Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 21:04

Aux Portes de la Mort

 

« Vous n’auriez pas du me ramener à la vie » dit une femme en salle de réanimation aux médecins, « je ne m’étais jamais sentie aussi bien ! » Cette phrase résume le sentiment plutôt agréable qu’éprouvent généralement les personnes ayant connu une mort de courte durée appelée NDE en anglais (Near Death Experience) ou encore EMI en français (Expérience de Mort Imminente). Elles sont des milliers à travers le monde à témoigner d’une expérience similaire, quels que soient leur race, leur milieu social, leur éducation, leur religion, leur culture.

 

 



Avènement 

 

 

 

Selon le magazine de « Science et Avenir » de février 2002, entre 180.000 et 215.000 personnes en moyenne, victimes d’infarctus, d’accidents de la route, de ruptures d’anévrisme sombrent dans le coma chaque année. Seulement 35 % d’entre elles en sortent indemnes. Parmi elles, certaines rapportent une expérience irrationnelle, à la limite des mondes que les chercheurs qualifient parfois de « cinquième dimension de la conscience ».

 

Que faut-il penser de ces témoignages ? Donnent-ils réellement un aperçu de l’au-delà ou bien proviennent-ils de simples réactions chimiques du cerveau projetant des hallucinations post mortem propres à adoucir les affres de l’agonie ? Que se passe-t-il réellement au moment de la mort ? L’homme craint la mort. Il y voit l’anéantissement de son individualité, de sa conscience.

 

Depuis des temps immémoriaux, il s’est accroché à des croyances spirituelles rassurantes faisant état d’un au-delà idyllique, à l’image de ce beau Paradis perdu. La notion d’âme ou d’esprit, en tant qu’élément subtil éternel, indépendant du corps, est devenue prépondérante. L’homme s’est créé un monde céleste peuplé d’Anges et de chers disparus.

 

La mort a dès lors été perçue comme un passage d’un état de conscience vers un autre beaucoup plus subtil où perdure une vie éternelle, à la droite de Dieu, au milieu des âmes bienheureuses. Tous les témoins évoquent le même processus, mis à part quelques imageries propres aux diverses religions humaines. Deux caractéristiques majeures sont unanimement citées par les témoins. La première est qu’il s’agit d’une expérience ineffable, difficilement explicable ou exprimable. La difficulté quasi insurmontable de commenter l’événement est attribuée aux limites de notre champ sémantique, le phénomène semblant se réaliser dans une dimension inconnue.

 

Pour cette raison, le recours à la métaphore est fréquent. La seconde caractéristique est l’intense sentiment de réalité qui se dégage de la NDE. Le témoin sait pertinemment qu’il ne rêve pas, qu’il n’est pas victime d’un mirage et que tout ce qui lui arrive est réel. La plupart des cas enregistrés proviennent de témoignages recueillis dans les services spécialisés d’institutions sanitaires. C’est dans ces lieux où l’on rencontre le plus grand nombre de malades nécessitant des soins d’urgences, de patients en phase terminale et de personnes âgées arrivées au terme de leur vie. Les progrès techniques en matière de réanimation donnèrent l’opportunité à un nombre croissant de rescapés de s’exprimer à propos de leur expérience.

 

En 1975, le Docteur en psychiatrie Raymond Moody déchaîna la chronique avec son ouvrage consacré à « La Vie après la Vie ». Investiguant dans les milieux médicaux sur les phénomènes de survie après la mort, il recueillit des milliers de témoignages de personnes qui furent réanimées après avoir été reconnues cliniquement mortes par le corps médical. Il faut le premier à étudier le phénomène de manière scientifique et à produire une étude sérieuse sur la question au cours de laquelle il mit en évidence les différents stades de l’expérience aux frontières de la mort. Le Docteur E. Kubler Ross lui emboîta le pas et se rendit célèbre par ses accompagnements aux personnes en phase terminale. Ensemble, ils furent à la base de la fondation, en 1980, de l’International for Near Death Studies, un institut ayant pour but l’étude des cas proches de la mort.

