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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 19:32

La Création du Monde

 

Cosmogonies et Mythes

 

    

 

La Genèse du Monde 

 

 

« Dieu ne savait que faire, et bâillait, seul en son réduit, quand, semant au hasard son œuvre et ses paroles, il jeta dans les cieux ces outres folles, ivres de vent, pleines de bruit ». Victor Hugo, « La Légendes des siècles ».

 

Le « Big Bang »

 

Depuis des millénaires, les hommes se sont posés des questions sur leurs origines et celles du monde. Ils ont échafaudé de nombreuses cosmogonies mythologiques ou théologiques. Avant de devenir scientifiques ou philosophiques, ces cosmogonies servirent à désigner avant tout les nombreuses légendes décrivant la genèse de l’univers et de la création des hommes et des animaux. Les théories des anciens, par leur naïveté, font sourire aujourd’hui mais que penser de celle du « Big Bang » que l’on croyait imparable et qui est actuellement revisitée ?

 

Toute cosmogonie implique que l’homme se situe par rapport à un système dans lequel il est un élément actif. Mais tous les systèmes imaginés par les hommes ne furent pas compatibles. La vérité porta de nombreux visages et chacun prétendit tenir le bon. La question de la création du monde et les conflits religieux qui agitèrent notre planète prouvent que les êtres humains sont très attachés à la notion du divin. Elle seule parvient à donner un sens à leurs vies. Le terme de « cosmogonie » apparaît en 1585. Il est formé des mots grecs « kosmos », signifiant « univers » et « gonos », la « naissance », la « génération ». La cosmogonie relate la création du monde à travers les différents mythes qui y sont liés. Ces mythes fondateurs furent à l’origine des civilisations.

 




 

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Les éléments souvent associés à la Création furent le serpent et l’œuf cosmique auxquels on doit aussi ajouter l’eau, symbole de pureté, matrice originelle d’où toutes les vies furent issues et aussi l’idée d’un chaos primordial, d’un désordre cosmique initial d’où naquit un monde harmonieux et ordonné, suite à un conflit, une séparation entre Lumière et Ténèbres. Les étapes classiques que l’on retrouve dans la plupart des mythes créationnistes sont : l’apparition de l’univers à partir du néant ou du chaos, la naissance de l’espace et du temps, de la Lumière, de la matière et des quatre éléments et l’apparition de la vie à partir de la fusion de ces éléments. Les cosmogonies primitives se transmirent oralement. La première trace écrite fut grecque, citons la « Théogonie d’Hésiode, la « Bibliothèque d’Apollodore » d’un auteur anonyme et les « Métamorphoses » d’Ovide. Mais la plus connue dans le monde occidental reste l’Ancien Testament faisant partie des textes sacrés des religions dites « révélées », ayant sensiblement les mêmes fondements et les mêmes buts : expliquer l’origine et dire pourquoi cette vision est la seule qui soit authentique. Il y a incontestablement dans toute cosmogonie une querelle potentielle avec celle du voisin…

 

Au commencement, la couleur de la nuit éternelle étendait son noir manteau sur l’espace et le temps. Les éléments à venir se trouvaient là, en attente, dans un embryon portant les germes de milliards de galaxies. Il était le lieu de divergence et le point de convergence, l’origine et la finalité, le ventre qui engendre, qui aspire et qui broie, l’être et le néant, la présence et la dissolution. Tout existait dans l’Unité première, tout s’organisait en son sein, tout se construisait par elle. Au sein d’un cercle virtuel, un point minuscule s’agrandissait, s’amplifiait, se dilatait. Tout allait naître de ce centre et tout y reviendrait un jour pour s’y fondre, y mourir et permettre l’éclosion d’autres mondes et de nouvelles vies. Ce monde clos où tout était dans le rien et où le rien présidait au tout, un beau matin « explosa » ! Une force gigantesque, parfaite, ordonnée, structurée et pure surgit dans l’espace obscur, dans le néant glacial, dans le ventre originel de l’espace mère non encore fécondé.

 

Une fois sa semence projetée au centre de cette singularité conceptuelle, l’espace porta l’enfant de Dieu et accoucha de l’univers et du temps. L’amour transforma le vide en matière, l’obscurité en lumière, les ténèbres en apothéose de feux et d’énergie. L’amour donna une forme à ce qui n’en avait pas, une vie à ce qui n’existait pas, une raison à ce qui ignorait ce que le mot « penser » signifiait. L’amour donna son nom à toute chose et pénétra chaque élément de son énergie de vie. La vibration d’amour a créé l’univers. L’homme lui donna le nom de DIEU !



 

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Au départ, les êtres humains ont cru que la Terre se trouvait au centre de l’univers et que tout s’articulait autour d’elle, jusqu'à ce que Copernic et Galilée révèlent qu’en réalité, c’était le soleil qui était au cœur de notre système. Première déception. Lorsque les hommes découvrirent plus tard la notion de « galaxie », ils pensèrent de manière vaniteuse que leur système occupait certainement le centre de la nébuleuse. Là encore, les travaux de Harlow Shapley publiés en 1918, brisèrent leurs rêves. Le système solaire se situait seulement dans les « faubourgs » de la dite galaxie. Ensuite, les êtres humains crurent qu’il n’existait qu’une seule galaxie, la leur. Leurs espoirs furent à nouveau déçus puisque les savants en trouvèrent des milliards d’autres. Quel chemin parcouru depuis le temps où l’espace se réduisait à une petite partie de Méditerranée, autour de la Grèce !

 

Le soleil est maintenant considéré comme une banale étoile, une sorte de grain de sable minuscule perdu dans l’immense espace galactique. La Terre n’est plus qu’une boule dérisoire. Et que dire de l’homme, le soi-disant « joyau de la création », modelé à l’image de Dieu, d’autant que la science a démontré qu’il existait probablement de nombreuses planètes habitées dans l’Univers. Dieu n’a en aucun cas privilégié la Terre en particulier, encore moins la création humaine. Adam et Eve ont certainement des frères et des sœurs extra-terrestres quelque part… Il est temps pour l’homme de se dégager de son nombrilisme primaire.

 

Hubble confirma, au début des années 1930, que la plupart des galaxies s’éloignaient de nous. Les plus éloignées étaient les plus rapides à fuir. On appela ce phénomène la « fuite des galaxies ». En réalité, les galaxies ne s’écartaient pas vraiment, c’était l’Univers entier qui se dilatait. Il était en expansion croissante. Notre Terre qui semblait stable tournait autour du soleil. Ce même soleil décrivait une courbe autour du centre de la galaxie et cette galaxie, en compagnie de milliards d’autres, filait à toute allure vers on ne sait quel fabuleux « attracteur » universel. L’espace était en mutation constante. Rien n’était fixe, immuable, figé. Reprenant les observations de Hubble, Einstein créa un modèle évolutif d’univers. L’auteur de la « théorie de la relativité » conçut, au début du XXème siècle, un espace courbe, fini, fermé comme un œuf, rejoignant en cela les mythes ancestraux du monde entier. Car dans toutes légendes, la forme ovoïde a été étroitement liée à la genèse du monde. Partout, la tradition a présenté l’état originel, le chaos, comme un œuf au sein duquel le ciel et la terre se trouvaient réunis. Cette plénitude sphérique contenait une pluralité infinie de vies s’ordonnant entre elles en un mouvement spiralé partant du centre du principe absolu. Ensuite, l’œuf engendra le monde par explosion ou éclatement Cette croyance rejoint sur bien des points la thèse scientifique du « Big Bang » ou création de l’univers par explosion d’un « point de singularité », centre de condensation extrême contenant l’ensemble des principes en attente.

 

Le Big Bang désigne l’époque de densité et de chaleur extrême qu’a connu l’univers, il y a environ 15 milliards d’années. Cette phase marqua le début de sa dilatation, de son expansion et aussi de son refroidissement. Le terme « Big Bang » fut utilisé pour la première fois par le physicien anglais Fred Hoyle, lors d’un programme radio de la BBC, dont le texte fut publié en 1950. En réalité, Hoyle ne décrivait pas la théorie, mais se moquait d’elle, lui opposant la thèse dite de « l’état stationnaire » dans laquelle l’univers n’avait pas connu de période dense et chaude. Malgré ce côté initialement dédaigneux et moqueur, l’expression perdura et devint le nom scientifique désignant le phénomène par lequel l’univers fut créé.




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La découverte de l’expansion de l’univers prouvait que celui-ci n’était pas statique et qu’il évoluait. Il en découlait plusieurs interprétations possibles : soit il y avait conservation de la matière et dilution de celle-ci dans le mouvement d’expansion (dans ce cas, l’univers était plus dense par le passé) : c’était la théorie du Big Bang ; soit à l’inverse, l’expansion s’accompagnait d’une création (voire d’une disparition) de matière. Dans ce cadre là, on pouvait imaginer un phénomène de création continue de matière contrebalançant exactement sa dilution par l’expansion. Un tel univers était alors stationnaire, éternel. Il ne pouvait y avoir de conflit entre l’âge de celui-ci et celui d’un objet céleste quelconque. A l’inverse, dans l’hypothèse du Big Bang, l’univers avait un âge défini pouvant être déduit directement de son taux d’expansion. La théorie de l’état stationnaire fut abandonnée.

 

En remontant le temps, les savants découvrirent l’instant où toutes les galaxies se trouvaient réunies en un seul point, une sorte de tête d’épingle. Ils purent remonter jusqu’à l’âge de 10-43 secondes. A ce moment là, l’univers était minuscule, des millions de milliards de fois plus petit qu’un atome ! En son sein, un véritable enfer brûlait de milliards et de milliards de degrés.

 

Ce point infime contenait toutes les créations en attente. Vers l’âge de 1 millionième de seconde, les quarks fusionnèrent en protons et neutrons. Durant les trois premières minutes se créent la plupart des noyaux formant la matière actuelle de l’univers. Ensuite, il fallut attendre des millions d’années pour que protons et électrons forment des atomes d’hydrogène et qu’ils s’unissent en étoiles pour voir naître des atomes plus lourds. Le « cri » originel de l’univers (à mettre peut-être en relation avec le « Verbe » divin) se répercuta  l’infini dans l’espace. Les premiers à le percevoir furent R. Wilson et A. Penzias en 1965. Ils le prirent d’abord pour des parasites alors qu’ils venaient pourtant de trouver le fossile de l’intense chaleur primordiale du Big Bang, appelé le « rayonnement cosmologique de fond de ciel ». La théorie ayant prédit l’existence de ce rayonnement, sa découverte constitua l’un des arguments les plus solides en sa faveur. Elle fut même reconnue par le pape Pie XII qui en 1951 déclara : « Il semble en vérité que la science d’aujourd’hui, remontant d’un trait des millions de siècles, ait réussi à se faire le témoin de ce « fiat lux » initial, de cet instant où surgit du néant, avec la matière, un océan de lumière et de radiations, tandis que les particules des éléments chimiques se séparaient et s’assemblaient en million de galaxies ».



 

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La théorie du Big Bang est toujours considérée par les savants comme l’explication la plus probable quant à la création de l’univers, quoi que pour l’instant, la cosmologie semble entrer dans une phase de précision voire traverser une crise. On évoque deux éléments nouveaux pouvant expliquer un grand nombre d’observations. L’univers contiendrait, en plus des composants habituels, deux éléments jusqu’alors inconnus. Le premier se comporterait essentiellement comme de la matière d’où son nom de « matière noire », le second se comporterait de manière différente et a été appelé « énergie noire » (sa particularité est qu’elle accélérerait l’expansion de l’univers). Des chercheurs proposent des modifications ou des versions alternatives à la théorie de la relativité générale. Leurs choix ne remettent pas en cause cette dernière mais tentent de modifier les équations décrivant le lien entre la courbure spatio-temporelle et son contenu en énergie.

 

De nombreuses tentatives de ce type sont présentées régulièrement au sein de la communauté scientifique. Des pistes nouvelles existent pour aborder les questions cosmologiques et les énigmes qui les accompagnent mais elles sont trop complexes pour être évoquées dans ce dossier. Ces approches très intéressantes suggèrent par exemple l’existence de dimensions supplémentaires capables de modifier l’application de la relativité générale à l’univers. Les conséquences de ces versions étendues de cette théorie n’ont pas encore été testées et beaucoup de travail doit encore être réalisé du point de vue théorique. Envisager la possibilité de l’existence mathématique d’univers parallèles ouvre de nouvelles perspectives de recherches et peut même aboutir à des découvertes fantastiques en matière de spiritualité. Un jour peut-être, nous nous apercevrons que la spiritualité telle que nous la concevons n’existe pas, que les entités que nous appelons « dieux » ou « anges » ne sont en réalité que des êtres inter-dimensionnels…

  

 

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Quoi qu’il en soit, la théorie du Big Bang est celle qui récolte toujours le plus de suffrages parmi la communauté scientifique. La preuve nous en est donné par le prix Nobel de Physique 2006 décerné par l’Académie Royale des Sciences de Suède à deux Américains pour leurs travaux spécifiques en ce domaine. John C. Mather et George F. Smoot viennent d’être récompensés pour leurs travaux sur les radiations cosmiques qui confortent le bien-fondé de la théorie du Big Bang afin d’expliquer l’origine de l’univers. Leurs recherches ont été basées sur des données récoltées par le satellite COBE lancé par l’agence spatiale américaine en 1989. Mather était le responsable de ce projet auquel participèrent plus de 1000 chercheurs et ingénieurs. Smoot avait en charge l’analyse des variations infimes de température des radiations cosmiques.

 

Tout le monde pourtant ne partage pas le même avis. Prenons par exemple la thèse de Frank Hatem, auteur du livre « Les cinq clefs », logicien, diplômé en sciences politiques. Selon lui, les savants se trompent complètement, Dieu n’est pas l’origine de l’Univers, il en est le but ! L’univers ne peut en aucun cas être le fruit d’une explosion : « On voit mal pourquoi au lieu de s’éteindre, cette explosion aurait donné lieu à une évolution vers la vie et l’intelligence. En outre, si Dieu a voulu la lumière, ce n’est pas en la créant une fois pour toutes et en se reposant ensuite qu’il assure l’existence de l’univers. Enfin, il est définitivement indéfendable de penser que l’origine de l’univers soit dans le passé, compte tenu que le seul univers dont il soit légitime de parler est l’univers présent (…). Ce n’est pas dans le passé qu’il faut expliquer l’univers mais dans le présent. En supposant qu’il y ait eu un acte de création à une époque passée, cela aurait pu engendrer un univers éphémère à ce moment-là. Et maintenant ? Quel est l’acte de création qui fait qu’il y a un univers maintenant ? L’idée de créer un univers qui évolue dans le temps est d’autant plus absurde qu’un créateur ne peut s’empêcher de créer. S’il a créé à un moment donné, que faisait-il avant ? Il n’était pas créateur. Et que fait-il après ? Il n’est plus créateur. Qu’est-ce donc qu’un Dieu créateur pendant un instant dans l’éternité ? »

 

Pour Hatem, il n’y a pas eu explosion mais implosion à l’intérieur du point zéro, une implosion d’amour. Et ce n’est pas il y a 14 milliards d’années qu’elle a eu lieu mais maintenant ! Il n’y a pas de création passée car le temps n’est qu’illusion. Il n’y a qu’un éternel processus créateur. Intéressante proposition mais difficilement défendable pour l’instant sur le plan scientifique.

 

  



6 Amas de Galaxie

 

Reste une question essentielle : juste avant le Big Bang, qu’y avait-il ? Avant 10-43 secondes, qui donna le signal de départ de cette formidable expansion de vies ? Les scientifiques ignorent tout de cette minuscule période, une ignorance qui arrange bien l’Eglise. C’est peut-être là que nous devons rechercher le doigt du Créateur… Un fait est sûr, l’univers est intelligent. Il constitue un ensemble d’éléments indissociables d’une complexité extraordinaire, réglé par des lois spécifiques et immuables.

 

Les phénomènes de vie et de mort sont régulés par ces mêmes lois. La disparition des certaines espèces, la naissance de nouvelles, la mutation d’autres, la transformation perpétuelle de la nature participent à un vaste processus évolutif perfectionniste et élitiste, à un mécanisme lent et purificateur, à la fois matériel et spirituel. La vie est cycles, alternant création et destruction, naissance et mort, inspiration et expiration… Dieu est sans conteste le plus grand architecte de cet univers car il aime les nombres et les rapports. Il est le plus grandiose alchimiste du monde. Il a médité l’ensemble de sa création, a créé chaque particule de matière, a conçu chaque loi, a insufflé la vie là où il voulait qu’elle apparaisse. Au niveau de l’atome comme au niveau du cosmos, tout est régenté par des règles immuables et universelles. Comment cet ensemble de lois précises et complexes pourrait-il être le fruit du hasard ? Comment ce « hasard » pourrait-il inventer des lois ? Comment la « chance » pourrait-elle être à l’origine de cette vaste entreprise de naissances de mondes ? Bref, qui se cache derrière le « Big Bang » ? C’est ce que l’homme tente de découvrir depuis l’aube des temps.


.../...







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Orphée - dans Cosmogonies et Mythes
20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 17:58


            
Je m’engourdis, je ne sens plus le corps que j’ai emprunté, je sens par contre une odeur fauve et animale qui me serre la gorge. Quelque chose d’âcre et de rude veut sortir de ma gorge, un rugissement, c’est bien cela, je cours, je grimpe, je rugis avec une sensation intense de vie qui coule à travers moi, avec l’impression de faire corps avec cette nature qui m’entoure… La surprise est telle que j’en perds ma concentration, je me retrouve aussitôt dans la salle des informations. Je regrette de n’avoir pu prolonger l’expérience mais mon guide me rassure :

              « Tu ne peux prolonger trop longtemps une expérience qui ne t’appartient pas, c’est bien ainsi. Les Lémuriens, vois-tu, ont développé leur sensualité jusqu’à l’excès et comme toute civilisation elle a eu une apogée et un déclin. Il est très difficile de rester en permanence sur la crête d’une vague, il faut savoir accepter de descendre pour mieux remonter ensuite. C’est ce qu’aucune des civilisations de la terre n’a encore accepté et c’est ce qui fait de la période de repos logique un déclin difficile à vivre fait d’excès et de violences. Le déclin de la Lumérie s’est traduit par des mœurs de plus en plus dissolues. Les êtres de cette civilisation par leur grande insensibilité à la douleur ont cru comprendre que cela pourrait leur être utile. C’est alors qu’ils ont commencé à conquérir et à réduire à l’esclavage de grandes parties des populations terrestres de l’époque. Peu à peu, la paresse, la lascivité ont transformé ce peuple aux capacités psychiques étonnantes en une civilisation mue par ses pulsions. Le Cœur avait perdu sa place et les éléments naturels dont l’eau, emportèrent les restes de cette civilisation. Seuls les sages purent sauver un peu de leur savoir qu’ils transmirent oralement et qui persiste sous la forme de certaines connaissances déformées que l’on peut rencontrer sur le continent Africain. »

              A peine ai-je eu le temps d’entrevoir les murs moirés de la salle des informations que déjà je me sens projetée au centre d’un autre décor. Cette fois, il ne s’agit plus de nature mais de ville. Le corps que j’habite une nouvelle fois me paraît plus dense que le précédent. Je marche dans la rue d’une ville étrange : très moderne, elle semble aussi très agréable à vivre. L’air que j’y respire est plus pur que dans la plus retirée de nos campagnes ; nous paraissons être au centre de la cité mais la circulation y est faible. De petits engins sont en déplacement à quelques mètres du sol… Comme s’ils glissaient sur d’invisibles rails.

              « Ils pourraient être comparés à vos taxis collectifs. Ils attendent d’être loués ou empruntés à l’entrée de la ville. Là où chacun abandonne son véhicule personnel pour celui-ci. La circulation est ainsi beaucoup plus fluide, » résonne une voix connue à l’intérieur de mon crâne.

              « Je ne parle pas de pollution car cette civilisation a déjà résolu le problème depuis longtemps. Leur source d’énergie est unique, éternelle et non polluante. Elle sert à tout, que ce soit le chauffage, la propulsion de leurs machines ou toute autre utilisation. Tu es ici en Atlantide, cette civilisation qui intrigue tant les êtres de la Terre et dont certains vestiges ont déjà été découverts et tenus secrets. »




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              La voix féminine continue…

              « Mais sois sans inquiétude, dans peu de vos années, des bouleversements de la Terre et de l’eau permettront de grandes redécouvertes à ce sujet. »

              Je continue à marcher le long de bâtiments faits d’une matière semblable à celle rencontrée dans le vaisseau mère : une sorte de cristal à la dureté du diamant.

              « Des villes complètes sont construites avec cette matière qui n’a pas de nom pour toi. La technologie, la science de cette ère est très avancée. L’être dont tu habites momentanément le corps travaille dans un des grands laboratoires de recherche de cette ville. Des expériences génétiques sont en cours et cela le préoccupe. Le travail qui est le sien aujourd’hui est de greffer des formes pensées négatives sur un organisme vivant. Il vient de faire une découverte étonnante. L’homme n’est pas préoccupé par les dangers que peut représenter sa découverte mais plutôt par les moyens de la rendre plus active. Il est comme certains chercheurs qui éprouvent une jouissance extrême dans le fait de chercher, de comprendre et finalement de trouver. Ces intelligences oublient parfois ce qui découle comme conséquences de leurs découvertes. »

              Le scientifique s’arrête devant une porte de cristal. Il ouvre la paume de sa main. Un code semble inscrit dans la peau, code de reconnaissance puisque la porte s’ouvre. Il rentre dans une pièce parfaitement blanche où la lumière semble régner partout bien qu’il n’y ait aucune fenêtre ni aucune source apparente d’électricité.

              « La source est la même que celle qui permet à leurs véhicules de se déplacer… C’est une flamme qui la génère. Une flamme gardée par un collège de sages. Chacun peut en recevoir une parcelle, pour son usage personnel. Regarde. »

              La main de l’homme prend une sorte d’éprouvette dans laquelle bouge quelque chose que je distingue mal. Il l’approche de ses yeux ce qui permet d’apercevoir une petite bête à l’abdomen blanchâtre et gonflé. C’est une bête que je connais bien. » Je ne peux retenir une exclamation intérieure.

              « C’est bien une tique ? »

              « Tout à fait, la tique est l’une des expériences génétiques qui a survécu à la chute de l’Atlantide. Elle est créée à partir des pensées négatives qu’elle capte dans son environnement. »    

 



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              Le savant pose son éprouvette et sort. Je sens à l’intérieur de lui une vibration, une sensation de victoire. Il se dirige maintenant d’un pas leste vers un petit véhicule taxi qui attend à un arrêt d’éventuels clients. Nous l’empruntons avec une sensation agréable et étrange d’un déplacement très rapide mais très doux et sans bruit. L’homme est nerveux.

              Après un temps qui me semble un peu long le petit véhicule s’arrête devant un lieu magnifique. Une allée de fleurs parfumées roses et mauves conduit à une sorte de palais aux nombreuses coupoles. Quelque chose comme le grand temple d’Ankor-vat en plus transparent, plus cristallin, plus majestueux encore.

              « Ce chercheur va faire part de ses progrès, de sa découverte au collège des administrateurs de ce pays. Chaque colonie de l’Atlantide et l’Atlantide elle-même possède une législation bien précise. Un collège de 12 personnes : six hommes et six femmes, y préside aidé par 12 autres personnes réparties de même et dont le but est de conseiller sur un plan plus subtil et de maintenir une harmonie générale par leurs pensées, méditations et visualisations. Le premier législateur de l’Atlantide et aussi le plus grand fut l’être Jésus. C’est lui qui érigea les lois essentielles qui permirent l’harmonie et le bon fonctionnement de cette civilisation pendant des milliers d’années. Cette ère à son apogée avait pour fonction de développer le potentiel de sciences et de savoir contenu dans l’être humain. Encore une fois, le savoir, la science, les connaissances furent telles qu’elles occultèrent les fonctions du cœur. Peu à peu se développèrent la soif de puissance et les jeux de pouvoir. L’être humain avait perdu la place que la technologie et la science lui prenaient. »

              « Cela me laisse une terrible impression d’échec de chaque grande civilisation, ne puis-je m’empêcher de penser un peu nerveusement. Ne peut-on éviter ces excès et débordements qui semblent une fatalité… »

              « Il n’y a ni échec, ni fatalité… »

              Je reconnais cette fois les intonations plus fermes de la voix du chef des informations.

              « Comprends-moi », le ton se fait plus doux.

              « Lorsqu’une énergie est émise, par des pensées traduites en paroles ou en actes, elle a toujours des conséquences qui lui sont propres. Cette énergie correspond à un fonctionnement, un mécanisme, une habitude, une croyance de celui qui les émet. C’est une réalité pour l’émetteur ou le groupe d’émetteur tel un pays ou une civilisation. Il n’y a donc aucun échec puisque la réponse sera toujours en résonance avec l’énergie de départ. »

              Je suis perplexe.

              « Je sais qu’il n’y a pas d’échec et que chaque pas, est une expérience à accepter et à comprendre. Mais alors, comment se fait-il que des milliers d’années plus tard nous répétions inlassablement ce même schéma qui nous mènera à un résultat analogue : la fin d’une civilisation ? »

 



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              Je sens dans le ton de la voix qui me parle une sonorité plus enjouée.

              « Non, rien n’est jamais identique. A chaque étape de la Terre, à chaque période de civilisation, à chaque moment de la vie humaine, une compréhension plus vaste est acquise. La Lémurie a fait croître en l’être humain tout ce qui touche à la sensualité, à l’intuition, à l’art, d’une manière plus vaste, plus intense.

              L’Atlantide a eu pour but d’enrichir la connaissance, d’expérimenter les domaines de la science, de la génétique, le savoir du cristal, le pouvoir du son. La première a permis une plus vaste connaissance des étoiles, du psychisme et des émotions humaines. La seconde a mis en valeur le sens de l’organisation et du pouvoir. Toutes deux ont laissé dans l’actuelle civilisation terrestre leur savoir, leur connaissance mais aussi leur contrepartie d’excès et de soif de pouvoir.

