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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 16:46

Le Soleil comme Dieu

 

Jamblique appelle le Soleil « l’image de l’intelligence divine ou Sagesse ». Eusèbe, répétant les paroles de Philon, appelle le Soleil levant, l’Ange principal, le plus ancien, en ajoutant que l’Archange, qui est polyonymous (titulaire de nombreux noms) est le Verbe ou Christ. Le mot Sol (Soleil) étant tiré de solus, l’Unique, ou de « Lui seul » et son nom grec de Hélios signifiant le « Très-Haut », l’emblème devient compréhensible. Néanmoins, les Anciens établissaient une différence entre le Soleil et son prototype.


 

soleil

 

 

Socrate saluait le Soleil levant, comme de nos jours le véritable Pârsi ou Zoroastrien et Homère ainsi qu’Euripide, comme souvent Platon après eux, font mention du Jupiter-Logos, le « Verbe » ou Soleil. Les Chrétiens soutiennent pourtant que l’oracle consulté au sujet du Dieu Iao ayant répondu : « C’est le Soleil », il en résulte que :

 

« Le Jéhovah des Juifs était bien connu des Païens et des Grecs ».

 

et que « Iao est notre Jéhovah ». La première partie de la proposition n’a, semble-t-il, rien à faire avec la seconde et la conclusion, surtout, ne peut être considérée comme correcte ; mais si les Chrétiens sont tellement anxieux d’établir l’identité, les Occultistes n’y voient aucun inconvénient. Seulement, dans ce cas, Jéhovah est aussi Bacchus. Il est bien étrange que les peuples de la Chrétienté civilisée continuent jusqu’à présent à se cramponner aussi désespérément aux vêtements des Juifs idolâtres – qui étaient Sabéens et adorateurs du Soleil, comme la phèbe de la Chaldée – et n’arrivent pas à se rendre compte que le Jéhovah postérieur n’est qu’un développement Juif du Ja-va ou Iao des Phéniciens ; bref, que ce nom était le nom secret d’un Dieu Mystère, d’un des nombreux Kabires. Considéré comme le « Dieu suprême » par une petite nation, il ne fut jamais tel pour les Initiés qui dirigeaient les Mystères ; pour eux, ce n’était qu’un Esprit Planétaire attaché au Soleil visible, et le Soleil visible n’est que l’Etoile centrale et non pas le Soleil spirituel central.

 

« Et l’Ange du Seigneur lui dit (à Manué) : Pourquoi m’interroges-tu sur mon nom, voyant qu’il est secret ».

 

Quoi qu’il en soit, il n’est guère possible de discuter l’identité du Jéhovah du mont Sinaï avec le Dieu Bacchus et il est certainement – comme cela est déjà exposé dans Isis Dévoilée – Dionysos. Partout où Bacchus était l’objet d’un culte, il existait une tradition au sujet de Nyssa et une caverne où il avait été élevé. En dehors de la Grèce, Bacchus était le tout-puissant « Zagreus, le plus haut des Dieux », au service duquel était attaché Orphée, fondateur des Mystères. A moins, donc, de concéder que Moïse était un Prêtre-Initié, un Adepte, dont toutes les actions sont allégoriquement racontées, il faut admettre qu’il était personnellement et toutes ses légions d’Israélites avec lui, des adorateurs de Bacchus.

 

« Et Moïse construisit un autel et lui donna le nom de Jéhovah Nissi (ou Iao-nisi, ou encore Dionisi) ».

 

Pour appuyer ce que nous disons, nous n’avons qu’à rappeler que l’endroit où naquit Osiris, le Zagreus ou Bacchus Egyptien était le Mont Sinaï, qui est appelé par les Egyptiens le Mont Nissa. Le serpent d’airain était un nis et le mois de la pâque juive est Nisan.

 

Symbolisme du Soleil et des Etoiles

 

Et le Ciel était visible dans Sept Cercles et les planètes apparaissaient avec tous leurs signes, sous la forme d’étoiles et les étoiles étaient divisées et dénombrées avec les Chefs qui s’y trouvaient et le cours de leur évolution grâce à l’action de l’Esprit divin.

 

Ici Esprit veut dire Pneuma, la Divinité collective, manifestée dans ses « Constructeurs » ou, suivant l’expression de l’Eglise, « les Sept Esprits de la Présence », les mediantibus angelis dont saint Thomas d’Aquin dit que « Dieu n’œuvre jamais que par leur entremise ».

 

Ces sept « chefs » ou Anges médiateurs étaient les Dieux Kabires des Anciens. C’était si évident que l’Eglise fut obligée, à la fois d’admettre le fait et d’en donner une explication et une théorie dont la maladresse et les sophismes évidents les rendaient incapables de faire impression. On invite le monde à croire qu’alors que les Anges Planétaires de l’Eglise sont des Etres divins, sont les véritables « Séraphins »[1], ces mêmes anges, avec des noms et des planètes identiques, étaient et sont encore « faux » - en tant que Dieux des Anciens. Ce ne sont que des simulateurs ; les artificieuses copies des véritables Anges, exécutées d’avance grâce à l’habileté et à la puissance de Lucifer et des Anges déchus. Que sont donc les Kabires ?