 

Les différents stades d’une expérience de mort imminente

 

Ce schéma type représente une synthèse des diverses étapes d’une Expérience de Mort Imminente, tel qu’il fut élaboré d’après une analyse rigoureuse portant sur des milliers de cas en provenance des quatre coins du monde. Il décrit une expérience plus ou moins « idéale » qui ne tient pas compte des discordances relevant des métaphores utilisées selon les cultures et les croyances des témoins. Tous les trépassés ne suivent pas nécessairement un itinéraire aussi complet. Certains ne vivent que les premières étapes, comme par exemple, l’expérience hors du corps et la sensation de bien être. D’autres pénètrent dans le tunnel et voient la lumière…


 

emi-experience-mort-imminente-1

 

 

1 – Perception de sa propre mort

 

Le témoin entend l’annonce de son décès ou prend simplement conscience d’être mort. Cette prise de conscience n’est pas forcément instantanée. Certaines personnes croient toujours être vivantes. D’autres demeurent quelque temps dans le doute ou, plus rarement, n’ont à leur retour aucun souvenir d’avoir été « mortes ». Bien que cette idée l’étonne (il ne sent pas mort), le témoin n’en ressent pas nécessairement de la peine.

 

2 – Disparition de la douleur et sensation de paix

 

Une grande paix, une immense quiétude, un calme parfait envahissent le témoin. Toute douleur physique, même la plus intense est abolie. Un sentiment de légèreté et de bien-être l’envahissent. L’idée d’un détachement corps/conscience se présente à son esprit. Certains évoquent une impression de ne plus être « en union » avec leur corps, de ne plus le percevoir comme le support de leurs pensées.

 

3 – Présence d’éléments sonore

 

La présence d’éléments sonores est peu fréquente mais doit être néanmoins mentionnée. Lorsque c’est le cas, le sujet perçoit un bruit désagréable qualifié de bourdonnement, de son de cloches, de sifflement aigu, de sirène, de rafale de vent, de craquement ou de grincement. A l’inverse, il entend parfois une mélodie qualifiée de « divine » ou « d’angélique ». Le plus souvent, le silence absolu semble s’imposer de lui-même.

 

4 – Phénomène de décorporation

 

Le témoin se désolidarise complètement de son corps. Sa conscience se situe désormais à l’extérieur de son enveloppe physique. Soit, il s’en extrait tout seul, soit il est projeté hors de son corps. Ce phénomène semble s’opérer de manière naturelle. Une fois libéré de ses chaînes matérielles, l’esprit s’élève et se stabilise à une hauteur variant de quelques dizaines de centimètres à plusieurs mètres. Le plus souvent, le témoin se retrouve au plafond en train de flotter.

 

 



blogimage 

 

 

De cet endroit privilégié, il peut suivre le cours des événements qui se déroulent autour de son corps sans vie. Il entend les commentaires des spécialistes qui s’affèrent autour de lui. Le témoin jouit des facultés sensorielles ordinaires, sauf pour le toucher et la parole. Lorsqu’il essaie de prendre un objet en mains, il constate qu’il traverse la matière vivante ou inerte. De même, toutes ses tentatives pour communiquer tant avec le personnel hospitalier qu’avec ses proches restent vaines. Il éprouve alors un sentiment d’impuissance et de tristesse face au désespoir manifesté par les membres de sa famille qu’il ne parvient pas à réconforter. En revanche, son acuité auditive et visuelle est d’une grande finesse. Des témoignages moins fréquents font aussi état d’un sens de l’odorat et du goût.

 

Les témoins n’ont signalé que rarement l’existence d’un corps spirituel de forme définie comme nouveau support de conscience. Lorsque ce fut le cas, ils lui ont donné une forme humanoïde plutôt floue. Beaucoup l’ont comparé à une masse informe (brouillard, petit nuage, halo…). Aucun n’a suggéré la présence d’un lien, que les spiritualités nomment la « corde d’argent ». Les personnes handicapées ou mutilées prétendent avoir récupéré leur intégrité physique et des capacités fonctionnelles normales.

 

Des phénomènes paranormaux surviennent parfois lors de cette phase. Des personnes ont affirmé avoir assisté à des événements qui étaient en train de ses produire dans une autre pièce ou dans des endroits plus éloignés. Quelques-unes disent avoir lu dans la pensée des personnes présentes.

