depuis l’âge de sept ans une gêne au milieu du front, exactement là où la tradition orientale place le troisième œil, siège de la clairvoyance.  Au fil des années, la gêne s’était peu à peu transformée en une véritable douleur, qui résistait curieusement aux soins médicaux. Nous avons donc essayé ensemble d’en découvrir la cause. Et voici, en substance, ce que cette jeune femme raconta :

              « Je suis une femme blonde. Je m’appelle Antinéa et je vis en Egypte, environ 5000 ans avant notre ère. Je me trouve dans une salle ornée de colonnes, assise dans une sorte de fauteuil. Un faisceau sort du centre de mon front. C’est une lumière visible, blanche. Elle émane de moi sans que je fasse le moindre effort, et se dirige vers le sol, sur un homme agenouillé. Le faisceau heurte le sommet de sa tête baissée. Cela me donne un sentiment de puissance, en même temps qu’une gêne physique à l’endroit précis où le rayon s’échappe de mon front. »

              Afin de mieux comprendre ce qui était en train de se produire, je demandai à la jeune femme du présent, ou plutôt à sa conscience supérieure, de se déplacer dans le temps jusqu’à un événement qui nous éclaire sur ce curieux pouvoir.

              « Je me trouve dans une sorte de monastère, raconta-t-elle alors. J’entre à présent dans une pièce où l’on va me transmettre une initiation. Il y a là des êtres, ni hommes, ni femmes, androgynes peut-être. Je me concentre sur l’un d’eux. Il n’a pas de cheveux, ni de barbes. Il n’est pas beau, mais pas effrayant non plus. Il est vêtu d’une sorte de grande robe. Il a trois doigts à chaque main, et sa peau… sa peau est… bleue ! Je suis debout, face à une pyramide de cristal à peu près aussi grande que moi. Il y a sept êtres bleus à mes côtés, autour de cet édifice dont le sommet émet un rayon lumineux qui se dirige vers mon front. A l’instant où le faisceau heurte ma tête, j’ai la sensation qu’il va la faire éclater. Puis cette impression désagréable fait place à un sentiment d’invincibilité. Ces êtres n’appartiennent pas à cette terre. Ils viennent d’ailleurs. J’éprouve pour eux un infini respect. »

              La jeune femme raconta ensuite comment elle utilisait ce don stupéfiant : lors de certaines assemblées, elle projetait le rayon sur l’assistance, et entrait ainsi en contact avec d’autres plans de conscience en compagnie de tous les participants. Une remarque : bien sûr, la femme du passé n’a rien à voir avec « Antinéa », telle qu’elle a été décrite par Pierre Benoît dans son roman « L’Atlantide ». Mais comme nous le verrons dans les chapitres suivants, il arrive relativement souvent que les sujets citent des noms appartenant à la mythologie, au romanesque, en un mot à leur patrimoine culturel. Il semble que certains noms d’un passé trop lointain soient phonétiquement intraduisibles. Le subconscient saisit alors en quelque sorte la vibration du nom, et la transcrit dans une forme compréhensible pour la conscience normale. Une espèce de traduction-adaptation simultanée !

              Ce récit est plus qu’étrange, et suffisamment invérifiable pour éveiller des doutes chez les personnes les moins réticentes. Toutefois, dans les jours qui suivirent cette séance, les douleurs frontales de la jeune femme disparurent. Par la suite, elle se découvrit même un don de médium qu’elle ne se connaissait pas auparavant. Il ne s’agit pas là d’un cas isolé. Bien que ce ne soit pas vraiment courant, j’ai été à maintes reprises confronté à des cas de ce genre, décrivant des contacts avec des êtres non humains. Ici, ces êtres ont trois doigts, dans d’autres récits ils en ont sept, mais mis à part ce genre de détails ces récits se ressemblent curieusement.