 



betel

 

 

Kabires, en tant que nom, est dérivé de Habir, grand, et aussi de Vénus, cette Déesse étant appelée jusqu’à présent Kabar, comme l’est aussi son étoile. Les Kabires étaient l’objet d’un culte à Hébron, la ville des Anakim ou anakas (rois, princes). Ce sont les plus hauts Esprits Planétaires, les « plus grands Dieux » et « les puissants ». Varron, suivant l’exemple d’Orphée, appelle ces Dieux bonnes forces. « Puissances divines ». Le mot Kabirim, lorsqu’il s’applique à des hommes et les mots Héber, Ghéber (par rapport à Nemrod ou aux « géants » de la Genèse, VI) et Kabir, sont tous dérivés du « Mot mystérieux » l’Ineffable et l’Imprononçable. Aussi que ce sont eux qui représentent tsaba la « légion du ciel ». Cependant l’Eglise qui s’incline devant l’ange Anael (le régent de Vénus), rattache la planète Vénus à Lucifer, chef des rebelles sous Satan que le prophète Isaïe apostrophe si poétiquement en ces termes : « ô Lucifer, fils du matin ». Tous les Dieux de Mystères étaient des Kabires. Comme ces « sept licteurs » se rapportent directement à la Doctrine Secrète, leur statut réel a la plus grande importance.

 

Suidas définit les Kabires comme les Dieux qui commandent à tous les autres daemons (Esprit) [Kabeirons daimonas]. Macrobe les présente comme

 

« Les Pénates et divinités tutélaires, par lesquelles nous vivons, nous apprenons et nous savons » (Saturne I, III, ch. IV).

 

Les Téraphims, par lesquels les Hébreux consultaient les oracles des Urim et des Thummim, étaient les hiéroglyphes symboliques des Kabires. Néanmoins, les bons Pères ont fait de Kabir le synonyme de diable et de daïmon (esprit), un démon.

 

A Hébron, les Mystères des Kabires (Païens et Juifs) étaient présidés par les sept Dieux Planétaires, entre autres par Jupiter et Saturne sous leurs noms de mystères et ils sont désignés comme les axiochersos et axiochersa et par Euripide comme le dieu le plus remarquable. Creuzer monter en outre que, tant en Phénicie qu’en Egypte, les Kabires furent toujours les sept planètes connues dans l’antiquité et qui, avec leur Père le Soleil – mentionné ailleurs comme leur « frère aîné » - composaient une puissance ogdoade ; les huit puissances supérieures, en qualité de Paredoi ou assesseurs solaires, exécutaient autour de lui la danse circulaire sacrée, symbole de la rotation des planètes autour du Soleil. De plus Jéhovah et Saturne ne font qu’un.

 

Il est donc tout naturel de voir un auteur français, d’Anselme, appliquer ces mêmes termes à Jéhovah et à son verbe et cette application est correcte. En effet, si la « danse circulaire » prescrite par les Amazones pour les Mystères – et qui est la « danse circulaire » des planètes, caractérisée comme « le mouvement de l’Esprit divin porté sur les vagues du grand Abîme » - peut être qualifiée aujourd’hui « d’infernale » et de « lascive » lorsqu’elle est exécutée par les Païens, les mêmes épithètes devront alors être appliquées à la danse de David et à la danse des filles de Shiloh, ainsi qu’aux bonds des prophètes de Baal ; tout cela était identique et appartenait au culte Sabéen. La danse du roi David, durant laquelle il se découvrit sur une voie publique en présence de ses servantes, en disant :

 

« Je jouerai (j’agirai lascivement) devant le Seigneur [Jéhovah] et je serai encore plus vil que cela ».

 

était assurément plus répréhensible que toutes les « danses circulaires » des Mystères, ou même que la moderne Râsa Mandala de l’Inde, qui est la même chose. Ce fut David qui introduisit le culte de Jéhovah en Judée, après un long séjour au milieu des Tyriens et des Philistins, chez qui ces rites étaient communs.



Syst Solaire

 

 

 

David ignorait Moïse et s’il introduisit le culte de Jéhovah, ce ne fut pas sous son caractère monothéiste, mais simplement comme le culte de l’un des nombreux dieux (Kabiriens) des nations voisines, comme une divinité tutélaire qui lui était propre, et à laquelle il avait donné la préférence – qu’il avait choisie parmi « tous les autres dieux (Kabiri) ».

 

Et qui était l’un des « associés », Chabir, du Soleil. Les Shakers exécutent la « danse circulaire » jusqu’à présent, lorsqu’ils tournoient pour que le Saint-Esprit les mette en mouvement. Dans l’Inde, c’est Nârâ-yana qui est « celui qui se meut sur les eaux » ; or Nârâyana, c’est Vishnou sous la forme secondaire et Vishnou a pour Avatar, Krishna, en l’honneur duquel la « danse circulaire » est encore exécutée par les Nautch-girls (danseuses) des temples ; lui, représentant le Dieu-Soleil et elles les planètes symbolisées par les Gopis.