 

5 – Passage dans un lieu sombre

 



tunnel

 

 

Cette étape de transition, ressemblant vaguement au purgatoire des Chrétiens, semble mener à un niveau supérieur de conscience. Quelques rares témoins disent avoir eu l’impression désagréable de tomber dans un trou noir, dans un puit, ou la sensation de flotter dans un lieu sombre. L’endroit est souvent dépeint comme un tunnel, un tuyau, un tube, un couloir, un entonnoir… Ce périple dans l’obscurité s’effectue dans un silence total. Quelques témoignages seulement relèvent la présence d’un accompagnement musical agréable. L’impression de sérénité est prédominante. Toutefois, l’étrangeté de la situation peut éveiller une appréhension passagère chez le témoin. La rapidité du déplacement varie de l’allure modérée (escalator ou ascenseur), jusqu’à la vitesse de la lumière (fréquemment citée), en passant par la sensation d’aller tout simplement « très vite ». Dans le cas d’événements tragiques ayant engendré de nombreuses victimes – un carambolage par exemple – des témoins ont affirmé avoir parcouru le tunnel en compagnie d’autres consciences désincarnées.

 

6 – Rencontre avec des guides ou des défunts




ndetunnel

 

 

 

Quelques témoins déclarent avoir ressenti une présence accompagnatrice rassurante. Certains ont vu des guides, des entités angéliques ou des amis disparus. D’autres ont ressenti un malaise ou une pensée attristée face à des étranges silhouettes semblant en errance. Ils en déduisirent s’être trouvés en présence d’âmes en peine. Le témoin communique avec ses amis de l’au-delà par télépathie. Il échange des pensées et des émotions de manière instantanée. Le contact avec les parents disparus peut se produire à n’importe quel moment de l’EMI et même parfois, juste avant de mourir. Ces retrouvailles suscitent toujours un vif sentiment de bonheur. Après un court laps de temps, le témoin est invité à rebrousser chemin et à réintégrer son corps.

 

7 – Vision d’une merveilleuse lumière

 

La vision de la lumière précède l’entrée dans la phase transcendantale. Le témoin approche d’une lumière « mille fois plus puissante que le soleil ». Cette extrême clarté envahit peu à peu tout l’espace sans que, paradoxalement, il en soit ébloui. Certains situent cette vision dès l’entrée dans l’espace sombre, sous forme d’un point lumineux qui s’agrandit au fur et à mesure de la progression. Selon d’autres descriptions, elle n’intervient qu’après la sortie de la zone d’obscurité. Les couleurs varient du blanc très brillant à l’orangé ou au doré, parfois au rouge ou au bleu. Les descriptions s’attardent toutes sur son intensité et son rayonnement.

 

8 – Fusion dans la lumière Sentiment d’amour inexprimable

 

Cette étape est le cœur de la phase transcendantale. A ce stade, une présence est associée à la lumière. De cette entité lumineuse se dégage une tendresse et une bonté infinies. Une onde d’amour d’une intensité inouïe submerge le témoin. Cet amour n’est lié à aucun sentiment en particulier. Il s’adresse à tous et ne revêt aucun caractère personnel. Il correspond à un niveau de conscience, inimaginable et incompréhensible à la raison humaine. Cet amour coule à travers vous, comme à travers l’ensemble de l’Univers.



 

Le mandala éternel

 

 

 

Il ne vous est pas personnellement destiné. Cet amour véritable existe dans une liberté totale. Il n’exige rien en retour. Il n’exclut personne. Il est le ciment qui maintient l’ensemble de la création. Le témoin est incapable d’exprimer le caractère supra ordinaire de cet amour. Aucun qualificatif ne parvient à le définir. Du faible pourcentage des témoins parvenus à ce stade, quelques-uns estiment s’être trouvés en symbiose avec l’univers entier, évoquant un sentiment de fusion avec le cosmos et le savoir universel. Ils expérimentent un état d’expansion de conscience et savourent une faculté de perception infiniment supérieure à celle de leur état habituel. Ils affirment qu’à cet instant précis, ils ont possédé l’explication spontanée de toute chose. Beaucoup se plaisent à souligner l’impression de « familiarité » ressentie de l’autre côté du miroir, comme s’ils revenaient « chez eux », après une brève absence. Certaines narrations font état d’un vécu mystique et de rencontres avec des personnages appartenant au panthéon religieux de leur confession. C’est probablement un élément culturel du même ordre qui préside au choix des sites merveilleux qu’aperçoit le témoin : cités étincelantes, paysages paradisiaques, immenses prairies verdoyantes, fleurs magnifiques… Nombre de témoins évoquent une question émanant une question émanant de la source lumineuse : « Qu’as-tu fait de ta vie ? »

 

9 – Panorama de la vie et jugement

 

C’est le plus souvent en présence de la lumière, et parfois en compagnie de guides ou d’Anges, que l’intéressé se voit imposer le bilan de sa vie. Il se déroule sous ses yeux, sans qu’il lui soit demandé le moindre effort de mémoire. Le témoin perçoit les détails de chaque scène et en ressent toutes les émotions, les siennes tout autant que celles des autres, revivant chaque événement à la manière d’un film dont il est à la fois acteur et spectateur. Le déroulement s’effectue toujours de manière chronologique, de la naissance jusqu’à l’EMI ou inversement.