 



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              La Lémurie a développé à la fin de son ère une maladie qui touche à l’amour. Cette maladie que l’on nomme S.I.D.A. est réactivée aujourd’hui, car les êtres humains actuels ont réveillé en eux et autour d’eux des mémoires qui sommeillaient. Les conjonctures planétaires et les perturbations personnelles de chacun ainsi que les facteurs de vie sociale ont permis un réveil de cette entité maladie. Aujourd’hui, vous serez en mesure de la guérir car votre ouverture de cœur est autre. »

              « Pourrais-tu m’expliquer plus précisément ces réveils planétaires de certaines maladies ou de certains comportements ? »

              « Bien sûr : lorsqu’en thérapie, tu regardes l’aura d’une personne et que tout à coup apparaissent des scènes de vies antérieures, tu sais que le problème pour lequel la personne t’a contactée a son origine dans cette vie et dans ces scènes. Tu sais aussi que si ces scènes t’apparaissent, c’est parce que le moment est venu pour elle de pouvoir régler ce passif. Eh bien…, pour la Terre, c’est la même chose. La planète contracte des maladies, à travers les civilisations qui l’habitent. Ce qu’elle n’a pu guérir à une époque réapparaît alors, dès qu’une civilisation propose des événements analogues : par ses mœurs, les incarnations de ses habitants, les conjonctures planétaires. C’est alors pour elle et pour une partie de la civilisation qui l’habite et qui est en rapport avec ce problème, la grande opportunité de pouvoir résoudre et comprendre ce qui ne l’a pas été auparavant. De la même façon, l’Atlantide a laissé en certains d’entre vous une connaissance scientifique élevée, mais aussi un goût du pouvoir marqué qui se traduit notamment par des manipulations génétiques désordonnées et des actes magiques concernant le pouvoir du cristal. »

 

 

 

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              « Nous sommes donc, à ce jour, en tant que civilisation, le résumé des précédentes ? Et si oui, comment tout résoudre en même temps ? »

              « Vous êtes bien plus que la somme des civilisations précédentes car vous êtes VOUS, un être divin à part entière, à la fois autonome et unique, mais aussi inclus dans chaque parcelle de la création… Dans un temps et aussi dans tous les temps que vous pouvez concevoir. Aujourd’hui, vous avez réveillé en vous tout ce qui sommeillait des grandes civilisations antérieures, vous vous trouvez face à un moment unique qui ne s’est encore jamais présenté. Celui de pouvoir nettoyer en vous la somme de ce que vous avez pu capter du passé et que vous aviez laissé, depuis nombre de vies, en attente pour… plus tard. Et n’oubliez pas que ce que vous vivez à une échelle individuelle, la Terre le vit aussi à son propre niveau. » 

 



 

La fin de l’Atlantide

 

              Après des années de recherches sur l’Atlantide, Denis Saurat finissait par conclure en 1954, dans l’Atlantide et le règne des géants, qu’il était raisonnablement convaincu des points suivants :

              « 1. que la civilisation est bien plus ancienne que nous ne pouvons scientifiquement l’affirmer ; et a été souvent liée à des conditions matérielles si simples qu’elles n’ont laissé aucune trace car la civilisation est, avant tout spirituelle ;

              2. que plusieurs lunes ont existé avant la nôtre et se sont écrasées sur la Terre, et que la nôtre fera de même ;

              3. qu’il y a eu sur la Terre des périodes de gigantisme végétal, animal et humain ; et que l’évolution physique, comme la civilisation, a eu des hauts et des bas – d’ailleurs non simultanés sur toute la Terre ;

              4. que, dans les Andes et en plusieurs autres endroits du globe, il y a eu des centres de civilisations extrêmement anciens ; et que les phénomènes du paléolithique sont plutôt des décadences que des commencements ;

              5. que les légendes sur l’Atlantide et sur des mondes humains précédents correspondent à des réalités non complètement oubliées… »

  



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              Autant il est vrai que l’homme a besoin de dieux et de rêves – l’un et l’autre parfois fondus d’ailleurs, ce sont les rationalistes et le tenants de la sociopsychologie qui l’affirment – autant l’Atlantide peut aussi bien n’avoir été que l’Amérique découverte par quelque marin grec ou égyptien perdu dans l’océan. Ce n’est pas exactement ce que nous croyons.

 

              Selon Platon qui, dans le Timée et le Critias, évoque la fin de l’Atlantide, celle-ci aurait été provoquée par Zeus pour punir les Atlantes de s’être abandonnés aux vices et à la méchanceté. Alors qu’ils étaient à l’origine doués de toutes les qualités dont les « dieux » les avaient comblés, et qu’ils avaient tout pour mener une existence de bienheureux, les Atlantes s’étaient laissés dégénérer. Ils étaient devenus un danger pour l’ensemble de l’humanité et Zeus avait décidé de les supprimer purement et simplement.

              Platon se servait de la leçon de l’Atlantide pour mettre ses lecteurs en garde contre les travers habituels de l’homme. On peut penser que, pour les besoins de sa démonstration, il en avait un peu rajouté.

 

 

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              Mais ce qui nous gêne un peu dans la démonstration de Platon, c’est que Zeus, pour punir les méchants a cru nécessaire d’engloutir avec eux, les bons, les soldats de la vaillante armée grecque qui avaient triomphalement défendu leurs cités contre les dégénérés venus de l’ouest. Dans cette histoire, le courage et la vertu ne semblent guère récompenser. Mais, il faut se rappelé que Platon essayait d’expliquer un fait qu’il n’a pu connaître, et que ces contemporains ne pouvaient guère imaginer une civilisation qui nous ressemble sur certains points. L’intervention des « dieux » permettaient, à ces antiques peuples de notre histoire, de se représenter le monde comme issu et gouverné par des forces mystérieuses divines qui sont bien au-dessus de la compréhension de l’homme.

              Ainsi, l’Atlantide aurait disparu à la suite d’un séisme et d’une série d’éruptions volcaniques. Zeus, le dieu grec n’a sûrement rien à voir avec cette histoire !

              Edgar Cayce, nous dit que l’Atlantide a disparu suite aux mauvais usages des forces énergétiques employées par les Atlantes. Ceux-ci causèrent dans leur phase d’involution les premières destructions de leur continent.

              « (…) L’utilisation de ces énergies par les Fils de Bélial amena alors le premier des cataclysmes, car en captant les rayons du Soleil, utilisés par les Enfants de la Loi de Un, dans un cristal pour produire de l’énergie, les Fils de Bélial provoquèrent ce que l’on appellerait une éruption volcanique et la terre se disloqua en plusieurs îles – cinq en tout. » (Lecture 877-26).




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              D’ailleurs, les Fils de Bélial s’y reprirent à trois fois pour faire exploser leur continent. Une première destruction eut lieu vers 50.000 avant notre ère, une deuxième vers 28.000, et enfin la troisième vers 10.000. L’énergie atomique semble être la cause de ces destructions. Une énergie atomique qui n’avait pas les mêmes aspects qu’aujourd’hui, du moins dans les développements techniques, tels que nous le connaissons. Il est possible que la fission et la fusion nucléaire étaient opérées directement par les cristaux géants. De ces transmutations « alchimiques » de l’atome, les Atlantes convertissaient directement l’énergie pour l’employer soit comme une arme de type « rayon de la mort », arme à énergie dirigée, comme un faisceau « d’énergie-tracteur » permettant le déplacement de véhicules dans les différents éléments (eau-terre-air-espace), et comme source d’énergie sans fil pour alimenter les villes et les équipements matériels. Je souligne qu’actuellement la science est en train de développer la transmission d’énergie électrique sans fil.

 

 



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              « A Poséidia, l’entité habitait parmi ceux qui étaient responsables du stockage des énergies motrices provenant des grands cristaux qui concentraient les rayons lumineux. Cela afin d’alimenter en énergie certaines formes d’activités, comme le téléguidage des bateaux dans la mer et les airs, ainsi que des commodités pratiques comme la télévision et l’enregistrement de la voix. » (Lecture 813-1).

              Cayce nous donne une description plus précise de ces fameuses « centrales d’énergies » utilisées par les Atlantes.

              « Et voici la façon dont était construite cette roche : c’était un grand cristal cylindrique, comme on dirait aujourd’hui ; il était taillé à facettes de telle sorte que la pointe à l’extrémité du sommet concentrait toute l’énergie qui se rassemblait entre les deux extrémités du cylindre. Comme nous l’avons déjà dit, les détails techniques de sa construction sont inscrits quelque part : on peut les retrouver dans trois pays : dans la zone engloutie de l’Atlantide, ou plutôt de Poséidia, où les restes d’un temple peuvent être découverts sous les sédiments, accumulés au fond de la mer ; c’est près de ce qui est maintenant Bimini, au large de la Floride ; deuxièmement, dans les archives d’un temple en Egypte (…). Et, en troisième lieu, dans les documents atlantes qui furent transportés au Yucatàn (…). » (Lecture 440-5).

 



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              Les Atlantes, les Fils de Bélial, ont fait sauter leur continent à cause de manipulations abusives des forces énergétiques, mais surtout parce qu’ils étaient des matérialistes et des consommateurs effrénés. Ils désiraient, avant tout, leur confort matériel pour satisfaire toutes les envies et leurs désirs. Tout, pour eux, était prétexte à jouir de la vie. N’hésitant pas, même, à mêler ces « hommes-machines », clones biologiques qu’ils ont créé, à leurs vices et à leurs orgies.

              « Ces gens, au niveau de leur vie quotidienne, avaient atteint un stade plus développé encore que celui que nous connaissons aujourd’hui, dans la vie matérielle – ce que l’on appelle la « civilisation » ! Mais chez eux, le matériel étouffait le spirituel. » (Lecture 38-1).

              Edgar Cayce, à travers ces visions sur l’Atlantide, nous prévient sur les mauvais usages que fait l’homme de son libre arbitre et de sa technologie. Une recherche systématique de la vie matérielle, en méprisant l’autre côté de la vie spirituelle, ne peut que déboucher que sur discordes, conflits, jalousies et haines de l’autre.

 



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              « … En terre Atlante quand il y eut la destruction du pays par suite du mauvais usage des vérités spirituelles pour des gains matériels et la recherche du pouvoir physique. « L’entité » avait son ministère dans le temple du Soleil dans lequel tous les pouvoirs étaient employés pour aider à la satisfaction des désirs matériels… » (Lecture 1152-1).

              Ainsi, la fin du continent atlante est due à l’égoïsme de l’homme, et à son mépris des vérités spirituelles éternelles et immuables.

              Avant la disparition de leur civilisation, certains Atlantes organisèrent des recherches à travers le monde pour trouver une terre d’accueil. Il était nécessaire de protéger leurs acquis scientifiques et culturels, pour bénéficier d’un même niveau de vie dans le pays d’accueil ainsi découvert.

              « … en Atlantide, l’entité fut cette personne qui reçut les messages concernant la nécessité de diviser les Enfants de la Loi de Un pour la préservation de leur vérité dans d’autres pays, elle fit partie des chefs des expéditions en Egypte, dans les Pyrénées, au Yucatan et dans le pays d’Og, juste avant la destruction finale de l’Atlantide. » (Lecture 1681-1).

              L’histoire de l’Atlantide est très ancienne, elle échappe à notre mémoire historique et collective. Il nous reste cependant les légendes qui sont tenaces, et se transmettent de générations en générations. Edgar Cayce nous a dit que l’Atlantide resurgira dans l’avenir, et livrera ses secrets au monde.   

 

 


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Orphée - dans Civilisations disparues
20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 17:00
L’âge du cristal

 

              Les Atlantes avaient découvert les propriétés énergétiques du cristal de quartz, appelé dioxyde de silicium (SiO²). Nous redécouvrons, aujourd’hui, les propriétés physiques et « mystiques » de ce minerai. A notre époque, il envahit toute notre technologie : laser, micro-ondes, ordinateurs, satellites, calculatrices, etc… Nous vivons à l’heure du quartz !

              Les Atlantes étaient passés maître dans l’utilisation de ce minerai, ils en abusèrent même, ce qui causa leur perte. « … habitant en terre Atlante au temps de l’établissement des Fils de Bélial – recul de la Loi de Un – (l’entité était) prêtresse d’un temple construit en opposition aux Fils de la Loi de Un, à l’époque où était découverte l’influence d’une activité radiale des rayons du soleil transformés en cristaux dans les fosses qui établissaient des contacts avec les influences internes de la terre. » (Lecture 263-4).  

 


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              La civilisation Atlante bénéficiait, avant les premiers cataclysmes, d’un très haut niveau de vie. Les Atlantes vivaient dans le luxe. L’homme de la rue, à cette époque, disposait de toutes sortes d’appareils puissants qui utilisaient des radiations invisibles. Les maisons bénéficiaient de l’eau courante, chaude et froide. Des écrans, ressemblant à nos postes de télévision, permettaient d’assister à des évènements qui se déroulaient à des milliers de kilomètres. Des navires marchands sillonnaient les mers à travers le monde, et le ciel était perpétuellement traversé d’engins de toutes sortes.

              L’Atlantide avait atteint son apogée, quant elle sut maîtriser totalement les ressources du cristal. Les médecins et les guérisseurs employaient la Baguette d’Energie (Bâton surmonté d’un cristal de quartz) pour soigner les patients. Les combattants l’employaient comme arme, et les savants utilisaient le Bandeau de Cristal (ceint autour de la tête) pour entrer en communication avec les intelligences vivant dans l’Univers. A cette époque, les cristaux servaient aussi à intensifier le rayonnement de l’aura ou du champ d’énergie dégagé par le corps humain. 



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              Dans d’autres régions de l’Atlantide, on utilisait posés au sommet des pyramides, des cristaux géants qui accumulaient l’énergie et la concentraient dans un but précis. Par exemple, pour faire fonctionner les réseaux de transports terrestres, maritimes et aériens. La même source d’énergie fournissait la lumière aux bâtiments et assurait un confort minimal. Au sujet des pyramides surmontées de cristaux géants, la pyramide de Khéops a son sommet tronqué, y avait-il eu à cet endroit un cristal géant ? Le sommet tronqué de la pyramide a été construit ainsi volontairement, et dans un but précis ! d’ailleurs les anciens égyptiens sont les descendants des Atlantes, selon Edgar Cayce.

              « … en terre Atlante à l’époque du développement des forces électriques qui s’appliquaient au transport d’engins ou vaisseaux d’un lieu à un autre, à la photographie à distance, la lecture des inscriptions à distance même à travers les murs, à surmonter la force de gravité elle-même, la préparation du cristal, le cristal terriblement puissant ; beaucoup de ces choses provoquèrent des destructions. » (Lecture 519-1).

              « … en terre Atlante avant la deuxième destruction quand il y eut la division des îles, où les tentations avaient commencé dans les activités des Fils de Bélial et des Fils de la Loi de Un. L’entité parmi ceux qui interprétaient les messages reçus à travers les cristaux et les feux qui devaient être les feux éternels de la nature. » (Lecture 3004-1).  

 


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              A travers ces deux lectures, l’une réalisée en 1934 et l’autre en 1943, Cayce fait allusion à la fission et à la fusion nucléaire contrôlée, qui est du domaine du réel aujourd’hui. Néanmoins, la fusion atomique était directement contrôlée et dirigée par les cristaux géants des Atlantes. Pourrions-nous, exactement, faire de même ? Nous obtenons des résultats identiques aujourd’hui, mais avec d’autres moyens.

 

              D’autres passages des lectures font allusion à la « pierre de feu », un engin ou un appareil producteur d’énergie. Ce procédé permet que la chaleur dégagée de la fission ou de la fusion nucléaire se convertisse en énergie électrique. Les Atlantes avaient résolu le problème de la transmission par radio de cette énergie.

              « La concentration à travers les prismes se faisait de manière à agir sur les instruments reliés aux divers moyens de transports par des méthodes d’induction semblables à ce qu’on appelle aujourd’hui le contrôle à distance grâce aux vibrations ou directions radio ; mais le genre de force émanant de la pierre agissait sur les forces motrices des vaisseaux eux-mêmes. »

              « Le bâtiment était construit de manière que le dôme puisse être déplacé sur des rails pour qu’il n’y ait aucun obstacle à l’application directe de l’énergie aux divers vaisseaux propulsés dans l’espace, que ce soit dans le champ de vision, ou bien dirigés sous l’eau ou sous un autre élément, ou à travers d’autres éléments. »

              « La préparation de cette pierre incombait uniquement aux initiés de cette époque ; et l’entité était parmi ceux qui dirigeaient les influences des radiations qui s’élevaient, sous formes de rayons invisibles à l’œil mais agissant sur les pierres elles-mêmes desquelles dépendaient les forces motrices, que le vaisseau soit soulevé par les gaz de cette époque ; ou qu’il s’agisse de guider les véhicules de plaisance qui passaient très près de la terre, ou les navires dans l’eau, dessous ou dessus. »

              « Ceux-là étaient mus par la concentration des rayons de la pierre placée au centre de la station génératrice, ou usine électrique, ou d’énergie comme on dirait aujourd’hui. » (Lecture 440-5). Comment expliquer les propriétés et l’utilisation même du cristal ? Cette science est-elle à jamais perdue ?  

 

              On rapporte que les lentilles concaves et convexes des cristaux géants servaient à capter les rayons du soleil, et stockaient l’énergie ainsi transformée en un matériau liquide. C’est là l’allusion d’Edgar Cayce à la fameuse « pierre de feu » qu’il décrit dans ses « lectures psychiques ». La matière, ainsi recueillie, était du cristal liquide, utilisait ensuite comme carburant. Un carburant qui devait être très économique et écologique ! Si aujourd’hui, on a redécouvert les propriétés matérielles du cristal, d’autres propriétés plus « ésotériques » demeurent secrètes. Selon la Tradition, les magiciens et les sorciers utilisaient des baguettes magiques. Il s’agissait de bâtons d’énergie atlante surmontés d’un cristal de quartz dont l’utilisation, au fil du temps, s’est perdue. De ces baguettes magiques restent des copies ou des reproductions symboliques, en bois le plus souvent, que l’utilisateur ne sait plus véritablement utiliser.

              En Atlantide, les cristaux de quartz aidaient à transporter, transformer et à convertir l’énergie. Ce sont de véritables condensateurs électriques qui, en accumulant l’énergie, amassent une « charge » qui sera ensuite libérée. L’énergie de ces cristaux aidaient aussi bien à faire fonctionner les vaisseaux spatiaux, en contrôlant le transfert d’énergie entre matière et anti-matière, à alimenter les villes en électricité, à soigner des personnes malades en travaillant directement sur le corps astral, à transmettre des informations par télépathie. Grâce à la science du cristal, les Atlantes déplaçaient dans l’espace les blocs de pierre nécessaires à l’édification de leurs temples.

 

              De part sa structure cristalline, structure que nous retrouvons dans la plupart des minerais sur terre observés au microscope, le cristal est une forme de matière et d’énergie universelle. Par sa forme, il symbolise la glace et l’eau, et par l’énergie qu’il dégage, il représente le « Feu Cosmique » ou « Feu sacré », énergie universelle qui sillonne le Cosmos. Peut-être que la « lumière fossile », lumière émise peu après le Big Bang, est de structure cristalline ?

              Le cristal de quartz attire et absorbe l’énergie terrestre géomagnétique provenant du champ magnétique de la Terre, ainsi que l’énergie cosmique (radiations solaires et radiations galactiques cosmiques). Les Atlantes connaissaient parfaitement la structure du cristal, et étaient maîtres dans la pratique de la physique des particules subatomiques. 

 

              Cette science sacrée refait actuellement surface pour notre plus grand bien, mais aussi pour notre malheur si nous ni prenons garde. Avant de domestiquer la nature, l’homme devrait se domestiquer lui-même ! La fin tragique de l’Atlantide nous renvoie à notre civilisation, triste reflet de cette époque, et confirme la célèbre citation de Paul Valéry : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. »

 

Les vies spirituelles sous l’Atlantide

 

              Nous allons aborder dans ce chapitre certains concepts forts troublants qui risquent d’intriguer, voire de heurter même certaines personnes, sur leurs conceptions d’un univers bien ordonné et familier. Les propos que j’avance n’engage que leurs auteurs. Les récits qui vont suivre impliquent une suffisante largesse d’esprit, un champ de conscience suffisamment ouvert pour éviter le rejet systématique de l’information, sans toutefois, tomber dans la crédulité la plus complète. Ces récits mériteront donc d’être étudier d’une façon plus approfondie par les chercheurs intéressés par les recherches aux frontières de la science et de la physique.

              Dans l’étude des vies antérieures remontant à l’époque de l’Atlantide, on décrit un gigantesque édifice de cristal ressemblant soit à une pyramide soit à un temple grec, et appelé Temple de la Connaissance. Les Atlantes y apprenaient à utiliser certaines énergies mentales et psychiques. Certaines combinaisons de lumières, de couleurs, de sons, de magnétismes et de pensée permettaient aux cristaux de réussir certains types de guérisons. D’autres types de cristaux permettaient d’opérer une sorte de chirurgie éthérique sur le corps énergétique des malades. Des sujets se sont vus en lévitation, soutenus par des faisceaux d’énergie, tandis que des êtres travaillaient sur leur corps subtil avec des cristaux.

              A titre d’exemple, nous relaterons le récit d’une régression en Atlantide, particulièrement riche en détails :

              « Je suis un homme, mince, avec de longs cheveux droits et lisses, gris clair, qui tombent jusqu'au milieu des épaules, et une barbe assez courte. J’ai le nez droit. Mon visage est brillant comme ceux des sages sur les images pieuses. Mes yeux sont très profonds, comme des lacs sombres. Ma peau est blanche, un peu cuivrée. Je porte un genre de robe qui descend jusqu’aux genoux, ceinturée à la taille. Ce vêtement est cousu dans une sorte de coton en cuir brun suspendu à mon épaule droite par une corde. A l’intérieur, il y a des pierres, des cristaux. J’en saisi une : c’est un cristal, un quartz blanc taillé comme un diamant. Lorsque je le regarde, je sens comme un doigt qui pousse sur le centre de mon front à l’emplacement du troisième œil.

 



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              « Je suis dans une chambre, au cœur d’une pyramide, éclairée par la lumière qui semble émaner de certains cristaux. Le sol est comme du sable, souple, un peu mouvant. A la réflexion ce n’est pas une chambre, c’est plutôt une espèce de grotte, une crypte. Les murs sont concaves et couverts d’aspérités. Je suis seul ici. Il n’y a aucune lumière en provenance de dehors. Seuls les cristaux jettent une lumière pulsante. Surtout un grand cristal posé dans un coin qui émet une lumière verdâtre, mouvante comme de la fumée de cigarette, très apaisante, merveilleuse. Je suis assis en tailleur à même le sol. Je suis en train de charger un cristal que je tiens entre les mains. La lumière qui provient du grand minéral traverse mon corps et opère une sorte de mutation alchimique au plus profond de moi. Je sens de nombreux courants d’énergie circuler autour de mon corps. Ce bain vibratoire émane du grand cristal lumineux. Il semble que je prenne les énergies de ce cristal pour charger celui, plus petit, que je tiens entre mes mains. Curieusement, ce n’est pas seulement une  pierre que je tiens ainsi, c’est quelque chose de vivant. Je ressens de l’amour pour ce minéral comme s’il s’agissait d’un animal ou d’un végétal. En même temps, je sens l’amour qui se dégage du cristal comme je pourrais sentir l’amour émaner d’un animal domestique. Ce sentiment prend une intensité physique particulière au centre de ma poitrine. Il s’établit un lien extrêmement puissant et profond entre ce cristal et moi. Peu à peu, le petit minéral mort prend vie entre mes mains. Oui… il commence à vivre ! ».  

 

              Dans sa régression hypnotique, le sujet se déplace dans une autre portion de temps, jusqu’à un autre événement :

              « Je vois un temple blanc. Une volée de marches mène à la grande porte. Je monte et entre. A l’intérieur une vingtaine de personnes allongées par terre. Ils ont entre 15 et 20 ans. Je suis là pour leur transmettre un enseignement à l’aide du pouvoir du cristal. C’est très difficile à décrire car il n’y a pas de mots pour rendre compte de ce processus. Je vais tout de même essayer : je suis assis en tailleur, la colonne vertébrale très droite. Le cristal est posé à même le sol, à une trentaine de centimètres de moi. Il extrait la connaissance de diverses parties de moi-même, principalement de ma conscience supérieure, et la transmet directement à la conscience supérieure des élèves allongés devant moi. Ces étudiants sont silencieux, comme s’ils étaient plongés dans un état altéré de conscience. Ils sont très beaux. Je sens leurs énergies vitales. Ils sont en équilibre avec eux-mêmes. Nous ne sommes pas dans le monde astral mais bien dans le monde physique. Nous sommes en Atlantide. L’atmosphère qui règne ici est… merveilleuse, je ne trouve pas d’autre mot. Il semble que nous ne soyons qu’une seule âme, un seul être, une seule « chose ». Nous provenons tous de la même source. L’enseignement circule de moi vers eux sous forme d’idéogrammes, de concepts. Une fois encore ce n’est pas facile à expliquer, mais je vais vous donner un exemple : lorsqu’on respire le parfum d’une rose, les yeux fermés, on ne voit pas la fleur mais on sent sa présence, son existence. C’est un peu comme si je ne leur transmettais que la « senteur » de l’enseignement. Et à partir de ce parfum, ils savent retrouver tout l’enseignement. Ils apprennent à se mettre en contact avec leur conscience supérieure, ainsi qu’avec d’autres plans de conscience, à travers une vibration d’amour inconditionnelle. Ils sont la source comme je le suis moi-même, la source dont tout provient.

 


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              « Maintenant, l’enseignement est terminé. Les étudiants se rassoient. Ils ressentent toutes les vibrations qui les entourent et ils semblent profondément heureux. Je m’approche d’eux, et je leur parle, mais je n’utilise pas la parole. C’est un mode de communication trop lourd et trop limité, qui recouvre un champ de compréhension trop restreint. Je leur parle dans une sorte de communication d’esprit à esprit, comme un transfert de vibration. Comme si les vibrations d’un mot étaient imprimées directement dans leur conscience.

              « Nous habitons des maisons de forme pyramidale. Je me trouve chez moi. Dans un coin de la pièce, un cristal est posé qui émet des formes mouvantes, des rayons de lumière pulsée dans des couleurs superbes que je ne connais pas. Je possède beaucoup d’autres cristaux, certains pour la méditation, d’autres pour la guérison. Celui que j’utilise en ce moment me permet de quitter l’enveloppe humide de mon corps. Je suis allongé par terre, le cristal est posé juste derrière ma tête, sur une espèce de plate-forme. Je dois observer une technique de respiration particulière (le sujet, sur le divan, commence à respirer profondément). Lorsque j’inspire, j’emmagasine une énergie vitale qui se trouve dans l’atmosphère et je la concentre dans le bas de ma colonne vertébrale, là où se situe le pouvoir du Serpent. Puis je la fais monter le long de ma colonne vertébrale, en même temps que je commence à recevoir le pouvoir du cristal qui s’est mis à irradier. Je viens juste de quitter mon corps physique, je m’envole vers le soleil. Je n’ai plus de corps, pas même de corps subtil. C’est mon essence spirituelle qui s’envole.

              « Nous semblons avoir besoin de sortir de temps en temps de notre corps, de manière à ré-énergiser certaines autres parties de notre être. Ce soleil paraît irradier des énergies particulières dont nous avons besoin, mais qui n’agissent pas sur notre corps physique, seulement sur notre « essence ». C’est comme un processus de nettoyage, de purification. Encore une fois, c’est très difficile à exprimer avec des mots. Je viens de réaliser que mon corps est composé de plusieurs parties : corps physiques, enveloppes subtiles, corps non manifestés, essence spirituelle, âme. Il y a bien sûr des expériences que nous ne pouvons pas vivre, dans la dimension manifestée, sans corps physique, et cette forme d’expérience est indispensable bien qu’il en existe d’autres, plus importantes. Si nous ne prenons pas suffisamment soin de cette enveloppe charnelle, elle risque de nous retenir dans la dimension manifestée au-delà du temps qui nous est nécessaire. Pour parvenir à quitter le corps physique au moment voulu, il faut l’entretenir, et le cristal sert aussi à ça. Nous devons en particulier faire bien attention à ce que les différentes parties de notre être interagissent entre elles de façon harmonieuse, faute de quoi nous perdrions la communion avec nous-mêmes. Et justement, à l’époque où je vis, en Atlantide, certains êtres semblent avoir perdu la faculté de quitter leur corps. C’est comme une forme de maladie, une épidémie qui commence à se répandre et qui nous trouble beaucoup. C’est le signe d’un recul dans notre évolution par la perte d’une faculté naturelle. Ces êtres développent des sentiments étranges que nous ne connaissions pas, comme l’envie ou la jalousie. C’est comme si une partie d’eux-mêmes était plongé dans l’ombre. Nous ne comprenons pas ce qui se passe. C’est peut-être une transformation que nous n’avions pas prévue.