 

Que le lecteur se reporte aux œuvres de Mirville, écrivain Catholique Romain, ou à Monumental Christianity du Dr Lundy, pasteur Protestant, s’il veut apprécier jusqu’à un certain point la subtilité casuistique de leurs raisonnements. Aucune personne ignorant les versions occultes, ne peut manquer d’être impressionnée par les preuves mises en avant pour établir l’habileté et la persévérance avec lesquelles « Satan a travaillé durant de longs millénaires pour tenter une humanité » qui n’avait pas la bénédiction d’une Eglise infaillible, afin d’arriver à se faire reconnaître, lui, comme « l’Unique Dieu Vivant » et ses démons comme de saints Anges. Le lecteur doit faire preuve de patience et étudier avec attention ce que dit l’auteur pour le compte de son Eglise. Afin de les mieux comparer à la version des Occultistes, il est bon de citer ici quelques points, textuellement.

 

Saint Pierre, nous dit : « Puisse le divin Lucifer se lever dans vos cœurs ». [Or, le Soleil, c’est le Christ]… « J’enverrai mon Fils, du Soleil », dit l’Eternel par la voix des traditions prophétiques, et la prophétie étant devenue histoire, les Evangélistes répétèrent à leur tour : « Le Soleil se levant d’en haut nous a visités ».



 

ronmiller

 

 

Or, Dieu dit, par l’entremise de Malachie, que le Soleil se lèvera pour ceux qui craignent son nom. Ce que voulait dire Malachie par « Soleil de Justice », les Cabalistes seuls peuvent le dire, mais ce que les théologiens grecs et même protestants entendaient par ce terme est naturellement le Christ, auquel il serait métaphoriquement fait allusion. Seulement comme la phrase : « J’enverrai mon Fils du Soleil », est empruntée textuellement à un Livre Sibyllin, il devient très difficile de comprendre comment on pourrait l’attribuer à une prophétie ayant trait au Sauveur Chrétien, ou la classer avec de telles prophéties, à moins toutefois d’identifier ce dernier avec Apollon. Virgile aussi dit : « Voici venir le règne de la Vierge et d’Apollon » et, jusqu’à présent, Apollon, ou Appolyon, est considéré comme une forme de Satan et comme signifiant l’Antéchrist. Si la promesse Sibylline : « Il enverra son Fils du Soleil » se rapporte au Christ, il s’ensuit que le Christ et Apollon ne font qu’un – et dans ce cas pourquoi appeler ce dernier un démon ? – ou bien que la prophétie n’a aucun rapport avec le Sauveur Chrétien et, dans ce cas, pourquoi se l’approprie-t-on ?

 

Mais de Mirville va plus loin. Il montre saint Denis l’Aéropagite nous affirmant que :

 

« Le Soleil est la signification spéciale et la statue de Dieu… C’est par la porte Orientale que la gloire du Seigneur pénétra dans les temples (des Juifs et des Chrétiens, cette gloire divine étant la lumière du Soleil)… « Nous construisons nos églises face à l’orient, dit à son tour saint Ambroise, car durant les Mystères nous commençons par renoncer à celui qui est à l’occident ».

 

« Celui qui est à l’Occident », c’est Typhon, le dieu Egyptien des ténèbres – car ils considéraient l’Occident comme la « Porte Typhonique de la Mort ». Ayant ainsi emprunté Osiris aux Egyptiens, les Pères de l’Eglise se préoccupèrent fort peu de se servir de son frère Typhon. Puis :

 

« Le prophète Baruch parle des étoiles qui se réjouissent dans leurs vaisseaux et leurs citadelles (Chap. III) et l’Ecclésiaste applique les mêmes termes au soleil, qui est représenté comme « l’admirable vaisseau du Très-Haut » et la « citadelle du Seigneur ».

 

En tout cas, la chose ne fait point de doute, car l’auteur sacré dit que c’est un Esprit qui gouverne la course du soleil. Ecoutez ce qu’il dit (dans l’Ecclésiaste, I, 5) : « Le Soleil aussi se lève – et son esprit éclairant tout sur sa route circulaire (gyrat gyrans) retourne suivant ses circuits ».

 

De Mirville semble citer des textes repoussés par les Protestants ou inconnus d’eux, car dans leur Bible il n’existe pas un quarante-troisième chapitre de l’Eccléciaste ; en outre, ce n’est pas le soleil qui s’y meut « en circuit » mais le vent. C’est une question à régler entre l’Eglise Romaine et l’Eglise Protestante. Ce que nous signalons c’est le puissant élément de Sabéisme ou d’Héliolâtrie qui existe dans le Christianisme.

 

Un Concile Œcuménique ayant mis, d’autorité, un terme à l’Astrolâtrie Chrétienne en déclarant qu’il n’existait pas d’Ames sidérales dans le soleil, la lune ou les planètes, saint Thomas prit sur lui de trancher la question. Le « docteur angélique » déclara que ces expressions ne voulaient pas dire une « âme », mais simplement une Intelligence, non pas résidant dans le soleil ou les étoiles, mais les assistant ; « une intelligence dirigeante et guidante ».

