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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 16:53
Dans l’ombre du Vatican

 

              « Il ne faut pas s’offenser que les autres nous cachent la vérité, puisque nous nous la cachons si souvent à nous-mêmes. » La Rochefoucauld.

 

              « L’idée qu’il n’y a pas de vérité ; qu’il n’y a pas de nature absolue des choses, de « chose en soi ». Ce n’est là que du nihilisme, et le plus extrême. » La Volonté de puissance, Friedrich Nietzsche.

  

VaticanCity


 

 

              Qu’est-ce que la Vérité ?

              La question nous est lancée comme une devinette. La Vérité ? S’il est une question impossible, c’est justement celle-là ! Considérant l’étrangeté de notre situation, une réflexion nous vient à l’esprit.

              Dans quel univers et pour quel univers nous demandez-vous cela ?

              Vous faites bien de poser des bases préalables à votre réponse car il est un principe universel qui dit qu’à toute interrogation, il existe plusieurs solutions. Chacune d’elles est conditionnée par l’angle d’observation que nous occupons, c’est-à-dire par les milliers de convergences qui font que nous sommes « nous » avec telle apparence, tel niveau de pensée à telle époque et à tel endroit plutôt qu’à tel autre.

              Mais à quoi cela mène-t-il ? Si l’on adopte cette façon de raisonner, on parvient rapidement à une sorte de relativisation de tout, qui est plutôt… démotivante. La quête de la Vérité, notre moteur de base, devient alors une énorme farce.

              N’allez pas si vite, fait l’un des trois Etres. Prenons comme élément de réflexion le cahier sur lequel vous consignerez par écrit votre vécu de cette nuit. Imaginez maintenant un instant que vous soyez une puce échappée du dos d’un chien et que le « hasard » conduit sur la table de travail où se trouve le cahier en question. Quelle conscience aurez-vous de son papier ? Mystère… Peut-être ne ferez-vous pas même de différence entre les fibres végétales qui constituent la texture de ses feuilles et le bois de la table.

              Supposez dans un second temps que vous soyez une souris face à ce cahier. Que va-t-il représenter pour vous ? Certainement rien d’autre qu’un bon repas mis sur votre chemin par la providence.

              Redevenez humains, maintenant. Que signifient dès lors les pages blanches de ce même cahier ? Le réceptacle d’un texte que vous allez rédiger avec amour ou de ces blocs-notes sur lesquels on griffonne et dont on déchire les pages ? Toute latitude vous est donnée. Nous pourrions multiplier les points de vue et les exemples à l’infini !

              Rien que de très banal dans cette constatation, cependant l’assimilation de l’enseignement qui s’y cache demande un bon sens faisant encore défaut à la plupart des hommes. Chacun veut que son point de vue soit le point de vue et chacun, à son niveau, dans tous les domaines, vit et meurt par cela et pour cela. Ainsi, dans un certain sens, la Vérité devient-elle ce que chacun croit, dans la mesure où elle correspond à la logique d’un univers intérieur donné.

              Vous rejoignez donc notre pensée. Il y a quelque chose de profondément démotivant et aussi de terriblement triste dans cette constatation. Cela tendrait à prouver qu’il n’existe pas de Vérité absolue, mais une infinité de vérités partielles, autant qu’il existe d’individus ou tout au moins de types d’univers de pensée.

              C’est une façon de voir… Mais à un certain niveau « voir » ne suffit plus, voir se rattache au mental inférieur qui se laisse ballotter de jugements en jugements. Au niveau où nous voulons toucher votre cœur, il convient davantage de ressentir que de voir. Une telle perception n’a rien de flou, au contraire. Elle ne fait pas allusion à une vague connaissance intuitive car elle nous envoie directement au cœur de Ce que nous cherchons depuis toujours. Elle nous met en liaison avec la Force de Compassion par laquelle les univers sont des instruments au service de l’Univers, par laquelle, enfin les vérités sont les fils qui tissent la trame de la Vérité… Car la Vérité, mes amis, est le reflet fidèle de la Divinité. On ne peut l’enfermer dans une définition qui serait immanquablement une sorte de rempart ou de frontière absurde. La Vérité n’est pas finie. Elle demeure en continuelle expansion, tout comme l’Univers, tout comme la Mère Divine. Accepter de ne pouvoir tout englober, tout définir une bonne fois pour toutes, est une forme d’humilité et donc de grandeur qui fait défaut à la majorité des humains…

              Affirmer « la Vérité, c’est cela », point final, ainsi que le fait encore une multitude parmi vous, revient à dire qu’il y a un bout au chemin de la Vie. C’est tout faire fonctionner dans un système clos, forcément dualiste, qui n’a rien à voir avec la structure fondamentale de l’Univers des univers.

              Ainsi notre souhait est de vous apprendre, autant que cela se peut, à percevoir au-delà des systèmes, c’est-à-dire des théories et des dogmes.

              Vous voulez dire, chercher la face de la Vie, en perpétuelle expansion, derrière le rideau humain des religions.

              Pas seulement des religions, reprend un des trois Etres… Lorsque vous entendez les mots « dogmes » ou « doctrines », ne les appliquez pas systématiquement aux seules religions attestées. Ces termes concernent tout autant les modes de pensée politique, économique et scientifique.