 



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              « Nous vivons une centaine d’années terrestres, peut-être un peu plus, mais le temps n’a pas de réelle importance pour nous. Nous savons qu’avant et après cette vie il y a « autre chose ». Personnellement, je sais quand je quitterai mon corps physique, et lorsque cette heure sera venue, je n’aurai qu’à me défaire de mon enveloppe terrestre, tout simplement, comme on laisse une écorce, et la vie continuera ailleurs. »

              Je ne pense pas qu’un commentaire soit réellement nécessaire. A la lecture de cette expérience, on pourra réfléchir, non seulement, à notre condition terrestre actuelle mais aussi à l’enseignement spirituel que peut nous apporter les secrets des anciennes civilisations disparues. Ce qui distingue la vie de l’homme moderne de l’homme atlante, c’est que l’homme d’aujourd’hui a perdu les vraies valeurs de la vie, la raison de celle-ci, son caractère sacrée, son devenir ; tandis que l’homme atlante avait choisi consciemment de vivre dans le monde de la matière, pour une mission spirituelle bien précise. Et la mort est vécue d’une manière consciente par les hommes de l’Atlantide, comme en atteste ce récit d’une jeune femme, revivant une autre vie sur ce continent perdu :

              « J’ai terminé mon cycle, il faut que je retourne d’où je viens, dans ma véritable demeure. » Elle se revit alors, revêtant une robe blanche, et marchant en direction d’une très belle plage. Là, elle s’assit dans le sable en regardant le soleil couchant, et en repensant à tout ce qu’elle avait accompli au cours de sa vie. Puis son âme partit doucement, quitta l’enveloppe de chair, et monta, bascula vers un autre plan de fréquence. Ce récit est l’une des plus belles descriptions de mort que je puisse connaître. Cela est très beau. Cela devrait nous amener à admettre au moins une chose, c’est que nous sommes TOUS IMMORTELS !

 

Contact galactique avec les Atlantes

 

              L’Atlantide, son existence remonterait à plus de 500.000 ans avant notre ère. Son histoire s’étend sur une période de quelque 200.000 années légères, selon Edgar Cayce. Il employait le terme année légère car la durée de révolution de la Terre autour du soleil n’était probablement pas la même qu’aujourd’hui.

              L’on situe sa disparition totale, il y a environ 12.000 ans. Ce que nous savons sur les Atlantes c’est qu’ils étaient un peuple très civilisé, la durée de leur histoire, leur avancement technologique était supérieur au nôtre. Les Atlantes maîtrisaient l’antigravitation qu’ils utilisaient pour faciliter le transport de matériaux très lourds comme les pierres ayant servi à la construction des pyramides du plateau de Guizèh. Ils avaient construit pour leurs déplacements des engins qui cumulaient les fonctions de machines volantes, de bateaux et de sous-marins. Les Atlantes utilisaient aussi les cristaux de quartz, capteurs d’énergie qui fournissaient de l’électricité à leur civilisation, mais qu’ils manipulèrent abusivement, entraînant la catastrophe planétaire au cours de laquelle l’Atlantide sombra dans les eaux de l’Océan Atlantique, et dans l’oubli… mais survécu grâce au « mythe ».



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              Mais qui étaient réellement les Atlantes ? D’où venaient-ils ? Pour quelles raisons étaient-ils présents à cette époque ? Dans son livre, Raymond Bernard nous relate des révélations qu’il reçut d’un Maître inconnu selon lesquelles « les premiers Chefs de l’Atlantide étaient des êtres venus d’une autre galaxie pour apporter la sagesse et la connaissance à la Terre et qu’ils avaient choisi le peuple le moins rudimentaire de cette époque : le peuple atlante. »

              Ainsi, nous voici confronté avec l’histoire des « Dieux » qui venaient sur Terre pour enseigner les hommes. Une fois de plus, les légendes semblaient avoir raisons. Les thèses d’Erich Von Danïken seraient-elles donc fondées ? Y avait-il eu des contacts avec des Extraterrestres dès les débuts de la Préhistoire ? Peut-être même bien avant…

 



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              Le récit d’une régression hypnotique dans les vies passées, dans l’ancienne Egypte, nous apportera des éléments intéressants pour la réflexion. Cette personne est actuellement, dans sa vie présente, une jeune femme :

              « Je suis une femme blonde. Je m’appelle Antinéa et je vis en Egypte, environ 5000 ans avant notre ère. Je me trouve dans une salle ornée de colonnes, assise dans une sorte de fauteuil. Un faisceau sort du centre de mon front. C’est une lumière visible, blanche. Elle émane de moi sans que je fasse le moindre effort, et se dirige vers le sol, sur un homme agenouillé. Le faisceau heurte le sommet de sa tête baissée. Cela me donne un sentiment de puissance, en même temps qu’une gêne physique à l’endroit précis où le rayon s’échappe de mon front.

              « Je me trouve dans une sorte de monastère. J’entre à présent dans une pièce où l’on va me transmettre une initiation. Il y a là des êtres, ni hommes, ni femmes, androgynes peut être. Je me concentre sur l’un d’eux. Il n’a pas de cheveux, ni de barbe. Il n’est pas beau, mais pas effrayant non plus. Il est vêtu d’une sorte de grande robe. Il a trois doigts à chaque main, et sa peau… sa peau est… bleue ! Je suis debout, face à une pyramide de cristal à peu près aussi grande que moi. Il y a sept êtres bleus à mes côtés, autour de cet édifice dont le sommet émet un rayon lumineux qui se dirige vers mon front. A l’instant où le faisceau heurte ma tête, j’ai la sensation qu’il va la faire éclater. Puis cette impression désagréable fait place à un sentiment d’invincibilité. Ces êtres n’appartiennent pas à cette Terre. Ils viennent d’ailleurs. J’éprouve pour eux un infini respect. »  



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              Ces êtres qui étaient en Egypte il y a près de 5000 ans avant notre ère, étaient-ils des Atlantes ou leurs conseillers et instructeurs ? Ces Atlantes étaient-ils issus de peuples galactiques venus sur la Terre pour apporter aux hommes sciences, connaissances et promesse d’immortalité ? Tant de questions fascinantes qu’il est difficile de répondre aujourd’hui.  




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              Au sujet de l’origine extraterrestre des Atlantes, du moins des premiers chefs de l’Atlantide, je citerai une vision de Paco Rabanne (1), le célèbre couturier mais aussi médium de talent. « (…) Nous venons de la planète Altaïr, leur dis-je (à des amis). Je me souvenais de cette planète qui est au centre de la galaxie, une planète de cristal d’une beauté extraordinaire. Oui, (…), les sept sages de Sirius nous avaient demandé de venir sur Terre pour vérifier les progrès réalisés par l’homme depuis sa création il y a plusieurs millions d’années par les Elohims, les Grands Anciens. Nous sommes arrivés sur la planète Terre pour fonder l’Atlantide. C’est ainsi que je pus dater mon souvenir le plus ancien à environ 75.000 ans avant Jésus-Christ, date à laquelle la Gnose, la science religieuse des Adeptes, situe la création de l’Atlantide. »

              Autre exemple, dans le tome 3 de « La Doctrine Secrète » écrit en 1888 par Hélèna P. Blavatsky, l’auteur relate comment des visiteurs étrangers à notre système solaire ont fondé les continents perdus de l’Atlantide et de Mû.

 

 

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Visions de la Lémurie et de l’Atlantide

 

              « Nous nous trouvons dans l’une des civilisations principales de la lointaine Lémurie. La race noire était alors dominante et sa culture était un exemple pour le reste de la planète… Le couple s’arrête enfin devant un lieu qui pourrait être un village. Je n’ai encore rien vu de tel : les maisons ressemblent à des fourmilières géantes. Elles sont là telles de grands rochers rouges en forme de cônes. On les croirait naturelles tellement tout est savamment intégré dans le lieu géographique. Seules quelques ouvertures artistiquement pratiquées laissent penser que des vies humaines y habitent. L’homme se glisse rapidement et souplement par l’une des ouvertures du bâtiment le plus grand. Mon regard à travers le sien s’accoutume à la lumière ambiante. Une salle aux multiples couloirs… sans attendre nous prenons l’un d’eux qui nous mène à une grande pièce où nombre de personnes de cette même race sont occupées à diverses tâches. Un groupe chante et joue d’instruments qui me paraissent complexes, d’autres dessinent sur les parois et sur le sol de la pièce, certains réalisent de très artistiques tissages et je comprends qu’il s’agit d’un endroit consacré essentiellement aux arts. Des fontaines agrémentent le lieu et j’ai même l’impression lorsque je regarde plus attentivement les peintures sur le mur, de les voir bouger et s’animer d’une vie autonome.

 



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              « C’est tout à fait juste, la voix est là, rassurante et paisible. Cette civilisation a eu pour fonction de développer d’une façon remarquable tout ce qui concerne les sens. L’atmosphère humide et brumeuse de cette époque a largement contribué au fait que ces êtres ont d’abord développé leurs sens intérieurs. Leur intuition est tout à fait étonnante, ils savent d’instinct comment appliquer les grandes lois naturelles et ils s’en servent à travers l’art sous quelque forme que ce soit. Regarde attentivement le plafond de cette salle. Vois-tu l’extraordinaire voûte céleste étoilée qui y est peinte. »

              Je regarde en effet ce que je croyais tout d’abord être une ouverture sur un ciel bien réel.

              « Leur connaissance des étoiles et des astres est immense et leur contact avec nous est fréquent. »

              « Tu parles au présent de ce passé. Est-ce voulu ? »

              « Tout à fait et tu en comprendras peu à peu la raison. Cette sensibilité, entraîne chez eux une grande sensualité et de gros besoins sexuels. Par contre au niveau du corps physique ils ressentent peu, ce qui les rend plus insensibles à la douleur et plus résistant à l’effort.

              Les fresques que tu as pu remarquer tout à l’heure peuvent te faire vivre leur histoire ou celle que l’artiste a voulu y mettre, ces peintures vivantes sont l’un de leur savoir. Il te suffit de te placer face à ces peintures en état de vacuité pour qu’elles puissent t’envelopper et te raconter des épisodes de leur vie.

 

              Je n’ai guère le temps d’approfondir ces paroles car la compagne de l’homme à travers lequel je regarde, l’entraîne vers une autre pièce et le pousse en riant sur une vaste couche que je sens très confortable. Il se laisse tomber bien volontiers sous la pression musclée de la jeune femme qui d’une main prend prestement au pied du lit un bol en tout point semblable à celui qu’elle lui avait proposé lors de son arrivée. Cette fois ils se partagent le breuvage avant de s’allonger côte à côte. La voix rassurante ne me parvient plus que de très loin…

              « Ne crains rien, ce breuvage, tiré d’une plante aux propriétés hypnotiques, va leur permettre de faire une expérience à travers une âme animale. Ils ouvrent ainsi des portes à une sensibilité qu’ils savent diriger sans excès sur les conseils de leurs grands instructeurs.

 

.../...       



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(1) « Trajectoire d’une vie à l’autre », Edition n° 1, 1991.

                

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Orphée - dans Civilisations disparues
20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 16:14

L’Atlantide, un continent perdu

 

 

Mythe ou Réalité ?

 

 

 

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              « Le fait que l’histoire de l’Atlantide fut considérée comme une fable pendant des milliers d’années ne prouve rien. L’incrédulité naît de l’ignorance, comme le scepticisme est engendré par l’intelligence. Les peuples les plus proches de l’Antiquité et du passé lointain ne sont pas ceux qui les connaissent le mieux. » Ignatius Donnelly, l’Atlantide.

 

              L’Atlantide (du grec ancien Ἀτλαντὶς / Atlantìs, sous-entendu νῆσος / nễsos, « île », c'est-à-dire « île d'Atlas ») est une île légendaire qui aurait été engloutie dans la pré-Antiquité. Elle est mentionnée pour la première fois par Platon dans le Timée puis le Critias

 

              Le premier auteur qui ait parlé de l’Atlantide est le philosophe grec Platon dans ses deux dialogues : Timée et Critias, qui remontent au Ve siècle avant J.-C. Disciple de Socrate, Platon avait formé sa propre école de philosophie, qui tenait ses assises à Athènes, dans les jardins d’Akademos. Il a exposé sa doctrine sous formes de dialogues, dans lesquels Socrate, son ancien maître, tenait le rôle principal. A l’âge de soixante-treize ans, en 355 avant notre ère, il composa le Timée et le Critias qui contiennent la plus ancienne description de l’Atlantide qui nous soit parvenue.

              Dans ses deux dialogues, Platon nous rapporte la célèbre conversation entre Solon et des prêtres égyptiens de Saïs. L’Atlantide y est décrite comme une grande île continentale située dans l’océan Atlantique, qui s’est engloutie dans les flots à la suite d’un gigantesque cataclysme quelque neuf mille ans plus tôt. Dans le dialogue qui porte son nom, l’astronome Timée traite essentiellement du monde visible et de ses origines. Mais, le dialogue étant cessé se dérouler le lendemain de l’entretien qui avait pour sujet « La République », l’historien Critias intervient, avant que Timée ne discoure des sciences de la nature, pour déclarer qu’il a entendu parler d’un pays jadis gouverné selon la philosophie politique discutée la veille.

 



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              L’histoire de ce pays exemplaire, Critias la tenait de ses ancêtres, qui se l’étaient transmise oralement pendant des générations. On rapporta qu’Athènes était menacée par un pays plus grand que l’Afrique du Nord et l’Asie Mineure réunies, situé au-delà des colonnes d’Hercule (le détroit de Gibraltar). Cette île continent, d’une « immense et extraordinaire puissance », était l’Atlantide, dont les rois avaient déjà étendu leur domination sur la méditerranée, jusqu’en Italie centrale et en Egypte. Les Atlantes ambitionnaient de devenir les maîtres du monde. Mais, au cours d’une grande bataille, ils furent vaincus par les guerriers athéniens et contraints de libérer tous les territoires situés à l’est des colonnes d’Hercule. Or, juste après cette glorieuse victoire, l’antique Athènes fut détruite par des tremblements de terre et des inondations dont la violence inouïe provoqua également l’engloutissement dans la mer du continent de l’Atlantide. Tout se passa en l’espace d’un jour et d’une nuit.

              Depuis Platon, des centaines d’ouvrages et d’articles ont été consacrés à l’Atlantide, la plupart écrits au cours des deux derniers siècles. L’ouvrage le plus connu et sans doute le plus populaire est celui d’Ignatius Loyola Donnelly : « L’Atlantide, le Monde Antédiluvien », publié en 1882. Ignatius Donnelly étudia les dernières revues scientifiques publiées et achetait inlassablement des ouvrages d’histoire, de géographie, de mythologie, de littérature mondiale. Il se fortifiait dans la conviction que l’Atlantide avait réellement existé, et à l’endroit exact où Platon l’avait située.

 

Origine du mythe de l’Atlantide

 

               Objet de milliers d'ouvrages, le plus grand de tous les mystères []résonne depuis près de 2 370 ans comme un avertissement sur l'incroyable pérennité des connaissances humaines d'une histoire transmise sur plus de 11 600 ans. En effet, Platon le rapporta dans ses manuscrits pendant ses vieux jours vers 357 av. J.-C. et le géologue Jacques Collina-Girard a ainsi étudié les possibilités d'une transmission orale de lointains événements historiques et géologiques. Platon précise dans ses dialogues « le fait qu'il ne s'agit pas d'une fiction, mais d'une histoire véritable est un intérêt capital[ ]».

Toutefois la majorité des historiens s'accordent aujourd'hui à voir avec Pierre Vidal-Naquet le mythe de l'Atlantide comme une fable de Platon : « La narration platonicienne introduit effectivement quelque chose de nouveau : dire le fictif en le présentant comme le réel. Avec une perversité qui lui a valu un immense succès, Platon a fondé le roman historique, c'est-à-dire le roman situé dans l'espace et dans le temps[ ]». Aristote et Ératosthène avaient dès l'Antiquité marqué leur scepticisme face au mythe de Platon[. ]Pour Hervé Duchêne, professeur d'histoire ancienne à l'université de Bourgogne, le procédé rhétorique de Platon, présentant le fictif comme le réel a égaré « ceux qui cherchent naïvement dans le Critias et le Timée une réalité historique ou topographique précise[] ». De même, pour Bernard Sergent, chercheur au CNRS, Platon a « fabriqué un mythe » en s’inspirant de motifs puisés dans la mythologie grecque : notamment des mythes de cataclysme et d'engloutissement, la mythologie propre à Poséidon et trois récits de guerre, athénien, béotien et thessalien, enfin il considère la proximité du mythe platonicien et de la trifonctionnalité indo-européenne.]

 



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Luc Brisson, chercheur au CNRS, traducteur, éditeur et spécialiste des textes de Platon a lui aussi repris l'analyse de Pierre Vidal-Naquet, il remarque "beaucoup de lecteurs sont restés insensibles à l'ironie - à la perversité - de Platon, qui ont considéré comme une vérité historique le récit fait par Critias le jeune […] le génie de Platon, dans cette affaire, aura été de montrer à quel point il est difficile, dans la pratique, de distinguer la fiction de la vérité et le sophiste de l'historien et du philosophe[]. Selon Guy Kieffer, chargé de recherche au CNRS, géographe et géologue qui s'est penché sur les sources de Platon : "Il est maintenant admis que l'Atlantide n'a jamais existé et qu'il s'agit d'un mythe créé par Platon"[. ]Il conclut : "L'Atlantide n'a jamais existé. Elle correspond à une allégorie imaginée par Platon pour donner une leçon de civisme et de bonne conduite à ses concitoyens d'Athènes et dénoncer leur mercantilisme, leur indiscipline, leurs querelles et l'esprit démagogue de leurs mœurs politiques"[ ]mais considère que Platon s'est inspiré des réalités géologiques observables en Sicile, plus particulièrement dans la zone de l'Etna, pour donner à son récit une apparence crédible et une précision forte dans ses descriptions.

 

Ces conceptions sur l'origine fictive du mythe ne sont pas cependant partagées en dehors de communauté des historiens et archéologues. En effet, des érudits de tous genres, des géographes, et des géologues, continuent leurs études et leurs explorations. Ainsi le géologue Jacques Collina-Girard propose de voir l'Atlantide dans un site géologique avéré, mais à une époque où aucune civilisation sédentaire n'existait. Une conférence internationale s’est tenue en Grèce à Milos en 2005 []avec pour ambition proclamée de trancher sur la question de l’origine du mythe et de faire le point sur les connaissances récentes. Si le professeur Christos Doumas, historien et archéologue grec, y a soutenu l’idée de la non-existence de l’Atlantide, des indépendants et des chercheurs de diverses disciplines []ont présentés diverses hypothèses de localisations sans parvenir à aucun accord sur la localisation définitive de l'Atlantide []et ont établi une liste de 24 critères [ ]nécessaires à l'identification d'un site avec l'Atlantide. Une nouvelle conférence est annoncée en 2008

 

 

L’Atlantide, une terre retrouvée

 

              Pour Ignatius Donnelly, les Atlantes avaient été les premiers hommes civilisés, et les divinités des diverses mythologies anciennes représentaient les souverains du royaume de Poséidon. Les rescapés de la catastrophe, dispersés dans le monde entier, avaient fondé de nombreuses civilisations : en Egypte (selon Donnelly, le monde des pharaons était pratiquement la réplique du monde des Atlantes), en Inde, en Amérique centrale et du sud, et en d’autres pays. En 1924, le célèbre médium américain Edgar Cayce relança, de façon involontaire, le mythe de l’Atlantide, en relatant l’histoire de ce continent sous hypnose. Sur les quelques 2500 « lectures de vie » qu’il a réalisé, 700 personnes avaient déjà vécu des incarnations en Atlantide. Quel crédit doit-on accorder à ces visions ? Outre ces visions liées à notre histoire la plus lointaine et obscure, et les plongées dans les vies antérieures de ses patients, Edgar Cayce était un « prophète », d’où son surnom de « prophète endormi ». Vers la fin des années 1960, la région occidentale du continent englouti referait surface dans la mer des Caraïbes près de l’île de Bimini, disait-il. Or, en 1968, des plongeurs sous-marins trouvèrent, au large de Bimini, ce qui semblait être une longue route pavée de blocs de pierre rectangulaire. Nombreux furent ceux qui crurent que la prophétie de Cayce se réalisait et qu’il s’agissait d’un authentique vestige de la civilisation des Atlantes. D’après des datations au carbone 14, ces blocs monumentaux remontaient à quelque douze mille ans.

              Mais les géologues signalèrent, aussitôt, l’existence de formations rocheuses analogues en Australie et le long même de la côte de Bimini. Ces formations ne seraient pas dues à la main de l’homme, mais des « roches de plages », processus naturel au cours duquel les particules de carbonate de calcium provenant de la décomposition des animaux marins, poussées sur le sable par les eaux ou par le vent, s’y incrustent et se durcissent en roches. Par suite de l’action du soleil ou du glissement, à leur base, du sable non stabilisé, ces bancs rocheux se fracturèrent le long de la côte en lignes relativement droites, et à angles droits, ce qui donne l’impression de routes construites avec une précision calculée. Les rivages se modifiant, ces formations sont submergées et prennent l’aspect de voies antiques. Est-ce une véritable analyse scientifique ou pure résonnement de sophiste ? A chacun de voir, de faire son analyse, et de trancher la question…

 




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              Néanmoins, certains chercheurs ne semblent pas d’accords avec certaines théories scientifiques officielles. Preuve en est, que la dorsale médio-atlantique est considérée comme la plus grande chaîne de montagnes du monde, enfouie sous l’océan Atlantique, mais dont au moins une partie devait être immergée, il y a de cela 10.000 ans environ. Cette dorsale divise l’Atlantique en deux sections, l’une occidentale, l’autre orientale, chacune ayant sa plaine abyssale. L’activité sismique y est très forte dans cette région, ainsi que les raz de marée et les éruptions volcaniques.

              Au cours des derniers siècles, l’apparition et la disparition d’îles dans l’Atlantique a été constaté, ainsi : « Un volcan de São Jorge, dans les Açores, s’éleva de plusieurs centaines de mètres en 1808, et en 1811, une grande île volcanique apparut dans les Açores, elle fut baptisée Sambrina, reportée sur les cartes, puis… elle disparut brusquement dans la mer. » « En 1931, deux îles surgirent soudain des fonds océaniques à proximité de l’archipel Fernando de Noronha, au large de la côte brésilienne. La Grande-Bretagne, toujours intéressée par l’acquisition d’îles, s’empressa d’en réclamer la propriété, s’opposant ainsi au Brésil et à d’autres pays. Le problème fut résolu lorsque les deux îles furent à nouveau englouties par les flots. »




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              « Une île nouvelle, baptisée Surtsey, le dieu nordique du feu, émergea au milieu des flammes et de la fumée du fond océanique au large de la côte sud-ouest de l’Islande. Peu de temps plus tard, deux autres îles plus petites apparurent. Leur éruption plus ou moins continue commença en 1963, et se poursuivit pendant trois ans. D’autres îles atlantiques, en particulier les Açores, les Canaries et Madère, ont assisté pendant des siècles à des inversions des terres et des eaux ; de nouvelles îles apparaissant ou disparaissant alors que des parties d’îles existantes étaient submergées par les flots. »

              D’autres recherches menées par des navires océanographes soviétiques, ont démontré l’existence de sommets de montagnes dans l’Atlantique. Les découvertes faites par les Soviétiques au Pic Ampère, inédites pendant plusieurs années, reçurent une publicité mondiale en 1978 suite à une interview du professeur Andréi Aksyonov, directeur adjoint de l’Institut d’Océanographie de l’Académie des Sciences Soviétiques. L’interview se déroula à Moscou et fut publiée le 21 mai 1978 dans le New York Times.

 

              Le professeur Aksyonov ne prit pas position quant à l’origine atlante des ruines, il n’en déclara pas moins : « Je crois que les objets qui apparaissent sur les clichés se trouvaient autrefois à la surface. » Les Soviétiques avaient tenu à ce que l’endroit exact de ces découvertes soit tenu secrète, en raison des patrouilles de sous-marins atomiques soviétiques à la recherche de cache et d’abri en cas de guerre nucléaire, ces recherches avaient lieu près des eaux territoriales américaines. Les clichés pris par les Soviétiques avaient révélé l’existence de pierres taillées et de plates-formes dans la région des Açores, précisément, entre Santa Maria et São Jorge, dans les parages des Rocs Formigas.

              « L’escalier en pierre, qui est parfaitement distinct, a visiblement été taillé dans la falaise, Il doit y avoir beaucoup plus de marches que la photographie ne l’indique. Il y avait probablement une volée de 100 marches minimum sur cette falaise, un escalier dangereux à monter et à descendre comme sur les pyramides mayas ou aztèques. Un autre cliché montre une plate-forme en pierre, qui constituait sous doute un palier menant à un autre escalier, comme dans les pyramides à paliers. »

              En 1963, la marine américaine s’est retrouvée engager dans la quête de l’Atlantide. Charles Hapgood, professeur de géologie à l’université du New Hampshire avait acquis une réputation mondiale en publiant ces théories concernant la carte de Piri Reis. Celle-ci révèle que d’anciens navigateurs avaient dressé des cartes relativement précises des Amériques, de l’océan Atlantique et de l’Antarctique (libre de glaces) des milliers d’années avant la traversée de Christophe Colomb.



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              Le professeur Hapgood avait remarqué, au cours de son étude minutieuse de la carte de Piri Reis, une coïncidence étonnante entre une île de l’Atlantique, qui ne figurait plus sur les cartes modernes, et des rapports de pilotes militaires ayant aperçu des cités sous-marines. Hapgood, à l’instar de nombreux scientifiques et pilotes de la Deuxième Guerre mondiale, avait entendu parler des rapports de pilotes survolant l’océan entre Dakar, au Sénégal et Recife au Brésil, et ayant observé ce qui leur paraissait être des constructions sous-marines visibles d’avion.

              Hapgood était intrigué par un détail de la carte de Piri Reis. Les autres îles et les lignes côtières paraissaient occuper leur position exacte, alors qu’une grande île apparaissait précisément à l’endroit où se situent désormais les rochers de Saint-Pierre et Saint-Paul à peine perceptibles. Il semblait qu’une autre partie de l’Atlantide émergeait toujours de l’océan à l’époque où fut dressé l’original de la carte de Piri Reis, et qu’elle continua depuis lors à s’enfoncer dans les flots entraînant avec elle les villes qu’elle abritait.

              Une expédition privée comprenant un groupe de plongeurs espagnols fit une découverte archéologique le long du banc sous-marin au large des îles Canaries. La tradition des Guanches, les habitants originaux et aujourd’hui éteints, voulait que ces bancs soient les anciens sommets montagneux d’un continent submergé. L’expédition, organisée par P. Cappellano, découvrit en 1981, de grandes dalles de pierre sur le fond de la mer à une profondeur d’une quinzaine de mètres ; elles recouvraient une surface d’environ trois cent mètres carrés. Les pierres étaient agencées avec soin, et de larges marches descendaient du pavement central, comme si elles menaient à un embarcadère. Certaines marques gravées dans la pierre s’avérèrent être des symboles ou des signes ressemblant à des « lettres » gravées dans les rochers des îles Canaries.

 



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              Un mur sous-marin s’étendant sur plusieurs kilomètres de long à partir de la côte marocaine fut découvert il y a plus de quinze ans par un pêcheur de perles ; ce mur fut par la suite photographié et exploré plus avant. Certaines des pierres, tombées du mur ou appartenant à une construction auxiliaire, sont d’une taille comparable à celle des pierres employées dans les fondements du temple de Baalbek, au Liban. On a constaté que certains de ces vestiges submergés de constructions, de murs, de routes, et de cercles de pierres géants sont les plus impressionnants dans la région baptisée Triangle des Bermudes. Des pilotes, réguliers ou privés, à la recherche de bateaux ou d’avions portés disparus dans le Triangle des Bermudes, ont remarqué ce qui semble être des murailles ou des routes sous-marines. D’autres, volant à basse altitude, ont émis l’hypothèse que ces formations seraient les sommets de constructions englouties par les flots.