 

Là-dessus, l’auteur, réconforté par l’explication, cite Clément d’Alexandrie et rappelle au lecteur l’opinion de ce philosophe, le rapport qui existe « entre les sept branches du chandelier – les sept étoiles de l’Apocalypse » et le soleil :

 

« Les six branches fixées au chandelier central, dit Clément, ont des lampes, mais le soleil, placé au milieu des errants déverse ses rayons sur eux tous ; ce chandelier d’or cache encore un autre mystère ; c’est le signe du Christ, non seulement par la forme, mais parce qu’il répand sa lumière par l’entremise des sept esprits primitivement créés et qui sont les Sept Yeux du Seigneur.

 

En conséquence, plaide de Mirville, les principales planètes sont, pour les sept esprits primordiaux, suivant saint Clément, ce que le chandelier-soleil est pour le Christ Lui-même, savoir – leurs vaisseaux.

 

C’est assez clair assurément, bien que l’on ne parvienne pas à voir en quoi cette explication aide à éclairer la situation. Le chandelier à sept branches des Israélites, de même que les « errants » des Grecs, avaient une signification bien plus naturelle et surtout un sens purement astrologique. En fait, depuis les Mages et les Chaldéens jusqu’aux Zadkiels dont on se moque tant, tous les ouvrages astrologiques diront à leurs lecteurs que le Soleil placé au milieu des planètes, avec Saturne, Jupiter et Mars d’un côté et Vénus, Mercure et la Lune de l’autre – la ligne des planètes traversant toute la Terre – a toujours signifié ce que nous dit Hermès, c’est-à-dire le fil de la destinée, ou ce dont l’action (l’influence) est appelée la destinée. Mais, en fait de symbole, nous préférons le Soleil à un chandelier. On peut comprendre comment ce dernier en vint à représenter le soleil et les planètes, mais personne ne saurait admirer le choix du symbole. Il y a de la poésie et de la grandeur dans le soleil, lorsqu’on en fait le symbole de « l’œil d’Ormuzd », ou d’Osiris et qu’on le considère comme le Vâhan (véhicule) de la Divinité la plus haute. Mais on n’arrivera jamais à comprendre qu’une gloire spéciale puisse être attribuée au Christ en lui affectant la partie centrale d’un chandelier dans une synagogue juive, en guise de siège d’honneur mystique.



soleil

 

 

Il y a donc positivement deux soleils ; un soleil qui est adoré et un soleil qui adore. L’Apocalypse le prouve.

 

On découvre le Verbe au chapitre VII, dans l’ange qui s’élève au lever du Soleil, portant le sceau du Dieu vivant… Tandis que des commentateurs différent d’avis au sujet de la personnalité de cet ange, saint Ambroise et beaucoup d’autres théologiens voient en lui le Christ lui-même… Il est le Soleil qui adoré. Mais au chapitre XIX, nous trouvons un ange qui se tient dans le Soleil, invitant toutes les nations à s’assembler pour le grand souper de l’Agneau. Cette fois, il s’agit, littéralement et simplement de l’Ange du Soleil – que l’on ne peut confondre avec le « Verbe », puisque le prophète le distingue du Verbe, Roi des Rois et Seigneur des Seigneurs… Il semble que l’ange qui se trouve dans le Soleil soit un ange qui adore. Quel peut être ce dernier ? Que pourrait-il être si ce n’est l’Etoile du Matin, l’ange gardien du Verbe, son férouer ou ange de la face, de même que le Verbe est l’Ange de la Face (présence) de son Père, son principal attribut, sa principale force, comme l’implique son nom même (Michel), le puissant recteur glorifié par l’Eglise, le Rector potens qui vaincra l’Antéchrist, le Vice-Verbe en un mot qui représente son maître et semble ne faire qu’un avec lui.

 

Oui, Michel est le prétendu vainqueur d’Ormuzd, d’Osiris, d’Apollon, de Krishna, de Mithra, etc., bref de tous les Dieux Solaires connus et inconnus, que l’on traite aujourd’hui de démons, de « Satan ». Néanmoins, le « Vainqueur » n’a pas dédaigné de revêtir les dépouilles des ennemis vaincus – leurs personnalités, leurs attributs et même leurs noms – pour devenir l’alter ego de ces démons.

 

Ainsi, le Dieu Soleil est ici Honover ou l’Eternel. Le prince en es Ormuzd, puisqu’il est le premier des sept Amschaspends [les copies diaboliques des sept anges originels] (caput angelorum) ; l’agneau (hamal), le Berger du Zodiaque et l’antagoniste du serpent. Mais le Soleil (l’œil d’Ormuzd) a aussi son recteur, Korshid ou le mitraton, qui est le férouer de la face d’Ormuzd, son Ized, ou étoile du matin. Les Mazdéens avaient un triple Soleil… Pour nous, ce Korshid-Mitraton est le premier des génies psychopompes et le guide du soleil, l’immolateur du Taureau (ou agneau) terrestre, dont les blessures sont léchées par le serpent (sur le fameux monument mithraïque).