              Ce que vous appelez pompeusement « la Science », par exemple, est en fait peu à peu devenue une véritable religion avec ses credos et ses prêtres. Ces derniers sont capables de discréditer et d’excommunier à leur façon ceux qui s’écartent de « la droite ligne ». En réalité les véritables scientifiques sont beaucoup plus rares que vous ne le croyez. La plupart de ceux qui se disent tels s’arrêtent en cours de route dans leurs réflexions. Soit qu’ils soient incapables de sortir d’un schéma de base donné, réputé être la vérité immuable, soit qu’ils n’aient pas l’honnêteté ou le courage de tenir compte d’autres schémas qu’ils n’ignorent pas.

              Les responsables politiques, économiques et religieux de votre monde utilisent les mêmes subterfuges pour polir les consciences selon le modèle souhaité. Ce sont les mêmes hommes à des places différentes.

              Et quel est ce modèle ?

              C’est un modèle d’uniformisation et de dépendance. Pourtant, plutôt que de lui donner un nom précis, on pourrait dire qu’il évolue en fonction de tout ce qui renforce le pouvoir des Institutions en place… basé sur l’assoupissement général et l’état hypnoïde dans lequel votre humanité se trouve plongée.

              Si vous le voulez bien, nous allons rendre une nouvelle visite à cette Terre à laquelle nous consacrons tant d’amour aujourd’hui. Vous allez découvrir un autre de ses visages. Allons au-delà des images qui nous ont conduit en Afrique ou en Asie sous des régimes totalitaires. Les pratiques sont différentes, certes, plus policées tout au moins, mais le but final s’annonce analogue, c’est le verrouillage de la pensée. Une dévitalisation de la conscience individuelle est alors annoncée… afin que la voie d’accès à toute croissance intérieure se trouve bloquée.

 

              « Il fait encore nuit et nous sommes au cœur d’une place immense. Une place que nous reconnaissons immédiatement. La place St Pierre de Rome, en pleine Cité du Vatican. Mais aussitôt surgie, l’image se brouille, laissant apparaître une succession de colonnades puis des escaliers et des jardins sous le clair de lune et les lampadaires. Une ombre ou deux s’y faufilent d’un pas hâtif et c’est le silence, à peine troublé par le murmure d’une invisible fontaine.

              Enfin, les contours d’un bureau se dessinent et nos âmes se retrouvent une nouvelle fois spectatrices d’une sorte de réunion. Ici l’assemblée est toutefois plus restreinte. Guère plus de sept ou huit hommes. Deux d’entre eux sont visiblement des prélats, un autre porte un simple costume de prêtre en civil, tandis que le reste de la compagnie semble se composer de laïcs. Leur tenue est on ne peut plus classique.

              La salle où cette scène prend place nous surprend par son allure excessivement cossue. Ses murs, ses plafonds sont chargés de reliefs en stuc et de dorures. Ici, rien n’est sobre : fauteuils de cuir noir, sous-mains également de cuir sur une superbe et grande table cependant qu’aux murs trônent les tableaux de quelques maîtres anciens…

              Une discussion animée est engagée entre l’un des prélats et deux des laïcs tandis que des chèques sont échangés à l’autre bout de la salle. Simultanément aussi, on fait circuler des dossiers que l’on paraphe abondamment.

 

 

 

 Pape Benoit XVI

 

 

 

              Nous tenions à vous présenter un aspect assez particulier du Vatican. Il s’agit d’un aspect que soupçonnent encore très peu de personnes. Nous devrions dire trop peu… car tout mensonge, toute mascarade doit voir un jour sa fin.

              La réunion à laquelle vous assistez ici, mes amis, n’est que l’une des centaines qui se déroulent à huit clos, chaque année, au Vatican. Celle-ci est un des produits, un des moteurs aussi qui font de cet Etat, non pas, non plus, le cœur d’une Eglise mais bel et bien le quartier général d’une Société multinationale.

              Affirmer cela peut paraître choquant, nous le savons, néanmoins l’heure approche d’inciser l’abcès. Il s’agit bien en effet d’un abcès, d’une conspiration qui ne concerne pas seulement le monde occidental chrétien mais l’ensemble de l’humanité terrestre.

              Ce qui s’échafaude ici s’inscrit dans la dynamique mondiale de muselage des consciences telle que nous l’avons déjà évoquée. On y élabore des stratégies politiques, économiques, guerrières s’il le faut, afin de niveler dans la médiocrité et la dépendance des masses humaines. Le Catholicisme en est le prétexte et nous pourrions dire l’arme. Il est une vision réductrice du Christianisme et fabrique des dogmes depuis bientôt deux millénaires afin de développer sa puissance temporelle.

              Mais vous dites que la religion est un prétexte… Prétexte à quoi ?

              En vérité, tout ceci n’est plus une affaire de religion. Tout au moins pour un certain nombre des « maîtres du Vatican ». Le Catholicisme, dans sa version la plus conservatrice, celle qui prend le pas sur les autres aujourd’hui, est l’une des pièces maîtresses du Gouvernement Mondial dont vous avez entrevu une image à Genève.