              Le Dr Manson Valentine, paléontologue, géologue et archéologue des fonds marins de Miami, affirma suite à ses découvertes le long de la route de Bimini, à propos de la prédiction d’Edgar Cayce sur la résurgence du continent Atlante : « J’ignorais tout de cette prophétie à l’époque. J’ai appris plus tard que vingt-huit ans avant que nous découvrions le mur, Cayce annonçait que l’Atlantide réapparaîtrait. Cela se produirait, dit-il, vers les années 1968, 1969, et qui plus est non loin de Bimini. J’avoue que cela m’a stupéfié. »

              Citons une lecture d’Edgar Cayce, au sujet de la localisation de l’Atlantide : « Le continent de l’Atlantide était situé entre le golfe du Mexique, d’une part, et la Méditerranée d’autre part. Des traces visibles de cette civilisation peuvent être retrouvées dans les Pyrénées, au Maroc, au Honduras britannique, au Yucatan, en Amérique. Certaines terres avançant sur la mer, ou émergeant, ont, à un moment ou l’autre, fait partie de ce grand continent. Les Antilles britanniques, les Bahamas, en sont une portion, visible aujourd’hui. On devrait faire des sondages géologiques dans certains de ces endroits, en particulier à Bimini, et dans les parages du Gulf Stream. » (Lecture 364-3).






 

 

Le royaume de l’homme rouge

 

              Quelle était donc cette fabuleuse civilisation qui vécut sur Terre il y a 12000 ans environ ? Qui étaient ces Atlantes ? D’où venaient-ils ? La science officielle ne peut guère répondre à ces questions, d’ailleurs elle les a relégués au rang des mythes. Nous allons faire un formidable voyage dans le temps avec Edgar Cayce à la rencontre du continent perdu et du mythe fabuleux de nos origines, en étudiant ces « lectures psychiques ».

              « A cette époque de l’existence du Monde, et jusqu’au temps présent, dix millions et demi d’années se sont écoulées. Quand l’homme vint sur le plan terrestre en tant que seigneur de cette sphère, il apparut en cinq endroits différents en même temps. » (Lecture 5748-1). En lisant les « lectures psychiques » d’Edgar Cayce, plus d’un historien et d’un archéologue serait sceptique sur sa vision de l’histoire et du monde. De même, en ce qui concerne l’apparition et l’évolution de la vie en général et de l’homme en particulier sur la Terre, la théorie de l’Evolution de Darwin fait plutôt pâle figure, et ne représente aucunement toute la vérité. Nous devons préciser que Cayce avait réalisé cette lecture le 28 mai 1925. Or, à cette époque, l’existence de l’homme sur la Terre se mesurait en milliers d’années. Il était inconcevable, à ce moment là, que l’homme puisse avoir exister depuis si longtemps.

 


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              Pourtant, les découvertes scientifiques avenir allaient remettre en cause les faibles acquis de savoir de l’entre-deux guerres. Le professeur Johannes Huerzeler, de l’université de Bâle, allait faire une découverte qui bouleversa les théories en vigueur. Il découvrit en 1958 un squelette enfoui à cent mètres de profondeur, dans une mine de charbon, en Italie. Son âge fut déterminé, grâce au carbone 14, à dix millions d’années. D’après les analyses du professeur, le squelette fut bien celui d’un humanoïde et non d’un grand singe.

              Au sujet des différentes races qui vinrent sur Terre, à cette époque là, la couleur de la peau s’expliquait par l’influence du milieu naturel : « Leur couleur reflétait celle de l’environnement, un peu à la manière du caméléon aujourd’hui. De là, l’apparition de cette forme humaine (…) connue plus tard comme la race rouge. » (Lecture 364-3). Pour Edgar Cayce, l’Atlantide fut l’un des lieux où l’homme apparut pour la première fois sur la Terre sous sa forme matérielle. Ce qui suggère que les Atlantes primitifs et les Lémuriens étaient hermaphrodites : « … en terre Atlante lors de la séparation des corps en entités mâles et femelles. » (Lecture 2121).

              « En Atlantide, dans ce temps là, avant qu’Adam ne fût sur la Terre, l’entité était parmi ceux qui se projetaient dans des formes pensées, et son être physique comportait l’union des deux sexes dans un seul corps. » (Lecture 5056-1). De là, peut être, le souvenir de la quête de son âme sœur ou jumelle… « A cette époque, quelque quatre-vingt-dix-huit, cent mille ans avant l’entrée du Bélier en Inde, vivait sur cette terre d’Atlantide un nommé Améilius, qui avait noté le premier la séparation des êtres qui habitaient cette portion de la sphère terrestre en entités séparées mâle et femelle, ou individus. Quant à leur forme dans un sens physique, elle était davantage de la nature de formes de pensée, ou capable de se mouvoir dans la direction que prenait leur développement ou leur pensée, un peu comme les amibes dans les eaux d’un étang ou d’un lac aujourd’hui. En prenant forme pour satisfaire leur désir de ce qui avait été construit ou ajouté à leur condition matérielle, les êtres se durcissent, avec l’aspect du corps humain existant en cette ère, avec cette couleur tirée de l’environnement comme aujourd’hui le fait le caméléon. Ainsi s’élabora un être sous la forme rouge, ou de couleur, connu plus tard comme appartenant à la race rouge. Ceux-ci, donc, capables d’utiliser pour leur évolution graduelle toutes les forces se manifestant dans leur environnement individuel, passèrent par ces périodes de développement comme l’on fait aussitôt les races jaune, noire ou blanche, dans d’autres parties du monde ; mais là, ils se développèrent beaucoup plus vite qu’ailleurs, par suite des facilités de développement propres, et si la destruction de ce continent et des peuples dépasse tout ce qui a été connu, il en reste des traces dans le roc. Aussi, leur influence s’est étendue à la vie des peuples chez qui ils se sont réfugiés après leur fuite. » (Lecture 364-3).

              Ces lectures prouvent de toute évidence que les êtres humains, à cette époque, n’avaient pas le même corps physique qu’aujourd’hui. Ces êtres furent, d’abord, des créatures spirituelles puis s’enfoncèrent dans la matérialité : « … en terre Atlante, durant ces périodes ou beaucoup de ceux qui avaient endossé de la matière ou corps matériels se livraient au plaisir. » (Lecture 618-3).

 



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              Les Atlantes étaient très avancés dans la science et la technologie, ils avaient inventé, il y a près de 12.000 ans : le laser, la bombe atomique et les engins plus légers que l’air… « … en Atlantide quand les peuples comprenaient les lois des forces universelles, l’entité pouvait diriger des messages à travers l’espace vers d’autres pays, guidaient les vaisseaux et engins de cette époque. » (Lecture 2494-1). Les systèmes de communication étaient très développés ainsi que les moyens de transport. L’énergie atomique, qui n’était que pure spéculation théorique pour les savants en 1928, fut décrit par Edgar Cayce d’une surprenante manière, mais témoigne, néanmoins, d’un fantastique don de clairvoyance ; qui fait de Cayce le plus grand des médiums américains et du monde du XXe siècle.

              « … en terre Atlante, ou Poséidia, l’entité régnait toute-puissante et comprenait les mystères de l’application de ce qu’on appelait souvent le côté nocturne de la vie, ou en appliquant les forces universelles telles qu’elles étaient comprises à cette époque. » (Lecture 2897-1). « … au temps de l’Atlantide où les peuples comprenaient et savaient appliquer les lois mécaniques du côté nocturne de la vie, pour la destruction. » (Lecture 2896-1).



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              Edgar Cayce nous précise, à travers ses lectures, que la redécouverte de toutes ces forces et ces énergies par l’homme peut être un bienfait pour l’humanité ou une malédiction. Car ils dépendent de l’évolution mentale et spirituelle de l’utilisateur, et ceci est une sérieuse mise en garde pour notre époque actuel, qui est le reflet de cette civilisation Atlante. Selon, la théorie de la réincarnation et du karma, qui en découle, les progrès de notre humanité d’aujourd’hui sont dus, grâce à une réincarnation massive d’entités Atlantes parmi nous. Saurions-nous résister à la tentation du pouvoir, de la puissance et de l’utilisation égoïste des énergies cosmiques et universelles ? Notre époque témoigne bien de cette lutte acharnée entre la tentation de faire le bien ou le mal !

 


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              L’Atlantide n’a pas toujours vécu une période d’Age d’Or, c’est-à-dire une époque d’harmonie, de paix, d’amour, et de sagesse. Après cette période heureuse de paix, de savoir et de hautes connaissances occultes, les peuples de l’Atlantide retombèrent dans une ère de dissensions et de conflits. A cette époque précise, se forma deux branches antagonistes dans la gestion de la vie et des affaires en Atlantide. Les Fils de la Loi de Un et les Fils de Bélial. Les premiers étaient pour la paix, la fraternité, le respect et l’utilisation pacifique et altruiste des forces de la nature. « L’âme a été donnée par le Créateur ou est entrée de sources extérieures dans la projection du moi mental et physique à des périodes déterminées. Tels étaient les préceptes de la Loi de Un, rejetée par les Fils de Bélial. » (Lecture 877-26).

              Les seconds, les Fils de Bélial recherchaient, quant à eux « la satisfaction des désirs et des sens, le contentement de soi, sans pensée ni considération quant aux sources des choses matérielles ni des malheurs des autres. Ou, autrement dit, comme nous l’exprimerions aujourd’hui, ils étaient des êtres sans moralité. Les Fils de Bélial n’avaient pas de morale, pas de conscience, sinon celle de la satisfaction de soi. » (Lecture 877-26). Leur dissension intervint quant à l’utilisation créatrice ou destructrice des énergies de l’époque, ainsi qu’au sort des entités, ou des « choses », qui étaient à leurs services.

 

Les « hommes-machines »

 

              Ces choses, ces robots mi-hommes mi-animaux, étaient des esclaves au service des plus puissants pour satisfaire leurs soifs de domination et des plaisirs égoïstes. Entités créées grâce à la science génétique des Atlantes, ces expériences furent détournées de leurs buts altruistes, et furent commodes pour exploiter de « pauvres entités » qui avaient, tout de même, une âme mais qui n’étaient pas considérées par les Fils de Bélial.

              « En ce temps-là, on ne travaillait pas pour gagner sa vie comme aujourd’hui. Mais certains Atlantes étaient servis par des automates, c’est-à-dire des « choses » qui appartenaient soit à des particuliers, soit à des groupes. Et ces choses faisaient le travail dans la maison, dans les champs, ou travaillaient comme artisans… » (Lecture 1968-2).



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              Ces entités, entre les Fils de la Loi de Un et les Fils de Bélial, allaient déboucher sur la fin de l’Atlantide. « … en terre Atlante au temps des premiers bouleversements, ou juste avant l’arrivée des forces troublantes qui provoquèrent la première destruction dans le continent par l’application de choses spirituelles à la satisfaction des désirs des êtres matériels. C’était le temps où, selon les Ecritures, les « fils de Dieu considèrent les filles des hommes et les trouvèrent belles. » (Lecture 1406-1).

              Pour Cayce, ceux de la Loi de Un et les Fils de Bélial représentaient les Bons et les Mauvais, en quelque sorte. Le terme Bélial semble cristalliser, pour Edgar Cayce, toutes les forces négatives. Ils usaient et abusaient des pauvres « choses » pour satisfaire leurs vices ; tandis que les Fils de la Loi de Un s’efforçaient, au contraire, de reconnaître la dignité de ces misérables créatures, qui abritaient une âme humaine.




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              « En Atlantide, entre le deuxième et le dernier cataclysme, alors qu’il y avait un violent antagoniste entre les Fils de Bélial et les enfants de la Loi de Un, l’entité fut une prêtresse qui s’occupait de la classe laborieuse. Elle s’efforçait de faire reconnaître la dignité des travailleurs, et d’adoucir le sort de ceux qui étaient considérés comme des choses et non comme des âmes de personnes. » (Lecture 1744-1).  Pourquoi, ces entités-choses en étaient-elles arrivées là ? Voici les réponses qu’apportent Cayce à ce sujet : « Ces individus, qui pendant leurs séjours sur la Terre, en tant qu’âmes, s’étaient projetés dans la matière afin de devenir des entités autonomes, ne s’étaient pas souciés d’apprendre à se diriger eux-mêmes… Ils pourraient être comparés aux animaux domestiques d’aujourd’hui, tels le cheval, la mule, le chien, le chat dans leur stade actuel de développement (…). Où ils sont dépendants de leurs maîtres pour leur vie matérielle et mentale. » (Lecture 2464-2).

              Cayce disait aussi, que ces « choses » étaient des entités qui s’étaient projetées dans des corps animaux pour satisfaire leurs pulsions physiques, et qui s’étaient trouvées coincées dans les mécanismes de la reproduction animale.


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Orphée - dans Civilisations disparues
16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 21:04

Aux Portes de la Mort

 

« Vous n’auriez pas du me ramener à la vie » dit une femme en salle de réanimation aux médecins, « je ne m’étais jamais sentie aussi bien ! » Cette phrase résume le sentiment plutôt agréable qu’éprouvent généralement les personnes ayant connu une mort de courte durée appelée NDE en anglais (Near Death Experience) ou encore EMI en français (Expérience de Mort Imminente). Elles sont des milliers à travers le monde à témoigner d’une expérience similaire, quels que soient leur race, leur milieu social, leur éducation, leur religion, leur culture.

 

 



Avènement 

 

 

 

Selon le magazine de « Science et Avenir » de février 2002, entre 180.000 et 215.000 personnes en moyenne, victimes d’infarctus, d’accidents de la route, de ruptures d’anévrisme sombrent dans le coma chaque année. Seulement 35 % d’entre elles en sortent indemnes. Parmi elles, certaines rapportent une expérience irrationnelle, à la limite des mondes que les chercheurs qualifient parfois de « cinquième dimension de la conscience ».

 

Que faut-il penser de ces témoignages ? Donnent-ils réellement un aperçu de l’au-delà ou bien proviennent-ils de simples réactions chimiques du cerveau projetant des hallucinations post mortem propres à adoucir les affres de l’agonie ? Que se passe-t-il réellement au moment de la mort ? L’homme craint la mort. Il y voit l’anéantissement de son individualité, de sa conscience.

 

Depuis des temps immémoriaux, il s’est accroché à des croyances spirituelles rassurantes faisant état d’un au-delà idyllique, à l’image de ce beau Paradis perdu. La notion d’âme ou d’esprit, en tant qu’élément subtil éternel, indépendant du corps, est devenue prépondérante. L’homme s’est créé un monde céleste peuplé d’Anges et de chers disparus.

 

La mort a dès lors été perçue comme un passage d’un état de conscience vers un autre beaucoup plus subtil où perdure une vie éternelle, à la droite de Dieu, au milieu des âmes bienheureuses. Tous les témoins évoquent le même processus, mis à part quelques imageries propres aux diverses religions humaines. Deux caractéristiques majeures sont unanimement citées par les témoins. La première est qu’il s’agit d’une expérience ineffable, difficilement explicable ou exprimable. La difficulté quasi insurmontable de commenter l’événement est attribuée aux limites de notre champ sémantique, le phénomène semblant se réaliser dans une dimension inconnue.

 

Pour cette raison, le recours à la métaphore est fréquent. La seconde caractéristique est l’intense sentiment de réalité qui se dégage de la NDE. Le témoin sait pertinemment qu’il ne rêve pas, qu’il n’est pas victime d’un mirage et que tout ce qui lui arrive est réel. La plupart des cas enregistrés proviennent de témoignages recueillis dans les services spécialisés d’institutions sanitaires. C’est dans ces lieux où l’on rencontre le plus grand nombre de malades nécessitant des soins d’urgences, de patients en phase terminale et de personnes âgées arrivées au terme de leur vie. Les progrès techniques en matière de réanimation donnèrent l’opportunité à un nombre croissant de rescapés de s’exprimer à propos de leur expérience.

 

En 1975, le Docteur en psychiatrie Raymond Moody déchaîna la chronique avec son ouvrage consacré à « La Vie après la Vie ». Investiguant dans les milieux médicaux sur les phénomènes de survie après la mort, il recueillit des milliers de témoignages de personnes qui furent réanimées après avoir été reconnues cliniquement mortes par le corps médical. Il faut le premier à étudier le phénomène de manière scientifique et à produire une étude sérieuse sur la question au cours de laquelle il mit en évidence les différents stades de l’expérience aux frontières de la mort. Le Docteur E. Kubler Ross lui emboîta le pas et se rendit célèbre par ses accompagnements aux personnes en phase terminale. Ensemble, ils furent à la base de la fondation, en 1980, de l’International for Near Death Studies, un institut ayant pour but l’étude des cas proches de la mort.

 

Les différents stades d’une expérience de mort imminente

 

Ce schéma type représente une synthèse des diverses étapes d’une Expérience de Mort Imminente, tel qu’il fut élaboré d’après une analyse rigoureuse portant sur des milliers de cas en provenance des quatre coins du monde. Il décrit une expérience plus ou moins « idéale » qui ne tient pas compte des discordances relevant des métaphores utilisées selon les cultures et les croyances des témoins. Tous les trépassés ne suivent pas nécessairement un itinéraire aussi complet. Certains ne vivent que les premières étapes, comme par exemple, l’expérience hors du corps et la sensation de bien être. D’autres pénètrent dans le tunnel et voient la lumière…


 

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1 – Perception de sa propre mort

 

Le témoin entend l’annonce de son décès ou prend simplement conscience d’être mort. Cette prise de conscience n’est pas forcément instantanée. Certaines personnes croient toujours être vivantes. D’autres demeurent quelque temps dans le doute ou, plus rarement, n’ont à leur retour aucun souvenir d’avoir été « mortes ». Bien que cette idée l’étonne (il ne sent pas mort), le témoin n’en ressent pas nécessairement de la peine.

 

2 – Disparition de la douleur et sensation de paix

 

Une grande paix, une immense quiétude, un calme parfait envahissent le témoin. Toute douleur physique, même la plus intense est abolie. Un sentiment de légèreté et de bien-être l’envahissent. L’idée d’un détachement corps/conscience se présente à son esprit. Certains évoquent une impression de ne plus être « en union » avec leur corps, de ne plus le percevoir comme le support de leurs pensées.

 

3 – Présence d’éléments sonore

 

La présence d’éléments sonores est peu fréquente mais doit être néanmoins mentionnée. Lorsque c’est le cas, le sujet perçoit un bruit désagréable qualifié de bourdonnement, de son de cloches, de sifflement aigu, de sirène, de rafale de vent, de craquement ou de grincement. A l’inverse, il entend parfois une mélodie qualifiée de « divine » ou « d’angélique ». Le plus souvent, le silence absolu semble s’imposer de lui-même.

 

4 – Phénomène de décorporation

 

Le témoin se désolidarise complètement de son corps. Sa conscience se situe désormais à l’extérieur de son enveloppe physique. Soit, il s’en extrait tout seul, soit il est projeté hors de son corps. Ce phénomène semble s’opérer de manière naturelle. Une fois libéré de ses chaînes matérielles, l’esprit s’élève et se stabilise à une hauteur variant de quelques dizaines de centimètres à plusieurs mètres. Le plus souvent, le témoin se retrouve au plafond en train de flotter.

 

 



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De cet endroit privilégié, il peut suivre le cours des événements qui se déroulent autour de son corps sans vie. Il entend les commentaires des spécialistes qui s’affèrent autour de lui. Le témoin jouit des facultés sensorielles ordinaires, sauf pour le toucher et la parole. Lorsqu’il essaie de prendre un objet en mains, il constate qu’il traverse la matière vivante ou inerte. De même, toutes ses tentatives pour communiquer tant avec le personnel hospitalier qu’avec ses proches restent vaines. Il éprouve alors un sentiment d’impuissance et de tristesse face au désespoir manifesté par les membres de sa famille qu’il ne parvient pas à réconforter. En revanche, son acuité auditive et visuelle est d’une grande finesse. Des témoignages moins fréquents font aussi état d’un sens de l’odorat et du goût.

 

Les témoins n’ont signalé que rarement l’existence d’un corps spirituel de forme définie comme nouveau support de conscience. Lorsque ce fut le cas, ils lui ont donné une forme humanoïde plutôt floue. Beaucoup l’ont comparé à une masse informe (brouillard, petit nuage, halo…). Aucun n’a suggéré la présence d’un lien, que les spiritualités nomment la « corde d’argent ». Les personnes handicapées ou mutilées prétendent avoir récupéré leur intégrité physique et des capacités fonctionnelles normales.

 

Des phénomènes paranormaux surviennent parfois lors de cette phase. Des personnes ont affirmé avoir assisté à des événements qui étaient en train de ses produire dans une autre pièce ou dans des endroits plus éloignés. Quelques-unes disent avoir lu dans la pensée des personnes présentes.

 

5 – Passage dans un lieu sombre

 



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Cette étape de transition, ressemblant vaguement au purgatoire des Chrétiens, semble mener à un niveau supérieur de conscience. Quelques rares témoins disent avoir eu l’impression désagréable de tomber dans un trou noir, dans un puit, ou la sensation de flotter dans un lieu sombre. L’endroit est souvent dépeint comme un tunnel, un tuyau, un tube, un couloir, un entonnoir… Ce périple dans l’obscurité s’effectue dans un silence total. Quelques témoignages seulement relèvent la présence d’un accompagnement musical agréable. L’impression de sérénité est prédominante. Toutefois, l’étrangeté de la situation peut éveiller une appréhension passagère chez le témoin. La rapidité du déplacement varie de l’allure modérée (escalator ou ascenseur), jusqu’à la vitesse de la lumière (fréquemment citée), en passant par la sensation d’aller tout simplement « très vite ». Dans le cas d’événements tragiques ayant engendré de nombreuses victimes – un carambolage par exemple – des témoins ont affirmé avoir parcouru le tunnel en compagnie d’autres consciences désincarnées.

 

6 – Rencontre avec des guides ou des défunts




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Quelques témoins déclarent avoir ressenti une présence accompagnatrice rassurante. Certains ont vu des guides, des entités angéliques ou des amis disparus. D’autres ont ressenti un malaise ou une pensée attristée face à des étranges silhouettes semblant en errance. Ils en déduisirent s’être trouvés en présence d’âmes en peine. Le témoin communique avec ses amis de l’au-delà par télépathie. Il échange des pensées et des émotions de manière instantanée. Le contact avec les parents disparus peut se produire à n’importe quel moment de l’EMI et même parfois, juste avant de mourir. Ces retrouvailles suscitent toujours un vif sentiment de bonheur. Après un court laps de temps, le témoin est invité à rebrousser chemin et à réintégrer son corps.

 

7 – Vision d’une merveilleuse lumière

 

La vision de la lumière précède l’entrée dans la phase transcendantale. Le témoin approche d’une lumière « mille fois plus puissante que le soleil ». Cette extrême clarté envahit peu à peu tout l’espace sans que, paradoxalement, il en soit ébloui. Certains situent cette vision dès l’entrée dans l’espace sombre, sous forme d’un point lumineux qui s’agrandit au fur et à mesure de la progression. Selon d’autres descriptions, elle n’intervient qu’après la sortie de la zone d’obscurité. Les couleurs varient du blanc très brillant à l’orangé ou au doré, parfois au rouge ou au bleu. Les descriptions s’attardent toutes sur son intensité et son rayonnement.

 

8 – Fusion dans la lumière Sentiment d’amour inexprimable

 

Cette étape est le cœur de la phase transcendantale. A ce stade, une présence est associée à la lumière. De cette entité lumineuse se dégage une tendresse et une bonté infinies. Une onde d’amour d’une intensité inouïe submerge le témoin. Cet amour n’est lié à aucun sentiment en particulier. Il s’adresse à tous et ne revêt aucun caractère personnel. Il correspond à un niveau de conscience, inimaginable et incompréhensible à la raison humaine. Cet amour coule à travers vous, comme à travers l’ensemble de l’Univers.



 

Le mandala éternel

 

 

 

Il ne vous est pas personnellement destiné. Cet amour véritable existe dans une liberté totale. Il n’exige rien en retour. Il n’exclut personne. Il est le ciment qui maintient l’ensemble de la création. Le témoin est incapable d’exprimer le caractère supra ordinaire de cet amour. Aucun qualificatif ne parvient à le définir. Du faible pourcentage des témoins parvenus à ce stade, quelques-uns estiment s’être trouvés en symbiose avec l’univers entier, évoquant un sentiment de fusion avec le cosmos et le savoir universel. Ils expérimentent un état d’expansion de conscience et savourent une faculté de perception infiniment supérieure à celle de leur état habituel. Ils affirment qu’à cet instant précis, ils ont possédé l’explication spontanée de toute chose. Beaucoup se plaisent à souligner l’impression de « familiarité » ressentie de l’autre côté du miroir, comme s’ils revenaient « chez eux », après une brève absence. Certaines narrations font état d’un vécu mystique et de rencontres avec des personnages appartenant au panthéon religieux de leur confession. C’est probablement un élément culturel du même ordre qui préside au choix des sites merveilleux qu’aperçoit le témoin : cités étincelantes, paysages paradisiaques, immenses prairies verdoyantes, fleurs magnifiques… Nombre de témoins évoquent une question émanant une question émanant de la source lumineuse : « Qu’as-tu fait de ta vie ? »

 

9 – Panorama de la vie et jugement

 

C’est le plus souvent en présence de la lumière, et parfois en compagnie de guides ou d’Anges, que l’intéressé se voit imposer le bilan de sa vie. Il se déroule sous ses yeux, sans qu’il lui soit demandé le moindre effort de mémoire. Le témoin perçoit les détails de chaque scène et en ressent toutes les émotions, les siennes tout autant que celles des autres, revivant chaque événement à la manière d’un film dont il est à la fois acteur et spectateur. Le déroulement s’effectue toujours de manière chronologique, de la naissance jusqu’à l’EMI ou inversement.

 

 


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Parfois, s’intercalent des visions du futur, comme si le bilan s’appliquait à la totalité de l’existence, y compris aux vies à venir. Certains témoins ont accès à leurs existences passées. La revue des événements s’avère soit culpabilisante soit gratifiante. Le témoin juge l’effet de ses actes.

 

Le guide accompagnateur se montre compréhensif et compatissant. Il se garde de tout jugement moral et laisse le sujet faire son autocritique. Ce bilan panoramique revient avec plus de fréquence dans des cas où l’imminence de la mort a revêtu un caractère brutal (accident).

 

10 – Ultime frontière et Retour

 

Arrive le moment où le témoin, même s’il na pas parcouru l’ensemble des phases, rencontre une sorte de frontière matérielle ou symbolique : barrière, grille, porte, fleuve, orée d’un bois, montagne, ravin, souvenir de proches laissés en arrière ou sentiment de responsabilité à leur égard (enfants), notion d’une œuvre, d’un destin ou d’une vie inachevés. Le témoin se voit contraint de retourner dans le monde des vivants souvent à regret. Il réintègre son corps brutalement « comme on se glisse dans un gant glacé » et retrouve les sensations douloureuses antérieures. Il renaît à la vie, non sans quelques regrets…

 

Plus encore que l’expérience de l’EMI en elle-même, c’est au retour que les choses deviennent réellement intéressantes pour les spécialistes. Le témoin se découvre soudainement une soif de connaissances nouvelles qui l’amène à se replonger dans un cycle d’études jadis interrompu. La certitude d’avoir possédé, même un bref instant, la connaissance suprême n’est peut-être pas étrangère à ce nouveau goût pour l’étude. La plupart insiste sur la nécessité pour chacun d’acquérir le meilleur savoir possible, l’ignorance ne pouvant que présider au malheur des hommes. Dans l’ensemble, ils refusent de jouer les moralisateurs, faisant preuve d’une grande méfiance à l’égard des modèles dogmatiques et des religions. Si les croyances se voient parfois confortées, elles ne conduisent pas obligatoirement à un renforcement de l’assiduité au culte, pas plus qu’une adhésion à une doctrine officielle.