 

Saint Paul, en parlant de ceux qui gouvernent ce monde, les Cosmocratores, n’a fait que répéter ce qui avait été dit par tous les philosophes primitifs des dix siècles qui précédèrent l’ère chrétienne, seulement il fut à peine compris et ses paroles furent souvent volontairement mal interprétées. Damascius répète les enseignements des auteurs païens, lorsqu’il explique :

 

« Qu’il y a sept séries de cosmocratores ou de forces cosmiques, qui sont doubles ; les plus élevées chargées de soutenir et de gouverner le monde supérieur ; les moins élevées chargées d’en faire autant pour le monde inférieur (le nôtre) ».

 

Il ne dit pourtant que ce que les anciens enseignaient. Jamblique mentionne ce dogme de la dualité de toutes les planètes et corps célestes, des dieux et des daïmons (esprits). Lui aussi divise les Archontes en deux classes – la plus spirituelle et la moins spirituelle ; cette dernière plus rattachée à la matière, plus enveloppée par elle, comme possédant une forme, tandis que les membres de la première sont sans corps (aroûpa). Mais qu’ont donc à faire avec ceci Satan et les anges ? Simplement, peut-être, afin de pouvoir expliquer l’identité du dogme Zoroastrien et du dogme Chrétien, ainsi que de Mithra, Ormuzd et Ahriman, avec le Père, le Fils et le Démon du Christianisme. Et en parlant de « dogme Zoroastrien » nous entendons par là l’enseignement exotérique. Comment expliquer que les mêmes rapports existent entre Mithra et Ormuzd entre l’Archange Michel et le Christ ?

 

Ahura Mazda dit au saint Zaratoushta : « Lorsque j’ai créé [émané] Mithra… Je l’ai créé pour qu’il fût invoqué et adoré autant que moi ».

 

Dans l’intérêt de réformes nécessaires, les Zoroastriens Aryens transformèrent les Dévas, les brillants Dieux des Indes, en démons. Leur Karma voulut que les Chrétiens, à leur tour, vinssent venger les Hindous sur ce point. Or, Ormuzd et Mithra sont devenus les devs du Christ et de Michel, la doublure et l’aspect sombres du Sauveur et de l’Ange. L’heure du Karma de la théologie chrétienne sonnera à son tour. Déjà les Protestants ont commencé le premier chapitre de la religion qui cherchera à transformer les « Sept Esprits » et la légion, des Catholiques Romains, en démons et en idoles. Chaque religion a son Karma comme l’a chaque individu. Ce qui est dû aux conceptions humaines et qui se fonde sur l’abaissement de ceux de nos frères qui ne sont pas de notre avis, doit avoir son temps. « Il n’y a pas de religion plus haute que la Vérité ».

 

Les Zoroastriens, les Mazdéens et les Perses ont emprunté à l’Inde leurs conceptions ; les Juifs ont emprunté à la Perse leur théorie des anges ; les Chrétiens ont emprunté aux Juifs.

 

De là vient la dernière interprétation de la théologie Chrétienne – au grand déplaisir de la Synagogue forcée de partager le chandelier symbolique avec l’ennemi héréditaire – interprétation d’après laquelle le chandelier à sept branches représente les sept Eglises d’Asie et les sept planètes qui sont les anges de ces Eglises. De là découle aussi la conviction que les Juifs Mosaïques, inventeurs de ce symbole pour leur tabernacle, étaient une sorte de Sabéens, qui mêlèrent ensemble leurs planètes et les esprits de celles-ci et les appelèrent – mais bien plus tard – Jéhovah. En ceci nous avons le témoignage de Clément d’Alexandrie, de saint Jérôme et d’autres.



 

soleil mort

 

 

Et Clément en qualité d’Initié aux Mystères – dans lesquels le secret du système héliocentrique était enseigné plusieurs milliers d’années avant Galilée et Copernic – le prouve en expliquant que :

 

« Par ces divers symboles, liés aux phénomènes sidéraux la totalité de toutes les créatures qui relient le ciel à la terre est figurée… Le chandelier représente le mouvement des sept luminaires et décrit leur révolution astrale. A droite et à gauche du candélabre, étaient projetées les six branches dont chacune avait sa lampe, parce que le Soleil, placé comme un candélabre au milieu des autres planètes, leur distribue la lumière… Quant aux chérubins, qui ont douze ailes entre les deux, ils nous représentent le monde sensible dans les douze signes du zodiaque ».