              La présente réunion est une des réunions de l’Opus Dei, une organisation tentaculaire que certains hommes lucides appellent déjà l’Octopus dei. L’œuvre, comme on la nomme également, est devenue le véritable gouvernement souterrain de tout le Catholicisme. Elle gère des affaires terriblement temporelles de par le monde, avec les moyens les plus divers, ainsi que le ferait n’importe quel Gouvernement uniquement soucieux de voir s’accroître son emprise. Le crime ne représente pas même pour elle un obstacle. Elle est devenue en fait un véritable réseau d’espionnage, une armée secrète qui utilise la foi religieuse comme levier de manipulation.

              Certains de ses membres, et aussi certains dignitaires du Catholicisme qui n’y sont pas rattachés mais qui sont mus par des appétits analogues, détiennent des moyens de pression considérables sur quelques-uns de vos dirigeants officiels. Il existe à ce niveau des complicités occultes dont vous ne soupçonnez pas l’ampleur et qu’il n’est pas nécessaire d’énumérer ici.

              Saviez-vous, par exemple, que l’Eglise de Rome contribue financièrement, d’une façon habile, à la fabrication de certains armements ? Cela a déjà été avancé publiquement… mais les hommes préfèrent oublier et enterrer ce qui dérange. Chacun de vous agit d’ailleurs de cette façon vis-à-vis de ses propres difficultés. On préfère contourner plutôt que de chercher à regarder paisiblement l’obstacle puis de le démasquer… Un obstacle est toujours une sorte de « faux visage » derrière lequel une partie de vous-même se dissimule.

              Mais revenons à ce qui s’élabore entre ces murs… et tentons de l’observer avec des yeux différents. Les hommes que vous voyez ne sont aucunement des monstres au sens moral du terme. Ils ont leur propre conception de ce qui doit être, et ils représentent un Vatican qui est un aspect significatif de la conscience humaine, collective et individuelle.

              En effet, une partie de la psyché de l’humanité ne peut s’empêcher d’être une terrible manipulatrice, une éternelle comploteuse. Elle s’interdit l’accès à la transparence, c’est-à-dire au bonheur limpide, en prenant un plaisir pervers dans l’intrigue. Intrigue contre elle-même en définitive. Chaque individu agit de la sorte à son propre niveau. La conscience individuelle moyenne ment continuellement ou presque, elle complote, élabore des plans pour mieux contrôler ce qui est à sa portée. C’est une soif inextinguible qui se traduit tôt ou tard par une implosion ou, si vous préférez, par une sorte de cancer de l’âme… puis de la société.

              Tout cela parce que l’être humain isolé ou regroupé en Organisations fabrique toujours une vérité en fonction du degré de sa myopie.

              Posez-vous ces questions : qu’ont pu être le Bien et le Vrai, pour un inquisiteur ? Que sont maintenant le Bien et le Vrai pour les restes d’inquisition qui sommeillent toujours en vous ? Calculez le nombre de fois où, chaque jour, vous commencez vos phrases par « mois-je ». Vous serez surpris.

              Il y a en l’homme une telle volonté de tout ramener à son petit univers clos et tyrannique !

              En vous tous règne un Vatican souterrain… Entreprenez de dégonfler ses prétentions à tout contrôler impérialement et vous dévitaliserez par la même occasion toutes les cités papales de la Terre.

              Toutes les cités papales ? Peux-tu préciser ?

              Oui… Si l’Eglise de Rome reste depuis de nombreux siècles un exemple d’une certaine pauvreté de l’âme, à quelques belles exceptions près, elle n’est certes pas la seule. Toutes les religions ont  ou ont eu leurs heures de mascarades. L’Islam dans quelques-unes de ses manifestations connaît de toute évidence aujourd’hui un semblable délire. Lui aussi a son « Opus Dei » à sa façon… et vous seriez surpris de savoir à quel point les Organisations souterraines ou semi-souterraines des grandes religions déguisées, s’entendent quant à leur but… car elles-mêmes sont des pièces manipulées sur un échiquier qui les dépasse.

              Sous la salle de réunion que vous voyez ici, existent d’autres salles qui elles-mêmes conduisent à d’autres lieux, plus discrets encore et qui contiennent une énorme quantité d’archives. Une véritable bombe pour l’ensemble de la conscience d’une humanité menée par le bout du nez…

              Un seul homme dans cette pièce en connaît l’accès. Il sait les raisons politiques d’une quantité de canonisations, les implications mafieuses des hommes d’affaires du Vatican, il sait aussi les mensonges des premiers pères de l’Eglise et la multitude des assassinats commandités au nom de Dieu.

              Et pourtant, il dort aussi paisiblement que vous… parce que les uns et les autres, vous utilisez les mêmes somnifères : Un « moi-je » bon polémiqueur, un certain confort, des amis qui ont un rythme de sommeil identique et, de temps à autre, un repas confortable. Si par surcroît viennent s’ajouter quelques honneurs, on sombre alors dans l’auto-hypnose.

              J’imagine que vous trouverez mes paroles bien sévères et peut-être dénuées de cet Amour auquel vous aspirez tant… mais l’Amour, mes amis, n’est trop souvent conçu par l’homme que comme un miel doucereux.

              L’Amour total EST la Vie et la Vie se présente sous de si nombreux visages ! L’Amour, tel que je vous l’offre ici, vous propose son regard courroucé sans aucun doute, néanmoins c’est l’Amour total, n’en doutez pas. Le navire de l’humanité terrestre prend l’eau de toutes parts et nous ne voulons pas le laisser couler !