              Dans le même ordre d’idée, j’ai aussi eu plusieurs cas de personnes revivant une existence préhistorique au cours de laquelle ils décrivent des scènes curieuses : apparitions de disques de lumière dans le ciel, ou même atterrissage d’engins venus d’ailleurs. A chaque fois, l’être du passé tombe à genoux dans un état de profonde stupéfaction, en disant : « Les Dieux sont là, ils sont revenus. »

              Y aurait-il eu des contacts avec des extraterrestres dès la préhistoire ? Et dans ce cas les thèses d’Erich Von Daniken auraient-elles un fond de vérité ? La question reste posée. Lorsque les sujets remontent plus loin encore dans le passé, ils tombent inévitablement sur la légendaire Atlantide. Cette civilisation disparue a suscité bien des débats et bien des thèses différentes. Dans son livre « Les archives secrètes de l’Atlantide », Jean-Yves Casgha explique : « Chaque fois que l’on vient nous brosser le tableau de la  localisation atlante, la conclusion est toujours la même : le continent disparu ne sert jamais qu’à exciter les imaginations, excitation que nous devons d’abord à Platon, qui, comme chacun le sait, est le type même du joyeux farceur ! La farce doit faire rire beaucoup de monde puisqu’on recense actuellement quelques 20 000 titres consacrés au sujet. »

              Evidemment l’Atlantide, cette civilisation disparue qui aurait existé il y a plusieurs dizaines de milliers d’années au centre de l’Atlantique, a fait couler beaucoup d’encre. L’un des ouvrages les plus intéressants sur le sujet date de la fin du siècle dernier. Il s’intitule « Atlantis » et est signé Ignatius Donelly. L’auteur y évalue systématiquement les écrits de Platon, la mythologie grecque, la Bible, les légendes de Chaldée, l’histoire mondiale, l’archéologie, tous les paramètres qui sont à sa disposition, pour essayer de démontrer l’existence de l’Atlantide. Il détaille ce qu’a pu être la géographie de ce continent, son histoire, sa culture, sa religion, sa destruction, et enfin les influences qui lui survécurent. Un siècle après sa parution, « Atlantis » est encore considéré comme une exploration classique de ce sujet fascinant. Donelly prétend que les Atlantes furent les fondateurs de pratiquement tous nos arts et sciences, les parents de nos croyances fondamentales, les premiers navigateurs, marchands et colonisateurs de notre planète.

              Tant aux USA qu’en France, nombreuses sont les régressions aboutissant à des récits de vie atlante, et toutes se ressemblent sur un grand nombre de points, notamment la splendeur et la puissance incroyable de cette civilisation qui savait utiliser la science du cristal. D’après ces récits, les machines étaient contrôlées par la puissance de l’esprit, et les cristaux servaient entre autres à convertir l’énergie du soleil en une énergie proche de notre électricité. Certaines séances parlent plus précisément de lentilles concaves et convexes, captant les rayons du soleil et stockant l’énergie ainsi transformée en un matériau liquide que d’autres sujets identifièrent par la suite comme étant du cristal liquide. Les Atlantes savaient aussi créer des cristaux géants par la seule force de la pensée, en modifiant la structure moléculaire de la matière. Ils savaient également utiliser les sons et la lumière dans des registres de fréquences imperceptibles à notre plan physique, mais agissant sur le plan du mental. Ils avaient également réussi à mettre au point un principe de vol interstellaire basé sur l’usage de certains cristaux capables de contrôler le transfert d’énergie entre matière et anti-matière.

              Pratiquement toutes les descriptions parlent également d’un gigantesque édifice de cristal, ressemblant soit à une pyramide soit à un temple grec, et appelé Temple de la Connaissance. Les Atlantes y apprenaient à utiliser certaines énergies mentales et psychiques. Les cristaux servaient également à la médecine : certaines combinaisons de lumière, de couleurs et de sons, de magnétisme et de pensée, permettaient aux cristaux de réussir à merveille certains type de guérisons. Les habitants de l’Atlantide utilisaient encore d’autres types de cristaux pour activer les énergies du corps et de l’esprit, et même pour opérer une sorte de chirurgie éthérique sur le corps énergétique des malades. Certains sujets se sont vus en suspension, en lévitation, soutenus par des faisceaux d’énergie, tandis que des êtres travaillaient sur leur corps subtil avec des cristaux. Je pourrais allonger ainsi jusqu’à l’infini la liste des usages que les Atlantes faisaient du cristal, tels qu’ils ressortent de tous les récits de régression en Atlantide. Bien sûr tout cela paraît terriblement fantaisiste et imaginaire, mais je me suis contenté d’exposer ici les témoignages de ceux qui ont revécu une vie à cette époque.

              La légende dit que l’Atlantide, une nuit, s’engouffra dans les flots. Mais il semble, toujours d’après les récits qui me furent rapportés en régression, que les Atlantes et leur civilisation s’effondrèrent à la suite d’une mauvaise utilisation du pouvoir du cristal.