 

 

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Il est même plus fréquent que le témoin manifeste une certaine « indépendance » voire une méfiance vis-à-vis des clergés et de leurs liturgies. Les témoins qui ont vécu les expériences les plus profondes estiment que les religions ont été dénaturées par l’homme, du moins par ceux qui se déclarent « porte-parole » de Dieu. Le témoin reste à jamais marqué par l’EMI qui bouleverse ses conceptions antérieures sur la mort (qu’il ne redoute plus) et qui donne un sens nouveau à sa vie.

 

La plupart d’entre eux se réjouissent à l’idée de revivre cette expérience au dernier jour. Les questions d’ordre métaphysique sont complètement remaniées : certitude d’un but dévolu à l’existence terrestre et d’une forme de vie après le trépas. Ils estiment que la mort est une simple transition, une brève étape vers un plan d’existence différent. Quelques-uns se souviennent de mots, de formules ou de thèmes ramenés de leur expérience et s’interrogent longtemps sur leur sens. Les témoins attachent désormais plus d’importance au « dedans » des choses qu’à leur apparence. Ils apprécient un sourire, un regard, un mot agréable, le chant d’un oiseau, le parfum d’une fleur… Ils sont plus respectueux de la vie, plus tolérants envers leurs contemporains, jusqu’à la naïveté quelquefois, et plus attentifs à leurs besoins. Ils évoluent davantage dans l’instant. Le moment présent est considéré comme fondamental.

 

Signalons aussi la plus intrigante, mais également la moins fréquente des répercussions d’une EMI : le développement soudain de facultés paranormales : télépathie, clairvoyance, précognition, rétrocognition, pouvoirs de guérison, sorties astrales… Les témoins affirment posséder un sixième sens beaucoup plus développé et être capables de jauger très rapidement leurs interlocuteurs. Quelques-uns s’étonnent de la faculté avec laquelle ils prévoient une visite impromptue, un appel téléphonique inattendu…

 

Dans certains cas, les sujets ont l’impression de n’avoir pas complètement réintégré leur corps, comme si une partie de leur conscience était demeurée à l’extérieur de celui-ci. Cette impression peut persister quelques jours, voire plusieurs années après l’EMI. Cette « double vie » rend assez problématique leur adaptation à la réalité quotidienne.

 

Le point de vue de la Science sur les NDE

 

Aux yeux des scientifiques, l’âme n’existe pas. L’esprit est un produit du cerveau. A la mort du corps physique, il disparaît avec lui. Il n’y a aucune vie possible après le trépas, et personne n’est jamais revenu prouver le contraire ! Pour les savants, les personnes ayant vécu une NDE n’ont jamais été réellement « mortes ». Encore faudrait-il qu’ils nous le démontrent, étant donné que dans certains cas, l’électroencéphalogramme d’un patient est resté complètement plat durant 20 minutes !

 


 

Le souffle d'or

 

 

La science pense que les images perçues et les sensations ressenties par les témoins sont le fruit d’hallucinations produits par le cerveau en manque d’oxygène ou bien sont dues à l’action des produits injectés (les anesthésiques notamment). Les neurones du cerveau communiquent entre eux par une substance chimique nommée NMDA à l’aide de récepteurs placés à leur surface. Or, ces capteurs agiraient plus intensément lors d’une anesthésie. Ils réagiraient aussi à l’anoxie ou manque d’oxygénation du cerveau. Les personnes en train de mourir verraient une réaction anormale de ces récepteurs et les neurones perturbées produiraient alors des hallucinations.

 

Mais si c’était le cas, les visions devraient en toute logique, différer grandement d’un sujet à l’autre, selon les croyances ou l’absence de celles-ci, les fantasmes, les rêves, les goûts et les envies de chacun. Or, mis à part quelques visions propres aux religions, nous avons vu qu’il n’en était rien.

 

Les neuropsychiatres ont observé que les témoins vivaient en quelques instants beaucoup plus d’événements d’une NDE que dans des conditions normales. Le temps semblait se dilater. Les neurones perturbés dans leur fonctionnement pourraient activer certains souvenirs dans un laps de temps très courts. Ils écartent bien évidemment l’hypothèse que les expérimentateurs puissent avoir basculé dans un autre espace-temps. Quant aux expériences de décorporation, elles résulteraient soit de l’anoxie, soit d’un mode de fonctionnement particulier du cerveau… restant à déterminer.



 

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Certains savants mettent en exergue le côté négatif de certaines expériences : panique, sensation de vie, vision infernale – mettant de côté la qualité transcendantale et merveilleuse de la majorité des expériences. Or, les NDE à caractère effrayant constituent une infime minorité de cas. Elles semblent davantage liées à des tentatives de suicide. Pour les savants plus avant-gardistes, la NDE est devenu un sujet passionnant de recherches. Ils pensent qu’il serait temps de revoir la localisation de la conscience. Et si notre conscience n’était pas rattaché à notre corps ? Et si notre cerveau n’était qu’un poste-récepteur pour la conscience et la mémoire, une sorte de support temporaire ? L’expérience de la NDE présente une universalité qui mérite que l’on s’y attarde. Outre les expériences de mort imminente, il serait intéressant d’analyser les autres conditions lors desquelles les NDE peuvent se manifester : orgasme, absorption de kétamine (un anesthésique), prise de LSD, techniques respiratoires spécifiques, danses extatiques…

 

Pour la majorité des savants, la NDE reste malgré tout une simple hallucination. Elle n’est en aucun cas réelle. Elle n’est qu’un rêve. Toutefois, la science est-elle capable d’expliquer ce que sont les songes ? Disons plutôt que la majorité des scientifiques considèrent que la NDE ne peut pas être réelle car si elle l’était, elle remettrait en cause leurs acquis fondamentaux. Selon eux, il ne peut y avoir de perception sans organe sensoriel ni d’expérience consciente sans activité du cerveau. Une logique toute scientifique qui fuit les phénomènes irrationnels comme une maladie contagieuse.

 



La Porte de Jade 

 

 

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Orphée - dans Mystères et Paranormal
16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 20:21

L’Au-delà et la Survivance de l’âme

 

Lorsque le souffle (l’âme) quitte le corps, nous disons que l’être est mort, mais ce n’est là que le début de la mort, les signes avant coureur. La mort est une étape transitoire qui se poursuit sur d’autres plans vibratoires.



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Bien que tous les symptômes fassent décréter la mort par le médecin, des énergies sont à l’œuvre dans le cerveau et tant que leur travail n’est pas terminé, l’être n’a pas encore réellement « quitté notre monde ». Une fois l’œuvre achevée, le corps astral ou « double » de la personne se détache du corps physique. Dès lors, commence la phase décrite dans les expériences de NDE (décorporation, vision du tunnel et de la lumière).

 

La tradition enseigne que l’état d’esprit d’un homme qui meurt est importante. La dernière pensée d’un mourant influence son futur immédiat, tout comme la manière dont il est mort (lors d’un accident violent ou en dormant dans son lit). Les suicidés et ceux qui ont été victimes d’une mort brutale demeurent dans un état intermédiaire. Ils ne sont pas tout à fait « morts ». Leurs principes vitaux doivent attendre que le véritable terme naturel de leur vie soit atteint. Cela peut durer quelques jours comme plusieurs dizaines de nos années (mais le temps là-haut n’est pas celui d’ici bas). Certaines entités passent cette période dans de grandes souffrances, d’autres dans une sorte de sommeil peuplé de brumes. Quand l’homme meurt, ses principes inférieurs se séparent de lui définitivement.

 

Cette séparation est tout à fait naturelle. Le corps matériel avec tous ses éléments est abandonné à la terre dans laquelle il poursuit sa décomposition. La partie psychique, personnelle de l’être, (composée du corps fluidique, des pensées ordinaires, des passions et désirs) forme sur le plan astral une entité privée de conscience, une coque résiduelle qui se désagrège lentement. Cette « coque astrale » conserve le souvenir de tout ce qui s’est passé durant sa vie. Cette coquille rejetée par chaque être humain est dépourvue des principes supérieurs qui précédemment la guidaient.

 

Elle erre sans volonté propre, entièrement gouvernée par les attractions des champs astraux et magnétiques. Privée d’âme et de conscience, les coques ne sont nullement les « esprits » des morts. Ce sont les vêtements dont ils se sont dépouillés, les résidus vibratoires de ce qu’ils ont été. Ce sont les fantômes qui hantent nos maisons. Les coques sont attirées magnétiquement vers les médiums. A leur contact, elles se raniment durant un bref moment et vivent dans l’être sensible par « procuration ». Dans l’aura du médium, la coque connaît une sorte de vie d’emprunt. Elle raisonne et parle et peut se matérialiser, empruntant les forces du médium et celles des autres personnes présentes. Les coques des personnes grossières et tournées vers le matériel ont tendance à s’accrocher davantage et donc à survivre plus longtemps que les autres.



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Leur force astrale subsiste longtemps après leur mort. Quant à l’âme, immortelle, elle devient un être purement mental revêtu d’un vêtement éthéré, dont elle se dépouille quand elle repart sur terre endosser une nouvelle enveloppe charnelle. Quand le cœur s’arrête, que le corps devient froid et que les yeux se ferment, toutes les forces du corps et du psychisme se précipitent à travers le cerveau. La vie entière s’imprime par une série de tableaux vivants. La personne voit sa vie passée se dérouler devant elle dans ses plus infimes détails, jusqu’aux impressions les plus fugitives. Elle comprend l’enchaînement des causes et des effets qui ont dirigé sa vie, qui l’ont amené à connaître des expériences particulières, joyeuses et douloureuses. Elle se voit, sans masque flatteur. Elle déchiffre son existence en spectateur et se juge elle-même. Cette phase arrive à tout le monde, sans exception. Certains êtres avancés peuvent voir, leur dernière existence mais aussi d’autres vies antérieures. Ils peuvent alors contempler les lois justes du karma.

 

Dans le moment qui suit la mort, après s’être dégagé de son enveloppe matérielle (la sortie du corps étant souvent vécue comme un passage dans un tunnel débouchant sur une belle lumière), l’être se retrouve dans le monde physique qu’il connaît. Ses sens sont élargis (don de deviner les pensées par télépathie, de voler, de se déplacer à grande vitesse). Il est doué d’un nouveau corps, décrit souvent comme très proche du corps physique. Sa principale différence réside, non dans sa forme, mais dans son état. La nouvelle enveloppe du trépassé lui semble aussi consistante que l’ancienne. Elle possède une réalité matérielle propre.

 

Les corps dans l’au-delà ressemblent par leur aspect à nos corps physiques mais leurs capacités sont plus étendues. Alors que dans notre monde, nos sens sont limités par la matière, l’espace et les distances, dans l’au-delà, nous sommes en mesure de capter des phénomènes éloignés et des états de matière différents des nôtres. Notre champ de perception est plus vaste dans tous les sens du terme. Nous appréhendons différemment le temps et l’espace.

 

Peu à peu, passé le choc du grand passage, l’être commence à percevoir autour de soi des présences invisibles rassurantes qui prennent de plus en plus d’intensité. Il s’agit de parents et d’amis décédés qui sont venus l’accueillir ou l’emmener avec eux dans le monde vibratoire qui lui convient, celui avec lequel il a des affinités vibratoires de par son niveau d’évolution spirituelle. Si pour beaucoup, la mort semble être un sommeil éternel, ce n’est qu’une illusion. Mourir, c’est l’inverse de dormir. C’est la vie qui est un rêve, non la mort.



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La mort, c’est le réveil à la vraie vie, celle des vérités essentielles, des idées premières, de l’essence qui a présidé à la création de toutes choses. La mort ouvre sur une autre dimension, un autre plan de conscience. Le monde de l’au-delà est un espace virtuel où tout existe en puissance, où tout peut être créé, par la volonté et la force de l’esprit. L’activité imaginaire y devient créatrice. Cette fonction de création est fréquemment évoquée dans les messages des entités décédées. L’univers de l’au-delà ressemble à l’espace onirique ou à ces jeux pour ordinateur où l’expérimentateur construit son monde au fur et à mesure de sa progression. L’image mentale est projetée dans l’espace vibratoire environnant qui sert de support aux matérialisations. Il y a condensation, cristallisation puis projection des idées. Vous avez envie d’une belle maison au bord d’un lac ? Rien de plus facile, il suffit de la construire par la seule force de votre pensée. De nombreux esprits ont décrit des champs remplis de fleurs, des cités, des collines, des bois, des mers, des ciels, semblable à ceux que nous connaissons sur la terre.

 

Les êtres de l’au-delà affirment pouvoir effectuer des projections corporelles à plus ou moins grande distance. Pour eux, capter un phénomène revient à la rejoindre, non seulement par les sens, mais aussi effectivement, comme si la voie sensorielle était devenue une voie dynamique. Vous pensez à un endroit et vous vous y trouvez, instantanément projeté. L’esprit est sans limite. Il peut aller où il veut, quand il le veut, à la vitesse de la pensée.

 

Nous voyons que les corps spirituels ne sont pas restreints à une enveloppe, ni à l’espace ni à un temps. Ils sont plus sensibles, plus actifs. Les mondes d’en haut paraissent aussi réels aux entités que notre monde physique. Ce sont des terres élargies à des dimensions supérieures et possédant leur propre réalité matérielle. Elles ne se trouvent ni au ciel, ni « ailleurs ». Elles occupent le même espace que notre univers physique, mais dans une vibration temporelle différente. Elles sont baignées en permanence par une belle lumière qui irradie littéralement de chaque être, chaque plante, chaque objet spirituels.

 

Dans ces univers règne en maître la vie créatrice et intellectuelle mais à un degré bien supérieur au terrestre. Chacun peut y poursuivre un travail, une mission, une vocation commencés sur terre. Chacun peut recevoir des enseignements, opter pour une voie de service, suivre une formation nouvelle… Tout est paix, quiétude et harmonie. L’univers spirituel étant aussi immense sinon plus que l’univers physique, il est possible à chaque entité de se créer sa bulle personnel et de vivre dans le monde qu’elle désire, dans une solitude, soit librement choisie, soit contrainte. Ainsi, un suicidé aura tendance à se replier sur lui-même, à revivre les émotions et les souffrances qui l’ont conduit à la mort, à s’enfermer dans un système d’autopunition dont il devra se sortir lui-même, en laissant peu à peu la lumière lui révéler l’absurdité de son état de prostration.

 

Nous ne serions pas les seuls après la mort à savourer la vie éternelle. Les animaux suivent également un lent processus évolutif. Etant dotés d’une âme, ils se rendent dans l’au-delà qui leur est destiné. Bon nombre de personnes décédées ont retrouvé leur animal favori après la mort. La condition sine qua non des retrouvailles semble être un amour sincère et réciproque.

 

Après un temps moyen d’une trentaine de nos années environ, les fils magnétiques qui rattachent l’âme à la terre commencent à se réactiver. L’âme se rendort peu à peu, puis est rapidement emportée vers un nouveau corps. Juste avant la naissance, elle perçoit l’espace d’un instant, toutes les causes qui l’on amenée à vivre cette vie, pas une autre.

 

Tout ce que nous savons des mondes d’en haut, nous le tenons de la bouche même des esprits. Certaines de ces informations ont été confirmées par les personnes ayant vécu une NDE. Pour les occultistes, il existerait sept mondes vibratoires allant du plus dense au plus subtil :

 

- PHYSIQUE (la terre),

- ETHERIQUE,

- ASTRAL

- MENTAL,

- CAUSAL,

- BOUDDHIQUE,

- DIVIN.

 

En une sorte d’immense sablier, les mondes s’empileraient les uns au-dessus des autres, comme les étages d’un immeuble. Il est fort probable que chacun de ses plans soit lui-même subdivisé en différents degrés. Le problème est de savoir quels degrés et quels plans vibratoires nous ont été décrits… Nous l’ignorons.

 

Il semble que le passage étroit correspondant au plan MENTAL représente une étape de transition très importante. Toutes les descriptions que nous avons de l’au-delà ne vont probablement pas plus loin. Nous ignorons donc ce qui se passe au-dessus de la partie centrale du sablier, c’est-à-dire à partir du plan CAUSAL, là où prennent naissance les causes présidant aux idées et à leurs matérialisations.

 

Il se peut que le grand saut permettant à l’être libéré de s’élever jusqu’au plan CAUSAL le plonge dans une sorte de seconde mort temporaire. Ce n’est qu’après ce passage ultime qu’il pourra espérer connaître les joies de la béatitude infinie et la fusion dans la grande conscience divine où s’opère une sorte de transfiguration. C’est l’expérience absolue que le grand Bouddha a expérimenté de son vivant.


 

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Les Voix de l’Au-delà

 

Les morts sont généralement muets mais quelquefois ils s’expriment. De nombreux cas de voix surgies de nulle part et prononcées par des bouches invisibles émaillent l’histoire du paranormal. En 1959, à Paris, dans une charcuterie de la rue Voltaire, on entendait souvent des cris d’enfants à tel point que les locataires finirent par porter plainte. La police se rendit sur les lieux.




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La Transcommunication

 

L’enquête révéla qu’un boulanger avait, quelques années auparavant, fait brûler une fillette de neuf ans dans son four ! Alors, véritable voix de revenants ou phénomènes de résonance vibratoire, mieux connu sous le nom de « mémoire des murs » ? Il a été observé que la présence d’un médium, c’est-à-dire d’une personne hautement sensible (parfois aussi d’un adolescent perturbé) était nécessaire à l’apparition de ces voix d’outre-tombe.

 

Thomas E. Edison, l’inventeur du phonographe et le père de l’électricité, étudia un système capable de communiquer avec l’au-delà. Il déclara en 1920 vouloir construire un appareil sensible permettant aux fantômes qui le désiraient de se manifester aux vivants, sans le truchement de guéridons, de planchettes oui-ja ni autres instruments archaïques. Son projet ambitieux fut malheureusement interrompu à sa mort en 1931.

 

Il semble que le premier enregistrement de voix paranormales eut lieu à l’Université catholique de Milan, en 1952. Le père Agostino Gemelli et le père Pellegrino Ernetti, tous deux physiciens, tentaient de filtrer des chants grégoriens afin d’en éliminer les harmoniques. A cette époque, ils utilisaient un magnétophone à fil. Le fil se rompait souvent et il fallait à chaque fois faire un nœud. Alors que le fil venait une nouvelle fois de casser, le Père Gemelli s’écria, comme il en avait l’habitude depuis le décès de son propre père : « Papa, aide-moi ! » Une fois la réparation effectuée, au lieu du chant grégorien espéré, les chercheurs entendirent la voix du trépassé qui disait clairement à son fils : « Mais bien sûr que je t’aide, je suis toujours avec toi ! » Le père Gemelli en fut totalement perturbé. Un nouvel essai fut tenté. La voix du père de Gemelli se fit entendre à nouveau. Les chercheurs décidèrent alors d’aller en parler au Pape Pie XII.

 

Ce dernier déclara au Père Gemelli : « Mon cher Père, soyez tranquille, ceci est un fait strictement scientifique et n’a rien à voir avec le spiritisme ; l’enregistreur est un appareil objectif qu’on ne peut pas suggestionner, il capte et enregistre les vibrations sonores d’où qu’elles viennent. Cette expérience pourra peut-être marquer le début d’une nouvelle étude scientifique pour confirmer la foi dans l’au-delà. » Ce fait est relaté dans le livre remarquable de Rémy Chauvin et du Père François Brune « En direct de l’Au-delà », paru aux Editions R. Laffont, en 1993.




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Mais le pionnier en matière d’enregistrement de voix paranormales est sans conteste Friedrich Jürgenson. Ancien chanteur de bel canto, cet homme originaire d’Odessa, mais installé en Suède, avait dû se reconvertir, suite à des problèmes de santé, dans la peinture et la réalisation de films. Un soir d’été de 1959, il décida d’enregistrer le chant des oiseaux dans une forêt proche de Stockholm. En écoutant la bande magnétique, il perçut, derrière les chants d’oiseaux des sons étranges, qu’il n’avait pas entendus au cours de l’enregistrement. Des voix mystérieuses s’exprimaient en suédois et en norvégiens. Avait-il capté une lointaine émission radio ou s’agissait-il d’une défaillance technique de son appareil enregistreur ?

 

Friedrich le fit réviser mais celui-ci fonctionnait parfaitement. L’incident se reproduisit quelques semaines plus tard. Repassant une bande après de nouveaux enregistrements, il entendit de lointains piaillements d’oiseaux, plus rien. Soudain, une voix de femme assez faible se fit entendre. Elle disait en allemand : « Friedel, mon petit Friedel, est-ce que tu m’entends ? » « On avait l’impression » déclara Friedrich que « la personne qui parlait faisait un terrible effort pour s’exprimer et qu’elle semblait anxieuse. Il ne faisait aucun doute pour moi qu’il s’agissait de la voix très reconnaissable de ma mère, morte quatre ans plus tôt ».

 

Voulant en avoir le cœur net, Friedrich Jürgenson convia des amis pour d’autres essais. Parmi eux se trouvaient le docteur J. Bjorkhen et une collaboration de la télévision suédoise, Arno Misse. Tous perçurent des bruits surgis de nulle part : la voix d’un vieillard criant le mot : « Pokala ! », nom d’un petit bourg suédois, puis des fragments d’italien et d’anglais, enfin, les bruits d’une rue paraissant proche et une autre voix disant : « Graccula ! », mot latin signifiant « Petite Grecque ! ».

 

Jürgenson renouvela ses expériences des années durant, dans des lieux et des environnements différents. Il crut reconnaître des intonations d’amis défunts lui transmettant des messages à la manière spirite. Craignant d’être victime d’hallucinations auditives, il s’adressa en 1964 à l’Institut de Recherches psychologiques de Fribourg et se soumit à des tests stricts. L’Institut déclara l’origine paranormale des phénomènes. La même année, il publia ses découvertes dans un livre « Voices from the Universe » (« Voix de l’Univers »).

 

A la même époque, il entra en relation avec Friedebert Karger, physicien de L’Institut Max-Planck de Munich. Ce dernier se déclara convaincu de l’existence de voix paranormales sur la bande sonore. Le Bureau centra de Technologie de Berlin tira des épreuves visuelles des bandes et avoua qu’elles présentaient toutes les caractéristiques de voix humaines normales.

 


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En 1964, une aventure similaire arriva à Letton Constantin Raudive, parapsychologue. Pendant un enregistrement, on l’appela à l’extérieur. Il sortit quelques instants puis, quand il revint, découvrit sur la bande la voix de sa mère morte qui l’appelait par son diminutif : « Kosti, Kosti ! ». En 1965, Jürgenson rencontra Raudive. Ce dernier entreprit à son tour d’étudier les voix mystérieuses afin de prouver l’existence d’une vie après la mort. Pendant trois ans, il enregistra, en collaboration avec des techniciens spécialisés, pas moins de soixante-dix mille voix. On différenciait certes les voix féminines des masculines mais leur netteté laissait à désirer. Leur cadence évoquait le style télégraphique. De courtes phrases étaient prononcées en anglais, allemand, espagnol, suédois… Parfois, chaque mot d’une même séquence était émis dans une langue différente.

 

Une fois traduit, ils se liaient tous en une phrase cohérente. Raudive capta les voix d’Hitler, de Carl Jung, le célèbre psychanalyste, et celle de Goethe. En 1969, Raudive sortit en Allemagne un livre fort controversé sous le titre « Breakthrough » dans lequel il soutint l’hypothèse de l’existence de communications émanant de personnes décédées. Il déclara avoir reçu la visite de membres de la Nasa qui montrèrent un grand intérêt pour ses recherches. Malgré les attaques des irréductibles sceptiques, Raudive poursuivit ses travaux jusqu’à sa mort, en 1974. L’existence des voix captées par le chercheur ne pouvait être contestée. De nombreux physiciens en avaient eux aussi enregistrées au cours d’expériences pratiquées dans des cages de Faraday hermétiques. Des experts en antiparasitage avouèrent qu’il se passait « quelque chose de tout à fait anormal » en terme de physique ordinaire. Toutefois, c’est à des circonstances connues seulement des expérimentateurs que se référaient les voix. Leurs instructions correspondaient toujours à la personnalité des sujets. Les défunts semblaient désireux de leur venir en aide et de les prévenir de dangers imminents.

 


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Le lien existant entre le phénomène et les témoins évoquait un processus psychologique, autrement dit, une disposition mentale engendrant une corrélation physique. Les voix pouvaient en réalité n’être en fait que des enregistrements psychiques émanant de l’inconscient des personnes présentes. Cette idée était renforcée par le fait qu’aucun enregistrement de voix n’avait jamais été obtenu par un magnétophone marchant de lui-même dans une pièce vide ! Les voix d’outre-tombe exigeaient des présences humaines…

 

Le biologiste Lyall Watson, qui lui-même enregistra ce phénomène émit l’hypothèse que les morts avaient peut-être besoin des vivants pour exister. Peu à peu naquit la science de la transcommunication (ou TCI), méthode récente de réception des messages des défunts par l’intermédiaire des techniques modernes de communication ou d’enregistrement. Si au début du siècle, les trépassés ne disposaient que de tables tournantes et de simples oui-ja pour s’exprimer, notre époque a mis aujourd’hui à leur disposition une panoplie d’appareils performants : téléphone, fax, ordinateur, gsm, télévision, caméra vidéo, magnétoscope…

 

Il semble qu’au fur et à mesure de l’apparition de nouvelles technologies, les morts s’adaptaient aux changements. Si l’on admet l’hypothèse que les esprits sont de pures vibrations, il doit leur être aisé de se servir d’appareillages utilisant les ondes comme moyen privilégié de transmission. En France, le Père François Brune, auteur du livre à succès « Les Morts nous parlent » a recueilli une multitude de témoignages troublants en provenance de l’au-delà : appels téléphoniques de trépassés, images paranormales de grande qualité reçues sur le petit écran, enregistrements de voix paranormales sur bandes magnétiques…

 



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Petit à petit, une nouvelle technique de dialogue avec les morts a vu le jour. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui reçoivent par ce biais des messages réconfortants en provenance de parents décédés, et entretiennent des contacts avec eux. La méthode la plus simple consiste à laisser tourner un petit appareil sur lequel a été branché un micro. Ensuite, on réécoute la bande à la recherche de bruits ou de voix paranormales. Certains ont élaboré des techniques plus sophistiquées et utilisent l’ordinateur comme support.

 

Les éléments recueillis sont troublants. Ils nous incitent à penser que les morts tentent réellement d’entrer en contact avec le monde des vivants. Rappelons toutefois les risques de mener de telles expériences en solitaire et de manière imprudente. Elles peuvent à la longue entraîner une dépendance et une fuite vers l’irréalité. Prenons toutes les précautions d’usage afin de ne pas nous laisser abuser par des esprits facétieux, pervers ou plus dangereux encore…

 

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Orphée - dans Mystères et Paranormal
16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 20:04

Le cas des sœurs Fox

 

Les événements qui se produisirent le 31 mars 1848 dans une petite maison située dans le village de Hydesville, dans l’état de New York, constituent, du moins s’ils furent authentiques, le premier cas rapporté de communication avec les esprits. Ils marquèrent les débuts du mouvement spirite.