              L’ombre est sans doute contagieuse mais n’oubliez pas qu’elle demeure assujettie au Soleil.

              Ainsi, la forme d’Ombre que vous voyez œuvrer dans ce bureau est sans conteste l’une des manifestations de l’Antéchrist qu’évoquent les Ecritures dont se réclame l’Occident. Ne craignons pas les mots : l’Eglise de Rome offre l’un des visages les plus éclatants de l’Antéchrist, conjointement à la faction intégriste de l’Islam. Même s’il peut s’incarner dans un individu, l’Antéchrist, comprenez-le, est avant tout un principe que toutes les consciences humaines ont elles-mêmes en germe, qu’elles développent et qu’elles appellent enfin à se concrétiser au bout d’un temps donné.

              Il doit être maintenant évident, mes amis, que lorsque j’évoque aussi sévèrement l’Eglise de Rome, je n’évoque nullement l’essence du Christianisme qui demeure un véritable joyau.

              L’enseignement de notre frère le Christ et l’impact que celui-ci laisse en profondeur n’ont aucune commune mesure avec ce qui est professé par la hiérarchie catholique et avec les agissements de celle-ci. L’histoire du Catholicisme pourrait se résumer à l’histoire de la secte des évêques de Rome qui a voulu imposer sa vision de la Parole Christique. Le Christisme reste à naître des cendres de tout cela. Cela ne saurait tarder. Les deux ou trois siècles à venir verront se mettre en place cette nouvelle religion qui résultera globalement, dans ses enseignements, d’une véritable fusion entre le Christianisme et une grande philosophie orientale. Un homme hors du commun donnera, de façon éclatante, le coup d’envoi de cette nouvelle façon d’être ouvert à la Lumière.

              Tu nous parles d’une religion à venir… pourtant toutes les données que nous recueillons au cours de cette nuit visent justement à dépasser toute notion de religion. Cela nous trouble un peu.

              Tandis que l’immense écran qui nous encercle continue de nous envoyer les mêmes images issues du Vatican et que l’un des prélats lève le ton pour être entendu de tous, le grand Etre vient se positionner juste en face de nous.

              Vous ne grandissez pas tous en même temps sur cette Terre, dit-il. Dans une même école, il existe toujours plusieurs classes, n’est-ce pas ? Ne croyez donc pas qu’une spiritualité pure, dénuée de tout support, soit accessible à l’ensemble de l’humanité dans quelques décennies sous prétexte que l’on passe d’une ère zodiacale à une autre !

              La majeure partie de vos frères humains a encore besoin de point de repère fixes et de rituels. Ceux qui se mettront en place auront cependant la marque de l’Universel et iront dans le sens de l’enseignement que nous vous délivrons.

              L’Islam sera dans un premier temps la religion qui éprouvera le plus de difficultés à se fondre dans cette volonté d’unité… car il nourrit beaucoup de souffrances, de peurs et de réflexes de protection dans son cœur.

              Avant que ne sonne cette heure, il va falloir accepter que l’orage gronde. En effet l’humanité a mis en mouvement une mécanique dont il est nécessaire qu’elle mesure concrètement les conséquences.

              Vous voyez ce prélat ? Eh bien, c’est un cardinal. La plus grande partie de la hiérarchie catholique ne soupçonne pas la moitié de son influence sur une certaine stabilité mondiale. Cette réunion, qu’il a d’ailleurs organisée, est totalement ignorée de ses pairs et aussi de la majeure partie des dirigeants de l’Opus Dei. S’il parle en ce moment c’est pour donner son approbation définitive à un complot de vaste envergure visant à discréditer le rayonnement de quelques Maîtres de Sagesse actuellement incarnés en Inde principalement, mais aussi dans d’autres contrées de la Terre.

              Il donne les dernières autorisations à une attaque en règle contre tous les enseignements qui visent à libérer réellement la conscience. Vous en verrez les effets. C’est sa vision de ce qui est juste, selon un certain Ordre prônant une pensée unique et le contrôle total de l’individu. Cette conception doit aboutir, selon lui et d’autres bien sûr, à la mise en place d’une élite mondiale appuyant sur tous les boutons de tous les registres individuels et collectifs.

              Ce n’est pas sans évoquer les bases d’une certaine idéologie qui a sinistrement envahi la Terre il y a quelques décennies.

              C’est exact. Le Principe est analogue. Il en est la continuité, plus sournoise, plus affinée si l’on veut. Nombreux sont évidemment ceux qui se font piéger, c’est-à-dire engourdir.

              Nous voulions vous faire comprendre avec mes Frères ici présents, que le discernement absolu n’est jamais acquis pour quiconque. Ainsi il importe que tous ceux qui cherchent sincèrement en leur cœur aient le courage de prendre régulièrement un peu de recul par rapport à leur façon d’aborder la cause qu’ils veulent faire fleurir. Je veux dire, qu’ils en éliminent l’aspect passionnel. Cela, afin d’en préserver l’essence dans son intégrale beauté.

              Ne vous emprisonnez pas dans vos croyances. Chacun gravit ses propres marches tandis que bon nombre de celles-ci donnent la sensation de représenter le haut de l’escalier.

              Soyez donc vigilants, à chaque carrefour, à chaque étape de découverte, et n’oubliez pas qu’il n’existe guère de définition statique et immuable de ce que vous appelez spiritualité.