              Ces descriptions au sujet de l’Atlantide sont parfois si étranges que certains chercheurs se sont demandés si l’Atlantide ne se serait pas trouvée sur un plan vibratoire différent du nôtre, un plan plus subtil. Cette vibration aurait fini par s’épaissir jusqu’à se détruire d’elle-même, à la suite d’une mauvaise utilisation par les Atlantes de leurs pouvoirs énergétiques.

              Quoi qu’il en soit, j’ai remarqué que les régressions débouchant sur une vie en Atlantide ont presque toujours le même point de départ : il s’agit en général pour les sujets de rechercher une vie particulièrement spirituelle, voire la vie la plus spirituelle qu’ils aient vécu.

              Voici, à titre d’exemple, le récit d’une régression en Atlantide, particulièrement riche en détails et en description. Je me suis efforcé de conserver les termes exacts employés par le sujet au cours du voyage :

              « Je suis un homme, mince, avec de longs cheveux droits et lisses, gris clair, qui tombent jusqu’au milieu des épaules, et une barbe assez courte. J’ai le nez droit. Mon visage est brillant comme ceux des sages sur les images pieuses. Mes yeux sont très profonds, comme des lacs sombres. Ma peau est blanche, un peu cuivrée. Je porte un genre de robe qui descend jusqu’aux genoux, ceinturée à la taille. Ce vêtement est cousu dans une sorte de coton, doux au toucher. Je porte des sandales et un sac en cuir brun suspendu à mon épaule droite par une corde. A l’intérieur, il y a des pierres, des cristaux. J’en saisis une : c’est un cristal, un quartz blanc taillé comme un diamant. Lorsque je le regarde, je sens comme un doigt qui pousse sur le centre de mon front à l’emplacement du troisième œil. »

              A ce stade de la régression, je demandai au sujet de se déplacer dans le temps jusqu’à un moment où il utilisait cette pierre de manière très précise :

              « Je suis dans une chambre, au cœur d’une pyramide, éclairée par la lumière qui semble émaner de certains cristaux. Le sol est comme du sable, souple, un peu mouvant. A la réflexion ce n’est pas une chambre, c’est plutôt une espèce de grotte, une crypte. Les murs sont concaves et couverts d’aspérités. Je suis seul ici. Il n’y a aucune lumière en provenance du dehors. Seuls les cristaux jettent une lumière pulsante. Surtout un grand cristal posé dans un coin qui émet une lumière verdâtre, mouvante comme de la fumée de cigarette, très apaisante, merveilleuse. Je suis assis en tailleur à même le sol. Je suis en train de charger un cristal que je tiens entre les mains. La lumière qui provient du grand minéral traverse mon corps et opère une sorte de mutation alchimique au plus profond de moi. Je sens de nombreux courants d’énergie circuler autour de mon corps. Ce bain vibratoire émane du grand cristal lumineux. Il semble que je prenne les énergies de ce cristal pour charger celui, plus petit, que je tiens entre mes mains. Curieusement, ce n’est pas seulement une pierre que je tiens ainsi, c’est quelque chose de vivant. Je ressens de l’amour pour ce minéral comme s’il s’agissait d’un animal ou d’un végétal. En même temps, je sens l’amour qui se dégage du cristal comme je pourrais sentir l’amour émaner d’un animal domestique. Ce sentiment prend une intensité physique particulière au centre de ma poitrine. Il s’établit un lien extrêmement puissant et profond entre ce cristal et moi. Peu à peu, le petit minéral mort prend vie entre mes mains. Oui… il commence à vivre ! »

              Désireux de poursuivre cette régression particulièrement riche, je demandai au sujet de se déplacer à nouveau dans le temps jusqu’à un autre événement :