 

 


The-Judgement-WEB


 

 

Parfois, s’intercalent des visions du futur, comme si le bilan s’appliquait à la totalité de l’existence, y compris aux vies à venir. Certains témoins ont accès à leurs existences passées. La revue des événements s’avère soit culpabilisante soit gratifiante. Le témoin juge l’effet de ses actes.

 

Le guide accompagnateur se montre compréhensif et compatissant. Il se garde de tout jugement moral et laisse le sujet faire son autocritique. Ce bilan panoramique revient avec plus de fréquence dans des cas où l’imminence de la mort a revêtu un caractère brutal (accident).

 

10 – Ultime frontière et Retour

 

Arrive le moment où le témoin, même s’il na pas parcouru l’ensemble des phases, rencontre une sorte de frontière matérielle ou symbolique : barrière, grille, porte, fleuve, orée d’un bois, montagne, ravin, souvenir de proches laissés en arrière ou sentiment de responsabilité à leur égard (enfants), notion d’une œuvre, d’un destin ou d’une vie inachevés. Le témoin se voit contraint de retourner dans le monde des vivants souvent à regret. Il réintègre son corps brutalement « comme on se glisse dans un gant glacé » et retrouve les sensations douloureuses antérieures. Il renaît à la vie, non sans quelques regrets…

 

Plus encore que l’expérience de l’EMI en elle-même, c’est au retour que les choses deviennent réellement intéressantes pour les spécialistes. Le témoin se découvre soudainement une soif de connaissances nouvelles qui l’amène à se replonger dans un cycle d’études jadis interrompu. La certitude d’avoir possédé, même un bref instant, la connaissance suprême n’est peut-être pas étrangère à ce nouveau goût pour l’étude. La plupart insiste sur la nécessité pour chacun d’acquérir le meilleur savoir possible, l’ignorance ne pouvant que présider au malheur des hommes. Dans l’ensemble, ils refusent de jouer les moralisateurs, faisant preuve d’une grande méfiance à l’égard des modèles dogmatiques et des religions. Si les croyances se voient parfois confortées, elles ne conduisent pas obligatoirement à un renforcement de l’assiduité au culte, pas plus qu’une adhésion à une doctrine officielle.

 

 

reincarnation



 

Il est même plus fréquent que le témoin manifeste une certaine « indépendance » voire une méfiance vis-à-vis des clergés et de leurs liturgies. Les témoins qui ont vécu les expériences les plus profondes estiment que les religions ont été dénaturées par l’homme, du moins par ceux qui se déclarent « porte-parole » de Dieu. Le témoin reste à jamais marqué par l’EMI qui bouleverse ses conceptions antérieures sur la mort (qu’il ne redoute plus) et qui donne un sens nouveau à sa vie.

 

La plupart d’entre eux se réjouissent à l’idée de revivre cette expérience au dernier jour. Les questions d’ordre métaphysique sont complètement remaniées : certitude d’un but dévolu à l’existence terrestre et d’une forme de vie après le trépas. Ils estiment que la mort est une simple transition, une brève étape vers un plan d’existence différent. Quelques-uns se souviennent de mots, de formules ou de thèmes ramenés de leur expérience et s’interrogent longtemps sur leur sens. Les témoins attachent désormais plus d’importance au « dedans » des choses qu’à leur apparence. Ils apprécient un sourire, un regard, un mot agréable, le chant d’un oiseau, le parfum d’une fleur… Ils sont plus respectueux de la vie, plus tolérants envers leurs contemporains, jusqu’à la naïveté quelquefois, et plus attentifs à leurs besoins. Ils évoluent davantage dans l’instant. Le moment présent est considéré comme fondamental.