              Que l’Amour, l’Equité et la Justesse soient vos véritables point de repère. Cherchez-les derrière les apparences des pseudo-logiques liées à votre temps. En vérité, voyez-vous, toute chose juste parle de spiritualité à l’insu même de chacun et de toutes les croyances.

              Mais, concrètement, qu’est-ce qu’une chose juste ?

              Une chose qui fait sourire l’âme. Une chose qui laisse une trace de paix derrière elle. Une chose qui fait déclarer à celui qui la rencontre : « elle m’a rendu un peu meilleur… »

              Au-delà du temps, des frontières, des langages. Voilà la logique de Celui qui vient. »

 

              L’Opus Dei n’a rien à voir avec la foi chrétienne même s’il le prétend. Je ne puis faire ici le procès du Christianisme dont Jésus a posé les bases, je démonte comme tant d’autres un organe qui n’a plus rien à voir avec l’Esprit et l’Ame mais qui sous ce prétexte prend des allures de secte tout en ayant l’aval de la religion catholique. L’Opus Dei a depuis longtemps mainmise sur le Vatican.

              Une enquête sur les Francs-Maçons du Vatican nous apprend ce qui suit : les croisés de cette société la plus riche du monde sont au nombre d’environ quatre-vingt mille, ils sont organisés et suivent les commandements de José Maria Escriva de Balaguer, au nom de Dieu mais de quel Dieu ?

              Peut-être celui des croisés, des moines soldats qui ont déjà tant détruit au nom de la religion. L’Opus Dei est un pouvoir économique qui influence la papauté. Deux mille prêtres sont à sa tête. L’œuvre reçoit environ trente millions de dollars par mois et gère des biens immobiliers aux quatre coins du globe. José Maria Escriva de Balaguer l’a promis : il est possible de devenir saint tout en vivant dans le monde des affaires à condition de suivre scrupuleusement les commandements qu’il édicte. Un chef de secte ne promettrait pas plus… Son livre « Le Chemin », traduit en trente langues et vendu à des millions d’exemplaires, se veut la bible de tout un monde prêt à tout pour obtenir le ciel.

              De Balaguer a en fait été un « channel » des années 20. Il reçoit des messages de Dieu lui-même pour sauver le Vatican et par la même, l’Eglise. Pour cela, il faut une armée d’inconditionnels purs et durs, se fondant dans la masse et s’éparpillant dans tous les milieux. Le 17 mai 1992, De Balaguer est canonisé. Pourtant, comme n’importe quelle secte, l’œuvre demande qu’on lui donne tout quand on veut être l’un de ses membres et si par hasard l’on décide de partir, ce sera sans rien. En fait, lorsque Don Balaguer fonde l’Opus Dei en 1928, il a 26 ans. Traumatisé par les massacres des religieux pendant la révolution, il organise l’Opus Dei comme un organe de résistance anti-marxiste. Il recrutera ses adeptes dans les universités en proposant aux étudiants des résidences et des centres culturels où il peut délivrer son message : il est possible d’atteindre la sainteté à travers n’importe quel travail, sous certaines conditions toutefois… Son projet est planétaire et il souhaite s’étendre ainsi à travers le monde entier. Anti-communiste jusqu’à l’extrême, il demande à chaque membre de s’inscrire comme volontaire à la « division bleue » (aux côtés des Allemands, contre l’Union Soviétique). Franco l’a sans doute beaucoup soutenu et une partie de son gouvernement appartenait à l’œuvre.

              Financièrement, l’organisation prétend vivre de dons mais depuis les années 70 des associations, des sociétés de gestion, des résidences, des centres culturels sont créés par l’œuvre. Les amis de l’Opus Dei sont connus : Claude Bébéar, patron d’Axa, M. Albert, patron des AGF, D. Pineau-Valencienne, PDG de Schneider.

              Des scandales éclatent en rapport avec la Mafia et la loge P2 : 1982, le banquier italien Roberto Calvi, proche du Vatican, est assassiné, pendu sous un pont londonien. La méthode employée est signée par la loge P2. Roberto Calvi a blanchi et fait disparaître d’énormes sommes d’argent de sa banque au profit du Vatican pour ses opérations secrètes de politique étrangère (Pologne : Solidarnosc) avec la complicité directe de Monseigneur Paul Marcinkus, banquier du Vatican et de l’IOR « Institut des Œuvres de Religion » sont tous liés à l’Opus Dei… Un financier du Vénézuela, Alberto Berti, dit alors avoir blanchi pour le compte de la banque du Vatican vingt et un milliards de francs et pour l’Opus Dei à travers l’une de ses sociétés nommée « Inecclésia ». Alberto Berti révèle : « Récemment un ex-président d’une banque américaine m’a certifié que l’Opus Dei avait pris une part importante dans les donations apportées à Solidarnosc. Cela explique pourquoi l’Opus Dei exerce un pouvoir grandissant sur les affaires qui touchent le Vatican et notamment au sein des organismes financiers.

              L’affaire Mateos, le milliardaire espagnol qui détourne des fonds au profit de l’Opus Dei, lève un autre coin du voile mais qui va réagir… bien peu ! Le sommeil et la peur engourdissent les âmes et les corps, les scandales éclatent les uns après les autres mais rien ne bouge et l’Opus Dei continue imperturbablement son œuvre.