 

Et pourtant, en présence de toutes ces preuves, le soleil, la lune, les planètes, nous sont tous représentés comme diaboliques avant l’apparition du Christ et comme divins seulement après. Tout le monde connaît ce vers Orphique : « C’est Zeus, c’est Adas, c’est le Soleil, c’est Bacchus » ; ces noms ayant été tous synonymes pour les poètes et les auteurs classiques. Ainsi, pour Démocrite, « la Divinité n’est qu’une âme dans un feu orbiculaire » et ce feu, c’est le Fils. Pour Jamblique, le Soleil était « l’image de l’intelligence divine » ; pour Platon, « un Etre vivant immortel ». De là l’oracle de Claros, auquel on demandait de dire qui était le Jéhovah des Juifs et qui répondit : « C’est le Soleil ». Nous pouvons ajouter ces mots du Psaume XIX, 4 :

 

« Dans le Soleil il plaça un tabernacle pour lui-même… sa sortie se fait en partant d’une extrémité du ciel et sa course s’achève à l’autre extrémité, et rien ne se dérobe à sa chaleur ».

 

Jéhovah est donc le Soleil et, par suite, le Christ de l’Eglise Romaine l’est aussi. On comprend maintenant la critique à laquelle se livre Dupuis à propos de ce verset, comme aussi le désespoir de l’abbé Foucher. « Rien, s’écrie-t-il, n’est plus favorable au Sabéisme que ce texte de la Vulgate ! » Et si défigurés que puissent être les mots et le sens, dans la Bible anglaise autorisée, la Vulgate et la Version des Septante donne toutes deux le texte original correct et le traduisent par : « Dans le soleil, il établit sa résidence », mais la Vulgate considère la « chaleur » comme provenant directement de Dieu et non du soleil seul, puisque c’est Dieu qui jaillit du soleil, qui y habite et qui accomplit le parcours circulaire : in sole posuit… et ipse exultavit. On constatera par là que les Protestants avaient raison en accusant saint Justin d’avoir dit :

 

« Dieu nous a permis d’adorer le Soleil ».

 

Et ceci en dépit des excuses boiteuses d’après lesquelles il aurait voulu dire, réellement que :

 

« Dieu a permis qu’on l’adorât en, ou dans le Soleil ».

 

ce qui revient au même.

 

On constatera par ce qui précède, que tandis que les Païens ne localisaient dans le soleil et les planètes que les puissances inférieures de la Nature, les Esprits représentants, pour ainsi dire, d’Apollon, Bacchus, Osiris, et autres dieux solaires, les Chrétiens, dans leur haine de la Philosophie, approprient les localités sidérales et les limitent aujourd’hui à l’usage de leur divinité anthropomorphe et de ses anges – nouvelles transformations des très anciens dieux. Il fallait faire quelque chose pour se débarrasser des anciens locataires et on les ravala au rang de « démons », de méchants diables.

 

 

Les âmes des étoiles – Héliolatrie Universelle

 

Afin d’établir que les Anciens n’ont jamais « pris les étoiles pour des Dieux » ou des Anges et le soleil pour les suprêmes Dieux et Dieu, mais n’ont voué de culte qu’à l’Esprit de toutes et ont vénéré les Dieux inférieurs, qui étaient supposés avoir leurs résidences dans le Soleil et les planètes – il nous faut mettre en évidence la différence qui sépare ces deux cultes. Saturne, « le Père des Dieux », ne doit pas être confondu avec son homonyme – la planète du même nom avec ses huit lunes et ses trois anneaux. Ces deux Saturnes – bien qu’identiques en un sens, comme le sont, par exemple, l’homme physique et son âme – doivent être séparés lorsqu’il s’agit de culte. On doit surtout le faire avec le plus grand soin lorsqu’il s’agit des sept planètes et de leurs Esprits, car toute la formation de l’univers leur est attribuée dans les Enseignements Secrets. Il faut encore signaler la même différence entre les Etoiles de la Grande Ourse, la Riksha et la Chitra Shikhandin, « au cimier brillant » et les Richis – les Sages mortels qui apparurent sur la Terre pendant le Satya Youga. S’ils ont tous été jusqu’à présent aussi étroitement réunis dans les visions des voyants de toutes les époques – y compris les voyants de la Bible – il faut qu’il y ait eu une raison pour cela. Il ne faudrait pas remonter jusqu’aux périodes de « superstition » et « d’imaginations anti-scientifiques » pour découvrir des grands hommes de notre époque qui les partagent. Il est bien connu que Képler, l’éminent astronome, d’accord en cela avec beaucoup d’autres grands hommes qui croyaient que les corps célestes avaient une influence favorable ou néfaste sur la destinée des hommes et des nations – ajoutait, en outre, pleinement foi au fait que les corps célestes, même notre propre terre, sont dotés d’âmes vivantes et pensantes.

 



soleil-1236

 

 

A ce propos, l’opinion de Le Couturier mérite d’être citée :

 

« Nous sommes trop portés à critiquer sans pitié tout ce qui concerne l’astrologie et ses idées ; pourtant, notre critique, pour mériter ce nom, devrait, sous peine de manquer son but, savoir au moins ce que sont en réalité ces idées. Et lorsque parmi les hommes ainsi critiqués, nous relevons les noms de Regiomontanus, de Tycho-Brahé, de Képler, etc., nous avons des raisons de nous montrer prudents. Képler était un astrologue de profession et finit pas devenir un astronome. Il gagnait sa vie en traçant des horoscopes qui indiquaient l’état des cieux au moment de la naissance des individus, comme le faisaient tous ceux qui traçaient des horoscopes. Ce grand homme croyait aux principes de l’astrologie, sans en accepter tous les résultats insensés ».