              « Je vois un temple blanc. Une volée de marches mène à la grande porte. Je monte et entre. A l’intérieur une vingtaine de personnes allongées par terre. Ils ont entre 15 et 20 ans. Je suis là pour leur transmettre un enseignement à l’aide du pouvoir du cristal. C’est très difficile à décrire car il n’y a pas de mots pour rendre compte de ce processus. Je vais tout de même essayer : je suis assis en tailleur, la colonne vertébrale très droite. Le cristal est posé à même le sol, à une trentaine de centimètres de moi. Il extrait la connaissance de diverses parties de moi-même, principalement de ma conscience supérieure, et la transmet directement à la conscience supérieure des élèves allongés devant moi. Ces étudiants sont silencieux, comme s’ils étaient plongés dans un état altéré de conscience. Ils sont très beaux. Je sens leurs énergies vitales. Ils sont en équilibre avec eux-mêmes. Nous ne sommes pas dans le monde astral mais bien dans le monde physique. Nous sommes en Atlantide. L’atmosphère qui règne ici est… merveilleuse, je ne trouve pas d’autre mot. Il semble que nous ne soyons qu’une seule âme, un seul être, une seule « chose ». Nous provenons tous de la même source. L’enseignement circule de moi vers eux sous forme d’idéogrammes, de concepts. Une fois encore ce n’est pas facile à expliquer, mais je vais vous donner un exemple : lorsqu’on respire le parfum d’une rose, les yeux fermés, on ne voit pas la fleur mais on sent sa présence, son existence. C’est un peu comme si je ne leur transmettais que la « senteur » de l’enseignement. Et à partir de ce parfum, ils savent retrouver tout l’enseignement. Ils apprennent à se mettre en contact avec leur conscience supérieure, ainsi qu’avec d’autres plans de conscience, à travers une vibration d’amour inconditionnel. Ils sont la source comme je le suis moi-même, la source dont tout provient.

              « Maintenant l’enseignement est terminé. Les étudiants se rassoient. Ils ressentent toutes les vibrations qui les entourent et ils semblent profondément heureux. Je m’approche d’eux et je le parle, mais je n’utilise pas la parole. C’est un mode de communication trop lourd et trop limité, qui recouvre un champ de compréhension trop restreint. Je leur parle dans une sorte de communication d’esprit à esprit, comme un transfert de vibration. Comme si les vibrations d’un mot étaient imprimées directement dans leur conscience. »

              La régression se termine par une description de l’habitation de l’être du passé : « Nous habitons des maisons de forme pyramidale. Je me trouve chez moi. Dans un coin de la pièce, un cristal est posé qui émet des formes mouvantes, des rayons de lumière pulsée dans des couleurs superbes que je ne connais pas. Je possède beaucoup d’autres cristaux, certains pour la méditation, d’autres pour la guérison. Celui que j’utilise en ce moment me permet de quitter l’enveloppe humide de mon corps. Je suis allongé par terre, le cristal est posé juste derrière ma tête, sur une espèce de plate-forme. Je dois observer une technique de respiration particulière (le sujet, sur le divan, commence à respirer profondément). Lorsque j’inspire, j’emmagasine une énergie vitale qui se trouve dans l’atmosphère et je la concentre dans le bas de ma colonne vertébrale, là où se situe le pouvoir du Serpent. Puis je la fais monter le long de ma colonne vertébrale, en même temps que je commence à recevoir le pouvoir du cristal qui s’est mis à irradier. Je viens juste de quitter mon corps physique, je m’envole vers le soleil. Je n’ai plus de corps, pas même de corps subtil. C’est mon essence spirituelle qui s’envole.

              « Nous semblons avoir besoin de sortir de temps en temps de notre corps, de manière à réénergiser certaines autres parties de notre être. Ce soleil paraît irradier des énergies particulières dont nous avons besoin, mais qui n’agissent pas sur notre corps physique, seulement sur notre « essence ». C’est comme un processus de nettoyage, de purification.

              « Encore une fois, c’est très difficile à exprimer avec des mots. Je viens de réaliser que mon corps est composé de plusieurs parties : corps physique, enveloppes subtiles, corps non manifestés, âme, essence spirituelle. Il y a bien sûr des expériences que nous ne pouvons pas vivre, dans la dimension manifestée, sans corps physique, et cette forme d’expérience est indispensable bien qu’il en existe d’autres, plus importantes. Si nous ne prenons pas suffisamment soin de cette enveloppe charnelle, elle risque de nous retenir dans la dimension manifestée au-delà du temps qui nous est nécessaire. Pour parvenir à quitter le corps physique au moment voulu, il faut l’entretenir, et le cristal sert aussi à ça. Nous devons en particulier faire bien attention à ce que les différentes parties de notre être interagissent entre elles de façon harmonieuse, faute de quoi nous perdrions la communion avec nous-mêmes. Et justement, à l’époque où je vis, en Atlantide, certains êtres semblent avoir perdu la faculté de quitter leur corps. C’est comme une forme de maladie, une épidémie qui commence à se répandre et qui nous trouble beaucoup. C’est le signe d’un recul dans notre évolution par la perte d’une faculté naturelle. Ces êtres développent des sentiments étranges que nous ne connaissons pas, comme l’envie ou la jalousie. C’est comme si une partie d’eux-mêmes était plongée dans l’ombre. Nous ne comprenons pas ce qui se passe. C’est peut-être une transformation que nous n’avions pas prévue.