              Le milliardaire est arrêté. Fou de colère de ne pas avoir été défendu par ceux qu’il a toujours aidés, il avoue avoir donné douze millions à l’œuvre. Quand il sort de prison, il espère que tout va être dévoilé mais l’affaire est enterrée… le procureur était membre de l’Opus Dei. Mateos continuera sa route riche mais déçu et humilié.

              Jean-Paul II, tout le monde sait qu’il est malade, mais qui connaît ses liens avec l’Opus Dei qui, avant son élection, finançait déjà ses voyages, son accueil et son hébergement de par le monde ? Qui sait que le Pape se recueille régulièrement sur la tombe de Don Balaguer ? Qui sait que pour remercier les membres de l’organisation, il les a nommés à des postes clés après son élection : consulte des miracles, procédures de béatifications, congrégation qui gouverne les ordres religieux de l’Eglise ?… En bref, qui sait qu’ils sont déjà en place pour nommer le successeur du Pape ?

              Sans doute vous souvenez-vous de la disparition brutale du pape Jean-Paul Ier après un règne des plus brefs. Certains disent qu’il fut assassiné pour avoir voulu élaguer quelques pesantes branches de l’Opus Dei…. Cela nous a aussi été confirmé par nos amis « d’au-delà ».

              L’Opus Dei est très savamment organisé : L’œuvre décide de qui sera prêtre ou laïc numéraire, ces derniers devant être célibataires et vivre dans les centres « ad hoc ». Les laïcs surnuméraires peuvent être mariés et avoir des enfants, ils seront au service domestique des autres. Les associés sont célibataires et vivent avec leur famille. Les collaborateurs aident par des dons.

              L’un des buts de l’œuvre est de débusquer de nouvelles vocations et d’éviter que celles-ci ne s’égarent. Pour cela et comme dans n’importe quelle secte, elle propose aux jeunes de quitter leurs familles et de rejoindre leurs nouveaux amis.

              « Les membres mariés ont le devoir de faire le plus d’enfants possibles pour augmenter le nombre de vocation » dit Mgr  Alvaro del Portillo, le prélat de l’Opus Dei.

              Recrute-t-on des membres avant leur majorité ? « Nous préférons parler de formation » dit l’abbé Haddock qui admet que cette formation peut commencer à n’importe quel âge. Les règlements de l’Opus Dei stipulent que des enfants de 14 ans et demi peuvent solliciter leur  adhésion officieuse. On a souvent reproché à l’Opus Dei d’inciter des enfants à cacher cette adhésion à leurs parents. « Quand vous avez une fiancée, vous ne le dites pas tout de suite à vos parents » expliquent les dirigeants.

              L’Opus Dei, troupe de choc du pape, a muselé ou remplacé en  Amérique Latine les « théologiens de la libération » qui appelaient à une plus grande justice sociale, par ses propres sympathisants, en particulier au Chili, en Argentine, au Brésil et au Pérou. En tout, treize évêques de l’Opus Dei œuvrent en Amérique latine.

              Selon le fondateur, « les femmes n’ont pas besoin d’être savantes, il leur suffit d’être sensées » (chemin 946). Dans les résidences, elles s’occupent de l’administration, de la cuisine, du ménage.

              L’abbé Escribano a subjugué son auditoire canadien par ces mots : « Une morale sans Dieu n’existe pas. La foi ne s’oppose jamais à la raison. La foi c’est la connaissance par la confiance en l’autorité. » Et encore : « La pilule est naturelle comme le sont le couteau et la mitraillette. »

              « La Sainte Eglise est comme une grande armée » écrit Don Balaguer « nous, nous n’échouons jamais ». Les catholiques qui ne combattent pas sont des soumis et des déchus !

              Edifiant, n’est-ce pas ? !

              Assurément, comme le disent nos amis, nos frères « d’en haut » : il faut de l’Amour sans limites pour notre planète et tous les êtres qui la constituent quelques soient leurs règnes, leurs couleurs de peau, leurs sexes…

 

            Les dogmes sont toujours de nature politique. Leur fonction est de manipuler et ils n’ont de valeur que petitement temporelle. Ils rassurent ceux qui les établissent… et voyez-vous, chacun en établit à son propre niveau. Ce sont les credos personnels qui évoluent trop souvent de barrières mentales en barrières mentales.

 

            On parle de sectes, et terme de gourou traîne sur toutes les lèvres, dans toutes les circonstances. Pourtant qui sait seulement ce que ces mots veulent dire ?

            Evoquez le Christ ou le Bouddha devant un millier de personnes et vous devenez un personnage suspect ; emmenez cent mille soldats au combat et vous êtes un grand homme que l’on respecte. Qui lave les cerveaux de qui ? Où sont les véritables sectes qui empoisonnent la pensée collective ? Mille organisations et pouvoirs officiels se parent insidieusement de leurs attributs et de leurs méthodes à peine déguisées.