 

On proclame cependant que l’astrologie est une science coupable et, de même que l’Occultisme, condamnée par les Eglises. Il est cependant douteux que le « culte mystique des étoiles » puisse être tourné, aussi facilement qu’on le croit, en dérision – au moins par les  Chrétiens. Les légions des Anges, des Chérubins et des Archanges Planétaires sont identiques aux Dieux mineurs des Païens. Quant à leurs « grands Dieux », si l’on a prouvé que Mars – de l’aveu même des ennemis des astrologues païens – était considéré par eux comme personnifiant simplement la force de l’unique Divinité suprême impersonnelle, si Mercure personnifiait son omniscience, Jupiter son omnipotence et ainsi de suite, il s’ensuit que la « superstition » des Païens est vraiment devenue la « religion » des masses des nations civilisées. En effet, pour ces dernières, Jéhovah est la synthèse des sept Elohim, l’éternel centre des tous ces attributs et de toutes ces forces, l’Aléi des Aléim et l’Adonaï des Adonim. Et si, chez elles, Mars s’appelle aujourd’hui saint Michel, la « force de Dieu », si Mercure s’appelle Gabriel, « l’omniscience et le courage de Dieu » et Raphaël, « la bénédiction ou le pouvoir de guérir de Dieu », ce n’est qu’un changement de noms, et les personnages restent les mêmes derrière les masques.

 

La mitre du Dalaï-Lama a sept arêtes en honneur des sept principaux Dhyâni Bouddhas. Dans le rituel funéraire des Egyptiens, on fait dire au défunt :

 

« Saint à vous, ô Princes, qui vous tenez en présence d’Osiris… Envoyez-moi la grâce de voir mes péchés détruits, comme vous l’avez fait pour les sept esprits qui suivent leur Seigneur ».

 

La tête de Brahmâ est ornée de sept rayons et il est suivi par les sept Richis dans les sept Svargas. La Chine a ses sept pagodes ; les Grecs avaient leurs sept Cyclopes, sept Démiurges et les Dieux de Mystère, les sept Kabires, dont le chef était Jupiter-Saturne et, pour les Juifs, Jéhovah. Aujourd’hui, cette dernière Divinité est devenue le chef de toutes, le Dieu suprême et unique et son ancienne place est occupée par Mikaël (Michel). Il est le « chef de la Légion » (tsaba) ; « l’Archistratège de l’armée du Seigneur » ; le « Vainqueur du Diable » - Victor diaboli – et « l’Archisatrape de la Milice Sacrée », celui qui tua le « Grand Dragon ». Malheureusement, l’astrologie et le symbolisme, n’ayant aucune raison de voiler les choses anciennes sous de nouveaux masques, ont conservé le nom véritable de Mikaël – « c’était Jéhovah » - Mikaël étant l’Ange de la face du Seigneur, « le gardien des planètes » et la vivante image de Dieu. Il représente la Divinité dans ses visites à la terre ; en effet, ainsi que le fait est bien exprimé en Hébreu qui est comme Dieu, ou qui ressemble à Dieu. C’est lui qui chasse le serpent.




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Mikaël étant le régent de la planète Saturne, n’est autre que Saturne. Son nom de mystère est Sabbathiel, parce qu’il préside au Sabbat juif, ainsi qu’au Samedi astrologique. Une fois qu’on l’a identifié, la réputation du vainqueur Chrétien du démon est encore plus menacée par d’autres identifications. Les anges bibliques sont appelés Malachim, les messagers entre Dieu (ou plutôt les dieux) et les hommes. En Hébreu Malach, veut dire aussi « un Roi » et Malach ou Melech c’était aussi Moloch, ou encore Saturne, le Seb de l’Egypte, à qui était dédié le Dies Saturni ou Sabbat. Les Sabéens établissaient, entre la planète Saturne et son Dieu, une distinction encore plus grande que celle que les Catholiques Romains conservent entre leurs anges et leurs étoiles ; et les Cabalistes font de l’Archange Mikaël le patron de la septième œuvre de magie.

 

« Dans le symbolisme théologique… Jupiter (le Soleil) est le Sauveur élevé et glorieux et Saturne est Dieu le Père, ou le Jéhovah de Moïse ».

 

Dit Eliphas Lévi qui devait le savoir. Jéhovah et le Sauveur, Saturne et Jupiter, ne faisant qu’un et Mikaël étant appelé la vivante image de Dieu, il semble vraiment dangereux pour l’Eglise d’appeler Saturne, Satan – le dieu mauvais. Cependant Rome est forte en casuistique et se tirera de cela comme elle s’est tirée de toutes les autres identifications, à sa gloire et à sa complète satisfaction. Néanmoins tous ces dogmes et ses rituels semblent être des pages arrachées à l’histoire de l’Occultisme, puis ensuite déformées. La très mince cloison qui sépare les Théogonies cabalistique et Chaldéenne, de l’Angélologie et de la Théodicée des Catholiques Romains, est aujourd’hui avoué par au moins un auteur Catholique Romain. On a de la peine à en croire ses yeux, en découvrant ce qui suit.