 

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La famille Fox comptait sept enfants. Trois d’entre eux seulement furent concernés par l’expérience : Margaretta âgée de 14 ans, Leath, 34 ans et Catherine, 12 ans. Le récit des faits fut rapporté par la mère, Margaret Fox, sous la forme d’une déposition sous serment, quatre jours après les faits, contresignée et certifiée exacte par son mari. Margaret y racontait que leur maison était perturbée par des bruits de pas, des coups violents sur les murs et les portes, des secousses inexplicables des murs et des meubles. Elle en avait déduit que la maison « devait être hantée par quelque esprit malheureux qui n’a pas trouvé le repos ».

 

Epuisés par ces manifestations intempestives, les Fox avaient décidé ce jour-là de se coucher de bonne heure, Margaretta et Catherine, effrayées par les bruits avaient délaissé leur chambre pour s’installer dans celle de leurs parents. Soudain, des coups violents se firent entendre. Les enfants, rassurés sans doute par la présence du père et de la mère, tentèrent de reproduire des sons identiques à ceux qu’ils entendaient en faisant claquer leurs doigts et leurs mains. Aussitôt, les bruits reprirent, en effectuant le même nombre de coups (appelés « raps »). Peu à peu, les enfants parvinrent à établir une communication plus élaborée en se servant d’un code alphabétique, le nombre de coups frappés désignant une lettre spécifique (exemples : 1 coup pour A ; 2 coups pour B…). La famille fit appel à des voisins qui purent vérifier l’authenticité des phénomènes. Ces derniers entendirent les coups et reçurent des réponses. Les coups paraissaient se produire uniquement lorsque les sœurs Fox étaient présentes. Ils les suivaient partout où elles allaient. Par après, plus de trois cents personnes présentes sur les lieux purent elles aussi assister au phénomène. Le spiritisme était né.

 

L’entité donna son identité et affirma être un colporteur de 31 ans assassiné, puis enterré dans la cave de la maison. A sa demande, on tenta de creuser la cave, mais aussitôt, de l’eau apparut et on dut interrompre les fouilles. Des rapports ultérieurs laissèrent entendre que les restes d’un corps furent découverts…

 

Perturbées par cette célébrité soudaine, les Fox décidèrent de quitter Hydesville pour s’établir à Rochester. Les phénomènes liés aux dons médiumniques des enfants les suivirent dans leur nouvelle demeure. Les messages des esprits étaient clairs : « Vous avez été choisies pour aller de par le monde et convaincre les sceptiques de la grande vérité de l’immortalité ». Un jour, les entités leur demandèrent de louer la plus grande salle de la ville afin de réaliser une démonstration publique de leurs pouvoirs.

 

 


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Le 14 novembre 1848, elles s’exécutèrent et défrayèrent la chronique. Les petites filles furent tournées en dérision et attaquées, parfois même physiquement. Une commission étudia le phénomène mais ne découvrit aucune fraude. Bientôt, leur réputation devint telle qu’il ne leur fut plus possible de mener une vie normale. Elles décidèrent alors de partir pour New York. Les deux sœurs devinrent rapidement célèbres. Elles furent soumises à une nouvelle batterie de tests mais aucune supercherie ne fut décelée.

 

Le 17 avril 1851, soit trois ans après les premiers événements, Norman Culver, proche par alliance des sœurs Fox, déclara que Catherine lui avait affirmé avoir fraudé en réalisant les coups à l’aide de ses doigts de pieds. Elle lui avait expliqué comment s’y prendre et il avait pu réaliser de faux raps. Ce fait nouveau n’expliquait en rien l’ensemble des manifestations produites par les sœurs Fox mais indiquait comment certains d’entre eux avaient pu être réalisés. Le 24 septembre 1888, Margaretta annonça à un journaliste du New York Herald son intention de dévoiler leur fraude. Sa sœur cadette qui s’était exilée en Angleterre revint pour la soutenir. Le 21 octobre 1888, les deux sœurs confessèrent publiquement leur supercherie. Dans la salle de l’Academy of Music de New York, il y eut un silence de mort. Le spiritisme était-il une imposture du début à la fin ?

 

Un an plus tard, Catherine et Margaretta se rétractèrent et avouèrent avoir agi sous l’influence psychologique de personnes hostiles au mouvement spirite appartenant entre autres au milieu ecclésiastique. Elles s’excusèrent publiquement du tord qu’elles avaient fait au mouvement. En 1904, alors que les sœurs Fox étaient mortes, un mur de leur ancienne maison s’effondra. Parmi les ruines, on découvrit les restes d’un corps…

 

Les techniques du spiritisme

 

Une première interrogation s’impose : le spiritisme est-il dangereux ? Oui, quand il est pratiqué de manière désordonnée, sans prendre des précautions. Etablir des passerelles avec le monde des disparus présente certains risques. Vous pouvez par exemple vous laisser dominer par des entités en provenance des plans du bas astral. Des phénomènes physiques incontrôlables peuvent se manifester : coups dans les meubles et les murs, dédoublement involontaire, sensation de se trouver « sous emprise » voire d’être possédée…

 


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Quelques règles de base

 

Répétées trop fréquemment, les séances de spiritisme agissent comme une drogue, entraînant une dépendance, amenant une série de traumatismes psychiques. Les personnes sensibles, aux nerfs fragiles et sujettes aux frayeurs, doivent s’abstenir de pratiquer les séances de communication spirite. En mettant en contact, même un court instant, deux mondes vibratoires différents, vous ouvrez des portes. Il est important de pouvoir les contrôler, puis de les refermer.

 

Le spiritisme n’est ni un jeu, ni un divertissement de société. Le célèbre film « L’Exorciste » de William Peter Blatty montre comment une banale séance pratiquée par une enfant vulnérable peut déboucher sur une véritable possession diabolique.

 

En spiritisme, les règles essentielles à suivre sont les suivantes :

 

La démarche de l’expérimentateur doit être animée par l’amour et le désir de connaissance. Aucune mauvaise intention ne peut venir ternir ses pensées. La pièce dans laquelle se déroulent les séances doit être occultée et silencieuse. Fermez volets et rideaux. Débranchez téléphone et GSM. Consacrez les objets dont vous vous servirez tout au long de vos séances. Le guéridon utilisé comme table tournante servira uniquement à cet usage. Prenez un bain avant et après chaque séance. Ajoutez-y des huiles essentielles relaxantes et purifiantes. Evitez les repas copieux et surtout l’alcool. Procurez-vous une photo, des objets personnels, des écrits, une mèche de cheveux de la personne que vous désirez appeler. Allumez une bougie, de préférence en cire naturelle. Purifiez la pièce en faisan brûler de l’encens. Placez une coupelle de sel et répandez-en devant chaque ouverture de porte ou de fenêtre.

 

Videz votre esprit de toute forme de pensée parasite et concentrez votre attention sur la flamme de la bougie. Tentez de ne penser à rien, de ne pas influencer les « esprits » ni les autres participants. Soyez le plus décontracté possible. Imprégnez-vous graduellement des souvenirs heureux liés à cette personne. Envoyez-lui toutes vos pensées d’amour. Bannissez la tristesse.

 

Généralement, les spirites récitent une prière d’invocation à Dieu avant le début des séances. On vous demande de garder l’esprit ouvert et d’appeler à vous les forces positives destinées à assurer votre protection pendant l’échange inter-dimensionnel que vous vous apprêtez à vivre. N’invoquez jamais une personne décédée récemment. Entre le moment du trépas et l’éveil à une autre réalité de conscience, il faut un certain temps à l’esprit pour récupérer et prendre ses repères, surtout si la mort a été vécue douloureusement ou brutalement. Si l’entité n’a pas encore acquis un état vibratoire stable, vous pourriez nuire à son ascension en l’appelant prématurément. Si possible, patientez six mois à un an après sa disparition. Il existe des exceptions à cette règle, puisque des personnes sont parvenues à entrer directement en contact avec leurs proches quelques jours seulement après leur mort. Dans ces cas spécifiques, laissez cette initiative aux disparus. Ne les dérangez pas.

 

Evitez tout autant d’appeler des personnes décédées depuis très longtemps. Ayant vraisemblablement atteint une sphère vibratoire supérieure, vous risquez de les importuner. Et si elles se sont réincarnées entre-temps, vous n’avez pas la moindre chance de les contacter. Les séances spirites se pratiquent seul ou en groupe. Si vous avez des prédispositions psychiques, vous pouvez tenter l’expérience en solitaire. Si vous n’êtes pas doué, alors choisissez plutôt de vous intégrer à une association.

 

Les avantages du groupe sont multiples. Une communauté de personnes, qui se connaissent et s’apprécient, animées d’un même louable désir, forme une égrégore (forme pensée) positive qui agit comme une protection naturelle contre les agressions extérieures. Le groupe pallie à l’inattention ou au manque d’énergie dont peut faire preuve une personne seule. Vous pouvez demande à un membre de rester à l’extérieur du cercle pour servir de gardien et de scribe. Une personne douée de dons médiumniques dans l’assemblée favorisera nettement le contact. Préférez les individus calmes et pondérés, et surtout bien dans leur peau. Informez-vous sur leurs motivations. Evitez les personnes à problèmes susceptibles d’attirer immanquablement vers elles, et donc vers le groupe, des énergies négatives. Le groupe ne doit être ni trop restreint ni trop important. Trois à cinq personnes constituent un nombre raisonnable. Ne dépassez pas ce chiffre, au risque de vous disperser dans des joutes où chacun voudra tirer la couverture vers lui.

 

Une invocation unique est toujours préférable à une multitude de tentatives qui, si elles s’avèrent infructueuses, vont peu à peu affaiblir les participants. Vous devez vous fixer un objectif et vous y tenir. Nous vous déconseillons d’appeler des entités inconnues lors des premières séances. Par manque de pratique, vous risquez de vous laisser abuser par des esprits inférieurs qui, s’adressant à des novices, pourront facilement se faire passer pour de grands maîtres spirituels.

 

Les questions devront être simples et précises. Evitez les formulations négatives. A la fin de chaque séance, il est recommandé de vous frotter les mains l’une contre l’autre et de secouer énergiquement vos bras. Il s’agit d’un principe de « dégagement » bien connu. Entrer en contact avec des entités provenant d’autres sphères vibratoires est gratifiant et enrichissant, tant que le dialogue s’établit dans le respect de certaines règles fondamentales de sécurité. Si vous n’êtes pas disposé à suivre ces lois de base, vous risquez bien des déconvenues…

 

Comment faire tourner les tables ?

 

Le « cliché » traditionnel du spiritisme est la séance de table tournante. Cette méthode est pourtant des plus fastidieuses puisque vous n’obtenez que des réponses binaires et que vous ne pouvez formuler que des questions auxquelles l’esprit peut répondre par OUI (un coup) ou NON (deux coups). Il existe des variantes « lettres », mais elles sont tout aussi astreignantes étant donné que le nombre de coups frappés correspond chaque fois à une lettre de l’alphabet : A : 1 coup ; B : deux coups, C : trois coups et ainsi de suite.

 

Une variante fut appelée par Allan Kardec la « typtologie ». Dans ce cas, les réponses ne sont pas données par l’intermédiaire de coups frappés sur le sol par les pieds de la table mais par des petits coups rapides ou lents, des grincements, des craquements semblant jaillir de la table elle-même. Il semble que la présence d’un médium soit nécessaire à ce type de manifestations à effet physique.

 

Il peut arriver que la table se déplace d’un bout à l’autre de la pièce, entraînant les participants dans sa course. Elle peut aussi léviter et se déplacer dans les airs (moins fréquents). La table doit être choisie de petite taille, ronde ou ovale de préférence, en bois léger mais solide. Elle est doit être souple et maniable. La tradition spirite recommande le guéridon à trois pieds. Si la table possède quatre pieds, vous pouvez poser des morceaux de bois sous les pieds d’angle opposé, de manière à la mettre en déséquilibre. Quand les esprits seront prêts, la table se mettra en équilibre d’elle-même et la séance pourra débuter.

 

Les sièges doivent être confortable car vous risquez de rester longtemps assis. Au besoin, placez des coussins de manière à bien caler votre dos. Il doit rester droit pour permettre une bonne circulation des énergies. Après avoir respecté les règles d’usage décrites précédemment, vous vous réunissez autour de la table et vous y posez vos mains, en écartant légèrement les doigts. Soit, vous posez vos mains directement sur la table, soit vous les suspendez quelques centimètres au-dessus. Les extrémités de vos doigts doivent toujours toucher celles de vos voisins afin que l’énergie circule en vas clos.

 

De cette manière, vous formez une chaîne vibratoire active. Ne la brisez pas car elle constitue une protection naturelle imparable contre les mauvais esprits. Vous êtes à présent tous unis, dans un même élan de pensées positives. Demeurez quelques instants dans cette position, tout en adoptant une respiration lente et profonde. Soyez calmes et détendus. Vous avez pris toutes les précautions nécessaires, il ne peut rien vous arriver. Ecartez toute idée de peur. Fermez les yeux. Munis des objets de la personne disparue, priez-la par son nom de venir, guidée par la puissance de l’amour et de la lumière.

 

Rappelez-vous les souvenirs heureux qui vous unissent à elle. Terminez votre évocation en disant ces mots : « Esprit de (X), si tu es présent et que tu désires te manifester, frappe un coup par l’intermédiaire de cette table », à moins que vous ne préfériez la célèbre phrase : « Esprit, es-tu là ? » Ne posez pas à l’entité des questions dépassant la capacité intellectuelle qu’elle possédait de son vivant. Même si dans l’au-delà, elle peut avoir évolué ou récupéré une partie des capacités liées à ces anciennes existences, nous ignorons combien de temps prend le processus. Il se peut que l’esprit vous parle de la manière dont il avait l’habitude de le faire de son vivant, de manière à ce que vous le reconnaissiez immédiatement, mais il se peut aussi qu’il adopte une attitude totalement différente. Plus sa mort sera récente, plus il se manifestera à vous de la manière dont vous l’avez toujours connu.

 

Ne soyez pas déçu si la table ne se met pas en mouvement tout de suite. Il se peut que vous ne parveniez à aucun contact durant vos premières séances. En spiritualité, tout est une question de travail, de patience et de mesure ! Au départ, contenez-vous de questions anodines, du style : « Es-tu bien où tu te trouves ? Veux-tu que je prie pour toi (certains esprits le sollicitent) ? Ce genre de communication te convient-elle ? Désires-tu que nous utilisions d’autres moyens ? Lesquels ? Etc… »

 

Evitez de demande à votre père décédé depuis peu de temps de vous expliquer les mystères du ciel et de Dieu ! Vous ne devez jamais interrompre brutalement un dialogue avec un esprit, à moins que ce dernier décide lui-même de rompre le contact. C’est une question de respect. Soyez vigilant, si un autre esprit que celui évoqué se présente spontanément à vous. Méfiez-vous des « copies » et des ombres que certains esprits farceurs projettent devant vous. Parfois, des entités inférieures puisent dans le psychisme des participants les éléments nécessaires et endossent l’identité de la personne que vous cherchez à évoquer. Laissez-vous guider par votre intuition pour reconnaître le vrai du faux. Nous vous recommandons de prendre connaissance du « Livre des Esprits » de Kardec. Il vous sera d’une grande utilité pour réaliser un tri sélectif parmi les êtres désincarnés qui se présenteront à vous.

 

Les premières séances seront de courte durée. Ne dépassez pas la demi-heure. Ces contacts et ces essais préalables seront souvent infructueux. Attendez une à deux semaines avant de renouveler la tentative. Ce n’est qu’au bout d’une dizaine de séances que vous pourrez prolonger leur durée. Ne dépassez jamais une heure. Il vous faudra du temps pour vous familiariser avec le monde des esprits, ses pièges, ses dérives et ses dangers.

 

Peu à peu, vous augmenterez vos capacités de perception et vous vous découvrirez peut-être des dons et des talents insoupçonnés. Vous établirez vos règles personnelles de contact et adopterez des « signes de reconnaissance » précis avec certains esprits. Exigez toujours au préalable l’emploi de ces signes comme preuves de leur identité.

 

 

Classification des Médiums selon Allan Kardec

 

Médium : Personne servant de lien, d’intermédiaire entre les Esprits et les hommes. Tout être qui ressent à un degré quelconque l’influence des Esprits est un médium. Cette faculté est inhérente à l’homme. Tout le monde est un médium qui s’ignore. Toutefois, dans l’usage, cette qualification ne s’appliquer qu’aux individus chez lesquels cette qualité est nettement marquée.

 


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Il existe différents types de médiums

 

Les Médiums à effets physiques

 

Entrent dans cette catégorie les personnes qui produisent des phénomènes matériels tels que des déplacements d’objets, des bruits, des coups dans les murs… Il en existe de deux types : les médiums facultatifs et les médiums involontaires. Les facultatifs produisent les phénomènes par la force de leur volonté. Chez les involontaires ou naturels, cette faculté d’agir sur la matière agit à leur insu.

 

Les Médiums sensitifs ou impressibles

 

On désigne par ce terme les personnes susceptibles de ressentir la présence des Esprits par une vague impression, un frôlement sur les membres. Tous les médiums sont à divers niveaux impressibles.

 

 

Les Médiums auditifs

 

Ces personnes entendent la voix des Esprits par un phénomène nommé clairaudience. Parfois, il s’agit d’une voix intime qui se fait entendre dans leur for intérieur, ou encore c’est une voix extérieure qui résonne dans leurs oreilles, comme une personne vivante.

 

Les Médiums parlants

 

Allan Kardec classait dans cette catégorie les médiums chez lesquels les Esprits prennent possession de leurs cordes vocales pour s’exprimer. Ces personnes n’ont généralement pas conscience de ce qu’elles disent. Elles émettent des idées inhabituelles, des connaissances hors de leur portée. Notre époque moderne les qualifie de « channels » (canal).

 

Les Médiums voyants

 

Ces personnes sont douées de la faculté dite de clairvoyance. Durant certains moments privilégiés de double vue, elles sont capables de voir les Esprits.

 

Les Médiums somnambules

 

Entrent dans cette catégorie les personnes qui sont doués de lucidité somnambulique résultant d’un état pathologique.

 

Les Médiums guérisseurs

 

Variété de médiums ayant le don de guérir par simple attouchement, par le grand ou par un geste, sans le secours d’aucune médication. Le magnétisme joue un rôle prépondérant dans ce type de médiumnité.

 

Les Médiums pneumatographes appelés aussi écrivains ou psychographes

 

Personnes correspondant avec les Esprits par l’écriture directe. Il en existe différentes variétés : mécanique (l’Esprit agit directement sur la main du médium), intuitif (l’Esprit se manifeste par télépathie ; le médium a conscience de ce qu’il écrit), semi-mécanique (l’entité agit, et sur sa main, et sur l’esprit du médium), dépendant (le médium écrit sous inspiration contrôlée par l’Esprit).

 

 

Classification des Esprits selon Allan Kardec

 

Esprits : Selon la doctrine spirite, ce sont les âmes de ceux qui ont vécu sur la terre ou dans d’autres sphères et qui ont quitté leur enveloppe charnelle. Les esprits sont dits errants quand ils se situent entre deux intervalles d’existence corporelle. Leur identité est difficile à analyser car au fur et à mesure qu’ils se purifient, les Esprits perdent leurs caractères distinctifs et s’effacent dans l’uniformité de leur perfection. Toutefois, ils conservent une certaine individualité. Les Esprits sont attirés entre eux par la similitude de leurs qualités et se regroupent en familles, par affinités vibratoires.

 


 

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La classification spirites des Esprits est basée sur le degré de leur avancement spirituel, sur les qualités qu’ils ont acquises et sur les imperfections dont ils ont encore à se dépouiller.

 

Au degré le plus bas, nous trouvons les Esprits imparfaits caractérisés par la prédominance de la matière sur l’esprit et la propension au mal. Ils sont divisés en cinq catégories différentes : les esprits impurs (enclins au mal, trivialité, grossièreté…), les esprits légers (entités ignorantes, malicieuses et moqueuses), les faux savants (Esprits ayant des connaissances assez étendues mais superficielles), les Esprits neutres (ni assez bons pour faire le bien, ni assez mauvais pour faire le mal), les Esprits frappeurs et perturbateurs (se manifestant à travers des coups dans les murs, des déplacements d’objets…).

 

Ceux de la seconde catégorie, qualifiés de bons esprits, sont caractérisés par la prédominance de l’esprit sur la matière et leur désir de faire le bien. Ils se divisent en quatre groupes : les Esprits bienveillants et protecteurs (qui aiment rendent service aux hommes), les Esprits savants (entités caractérisées par l’étendue de leur connaissance), les Esprits sages (possédant une qualité morale très élevée) et les Esprits supérieurs (réunissant science, sagesse et bonté).

 

Enfin, tout en haut de l’échelle, il y a les Esprits purs, classe unique regroupant les âmes qui ont atteint le suprême degré de perfection. Ils ont parcouru tous les degrés de l’échelle des êtres et se sont dépouillées des impuretés matérielles. Ils n’ont plus à subir ni épreuves, ni expiation, ni réincarnation. On les désigne sous le nom d’Anges, d’Archanges ou de Séraphins.

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Orphée - dans Mystères et Paranormal
16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 19:30

Le Spiritisme

 

La doctrine spirite fut codifiée en 1857 par un français du nom d’Hippolyte Léon Denizard Rivail qui deviendra plus tard le célèbre Allan Kardec. Voilà cent trente-six ans que l’esprit de ce grand homme est retourné vers les grands espaces éthérés qui fascinaient tant. Pendant ce temps, sa doctrine s’est répandue un peu partout dans le monde et ses adeptes se sont comptés par millions.



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Une multitude d’associations, de groupes d’études, de fédérations, d’instituts, de cercles ont vu le jour. Des publications dans toutes les langues ont contribué à faire mieux connaître sa doctrine. Hippolyte Rivail naquit en 1804 à Lyon. Son père était un homme de loi. Dès son plus jeune âge, il marqua un goût prononcé pour les sciences et la philosophie. Il fit ses premières études à Lyon puis, à l’âge de dix ans, il fut envoyé en pension en Suisse où il reçut une solide éducation auprès du professeur Pestalozzi dont il devint l’un des disciples les plus éminents.

 

Il passe en Suisse six années capitales. Il termina bachelier ès lettres et ès sciences, docteur en médecine et éminent linguiste. Fort de ce savant bagage, il décida de devenir enseignant. En 1826, il ouvrit une école à Paris grâce à l’un de ses oncles qui devint son bailleur de fonds. Son institut était semblable à l’établissement d’Yverdun et propageait le système éducationnel de Pestalozzi. Rivail publia une vingtaine d’ouvrages consacrés à la grammaire, aux mathématiques et à la réforme de l’éducation. Peu à peu, il se forgea une réputation d’éducation progressiste et d’écrivain.

 

En 1832, il épousa à Paris la gracieuse Amélie Boudet, institutrice de son état. En 1834, suite aux revers de fortune de son oncle et associé qui avait la passion du jeu, Rivail fut contraint de fermer son école. Il prit un emploi de comptable, continua à donner des leçons particulières à son domicile et traduisit des ouvrages en allemand et en anglais. Cet infatigable travailleur proposa des plans pour l’amélioration de l’instruction publique. De par son éducation, Rivail possédait des idées bien arrêtées et était peu imaginatif. Il était d’un naturel sceptique. Son raisonnement était précis et logique.

 

En 1848, aux Etats-Unis, les membres de la famille Fox devinrent subitement célèbres pour les manifestations paranormales qui se tenaient régulièrement dans leur maison : déplacements d’objets, coups mystérieux dans les murs… Pour la première fois, des morts semblaient vouloir entamer un dialogue avec des humains.

 

Ces faits marquèrent le début du mouvement spirite qui fit bientôt fureur à Paris et dans de nombreuses villes européennes. Partout, les guéridons, les tablettes de oui-ja et autres supports de communication entrèrent en action. Tout le monde voulait retrouver des êtres aimés et dialoguer avec eux par l’intermédiaire des médiums. Chacun espérait entre en communication spirituelle avec les plus grands esprits que la Terre ait portés.

 

Rivail entendit parler pour la première fois des « tables tournantes » en 1854. D’abord, il resta incrédule. « J’y croirai quand je le verrai de mes propres yeux et quand on m’aura prouvé qu’une table a un cerveau pour penser, des nerfs pour sentir et qu’elle peut devenir somnambule. Jusque là, permettez-moi de n’y voir qu’un conte à dormir debout !… J’en étais donc à la période d’un fait inexpliqué en apparence, contraire aux lois de la nature, et que ma raison repoussait. Je n’avais encore rien vu ni rien observé ; les expériences faites en présence de personnes honorables et dignes de foi me confirmaient dans la possibilité de l’effet purement matériel, mais l’idée d’une table parlante n’entrait pas encore dans mon cerveau ». Déclara-t-il.

 


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En 1855, Rivail rencontra M. Carlotti, un vieil ami, qui l’entretint avec enthousiasme de ces phénomènes pendant plus d’une heure : « Vous serez un jour des nôtres ! lui dit-il. Rivail lui répondit : « Nous verrons cela plus tard. » La même année, il rencontra M. Fortier, un magnétiseur, M. Pâtier et Mme Plainemaison, qui évoquèrent la réalité de ces phénomènes sur un ton grave, froid, calme et pondéré.

 

Cet entretien lui fit une vive impression, et, quand ils lui proposèrent d’assister aux expériences qui se tenaient chez Mme Plainemaison, au n° 18, rue GrangeBatelière, Rivail accepta avec enthousiasme. Un rendez-vous fut pris pour une séance de tables tournantes. Pour la première fois, Rivail fut témoin du phénomène dans des conditions telles que le doute n’était pas permis. Il vit quelques essais imparfaits d’écriture automatique sur une ardoise. Sous les futilités apparentes du « jeu » de divertissement que l’on faisait de ces phénomènes, Rivail entrevit quelque chose de sérieux. Ces faits devaient bien avoir une cause.

 

Il se mit à fréquenter assidûment les séances hebdomadaires qui se tenaient au domicile de la famille Baudin. Il observa attentivement tous les phénomènes et leur appliqua une stricte méthode d’expérimentation.

 

Il déclara : « Je voyais bien, que sous cette futilité apparente, il se passait quelque chose de très significatif et de très sérieux, la révélation d’une nouvelle loi, en quelque sorte… Je décidai alors d’approfondir cela. » En étudiant les effets, il chercha à remonter aux causes par la déduction et l’enchaînement logique, n’admettant une explication comme valable que lorsqu’elle pouvait résoudre toutes les difficultés de la question.

 

Il comprit la gravité de l’exploration qu’il allait entreprendre et entrevit dans les phénomènes observés, la clef du problème du passé et de l’avenir de l’humanité. Un des premiers résultats de ses observations fut que les esprits qui communiquaient lors des séances étaient les âmes de personnes décédées. Ils ne possédaient ni la souveraine sagesse ni la science infuse. Leur savoir était borné au degré de leur avancement. Ils n’étaient pas infaillibles. Le fait de pouvoir communiquer avec eux prouvait l’existence d’un monde invisible. Cette découverte constituait aux yeux de Rivail, un champ immense ouvert d’investigations.

Il s’aperçut que chaque entité, à titre individuel, ne diffusait qu’une partie des enseignements et qu’il appartenait à l’observateur de reformer l’ensemble à l’aide des documents collationnés et coordonnés.

 

Il déclara : « J’agis avec les esprits, comme je l’aurais fait avec des hommes. Ils furent pour moi, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, des moyens de me renseigner et non des révélations prédestinées. » Au début, Rivail fut sur le point d’abandonner ses expérimentations, mais il les poursuivit, sous les pressantes sollicitations de Carlotti, René Taillandier, membre de l’Académie des sciences et de l’écrivain Victorien Sardou. Ce dernier lui demanda de prendre connaissance de cinquante cahiers de communications diverses provenant d’esprits désincarnés et de les mettre en ordre. Le travail était de taille. Rivail ne se montra pas très enthousiaste à cette idée.