            Ce que vous devez penser et ce que vous devez avoir constitue au bout du compte un évangile à découvrir chaque matin dans les colonnes de tous les journaux de cette planète. Les Parties et les Lobbies sont les premières forces qui modèlent votre pensée, vos attitudes, vos réactions, vos goûts, en clair votre rapport à la vie. Lobbies des marchands d’armes, lobby de l’industrie pharmaceutique, chimique, pétrolière, lobbies du prêt à croire et du prêt à avaler… Les sectes ne sont peut-être pas seulement là où l’on vous le dit. L’ordre mondial qui tente de s’instaurer les aime et les nourrit où qu’elles soient. Il fait mine de les combattre tandis qu’elles servent sa cause en inspirant et nivelant vos comportements. Il ne vise qu’un but, vous faire aller résolument de l’être à l’avoir… et pour que vous gardiez la sensation d’être, il vous engage à ne plus penser mais à dépenser.

 

            « Voilà des âges que vous demeurez au royaume de la dépendance. Sous toutes les formes qu’Il emprunte, votre frère aîné, le Christ, vous dit simplement quelque chose comme « cela suffit, il est temps que vous vous engagiez à vous dégager de ce royaume. Vous êtes allés au bout de l’engourdissement et de ses leçons ; levez-vous et révélez-Moi dans tout ce que croise votre regard.

            « Oui, sachez-le, l’Esprit va pétiller dans la Matière ! Ce sont les temps qui l’exigent. Il espère juste votre consentement afin que vous participiez avec les atomes de ce monde à la grande fête d’ascension voulue par les vents qui caressent le Cosmos. Son principe est à la base même de votre nature. Il est grand temps que vous compreniez que Sa présence n’a rien de facultatif en vous car la totalité de votre être est Son exact prolongement Ainsi, en d’autres termes mes amis, vous êtes « condamnés » à grandir. Prolonger la souffrance ou engager la guérison, là se situe votre choix. La Révolution va s’inscrire jusque dans votre chair. Le décodage des anciennes mémoires doit s’opérer jusqu’au sein de vos cellules et vous délivrer des résidus conditionnants du passé. Que vous le vouliez ou non vous êtes poussés vers ce nettoyage. La zone de turbulences dans laquelle votre monde est entré se définit par cette fonction. Ne vous cabrez donc pas contre elle car l’Amour qui ne saurait avoir de nom constitue son unique moteur. Tout le « travail » qui vous est demandé consiste à savoir reconnaître cet Amour derrière son voile, à l’accueillir puis à vous fondre en lui, sans trouver d’excuse pour vous y dérober.

              « Le Christ suggérait aux hommes de Palestine de tendre l’autre joue à ceux qui les frappaient afin de dérouter leur volonté d’agression. Il ne leur demandait pas de subir mais d’aller chercher le mal là où il se trouvait afin que celui-ci prenne conscience de sa vanité. Que cela vous suggère-t-il aujourd’hui ? Passivité ? Faiblesse ? Ou effective révolution des consciences ?

              « Savez-vous ce que cela signifie réellement ? Cela ne veut pas dire qu’il soit essentiel que quelque nouveau Gandhi isolé se lève parmi vous, mais qu’il est désormais devenu vital que vous acceptiez l’ébranlement de vos bases afin que soient dissoutes celles de l’univers qui alimente vos prétextes.

              « N’oubliez pas que chacun de vous constitue à lui seul, potentiellement, un véritable foyer d’insurrection solaire ou, si le mot vous fait peur, une base de lancement pour le monde à venir. La mise à feu s’organise autour de trois moteurs, le non-jugement, la compassion et la détermination. Entretenez-les en vous à travers les milles « détails » de la vie quotidienne.

              « Le « détail », je vous le dis, n’est d’ailleurs pas toujours aussi « détail » qu’on le pense. Ce regard que vous dispensez aux autres dans l’ascenseur en sortant de chez vous en fait partie, la qualité de votre poignée de main aussi, ainsi que celle des mots que vous laissez venir sur vos lèvres. La Révolution christique, votre révolution majeure, commence là, dans toute sa force, sur un terrain d’humilité. Elle ne vous forme pas, à l’instar de toutes les révoltes du passé, à dire non en levant le poing, mais vous engage à prononcer un oui décisif en ouvrant le cœur.

              « L’âme, mes amis, ne s’épanouit jamais en se braquant contre une force, elle ne s’élève aucunement non plus en abaissant ce qu’elle réprouve. Elle se met debout dans une direction et pour un but. Comprenez-vous ? Se dresser éternellement contre quelque chose c’est assurément développer le principe d’adversité. C’est de l’action de ce principe en vous que vous êtes las sans même vous en apercevoir. Il faut rompre avec lui. Sans tergiverser, sans le haïr puisqu’il a été, malgré tout, votre champ d’expérience.

              « Vous savez tout cela, bien sûr. Mes paroles ne constituent qu’un rappel de plus, dites-vous… Certes, alors qu’attendez-vous pour manifester une telle vérité ? Il ne suffit pas de savoir… Celui qui sait se borne à donner des leçons… quant à celui qui Vit il devient lui-même enseignement. Vivre ! Rien, finalement, rien ne vous est demandé d’autre… Vivre et non pas bégayer l’existence en échafaudant de sempiternels et subtils plans de domination.