 

Signalons aussi la plus intrigante, mais également la moins fréquente des répercussions d’une EMI : le développement soudain de facultés paranormales : télépathie, clairvoyance, précognition, rétrocognition, pouvoirs de guérison, sorties astrales… Les témoins affirment posséder un sixième sens beaucoup plus développé et être capables de jauger très rapidement leurs interlocuteurs. Quelques-uns s’étonnent de la faculté avec laquelle ils prévoient une visite impromptue, un appel téléphonique inattendu…

 

Dans certains cas, les sujets ont l’impression de n’avoir pas complètement réintégré leur corps, comme si une partie de leur conscience était demeurée à l’extérieur de celui-ci. Cette impression peut persister quelques jours, voire plusieurs années après l’EMI. Cette « double vie » rend assez problématique leur adaptation à la réalité quotidienne.

 

Le point de vue de la Science sur les NDE

 

Aux yeux des scientifiques, l’âme n’existe pas. L’esprit est un produit du cerveau. A la mort du corps physique, il disparaît avec lui. Il n’y a aucune vie possible après le trépas, et personne n’est jamais revenu prouver le contraire ! Pour les savants, les personnes ayant vécu une NDE n’ont jamais été réellement « mortes ». Encore faudrait-il qu’ils nous le démontrent, étant donné que dans certains cas, l’électroencéphalogramme d’un patient est resté complètement plat durant 20 minutes !

 


 

Le souffle d'or

 

 

La science pense que les images perçues et les sensations ressenties par les témoins sont le fruit d’hallucinations produits par le cerveau en manque d’oxygène ou bien sont dues à l’action des produits injectés (les anesthésiques notamment). Les neurones du cerveau communiquent entre eux par une substance chimique nommée NMDA à l’aide de récepteurs placés à leur surface. Or, ces capteurs agiraient plus intensément lors d’une anesthésie. Ils réagiraient aussi à l’anoxie ou manque d’oxygénation du cerveau. Les personnes en train de mourir verraient une réaction anormale de ces récepteurs et les neurones perturbées produiraient alors des hallucinations.

 

Mais si c’était le cas, les visions devraient en toute logique, différer grandement d’un sujet à l’autre, selon les croyances ou l’absence de celles-ci, les fantasmes, les rêves, les goûts et les envies de chacun. Or, mis à part quelques visions propres aux religions, nous avons vu qu’il n’en était rien.

 

Les neuropsychiatres ont observé que les témoins vivaient en quelques instants beaucoup plus d’événements d’une NDE que dans des conditions normales. Le temps semblait se dilater. Les neurones perturbés dans leur fonctionnement pourraient activer certains souvenirs dans un laps de temps très courts. Ils écartent bien évidemment l’hypothèse que les expérimentateurs puissent avoir basculé dans un autre espace-temps. Quant aux expériences de décorporation, elles résulteraient soit de l’anoxie, soit d’un mode de fonctionnement particulier du cerveau… restant à déterminer.



 

nde3

 

 

Certains savants mettent en exergue le côté négatif de certaines expériences : panique, sensation de vie, vision infernale – mettant de côté la qualité transcendantale et merveilleuse de la majorité des expériences. Or, les NDE à caractère effrayant constituent une infime minorité de cas. Elles semblent davantage liées à des tentatives de suicide. Pour les savants plus avant-gardistes, la NDE est devenu un sujet passionnant de recherches. Ils pensent qu’il serait temps de revoir la localisation de la conscience. Et si notre conscience n’était pas rattaché à notre corps ? Et si notre cerveau n’était qu’un poste-récepteur pour la conscience et la mémoire, une sorte de support temporaire ? L’expérience de la NDE présente une universalité qui mérite que l’on s’y attarde. Outre les expériences de mort imminente, il serait intéressant d’analyser les autres conditions lors desquelles les NDE peuvent se manifester : orgasme, absorption de kétamine (un anesthésique), prise de LSD, techniques respiratoires spécifiques, danses extatiques…

 

Pour la majorité des savants, la NDE reste malgré tout une simple hallucination. Elle n’est en aucun cas réelle. Elle n’est qu’un rêve. Toutefois, la science est-elle capable d’expliquer ce que sont les songes ? Disons plutôt que la majorité des scientifiques considèrent que la NDE ne peut pas être réelle car si elle l’était, elle remettrait en cause leurs acquis fondamentaux. Selon eux, il ne peut y avoir de perception sans organe sensoriel ni d’expérience consciente sans activité du cerveau. Une logique toute scientifique qui fuit les phénomènes irrationnels comme une maladie contagieuse.

 



La Porte de Jade 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Orphée - dans Mystères et Paranormal