 

Un soir, l’esprit protecteur de Rivail lui donna, par l’intermédiaire d’un médium, une communication personnelle dans laquelle il lui disait l’avoir rencontré dans une précédente existence, au temps des Druides. Il s’appelait alors Allan Kardec. L’esprit lui promit de le seconder dans la tâche qu’on lui avait confiée. Rivail se mit alors au travail. Il fut frappé par « la sagesse et la charité des entretiens ». « Jusqu’alors », dit-il, « les séances chez M. Baudin n’avaient aucun but déterminé. J’entrepris d’y faire résoudre les problèmes qui m’intéressaient au point de vue de la philosophie, de la psychologie et de la nature du monde invisible. J’arrivais à chaque séance avec une série de questions préparées et méthodiquement arrangées. Il y était toujours répondu avec précision, profondeur et d’une façon logique. Dès ce moment, les réunions eurent un tout autre caractère… Je n’avais d’abord en vue que ma propre instruction. Plus tard, quand je vis que tout cela formait un ensemble et prenait les proportions d’une doctrine, j’eus la pensée de les publier pour l’instruction de tout le monde. »

 

Ce sont ces mêmes questions qui, successivement développées et complétées, ont fait la base du « Livre des Esprits ». Rivail poursuivit ses travaux, en séances particulières, avec plus de dix médiums différents. C’est de la comparaison et de la fusion de toutes les réponses classées et remaniées qu’il écrivit son célèbre « Livre des Esprits », en 1857. Au moment de le publier, il se demanda sous quel nom il allait le signer. Son nom étant trop connu du monde scientifique en raison de ses travaux antérieurs, il prit le parti de signer du nom d’Allan Kardec, celui qui lui avait été donné par son esprit protecteur.

 

Cet ouvrage comprenait plus de cinq cents questions, réponses et commentaires personnels. Il allait devenir la véritable « Bible » du spiritisme. Rivail écrivit par la suite une série d’ouvrages dont le contenu lui avait été dicté par les esprits supérieurs, par l’intermédiaire de médiums : Le Livre des médiums (1861), Les Evangiles selon le spiritisme (1864), Enfer et Paradis (1865) et Genèse (1867). Il fonda aussi sa célèbre « Revue spirite ». Les livres de Kardec représentent une source capitale de références. Ils constituent l’étude la plus claire et la plus complète à ce jour sur le monde invisible. Kardec fut un « compilateur génial de faits écrits par des intelligences de l’au-delà ». J’ai étudié les faits avec beaucoup de soin et de persévérance ; je les ai assemblées, comparés, et j’en ai tiré des conclusions » déclara-t-il. Mais Kardec se méfiait de ce que pouvaient révéler les morts : « Il ne manque guère d’écrivains au ciel mais tout comme sur la Terre, les bons écrivains sont rares. Certains esprits en savent moins que nous ! »

 

A travers une argumentation rigoureuse et très bien documentée, Kardec tenta de démontrer l’existence des esprits : il définit clairement les diverses manières dont ils se manifestaient aux vivants. Il classifia les esprits et les médiums en diverses catégories. « Non ! les morts ne sombrent pas dans le néant ! Ils vivent dans d’autres sphères de réalité selon leurs mérites sur la Terre et ils brûlent d’envie d’entrer en contact avec ceux qui sont restés de ce côté-ci de la Porte… » déclara-t-il. Vingt ans avant la fondation de la société anglaise de recherches psychiques, et bien avant la grande époque de la psychanalyse au cours de laquelle Janet et Charcot étudièrent les phénomènes avec une approche beaucoup plus clinique, Kardec avait déjà publié des exposés détaillés de plusieurs cas remarquables dans sa Revue spirite. Ses travaux ne furent évidemment guère appréciés par l’Eglise qui mit ses ouvrages à l’index, dès 1866. Suite à l’incendie de ses livres à Barcelone, Kardec déclara : « On peut brûler les livres, pas les idées ! ».

 

La science ne prit pas non plus les témoignages spirites en considération. Difficile d’admettre que Napoléon ou Jésus-Christ descendaient de leur sphère pour tenir des propos anodins, quand ils n’étaient pas totalement dépourvus de bon sens. Malgré tout, certains dialogues méritaient que l’on s’y intéresse. C’est ce que firent les fondateurs de la Society for Psychical Research, en Angleterre. L’un d’entre eux, Frédéric Myers, écrivait en 1891 : « Nous avons réuni des milliers de cas qui nous paraissaient présenter suffisamment de critères intéressants pour qu’on puisse en tirer des conclusions favorables en ce qui concerne la survie de l’âme. Certains demeurent néanmoins litigieux. Mais il en est un grand nombre qui prêchent en faveur d’une communication des vivants avec les morts par le vecteur d’une faculté parapsychique inconnue… »

 

Myers et ses collaborateurs s’attardèrent à étudier les communications des médiums. Ils s’intéressèrent à toutes les manifestations témoignant de l’existence d’un autre monde, rassemblant une fantastique documentation de dépositions et de procès-verbaux signés par des personnes au-dessus de tout soupçon et dénuées de mysticisme…

 

Camille Flammarion, le grand savant français du début du siècle, entreprit le même travail d’investigation. Il estima que la science devait prendre en considération les témoignages troublants qui constituaient peut être des données objectives sur l’après vie. Ses ouvrages tels « La Mort et son mystère » et « Après la mort » constituent aujourd’hui encore une véritable mine d’anecdotes parfaitement crédibles et dignes de foi. Flammarion était un scientifique. En conclusion de son enquête, il déclara : « Nous savons que l’homme spirituel existe et qu’il ne meurt pas. Tout tend à prouver qu’il nous est possible de savoir ce qu’il devient après que son corps physique a disparu. »

 

Il fallut plus cinquante ans pour que d’autres savants décident de poursuivre ses travaux. Citons le Docteur Raymond Moody qui fut le premier à établir une sorte de « programme type » de l’après-mort et à analyser chaque stade de l’expérience en détails, dans son célèbre livre « La vie après la vie ». Evoquons également les rapports privilégiés du Docteur Elizabeth Kübler-Ross avec ses patients en stade terminal qui lui confièrent bien des secrets au seuil de cette terrible mais inéluctable échéance.

 



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La Doctrine spirite

 

Le spiritisme vient du mot anglais spirit signifiant « esprit ». Selon Kardec, le spiritisme est « une science qui traite de la nature, de l’origine et de la destinée des esprits, et de leurs rapports avec le monde corporel. » Le spiritisme ne relève pas de la superstition, de l’occultisme ni de la magie. C’est une science qui a ses lois, ses principes et ses règles. Son but est d’observer les manifestations de l’au-delà.

 



Jeune fille et spiritisme

 

 

C’est aussi un art, car si tout le monde peut le pratiquer, peu de personnes excellent réellement dans la communication spirituelle avec les trépassés. Le spiritisme a pour principe qu’il existe deux mondes, le visible et l’invisible, ce dernier étant peuplé d’esprits constitués d’une matière subtile, invisible, inaccessible à nos sens « normaux ». Les deux plans parallèles interagissent perpétuellement l’un sur l’autre. Le spiritisme a mis en exergue le rôle des médiums, ces êtres doués de perceptions extrasensorielles, capables de percevoir les entités et agissant en tant qu’intermédiaires entre notre monde et celui de l’au-delà.

 

Le spiritisme est aussi une philosophie humaniste qui tente de répondre à nos questions existentielles. Ce n’est pas une religion, encore moins une secte. Les spirites croient à une force créatrice remplie d’amour mais ils ne la nomment pas. Il n’y a ni dogmes, ni cérémonies rituelles, ni temples, ni institutions, ni hiérarchies. Les anges et les démons n’y sont jamais mentionnés. Si le spiritisme possède bien une doctrine propre, il reste tolérant et laisse à chacun la possibilité de se forger sa propre opinion.

 

Ils croient fermement à la survivance de l’âme après la mort, à la communication spirituelle, à la médiumnité et à la réincarnation. Ils pensent que l’esprit est créé ignorant, puis qu’il évolue de vie en vie. Nous représentons la somme de tout ce que nous avons été dans le passé. Dans notre existence, nous devons viser à la perfection de notre état. Nous nous réincarnons autant de fois qu’il le faut pour atteindre cet objectif. Ce travail de purification individuel constitue le maillon d’une chaîne de solidarité où chacun fait évoluer son prochain, faisant ainsi progresser la conscience collective de l’humanité. La réincarnation nous permet d’exercer notre libre arbitre, en fonction des épreuves auxquelles nous sommes confrontés de vie en vie.




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Les spirites pensent que l’homme est composé de trois éléments : le corps physique, l’âme ou esprit, et le périsprit, sorte de corps intermédiaire semi-temporel. A la naissance, nous revêtons des formes matérielles périssables, et lorsque nous mourons, seul subsiste notre esprit qui peut revenir sous une autre forme incarnée.

 

A travers les dialogues avec les décédés, le spiritisme cherche à comprendre le sens de la vie, à rendre l’homme meilleur, tant du point de vue moral que spirituel. Face à une société matérialiste qui n’a jamais réellement répondu à aucune interrogation métaphysique, qui nous leurre avec de faux objets de bonheur factice et qui ne nous rend à l’évidence pas heureux, face à des religions dogmatiques empruntes de dévotion et de fanatisme, le spiritisme tente une approche beaucoup plus sociale, humaine et universelle. Il vise à l’émancipation de l’être.

 

Il donne à l’homme les moyens de s’ouvrir à Dieu, sans institution ni clergé. Le spiritisme touche aux bases fondamentales de toutes les religions : l’existence de Dieu, celle de l’âme et de la vie après la mort. A travers les communications avec les esprits, il tente de percer les grands mystères divins : ses lois, ses rythmes, ses cycles. La révélation spirite incite les hommes à plus d’amour, de fraternité, de respect les uns envers les autres et aussi à plus de compréhension des lois de l’évolution. La mort n’est qu’un passage d’un état vers un autre. L’esprit est immortel et en constante évolution. Dans son livre « L’au-delà et la survivance de l’être », Léon Denis déclare à quel point le Spiritisme est consolant : « Aux moments difficiles de votre vie, à l’heure des épreuves, quand vous perdrez un être aimé, ou si vos espérances longtemps caressées viennent à s’écrouler, lorsque votre santé s’effondrera, lorsque votre vie s’affaiblira lentement, et que vous verrez s’approcher l’heure finale, celle où il faut quitter la terre ; si, à ces moments, l’incertitude ou l’angoisse vous serrent le cœur, alors souvenez-vous de la voix qui aujourd’hui vous dit : Oui, il y a un Au-delà ! Oui, il y a d’autres vies ! Rien n’est perdu de nos souffrances, de nos travaux, de nos larmes. Aucune épreuve n’est inutile ; nul labeur n’est sans profit, aucune douleur sans compensation… Ayez confiance dans les forces intérieures cachées en vous, confiance en l’avenir sans fin qui vous est réservé. Ayez la certitude qu’il y a dans l’Univers une Puissance souveraine et paternelle, qui a tout disposé avec ordre, justice, sagesse, amour. Cela vous inspirera plus d’assurance dans la vie, plus de courage dans l’épreuve, plus de foi en vos destinées. Et vous avancerez d’un pas ferme dans la voie infinie qui s’ouvre devant vous. »

 

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Orphée - dans Mystères et Paranormal
16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 18:39

Les Fantômes du Trianon

 

Le célèbre Château de Versailles et ses dépendances seraient hantés par de nombreux spectres dont celui de Marie-Antoinette, victime de la révolution française. Par une chaude fin d’après-midi du 10 août 1901, deux touristes anglaises, Miss Moberly (55 ans), directrice d’une école privée d’Oxford et sa collaboratrice Miss Jourdain (33 ans), après avoir parcouru les salles du Château, décidèrent de visiter le Petit Trianon, là où Marie-Antoinette fit aménager un petit hameau pour lui permettre de jouer à la bergère.




 

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Au lieu de suivre le chemin habituel, c’est-à-dire l’avenue des Deux-Trianons, elles empruntèrent l’allée passant sous un petit pont et pénétrèrent dans le domaine de la reine par la porte voisine de la maison du jardinier. Les touristes aperçurent alors deux hommes vêtus de longs manteaux gris-vert et coiffés de curieux petits tricornes. Sans s’étonner de cette rencontre insolite, Miss Jourdain leur demanda le chemin du Petit Trianon. Ils lui répondirent d’aller tout droit. « A partir de cet endroit », écrivit Miss Jourdain, « nous eûmes l’étrange illusion de marcher dans un rêve. Les arbres, les feuilles, le paysage ne nous parurent plus naturels, et tout prit l’aspect rigide et figé d’une tapisserie. » Sur leur droite, elles virent une petite maison devant laquelle se trouvaient une femme et une jeune fille portant des fichus blancs. Les deux personnages semblaient immobiles et silencieux, comme figés dans leur mouvement. Les visiteuses éprouvèrent une sensation bizarre, « un extraordinaire sentiment de dépression », expliqua Miss Moberly. Et son amie, de son côté, rapporta « qu’une impression de désolation et de solitude montait de l’endroit. »

 

Un peu plus loin, elles remarquèrent, assis près d’un kiosque, un homme enveloppé d’un manteau noir et d’une cape, et coiffé d’un chapeau à larges bords. Son visage était marqué par la petite vérole. Soudain, derrière elles, elles entendirent courir. Elles se retournèrent effrayées et virent un jeune homme semblant surgir d’un rocher décoratif. Selon Miss Moberly, il s’agissait « visiblement d’un gentleman ». Il était jeune, très beau, avec une abondante chevelure brune. Il portait une cape sombre, une écharpe à longs pans et des chaussures à boucles. « Mesdames ! Mesdames ! » cria-t-il, « il ne faut pas passer là ! Par ici… Cherchez la maison. » Puis il s’éloigna à grands pas, en marmonnant des paroles inintelligibles.

 

Les Anglaises s’engagèrent ensuite sur le chemin que l’homme leur avait indiqué. Elles traversèrent un pont rustique enjambant un ruisseau, débouchèrent sur une prairie entourée de petites maisons et arrivèrent au Petit Trianon, par le côté Nord. Sur une terrasse, tournant le dos aux visiteuses, une dame semblait dessiner. Elle portait un chapeau de paille blanche d’où sortaient des boucles blondes. Sa robe était claire, courte (pour l’époque 1900) et légère. Son visage n’était plus jeune, mais elle était encore jolie. « Quand je la regardai », dit Miss Moberly, « une sensation étrange me détermina à m’éloigner d’elle. Je la vis encore de dos. Je remarquai que son fichu était vert pâle et je fus soulagée, je ne sais pourquoi, quand Miss Jourdain, passant aussi tout près d’elle, ne lui demanda pas où se trouvait l’entrée de la maison que nous cherchions. Il y avait quelque chose d’antipathique dans son expression ». Au passage des touristes, la dame leva la tête dans leur direction et les dévisagea.

 




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Miss Jourdain se souvint plus tard qu’ayant laissé l’énigmatique jeune femme, elles longèrent une terrasse et se retrouvèrent en surplomb de la cour d’honneur du Petit Trianon. Un sentiment de tristesse les submergea à nouveau. Sur la terrasse, Miss Jourdain eut la sensation d’être entourée de « présences invisibles » et elle ramena vers elle instinctivement les pans de sa robe, pour « faire de la place ». Sortant par une porte de la maison, un jeune homme vint à leur rencontre. Il leur cria d’entrer par la cour d’honneur et leur désigna le bon chemin. « Il avait l’aspect d’un valet de pied, mais ne portait pas de livrée », expliqua Miss Moberly, ajoutant que « nous traversâmes avec lui le jardin français et nous rejoignîmes l’avenue que nous aurions dû suivre dès le début ». A ce moment précis, la sensation d’angoisse, qui ne les avait pas quittées depuis leur rencontre avec les « jardiniers » en tricorne, s’évanouit. Les deux anglaises se retrouvèrent brusquement dans le monde réel de 1901, devant le Petit Trianon, au milieu d’une horde de touristes.

 

De retour à Paris, les amies n’échangèrent pas tout de suite leurs impressions. Elles n’évoquèrent jamais leur étrange promenade. Ce n’est qu’après leur retour en Angleterre que Miss Moberly demanda à Miss Jourdain : « Pourquoi n’avons-nous pas osé demander notre chemin à la dame assise devant le château qui dessinait les arbres de son jardin ? » Miss Jourdain lui répondit qu’elle n’avait aperçu aucune dame devant le château ! Miss Moberly déclara dans une lettre : « A ce moment, je revécus soudain l’angoisse que j’avais éprouvée dans le jardin de la reine et j’en fis part à Miss Jourdain qui me répondit aussitôt qu’elle avait eu, elle aussi, le sentiment d’avoir pénétré dans un monde complètement étrange, mais qu’elle n’avait pas osé me le dire. Les personnages que nous avions rencontrés, chemin faisant, lui avaient paru extraordinaire, aussi bien par leurs costumes que par leurs manières, et une impression de profonde tristesse s’était emparée d’elle. A son avis, Trianon devait être hanté. »

 

Conscientes de l’étrangeté de leur expérience touristique, elles décidèrent de décrire, chacune de leur côté, ce qu’elles avaient vu et entendu. Les deux récits rédigés en 1901 et conservés à la Bodleian Library, concordèrent dans l’ensemble, sauf en ce qui concernait la dame blonde vue par Miss Moberly et le groupe de la femme et de la jeune fille qui frappa beaucoup Miss Jourdain, mais que son amie ne se rappela pas avoir vu. Les deux femmes se rendirent compte que les scènes provenaient d’une « autre époque », probablement de l’Ancien Régime.

 

Le 2 janvier 1902, Miss Jourdain revint seule à Versailles. Elle n’emprunta pas le même chemin mais s’engagea dans une allée conduisant au hameau. De nouveau, elle eut l’impression d’être transportée « ailleurs ». Elle éprouva les mêmes sensations déprimantes. « C’était comme si j’avais franchi une ligne et me trouvais dans la zone d’influence », raconta-t-elle plus tard. Elle vit des bûcherons portant des tuniques et des capes de couleurs vives en train de charger des fagots sur une charrette. Lorsqu’elle se retourna, hommes et charrette avaient totalement disparu.

 

Miss Jourdain s’égare, se retrouve dans un bois. La visite du hameau lui laissa une impression pénible. En janvier, les lieux, souvent désertés par les promeneurs étaient plutôt sinistres. Elle eut la sensation d’être frôlée par des êtres invisibles en vêtements soyeux et d’entendre résonner au loin une musique du XVIIIème siècle. En juillet 1904, Miss Jourdain et Miss Moberly retournèrent ensemble au Petit Trianon. Mais aucun des phénomènes qu’elles avaient précédemment observés ne se renouvela. Elles suivirent le même chemin qu’en 1901 et constatèrent que tout avait changé. Il n’y avait plus de kiosque, ni de ravin, ni de pont et, face à la terrasse, là où elles avaient vu une pelouse, elles trouvèrent du gravier. Le bois dans lequel s’était égarée Miss Jourdain en janvier 1902 avait également disparu. Pourtant, leur affirma-t-on, aucune transformation n’avait eu lieu dans cette partie du parc depuis quatre ans !

 

Les amies furent convaincues d’avoir opéré une sorte de « voyage dans le temps ». Comme elles n’avaient que des notions très vagues sur l’histoire de France, elles se lancèrent, à partir de 1907, dans des recherches historiques minutieuses, des études de plans et de documents anciens, des lectures de mémoires, de comptes de jardiniers du parc du Petit Trianon. Miss Jourdain fit une dernière visite à Versailles, le 12 septembre 1908, au cours de laquelle elle observa de nouveaux phénomènes étranges. Se dirigeant vers l’ancien logis des gardes, elle vit deux femmes se quereller avec violence. A ce moment, elle éprouva le même sentiment de fatigue, de dépression qu’en 1901 et 1902 : « La scène tout entière, ciel, arbres, bâtiments, frémissait comme une toile de fond de théâtre. » Miss Jourdain fit un effort pour poursuivre sa marche et quitter l’allée.

 

« Dès que je fus sortie, les choses redevinrent normales. » Finalement, les deux anglaises relatèrent le récit de leur expérience troublante dans un livre intitulé « An Adventure ». Dès sa parution, en 1911, il remporta un vif succès. Persuadées d’avoir vu, en la belle jeune femme blonde qui peignait sur la terrasse, la reine Marie-Antoinette, les deux Anglaises pensèrent que les scènes aperçues correspondaient à la date du 5 octobre 1789, dernier jour de la reine dans son cher domaine.

 

Elles estimèrent que le phénomène s’était trouvé induit par l’intense visualisation de la souveraine qui, lors de la prise des Tuileries, s’était réfugiée dans l’évocation nostalgique des derniers moments de joie vécus dans son cher domaine. Il existe une vieille légende affirmant que le fantôme de Marie-Antoinette hanterait les jardins du Trianon au mois d’août, plus spécialement le 10, mais aussi lors de l’anniversaire de quelques journées heureuses passées au hameau. Or, les costumes et les sites aperçus ne correspondent pas, dans la plupart des cas, à ceux de 1789 mais nous conduisent plutôt vers les années 1774 ou 1776. De plus, comment ne pas sourire quand les Anglaises affirment que l’homme assis près du kiosque n’était autre que le Comte de Vaudra, parce qu’il portait un chapeau à larges bords et un grand manteau noir, comme lorsqu’il avait joué Almaviva, dans le « Barbier de Séville », au petit théâtre de la reine ou quand elles voient dans la jeune fille et dans le jeune homme pressé, des personnages que Julie Laver mit en scène dans ses « Légendes du Trianon » !

 



 

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Selon un métapsychiste irlandais, W. Lambert, la vision des deux Anglaises se situerait en 1774, peu avant la mort de Louis XV, la livrée verte étant portée par les jardiniers royaux à cette époque. Le phénomène aurait eu pour « inducteurs psychiques », non pas Marie-Antoinette, mais le jardinier Claude Richard, et son fils Antoine. Léon Rey, archiviste paléographe, s’intéressa de près à l’aventure de Miss Jourdain et de Miss Moberly, d’autant que Pierre de Nolhac, maître de tout ce qui touchait à Versailles, ne l’avait pas traitée avec dédain. Les deux Anglaises avaient certes commis des erreurs et manqué d’esprit critique dans leur enquête historique, mais leurs descriptions de certains lieux donnaient matière à une réflexion troublante, notamment celle du kiosque. Miss Moberly avait parlé d’un « léger kiosque de jardin rond et ressemblant à une estrade de musiciens complètement ombragée par les arbres ».

 

Miss Jourdain, plus vague, avait décrit « un bâtiment avec des colonnes et un toit, au fond d’un bois ». Par la suite, elle avait ajouté »… avec un léger aspect chinois dans la courbe supérieure du toit ». Or, écrivit Léon Rey, il se trouve que la première fantaisie de Marie-Antoinette à Trianon avait été la construction du Jeu de Bague, qui fut achevé dès le mois d’août 1776. C’était un monument chinois, sorte de pagode abritant un plateau rond et mobile. Il pouvait aisément être pris pour un kiosque à musique quand les animaux (dragons et paons) qui servaient de montures aux joueurs, avaient été enlevés, ce qui se faisait toujours à la mauvaise saison.

 

Miss Moberly et Miss Jourdain avaient eu connaissance de l’existence du Jeu de Bague. Elles en avaient même vu une gravure, mais elles n’y avaient pas prêté attention parce que la gravure ne montrait pas d’arbres, alors qu’elles avaient toutes deux noté leur présence au cours de leur « voyage dans le temps ». Or, d’après les comptes du jardinier Richard, il était certain que des sorbiers avaient été plantés autour du monument. Léon Rey conclut : « Si le récit des deux Anglaises conduisait à des hypothèses que l’on avait bien du mal à admettre, on devait reconnaître qu’il était profondément troublant de voir évoquer dans leur récit un kiosque de caractère chinois, troublant car ni elles ni personne ne soupçonnaient qu’à la place où elles avaient vu un kiosque chinois ayant l’aspect d’une estrade de musiciens, il y avait eu réellement un Jeu de Bague ressemblant beaucoup au kiosque qu’elles avaient décrit. Le fait qu’il y avait vraiment des arbres derrière le kiosque me paraît ajouter à la bizarrerie de la coïncidence. »

 

Ces personnes affirmèrent avoir vécu, dans le même site, des expériences similaires. Une famille américaine demeurant à Versailles, les Crooke, affirma avoir vu à deux reprises, en 1908, dans le jardins du Grand Trianon, une personne correspondant à la description de la « Marie-Antoinette » de Miss Moberly. Le costume de la dame accusait quelques différences, mais elle aussi était en train de dessiner. Les Crooke avaient aussi ressenti un malaise et éprouvé une « impression d’irréalité ». A une autre occasion, Mrs Crooke avait aperçu un homme en costume du XVIIIème siècle, portant un tricorne.

 

Un jour qu’il se promenait seul, il entendit de vieilles mélodies jouées sur des instruments à cordes. Ceci dit, les Crooke racontèrent leurs visions aux Anglaises, en 1914. Le livre « An Adventure » était déjà paru. En 1928, deux Anglaises encore, une institutrice et son ancienne élève, qui toutes deux ignoraient par contre l’existence du livre « An Adventure » (c’est du moins ce qu’elles affirmèrent), marchaient dans les allées du parc. Parvenues à peu près à l’endroit où Miss Moberly et Miss Jourdain, vingt-sept ans plus tôt, avaient rencontrés les « jardiniers », elles se sentirent affreusement déprimées et hâtèrent le pas. A la fenêtre d’un bâtiment donnant sur le lac, elles aperçurent une femme portant une haute coiffe qui les regardait. Elles remarquèrent aussi un vieil homme à la mise sinistre, vêtu d’un long manteau gris-vert galonné d’argent, portant sur la tête un tricorne.

 

Elles lui demandèrent des renseignements sur le Petit Trianon. Il répondit d’une voix rude, brusque, en un français inintelligible. Les deux Anglaises, que la peur commençait à gagner, s’éloignèrent rapidement. Elles dépassèrent le mystérieux personnage, jetèrent un coup d’œil en arrière : il n’y avait plus personne !

 

En 1955, le 21 mai, un avoué londonien et sa femme, venus passer quelques jours en France, se promenaient dans le parc de Versailles. Ils empruntèrent le chemin conduisant au hameau. Il n’y avait personne aux alentours. Le temps était lourd, oppressant. La femme de l’avoué se sentit mal à l’aise. Soudain, les touristes virent venir à eux une femme et deux hommes qui marchaient tranquillement en devisant. La femme avait une robe très ample, d’un jaune « merveilleux et chatoyant ». Les hommes portaient de longs manteaux noirs, des culottes, des bas et des chaussures noires ornées de boucles d’argent. Le trio disparut mystérieusement. C’est à ce moment-là qu’ils eurent conscience du caractère insolite de l’accoutrement des promeneurs. Le journal « Aux écoutes » du 17 octobre 1958 relata un autre cas pour amuser ses lecteurs. Alors qu’il prenait des croquis à l’intérieur de la bergerie du Petit Trianon, le peinture Kuder avait aperçu l’infortunée reine de France : « J’ai vu, oui, j’ai vu Marie-Antoinette, sans tête. J’ai même entendu le claquement de ses talons ! » affirma-t-il.

 

On peut émettre quelques réserves sur ces récits de hantise, postérieurs à la publication de « An Adventure ». En admettant que le témoignage des anglaises ait été sincère, que penser de leur récit ? A l’époque, il polarisa la colère de deux secteurs idéologiques diamétralement opposés. Les catholiques s’indignèrent car le cas pouvait servir d’argument aux partisans de la réincarnation (les deux Anglaises auraient revécu un épisode d’une vie précédente, à la fin du XVIIIème siècle). Les matérialistes partirent en guerre contre le « merveilleux ».