              « Nous vivons une centaine d’années terrestres, peut-être un peu plus, mais le temps n’a pas de réelle importance pour nous. Nous savons qu’avant et après cette vie il y a « autre chose ». Personnellement, je sais quand je quitterai mon corps physique, et lorsque cette heure sera venue, je n’aurai qu’à me défaire de mon enveloppe terrestre, tout simplement, comme on laisse une écorce, et la vie continuera ailleurs. »

              Dans cette description, particulièrement foisonnante, on retrouve un certain nombre de phénomènes caractéristiques des récits de régressions en Atlantide : les énergies du cristal, les descriptions de l’environnement, et la possibilité de quitter son corps à volonté. Il semble que ce récit se situe pendant la période qui amena le déclin de cette civilisation tant controversée.

 

Les light-beings

 

              Lorsqu’on remonte dans le passé, au-delà des civilisations disparues, on tombe parfois sur des cas tellement ahurissants qu’ils laissent songeurs tous les chercheurs qui travaillent sur les vies passées. Les Américains ont classé ces cas extrêmement curieux sous le terme de « light-beings », ce qui signifie en français « être-lumière ». Dans ces voyages, les participants se décrivent sans corps. Ils ne sont qu’une forme d’énergie. Ces séances sont particulièrement fatigantes et longues, car les sujets se placent d’eux-mêmes dans un état très profond avant de se livrer à ces étranges récits. Voici en bref résumé les éléments principaux qui se dégagent de ces voyages : quelque part entre 10.000 et 50.000 ans avant notre ère, la terre fut visitée par des habitants, venus soit d’une autre planète, soit d’un autre plan vibratoire. Les descriptions parlent d’une forme d’énergies tourbillonnante, néanmoins forme de vie, ou de consciences vivantes. Ces êtres n’ont pas besoin de se manifester dans le monde physique. D’ailleurs, s’ils le faisaient, ce seraient pour eux une forme de régression, car ils s’abaisseraient à une forme de vie inférieure.

 




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             De nombreux sujets racontent qu’en tant qu’être-lumière, ils durent passer devant une espèce de conseil, qui les condamna à l’exil, au bannissement. C’est ainsi qu’ils se sont retrouvés en des lieux tels que la terre, sous la forme d’êtres physiques. Pour cela, ils ont abaissé leur fréquence vibratoire. Dans leur vie présente, ces sujets ont souvent la sensation qu’une partie d’eux-mêmes désire retourner à une forme non physique, malgré tout ce qu’ils ont pu trouver d’agréables à la vie physique. D’autres encore se présentent comme des semences, et précisent que beaucoup d’entre nous proviennent de la même source. Les entités supérieures bloqueraient en nous le souvenir de cette provenance, car cet héritage serait trop lourd à porter.

              Quel est le sens de ces récits ? La terre est-elle simplement une école ? Est-ce là une forme d’engineering génétique ? Certains penseront certainement que ces sujets ont tous été victimes d’une hallucination similaire, mais personnellement, je trouve cette explication un peu trop aisée. Peut-être nous, humains, nous dirigeons-nous vers une transcendance, vers une forme non physique ? Pour l’instant, nul n’en sait rien. Les entités supérieures qui se cachent dans les replis du temps, derrière ces êtres-lumière, sont restées intouchables.

 

Avant le big bang

 

              Désireux de poursuivre la recherche dans le sens de ces témoignages qui ne cessaient de m’intriguer, j’ai tenté de projeter expérimentalement de sujets jusqu’à l’origine des temps, lorsque l’univers physique n’existait pas. Certains sujets racontent alors qu’ils ne sont qu’une âme, qu’ils sont UN avec tout ce qui les entoure, dans un état de parfaite béatitude.