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Un des traits les plus caractéristiques des nos Saintes Ecritures réside dans la discrétion calculée avec laquelle on y énonce les mystères moins directement utiles au salut… Ainsi, au-delà de ces « myriades de myriades » de créatures angéliques que nous venons de mentionner et de toutes ces divisions prudemment élémentaires, il en existe certainement beaucoup d’autres, dont les noms mêmes ne sont pas encore parvenus jusqu’à nous. « En effet, comme le dit excellement saint Jean Chrysostôme, il y a sans aucun doute (sine dubio), beaucoup d’autres Vertus (êtres célestes), dont nous sommes encore loin de connaître les noms… Les neuf ordres ne constituent en aucune façon les seules populations du ciel où, au contraire, se trouvent d’innombrables tribus d’habitants infiniment variés et dont il serait impossible de donner la moindre idée en langage humain… Paul, qui avait appris leurs noms, nous révèle leur existence. » (De incomprehensibili Natura Dei, Livre IV).

 

Ce serait donc se tromper grossièrement de ne voir seulement des erreurs dans l’Angélologie des Cabalistes et des Gnostiques, dont parle si sévèrement l’Apôtre des Gentils, car son imposante censure ne s’adressait qu’à leurs exagérations et à leurs interprétations vicieuses et surtout à l’attribution de ces nobles titres aux misérables personnalités d’usurpateurs démoniaques. Souvent rien ne se ressemble plus que le langage des juges et celui des forçats (des Saints et des Occultistes). On doit se plonger profondément dans cette double étude (celle de la foi et celle de sa profession), et, encore mieux, accepter aveuglément l’autorité du tribunal (l’Eglise de Rome, bien entendu) afin d’arriver à saisir exactement le point où se trouve l’erreur. La Gnose condamnée par saint Paul reste néanmoins, pour lui comme pour Platon, la connaissance suprême de toutes les vérités et l’Etre par excellence (République, Livre VI). Les Idées, les types, du philosophe grec, les Intelligences de Pythagore, les aeons ou émanations, causes de tant de reproches adressés aux premiers hérétiques, le Logos ou Verbe, Chef de ces Intelligences, le Demiurgos, l’architecte du monde sous la direction de son père (des Païens), le Dieu inconnu, l’En-Soph, ou Celui de l’Infini (des Cabalistes), les périodes angéliques, les sept esprits, les Abîmes d’Ahriman, les Recteurs du monde, les Archontes de l’air, le Dieu de ce monde, le plérôme des intelligences, jusqu’à Métatron l’ange des Juifs, tout cela se retrouve, mot pour mot, comme autant de vérités dans les œuvres de nos plus grands docteurs et dans saint Paul.

 

Si un Occultiste, désireux d’accuser l’Eglise d’une série sans nombre de plagiats, venait à écrire ce qui précède, que pourrait-il écrire de plus ? Avons-nous ou n’avons-nous pas le droit, après une confession aussi complète, de renverser les rôles et de dire des Catholiques Romains et des autres, ce que l’on dit des Gnostiques et des Occultistes ? « Ils employèrent nos expressions et repoussèrent nos doctrines ». En effet, ce ne sont pas les « promoteurs de la fausse Gnose » - qui avaient reçu toutes ces expressions de leurs ancêtres archaïques – qui s’approprièrent les expressions chrétiennes, mais ce sont vraiment les Pères et les Théologiens Chrétiens qui s’emparèrent de notre nid et n’ont cessé depuis lors de chercher à le souiller.

 

Les lignes citées ci-dessus expliqueront bien des choses à ceux qui cherchent la vérité et rien que la vérité. Elles montreront l’origine de certains rites de l’Eglise, jusqu’à présent inexplicables pour les esprits simples et expliqueront la raison pour laquelle des expressions telles que « Notre Seigneur le Soleil » étaient employées par les Chrétiens dans leurs prières jusqu’au Ve et même jusqu’au VIe siècle de notre ère et étaient incorporées dans la Liturgie, jusqu’au moment où on les changea en « Notre Seigneur Dieu ». N’oublions pas que les premiers Chrétiens peignaient le Christ sur les murs de leurs nécropoles souterraines, comme un berger ayant les dehors et tous les attributs d’Apollon et chassant le loup, Fenris, qui cherche à dévorer le Soleil et ses Satellites.


.../...

[1] De Saraph « igné, brûlant », pluriel (voyez Isaïe, VI, 2-6). Ils sont considérés comme les serviteurs du Tout-Puissant, « ses messagers », anges ou métatrons. Dans l’Apocalypse ce sont les « sept lampes qui brûlent », placées devant le trône.

 

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Orphée - dans Esotérisme & Gnose