              « Vous êtes donc, je le répète, des foyers d’insurrection sacrée en puissance. Bien sûr, vous pouvez continuer d’attendre des signes, des manifestations flagrantes d’une présence céleste qui confirmera l’ « Energie que vous sentez ». L’ « Energie », quel beau mot ! Il est dans toutes les bouches. C’est à celui qui en percevra le plus ! Et quelle inquiétude pour ceux qui, honnêtement, ne parviennent pas à percevoir cette fameuse « Energie ». Ils se croient presque anormaux. Du Christ que l’on réduit au Catholicisme à celui qui devrait venir vous sauver à bord de son vaisseau spatial, il n’y a qu’un pas, celui qu’on ne fait jamais pour se prendre en main de façon radicale. Il n’existe aucun Sauveur pour ceux qui veulent se sauver face à leurs responsabilités.

              « Tout cela ne veut pas dire, mes amis, qu’il n’y aura pas de « signes dans le ciel et sur la terre ». Il y en aura… et de si impressionnants, de si tangibles que vous aurez peine à y croire. Pourtant ce ne sont pas eux qui métamorphoseront votre être ni les caractéristiques que vous avez lentement insufflées à ce monde. S’il est certain qu’ils se poseront en tant que témoins de l’émergence christique vous saurez malgré tout, les uns et les autres, les interpréter de façons tellement différentes qu’un peu plus de confusion encore achèvera le récurage des egos.

              « Ces signes viendront à la fois de la terre et d’autres mondes comme les ultimes éléments d’une mise en scène divine visant à laisser s’exprimer en l’homme le meilleur et le pire. Tous les châteaux de sable doivent s’écrouler, tous les joyaux doivent scintiller.

              « Où ira donc votre confiance ? Tant de navires battent pavillon christique ! Vous aurez deux solutions, deux tentations. Vous réfugiez une nouvelle fois dans la sécurité d’un intégrisme vous enjoignant de continuer à mâcher les mêmes dogmes somnifères, ou avancer, apparemment seuls, apparemment sur une corde raide, avec pour seule volonté celle d’apprendre à aimer et à servir la Vie quoi qu’il arrive. Le choix, car il existe toujours sur le plan individuel, est donc là : fuir dans les sillons du passé ou commencer à incarner l’Esprit là où la Vie vous place.

              « Sans doute vais-je vous choquer en affirmant que vous n’êtes pas encore aujourd’hui ni des Esséniens ni même des Zélotes. Trop d’hésitations coulent dans vos veines… ce sont les Pharisiens et les Saducéens qui s’expriment toujours à travers vos actes et vos paroles.

              « Lorsque celui qui donne des leçons et fige le Soleil s’éteindra en vous, lorsque celui qui protège ses biens et s’agrippe à ce que l’existence lui a prêté n’aura plus de place dans votre conscience, alors ce sera l’heure… Non pas de vous dire Esséniens, ni de vous parer de quelque titre d’initié, mais d’Etre, c’est-à-dire d’être vrai, et de ne plus faire de « rétention de Vie ».

              « Croyez-moi, tout ou presque de ce qui pouvait être divulgué pour que votre cœur entre en fermentation a effectivement été dit et écrit, en fonction de votre capacité à l’intégrer. Il reste maintenant à le mettre en application. Ne cherchez pas une porte dérobée pour contourner cette mise en œuvre. Il n’en existe pas. Les événements vont vous contraindre à bouger, du dehors et du dedans. Vous irez soit sur la route du durcissement pour un temps encore, soit sur celle de l’attendrissement… du véritable attendrissement, celui qui procure la résistance et la transparence du diamant. L’Amoureux est un tendre dont le cœur ne craint aucune rayure, aucune estafilade. Le Christ des faibles n’est pas le Christ, voyez-vous. Celui-là est, pour longtemps encore, cloué sur un morceau de bois comme une éternelle victime des « méchants ».

              « En vérité il est temps de comprendre que le crucifix n’est pas la croix. Il évoque la torture qui se perpétue et se fige mais certainement pas la croisée des chemins que sont les épousailles du Ciel et de la Terre. Il aura fallu deux millénaires pour qu’un nombre décisif d’hommes et de femmes puissent commencer à l’entrevoir. Voulez-vous être de ceux-là ? La question de votre transformation peut également être posée de cette façon : voulez-vous être un rouage conscient dans l’avènement de l’Ere de la Colombe ?

              « Je disais qu’il avait fallu deux millénaires pour que certaines notions puissent être clairement conçues et exprimées avec le maximum de liberté. Ne croyez pas pour autant qu’à l’aube de ce qui s’en vient, le voile des limitations soit définitivement déchiré pour tous. La Paix véritable ne s’impose pas, ne se décrète pas. Elle est un état qui s’invite et se vit de l’intérieur de l’âme. Elle fait de cette âme l’intermédiaire, l’interprète transparent entre l’Esprit et la matière dense. La Paix s’apprend, s’expérimente, se cultive puis s’expanse.

              « Ne croyez donc pas qu’elle s’imposera d’un jour à l’autre sur cette Terre même si la Présence y est plus que jamais à l’œuvre à travers les laminages les plus profonds et les prodiges les plus beaux. La Paix n’est pas Son travail mais votre travail. Elle est de votre responsabilité dès lors que vous vous ouvrez à la force pure de Son cœur. Vous devez, non pas la bâtir car on ne la décide pas à partir de plans précis, mais l’appeler comme une puissance présente en tous temps, une puissance bridée et ensevelie sous des tonnes et des tonnes d’orgueils. »


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