              Lorsqu’ils avancent ensuite jusqu’à la création, ils parlent d’une énergie qui se solidifie, ou d’une gigantesque aspiration vers le bas. A l’inverse, lorsqu’ils reculent plus loin encore dans le passé, ils se retrouvent parfois dans un autre univers, à la fois semblable et différent. Ceci me rappelle curieusement une théorie émise par certains astrophysiciens, selon laquelle notre univers, après sa phase d’expansion, entrera en contraction, puis arrivera peu à peu à sa phase finale dans environ trente milliards d’années. Il n’y aurait plus alors qu’un trou noir, à partir duquel un autre univers entrerait en formation, avec d’autres galaxies, d’autres planètes, et d’autres civilisations pensantes. Viendrons-nous, nous aussi, d’un trou noir qui nous aurait précédé, signifiant la fin d’un autre univers ? Les Hindous racontent que le souffle de Brahmâ équivaut, symboliquement bien sûr, à quatre milliards trois cent vingt millions d’années. Vivons-nous dans l’un des souffles de Brahmâ ?…

              Evidemment, nous sommes là dans un domaine extrêmement mouvant, invérifiable, où les hypothèses les plus folles peuvent être admises ou rejetées avec la même facilité, selon que l’on adhère à tel ou tel système de pensée. C’est pourquoi il est difficile, honnêtement, d’en tirer des conclusions. Toutefois ces récits demeurent très intéressants car ils recèlent une quantité d’informations qui ne demandent qu’à être étudiées.

 


L’Amour éternel

 

 

               « Si tant est que l’âme immortelle se perpétue éternellement à travers l’infini du temps… restera-t-elle à jamais attachée à ce point de l’espace qu’est notre terre ? Ne prendra-t-elle jamais part à une contemplation plus profonde des autres merveilles de la création ? Qui sait si son dessein n’est pas de se rapprocher un jour de ces globes lointains du système cosmique… qui suscitent déjà notre curiosité en dépit de leur éloignement ? » Emmanuel Kant, Histoire universelle de la nature et théorie du ciel.




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L’Amour foudre – Shirley MacLaine (1988)

 

               Dialogue entre Shirley MacLaine et une entité désincarnée guide spirituel surnommé Jean.

 

               -Vous allez découvrir ceci, reprit Jean : Pour comprendre la nature de l’âme qui est en vous aujourd’hui, il vous faudra posséder une bonne connaissance des civilisations passées que vous avez connues.

               - Ah bon ? fis-je naïvement.

               Je me sentais un peu ridicule, déroutée.

               - Vous avez été incarnée plusieurs fois, poursuivit Jean, au cours de la civilisation la plus sérieusement évoluée qu’ait jamais connue l’homme. Cette période a duré cinq mille ans. La Bible la décrit sous le nom symbolique de Jardin d’Eden. Je voudrais vous rendre intelligible un concept extrêmement important : le degré d’accomplissement de toute civilisation se mesure à son évolution spirituelle. Les progrès technologiques ont aussi leur importance, mais s’ils doivent retarder, freiner ou empêcher l’élévation spirituelle, ils portent en germe leur propre destruction. Votre civilisation actuelle en témoigne : son entendement spirituel stagne bien loin derrière son savoir technologique. Résultat : vous vous enfoncez dans une ère de folie, de dépression, de confusion dans vos desseins. Quand vous ne sombrez pas dans l’iniquité et la détresse absolues.

 


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- Mais alors, qu’est-ce qu’on peut espérer ? Demandai-je. Si on régresse au lieu de progresser, pourquoi est-ce qu’on vit ?

               - Importante et judicieuse question. Elle nous ramène, une fois de plus, au karma. Si vous voulez comprendre votre nature divine, et votre association avec Dieu, il vous faut découvrir votre identité fondamentale, et reconnaître la puissance de votre libre arbitre.

               - Pardonnez-moi, dis-je, mais quelle place est-ce que vous faites à la religion ?

               - Les religions terrestres réfuteraient bien des points de mon discours. Elles enseignent la soumission aux dogmes, et non la spiritualité. La plupart du temps, elles n’ont fait qu’exploiter l’homme. Vos religions sont fondées sur d’excellents principes. Mais elles se gardent bien d’enseigner que chaque individu est, par nature, créateur et maître de sa propre destinée. Elles prétendent que c’est Dieu seul qu’échoit cette prérogative. Or, tout individu est le partenaire de Dieu en création. Mais vos religions préfèrent exercer leur contrôle sur le genre humain plutôt que de l’inciter à forger lui-même sa destinée, en apprenant à se connaître, à connaître son passé, et à découvrir sa raison d’être, dans le présent autant que dans l’avenir.

               - Donc, fis-je d’une voix anxieuse et un peu assourdie, j’aurais vécu dans une civilisation ancienne ?

               - Plusieurs fois, confirma Jean. Deux fois en qualité d’homme, et une fois en qualité de femme.

               Je m’efforçai de garder mon calme. Un des postulats les plus subtils de la réincarnation me revint à l’esprit :

               - Dans nos vies passées, nous avons tous reçu les attributs des deux sexes, n’est-ce pas ? C’est pour apprendre à mieux nous accorder avec le sexe opposé ?

               - Comme tel. Comment le genre humain pourrait-il comprendre sa nature et ses identités multiples, s’il n’avait vécu des expériences physiques diversifiées ?

               Je me penchai en avant.

               - Il y aurait donc une explication physique à l’homosexualité ? demandai-je. Une âme qui a mal vécu le passage d’un corps femelle à un corps male, par exemple, peut avoir conservé de sa précédente incarnation des séquelles émotives qui lui font éprouver des attirances spécifiquement féminines ?

               - Comme tel. Ces êtres avec leurs prédilections sexuelles nous aident à mieux comprendre que nous sommes tous fondamentalement identiques. Vérité essentielle. Car nos âmes sont androgynes par essence, si vous préférez.

               - Androgynes ?

               - Oui. A un certain degré de spiritualité, on ne connaît plus de différences : des éléments des deux sexes sont associés et leurs polarités s’annulent en une personnalité. Vos anciens prophètes, certains personnages bibliques ou non, tels que Jésus, Bouddha et d’autres, en sont des exemples ; il ne leur était pas nécessaire de se vouer au célibat et à l’abstinence : leurs fréquences vibratoires s’équilibraient parfaitement. Leur yin et leur yang se trouvaient en si parfaite harmonie que la sexualité ne présentait aucun attrait pour eux, puisque toute discorde, et donc toute tension, leur était étrangère. Ils n’avaient pas besoin de sublimer ou de réprimer des pulsions. A leur niveau d’accomplissement spirituel, la sexualité n’exerçait aucune séduction sur eux.

               - Je ne suis pas sur d’être prête à suivre leur exemple ! dis-je.

               Jean, l’entité, fit une pause. Puis :

               - Nous ne préconisons pas l’abstinence sexuelle, reprit-il. Loin de là. Telle que les humains la conçoivent, la sexualité peut mener à Dieu, à condition qu’elle réjouisse autant l’esprit que le corps.

               - Pardonnez-moi, dis-je, mais est-ce qu’on ne s’éloigne pas du sujet ?

               - Si, mais la sexualité est un sujet fascinant, même pour moi (Jean l’entité désincarnée).

               Son commentaire me fit rire.

               - Et vous ? demandai-je. Qui etes-vous ? Avez-vous résidé aussi dans une enveloppe physique ?

               - Certes. Et je me suis incarné plusieurs fois, tant sous les attributs du male que sous ceux de la femelle. C’est depuis peu que j’existe sous forme astrale.

               Tout ça m’intriguait fichtrement. Mais je choisis d’en apprendre davantage sur moi-même.

               - Ah, oui ? Et qui j’étais, moi, dans mes vies antérieures ?

               - D’après les Tables Akashiques, vous étiez incarnée avec une âme jumelle.

               - Ah ? Qu’est-ce que vous entendez exactement par âme jumelle ?

               - Cette question appelle des explications plus complètes, que j’essaierai de vous fournir plus tard. Pour le moment, je me contenterai de vous expliquer ce que sont les âmes sœurs.

               - Les âmes sœurs ?

               J’avais plus d’une fois entendu cette expression. Ne désignait-elle pas deux personnes prétendant avoir trouvé l’une en l’autre la moitié d’elle-même ?

               - Les âmes sœurs ont été créées l’une pour l’autre au commencement des temps, continua Jean : au moment de l’Explosion Initiale (Big Bang ou même avant ?!) comme vous dites aujourd’hui. Elles vibrent à des fréquences électromagnétiques rigoureusement semblables, car chaque d’elles est l’exacte réplique de l’autre. On rencontre couramment des âmes jumelles, qui ont fait l’expérience de plusieurs vies communes, sous une forme ou sous une autre. Tandis que les âmes sœurs, elles, ont été créées à l’aube des temps, par couples indissociables : elles s’appartiennent l’une l’autre… Vous voyez pourquoi la théorie de l’Explosion Initiale est sans doute plus complexe que vous ne l’imaginez… Plus complexes et plus romantique. 



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Orphée - dans Esotérisme & Gnose