 

L’un et l’autre camp prétendirent soit que les deux Anglaises avaient entièrement inventé leur trop belle histoire, soit qu’elles avaient assisté à leur insu à un grand bal costumé. Robert Amadou, pourtant farouchement adversaire de l’authenticité « paranormale » du cas de Trianon, constata avec honnêteté, dans l’introduction à son édition des « Fantômes de Trianon » que « la vision des Anglaises ne pouvait être expliquée, ni par la présence d’un décor cinématographique, ni de figurants au Petit Trianon le 10 août 1901, ni par le déroulement d’une fête folklorique. On avait prouvé qu’aucun film n’était tourné à Versailles, qu’aucune fête n’y était donnée le jour de l’aventure. »



 

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On ne saura sans doute jamais ce qui se produisit à Versailles cet après-midi du 10 août 1901. On pourrait, si l’on croit à la réincarnation, songer à l’intrusion soudaine dans le psychisme des deux Anglaises, d’un épisode d’une vie antérieure commune. On pourrait également avancer l’hypothèse plus fantastique débouchant dans le domaine inexploré de l’espace-temps. Il s’agit du soudain passage (en chair et en os) de notre époque à la fin du XVIIIème, avec un retour tout aussi soudain de cette période à la nôtre.

 

Les deux Anglaises avaient-elles remonté le temps ou le temps s’était-il contracté vers elles ? On pourrait aussi admettre qu’il s’agit de personnages morts depuis longtemps qui auraient laissé dans les parages des « radiations » pouvant être « captées » par des personnes réceptives dans certaines conditions atmosphériques ou telluriques. Cette thèse d’une forme « d’empreinte vibratoire » laissée par des personnes ou des événements rappelle une autre thèse d’allure scientifique soutenue par un savant italien, le révérend Père Pellegrino, lequel affirme que dans l’atmosphère, se perpétuent toutes les ondes. Chacune d’elles demeurent indestructible, omniprésente, toujours identique à elle-même, ne se confondant pas avec une autre. Il suffirait d’inventer un appareil susceptible de les capter… Cette théorie fut confirmée par la suite puisqu’un jour fut captée une émission de télévision, hors de tout programme qui avait été diffusée quatre ans plus tôt. Si des émissions de télévision sont retenues dans les mailles de ce gigantesque filet à radiations puis un jour, libérées de leur prison, pourquoi les radiations des êtres humains ne pourraient-elles pas « revenir » et être captées à leur tour par les cerveaux des médiums ?

 

D’autres ont vu dans ce cas la soudaine irruption, dans la vie courante, d’une expérience vécue en rêve. Les deux anglaises auraient été plongées simultanément dans la même réalité onirique, à moins que l’une n’ait transmise son rêve à l’autre, par télépathie. La thèse de fantômes hantant Versailles fut elle aussi évoquée… Enfin, pour ceux qui croient à la bonne foi de Miss Moberly et de Miss Jourdain, mais qui refusent le paranormal, la bonne vieille hypothèse de l’hallucination collective visuelle est l’ultime recours. Mais, c’est une panacée qui nous laisse sur notre faim. Elle ne nous dit pas la cause du phénomène hallucinatoire.

 

L’élément le plus troublant et aussi le plus convaincant de toute cette aventure se trouve dans les modifications topographiques enregistrées par les deux touristes. Elles ont parcouru des sentiers qui n’existaient plus et ont vu des bâtiments aujourd’hui inexistants ce qui incitent à penser qu’elles ont bien déambuler dans le Trianon tel qu’il devait se présenter au XVIIIème siècle. En guise de conclusion, on ne peut passer sous silence l’opinion qu’adopta Lucille Ironmonger dans son livre « Les Fantômes de Versailles », paru en 1958. Elle décrivit des maîtresses d’école déséquilibrées ayant falsifié leurs narrations initiales discordantes sur bien des points.

 

Elles avaient utilisé des documents et des gravures pour modifier ou authentifier leurs visions. Il est vrai que la période entre l’événement et la publication de leur aventure ne plaide pas en faveur de son authenticité. Dix ans, c’est plus qu’il n’en faut pour bâtir un roman ! Les Anglaises ne sont malheureusement plus là pour se défendre des accusations portées à leur encontre…












 

 

Les Dames Blanches

 

Une mystérieuse dame blanche apparut en septembre 1558 dans les couloirs du Monastère de Yuste, en Estramadure, à l’heure, à l’heure où Charles Quint poussait son dernier soupir. En 1807, un spectre similaire se dévoila à Léopoldine, sœur cadette de l’impératrice Marie-Louise, pour lui signaler le décès de leur mère. Léopoldine s’exclama : « Oh, qui est donc cette dame ? » C’est la Dame Blanche qui vient me chercher » répondit leur mère agonisante.



 

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Le 22 juillet 1832, à Schoenbrunn, le fils de Napoléon 1er mourrait de phtisie en prononçant ces mots : « La Dame Blanche, la Dame Blanche… je me noie ! ». La même silhouette se manifesta à la vieille du drame de Mayerling, le 29 janvier 1889. Elle se montra aussi à Elizabeth d’Autriche en 1898 qui se fit poignarder le lendemain par un désaxé ! La famille Hohenzollern possèderait sa Dame en blanc attitrée.

 

En France, le château de Bury (à quelques kilomètres de Blois) est hanté par une dame blanche. De semblables dames se promènent à Rennes-le-Château et au Château de Montségur. En vertu de leur aspect évanescent, l’inconscient populaire a souvent assimilé les Dames Blanches à des Fées. En France, la Dame Blanche n’était autre que la Fée Mélusine. Son nom signifie « merveille » ou « brouillard ». La légende de la Fée Mélusine remonte au XIVème siècle.

 

Un seigneur se promenant le long d’une rivière rencontra une très belle jeune femme, en tomba éperdument amoureux et la demanda en mariage. La dame accepta à la condition qu’il ne cherche jamais à la voir nue. Bien que fort triste, le seigneur consentit à sa demande, l’épousa et les années passèrent, sans qu’il ne déroge à sa promesse.

 

Toutefois, le roi commença, à se sentir frustré, d’autant que de mauvaises langues lui rapportaient que son épouse avait un amant. N’y tenant plus, il décida de l’admirer à la dérobée pendant qu’elle prenait son bain. Il la découvrit magnifique, peignant sa longue chevelure mais aperçut avec stupeur, qu’en guise de jambes, elle arborait une énorme queue de poisson ! Surprise dans sa nudité reptilienne, la beauté aquatique s’envola par la fenêtre… Mélusine fait partie des romans fabuleux de chevalerie. Elle est l’aïeule légendaire de la maison de Lusignan.

 



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Chaque fois que la mort menace un descendant de cette famille, elle apparaît sur la grande tour du château. Elle est représentée sur les armoiries de deux grandes maisons du Poitou et du Dauphiné. La Dame Blanche de la famille des Habsbourg serait aussi une fée avec laquelle leur ancêtre Leutharius aurait jadis conclu un pacte. Mais, le pays de prédilection des Dames Blanches reste l’Irlande, une terre celtique noyée dans les brumes de ses légendes. La dame blanche la plus connue est celle du château va mourir. Quand celle de la famille des Wikmow apparaît, les portes du salon s’entrouvent. Le spectre fait son entrée, traverse la pièce puis se fond dans l’épaisseur des murs. Les mystérieuses Dames en blanc semblent avoir une prédilection pour les familles aristocratiques pour lesquelles sa venue est toujours une menace funeste. Celui qui les voit ou l’un de ses proches devient un mort en sursit. La plupart des Dames Blanches ont une identité. On sait qui elles sont ou plutôt qui elles ont été. En général, ce sont des ancêtres ou des femmes touchant de près à l’ethnie auxquelles elles appartiennent jadis qui jouent le rôle de gardienne de la lignée. Toutefois, ces silhouettes féminines habillées et voilées de blanc de pied en cap, ne sont pas uniquement l’apanage des familles nobles. Certains automobilistes les ont aperçues de nuit, à la croisée des chemins…

 

La revue « Historia » dans un numéro spécial consacré aux fantômes, paru en 1977, pose en substance les questions suivantes : les mystérieuses « Dames Blanches » enveloppées brumes hantant toujours les mêmes lieux sont-elles des âmes errantes condamnées à expier leurs crimes, des victimes de la fatalité, des mortes non délivrées de leurs illusions terrestres, luttant contre leur anéantissement en provoquant des phénomènes de hantise ? Sont-elles issues du produit de l’inconscient collectif, sorte de mémoire ancestrale commune à toute l’humanité ? Naissent-elles de la pensée des membres d’une même famille à laquelle elles sont rattachées ? Sont-elles de simples constructions mentales ? Appartiennent-elles à un monde parallèle au nôtre ? Sont-elles les fantômes éthériques de personnes disparues ? Il existe de par le monde un nombre impressionnant de témoignages concordants à leur sujet, mais actuellement, personne n’a encore pu répondre à ces interrogations…


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Orphée - dans Mystères et Paranormal
16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 18:01

La Réincarnation

 

De nos jours, des millions de personnes à travers le monde croient en la réincarnation. Ce concept oriental fait de plus en plus d’adeptes parmi les chrétiens en quête d’une forme de vérité plus équitable que celle prônée par leur religion.

 



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Bouddha, le fondateur de cette philosophie, n’a jamais prôné la foi en une déité omnipotente mais a proposé aux individus une philosophie de vie fondée sur la compassion et la non-violence. Il a apporté des explications vraisemblables aux souffrances physiques et morales et à toutes les inégalités présentes.

 

L’illuminé a dit : « Les hommes sont héritiers de leurs actes ». Le concept des renaissances multiples est intimement lié à celui du karma. Le karma est un terme sanscrit expliquant l’enchaînement des causes et des effets, le cycle éternel des naissances et des morts, inscrit dans une éthique cosmique de responsabilités. La connaissance de son karma permet à l’homme de comprendre le sens de sa vie et de ses épreuves et lui permet de vivre dans la pleine conscientisation de ses actes.

 

Un individu doit s’incarner de nombreuses fois pour expérimenter toutes les facettes de l’existence matérielle, en des époques et des lieux variés, sous des formes sexuelles et raciales différentes, des contextes sociaux, économiques, politiques diversifiés. Chaque existence a sa raison d’être, son utilité, sa fonction. La réincarnation procède d’une loi de cause à effet, d’une règle d’évolution où chaque âme tend à la perfection de son état. Elle s’intègre dans un processus lent et purificateur, à la fois matériel et spirituel. Une fois l’âme épurée, elle échappe au cycle des incarnations successives et poursuit sa route vers une dimension spirituelle supérieure.

 

A travers la réincarnation, l’homme retrouve ses racines d’appartenance au cosmos. Il représente un maillon d’une chaîne immense de vies et il travaille, individuellement et collectivement en vue de permettre l’amélioration non seulement de son âme, mais aussi de celle qui anime l’Univers. La réincarnation n’est pas seulement l’application d’une loi de « retour de flammes » de bonne action durant cette vie, bonne renaissance et à mauvaise action, réincarnation pénible. Nous devons passer obligatoirement par toutes les étapes de la connaissance, par toutes les épreuves de la chair, pour devenir des êtres accomplis.

 


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L’Ame a-t-elle un poids ?

 

Pour les scientifiques, l’âme n’existe pas. L’esprit est une énergie émanant du cerveau. A la mort, le cerveau est détruit et l’esprit disparaît avec lui. Pour les spiritualistes, l’esprit (ou l’âme) est indépendant du corps. Au moment du trépas, il se détache d’un support de chair devenu inutilisable et continue une vie spirituelle dans l’au-delà ou, selon la théorie de la réincarnation s’incarne dans une nouvelle enveloppe.

 

 

 



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Certains disent que la pensée, l’esprit, l’âme possèdent quelque chose de « matériel ». L’âme serait une parcelle d’énergie mesurable et quantifiable. Dans la religion catholique, Saint-Michel est l’Archange psychopompe chargé de peser les âmes le Jour du Jugement dernier. Le « Livre des Morts » égyptien fait lui aussi référence à ce pesage réalisé devant un tribunal funéraire composé de divinités.

 

L’écrivain André Maurois, dans son roman « Le Peseur d’âmes » décrit comment le Docteur James, en pesant un cadavre encore chaud constata que l’aiguille de sa balance, au bout d’une heure et demie, indiquait une perte de poids d’environ dix-sept centièmes de milligrammes. Ce poids était sensé correspondre à celui du fluide vital de l’individu. Bien avant la publication de ce livre, le Docteur Duncan Mac Dougall, un vrai « peseur d’âmes, publia en 1907, dans le « Journal of the American Society for Psychical Research », le récit d’expériences troublantes. Alors qu’il travaillait en tant que médecin au Massachussetts General Hospital, il obtint le consentement de six patients dont la mort était imminente pour effectuer une expérience visant à démontrer que s’il existait une âme quittant le corps à la mort, ce départ se traduirait inévitablement par une perte de poids. Les moribonds furent placés dans des lits ultra-légers puis installés sur des plateaux équilibrés qui permettaient l’enregistrement de la plus infime différence de poids. Mac Dougall prit le soin de choisir des patients susceptibles de mourir dans le calme, une mort convulsée ayant pu troubler l’expérience.

 

A la mort du premier patient, le docteur constata une perte de poids de vingt et un grammes, au deuxième, de quarante-deux grammes, et au troisième de quatorze grammes ! La perte avait lieu d’un seul coup. Le docteur l’imputa à la libération de l’âme après la mort. En général, les moribonds subirent une perte de poids nettement supérieure aux quelques milligrammes du roman d’André Maurois.

 

Ces expériences, bien que fort intéressantes, présentaient quelques défauts majeurs. Primo, il s’avérait extrêmement difficile de déterminer l’instant exact de la mort. Secondo, les expériences de Dougall ne tenaient pas compte de la quantité de vapeur d’eau évacuée par le corps suite à la cessation du phénomène respiratoire.

 

Un certain H. L. Twining qui travaillait au département de physique de la « Los Angeles High School » tenta, dans les années trente, de reproduire les expériences de Dougall sur différents animaux, notamment des souris. Il constata une faible perte de poids quand l’animal mourait à l’air libre. Par contre, quand il était enfermé (dans un tube), il ne constata aucune perte corporelle, aussi infime soit-elle. Il en conclut que ce que l’animal avait pu perdre à sa mort était toujours enfermé avec lui. Or, cela ne pouvait être son âme, par nature immatérielle.

 

En 1806, le Docteur Bouchard avait déjà procédé à des expériences similaires, non pas sur des mourants mais sur des personnes bien portantes. Il avait constaté que des individus placés sur une bascule pouvaient aisément prendre du poids (de dix à quarante grammes) en peu de temps, sans avoir ingéré ni liquide ni solide et qu’ils reperdaient cette masse en moins d’une heure. Ce phénomène étrange porte le nom de « paradoxe gravatif ». Il s’explique par la fixation momentanée dans le corps de l’oxygène nécessaire à la combustion des graisses et à leur transformation en des molécules complexes qui se décomposent rapidement.

 

Selon les scientifiques, les mesures effectuées par Mac Dougall témoignaient de ce « paradoxe gravatif », mais dans un sens inversé, certaines opérations s’interrompant inévitablement à la mort, en même temps que les fonctions vitales. La déperdition corporelle s’expliquait aisément par une fuite brutale de l’oxygène.



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Les spiritualistes persistent à penser que cette perte de poids est liée à l’envol de l’âme. La lumière est une vibration, tout comme le son. Einstien a démontré que la lumière avait une « pesanteur ». Le son peut imprimer son « poids » sur un support vinyle ou un CD. Les électrons possèdent une masse (infime) propre. La vie se présente comme une ionisation perpétuelle tant en nous qu’à l’extérieur de nous. De véritables mini décharges électriques parcourent perpétuellement les neurones de notre cerveau. Certains pensent qu’au moment où une personne « rend l’âme » et qu’elle pousse son « dernier soupir », une libération brutale d’électrons se produit. La mort provoque un choc vibratoire, moléculaire, atomique qui a pour conséquence d’expulser l’énergie vitale que nous appelons l’âme.

 

Des médiums ont prétendu avoir aperçu une lumière blanchâtre (ayant parfois la forme du trépassé) quitter la dépouille, à l’instant précis où la personne poussait son dernier souffle. Certains l’ont même photographiée ! Nous connaissons très peu de choses sur les phénomènes biologiques entourant la mort. L’âme étant par essence d’une nature purement spirituelle, il est difficile d’imaginer qu’elle puisse avoir un « poids ». Les expériences en la matière n’ont guère été probantes. Toutefois, il ne faut rejeter aucune hypothèse, tant notre ignorance est grande en matière d’énergie, de lumière, de vibration et de son.

 

 

Fantômes et Phénomènes de Hantise

 

« Au moment où les angoisses surgissent des visions nocturnes, quand une torpeur tombe sur les hommes, frayeur et frisson m’on assailli, tous mes os ont tremblé ; un souffle passait sur mon visage, tous les poils de mon corps se sont hérissés. Quelqu’un se tenait là ; je ne reconnaissais pas son aspect ; une forme était devant mes yeux ». C’est de cette manière qu’est décrite la vision d’un fantôme dans le Livre de Job, IV 13-16.

 

 

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Ombres recouvertes d’un drap blanc, les jambes lourdement chargées de chaînes, les fantômes et autres esprits facétieux qui se plaisent à effrayer les vivants n’ont pas leur place dans un monde cartésien dominé par la logique. Ensuite, il y a les meubles qui craquent ou se déplacent, la vaisselle brisée en mille morceaux, les pluies de cailloux, les coups dans les murs, les cris, les murmures, les sanglots, les portes qui s’ouvrent et se ferment toutes seules…

 

Tout cela a de quoi faire sourire certains et en effrayer bien d’autres. Qu’est-ce qu’un fantôme ? C’est l’esprit d’une personne décédée, l’âme d’une personne morte qui n’aurait pas trouvé le repos et hanterait son ancien lieu d’existence. Le spectre pourrait être aussi le « double » ou « corps astral » d’une personne vivante ou encore une projection issue d’une sorte de « mémoire vibratoire » des murs et des objets.

 

Le fantôme est la manifestation d’une énergie personnelle persistante. Sa nature reste mystérieuse mais son comportement plus familier a permis de classer les spectres en diverses catégories. Il y a les fantômes qui hantent toujours les mêmes endroits et qui sont attachés à certains lieux spécifiques. En général, en dépit parfois d’une apparence effrayante, leur comportement n’est pas inquiétant. Certains deviennent même des « membres de la famille » à part entière. Puis, il y a les apparitions de personnes décédées. Ajoutons à cela des matérialisations à distance de personnes bien vivantes par une projection de la pensée ou une expérience « hors du corps ».

 

La présence d’un esprit, si elle n’est pas remarquée immédiatement par les personnes présentes est souvent perçue par les animaux, chiens et chats qui semblent réagir comme devant une personne vivante. Ils aboient, remuent la queue en signe de contentement ou au contraire crachent, marchent à reculons la tête basse, se couchent ou s’enfuient. L’esprit peut produire diverses manifestations : sensation de froid intense, déplacement d’objets et coups dans les murs (appelés « Poltergeist »), matérialisations spectrales…

 

Généralement, les fantômes sont représentés comme de longues silhouettes diaphanes flottant dans des vêtements amples de couleur blanche qui semblent constituer leur tenue de prédilection. Toutefois, cette règle vestimentaire ne s’applique pas dans tous les cas. Bon nombre de personnes décédées conservent la tenue qu’elles portaient dans leur vie quotidienne ou arborent leur habit mortuaire.

 

 

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La science a résolu le mystère des fantômes une bonne fois pour toute. Elle n’y croit pas ! Selon elle, les cas présumés de hantise ne sont que des hallucinations individuelles ou collectives, des visions de personnes à l’esprit dérangé ou à l’imagination fertile, des projections fantasmatiques, des mystifications ou des fraudes. La science préfère les faits qu’elle peut étudier en pleine lumière et reproduire en laboratoire. Or, les fantômes apprécient les lieux glauques et obscurs, plus propices à leur matérialisation : cimetières, châteaux associés de préférence à des meurtres sordides, marais, sous-bois…

 

Selon le Docteur Gérard Encausse dit Papus, en dehors des phénomènes physiques visibles étudiés par la science, il existerait dans la nature des forces motrices invisibles : la lumière astrale, sorte de feu intérieur qui constituerait l’essence même de la vie et des émotions et la lumière verbale, qui relèverait des forces intelligentes spirituelles entretenant la vie dans l’Univers. Nous serions en permanence baignés par ces puissantes énergies. Les faits surnaturels seraient le résultat du maniement de la lumière astrale. Une maison dans laquelle se produisent des déplacements d’objets, où dans laquelle des voix se font entendre n’est pas « hantée » par un quelconque revenant. Ces phénomènes sont généralement dus à la présence d’un individu qui perd inconsciemment sa force psychique (astrale). La condensation des forces produits a une action directe sur la matière et peut par exemple faire bouger une table, actionner un oui-ja, provoquer des matérialisations… Soit la force du médium agit seule, souvent à son insu, soit elle s’unit à celle d’autres personnes ou à des énergies en provenance d’autres plans.

 

Pour les spirites, les fantômes sont les esprits des morts qui n’ont pas trouvé le repos. Ils errent dans notre monde, sans trouver la porte de sortie. A l’image du célèbre long-métrage « Le sixième sens », certains ne savent pas qu’ils sont morts. Ils continuent à vivre, comme ils le faisaient de leur vivant, accomplissant inlassablement les mêmes gestes. D’autres ont laissé un travail inachevé, un secret qu’ils aimeraient partager, une personne aimée qu’ils désirent protéger. D’autres peuvent réclamer des prières ou une sépulture décente. Souvent, la présence des revenants est liée à l’existence d’un secret de famille, à des personnes décédées de morts violentes, à des suicides, des crimes… L’Angleterre est connue comme le pays le plus hanté au monde. Dans un catalogue édité par la Société scientifique des phénomènes spirites, mille cent soixante-dix fantômes furent recensés avec leurs particularités, leurs lieux favoris de hantise et leurs heures de présence.

 

L’hôtel Ancien Ram de Gloucertershire est réputé pour ses apparitions intempestives. Dans les années trente, la demeure de Borley Rectory, dans le Sud de l’Angleterre, était réputée comme étant l’endroit le plus hanté de la terre. On y voyait un homme sans tête, une religieuse, un carrosse tiré par des chevaux… Chose étrange, aucun événement tragique n’avait eu lieu dans ces endroits, mis à part une légende narrant l’existence d’un monastère sous le presbytère de Borley. Un moine aurait tenté de s’enfuir avec une jeune nonne d’un couvent voisin. Les amoureux auraient été surpris puis exécutés. La nonne fut emmurée vivante et le moine, pendu. En 1929, le célèbre chasseur de fantôme Harry Price, qui créa le Laboratoire national de recherche métaphysique, entreprit une enquête approfondie à Borley. Il s’installa dans la demeure et durant un an, une équipe de spécialiste se livra à une enquête approfondie, à la suite de laquelle, Price déclara le cas authentique. Aussitôt, le bien-fondé de son étude fut contesté par des membres de la S.P.R (Société de Recherches Psychiques), dans un rapport accablant paru en 1956, et dans lequel ils prétendirent qu’il n’y avait aucun témoignage sur de faits paranormaux à Borley. Ils affirmèrent que certains phénomènes avaient été provoqués par Price lui-même. L’un de ses amis n’avait-il pas vécu dans un lieu hanté présentant de nombreuses similitudes avec Borley ? On accusa Price d’avoir puisé dans les récits de cet ami une bonne partie de ses anecdotes. Le presbytère n’avait jamais été construit sur les ruines d’un monastère.

 

La « nonne » aperçue quelquefois dans le bâtiment n’était en réalité qu’une servante espiègle qui reconnut la supercherie. Un habitant du presbytère déclara n’avoir jamais été hanté, sauf par des rats et la superstition locale. Price fut traité de charlatan par Trevor H. Hall dans son livre intitulé « Enquête sur Harry Price ». Cet harcèlement à détruire le travail d’un homme ne mit pas fin à la polémique sur Borley car même si certains éléments pouvaient être mis en doute, les habitants qui se succédèrent dans cette demeure furent sans cesse référence à des bruits, des coups, des portes qui se fermaient toutes seules, à des visions spectrales. Finalement, par l’intermédiaire d’une planchette oui-ja, une entité du nom de Marie-Lairre se manifesta et raconta qu’elle avait été étranglée par son mari puis enterrée dans la cave du presbytère.

 

En 1943, Harry Price fit procéder à des fouilles. Elles s’avérèrent fructueuses puisque l’on trouva des ossements appartenant à une jeune femme. Dès que les restes du cadavre trouvèrent une sépulture décente, plus aucune manifestation ne fut signalée à Borley, qui fut rasé en 1944. La tour de Londres servit longtemps de lieu d’emprisonnement. Au pied de celle-ci furent procédées de nombreuses exécutions sanglantes (pendaisons, décapitations…). La tour abriterait un nombre considérable de spectres : Anne Boleyn, la deuxième femme du roi Henri VIII qui la fit décapiter, Lady Jane Grey qui mourut décapitée à 15 ans, Sir Walter Raleigh, favori d’Elizabeth 1ère, décapité lui aussi. Citons également les fantômes de la Comtesse de Salisbury (décapitée), de Guilford Dudley (décapité), du Duc de Monmounth (exécuté) du Comte de Northumberland (emprisonné), de Thomas Becket (assassiné), des enfants du roi Edouard IV (emprisonnés et sans doute assassinés) et celui d’un mystérieux homme sans tête vêtu d’une cape…

 




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La demeure de Raynham Hall, propriété du Marquis de Townshend à Norfolk serait hantée par une mystérieuse dame brune. Elle fut aperçue par deux témoins en 1835. Elle se montra à Lord Townshend et à deux autres personnes en 1926. En 1936, un photographe professionnel et son assistant prenaient des clichés, quand ils virent nettement un spectre descendre les marches de l’escalier. Ils prirent une photographie montrant nettement la présence d’une sorte de dame évanescente. Ce cliché fut authentifié par des experts.

 

Dans l’église Saint-Nicolas à Arundel, dans le Sussex, une personne photographia une sorte de moine agenouillé devant l’autel. Dans l’église Sainte-Marie, à Woodford, dans le Northamptonshire, d’étranges silhouettes furent saisies par l’objectif de Gordon Carroll en 1966. La région de Creech Hill près de Bruton, dans le Somerset, sur laquelle se déroulèrent de violents affrontements est réputée hantée par un spectre effrayant poussant des cris perçants et des rires sarcastiques. Elle abritait jadis un ancien temple romano celtique dans lequel furent découverts les squelettes enlacés d’un Normand et d’un Saxon. Dans le Nord du Yorkshire, les ruines de Whitby Abbey abriteraient le fantôme enveloppé d’un linceul de Sainte-Hilda, sa fondatrice et aussi celui de Constance de Beverley, une jeune religieuse qui rompit ses vœux pour l’amour d’un beau chevalier et qui fut emmurée vivante dans le donjon. Au bord de la falaise que domine l’ancienne abbaye, de nombreux témoins auraient aperçu un sinistre corbillard conduit par un chauffeur sans visage et tiré par quatre chevaux sans tête.

 

Nous voyons que certains lieux semblent habités par des ombres surgies du passé. Il s’agit souvent de demeures anciennes, de châteaux isolés, de maisons de famille, dans lesquels des drames se sont déroulés.

 

S’agit-il d’âmes n’ayant pas trouvé le repos pour des raisons diverses : mort violente, envie de vengeance, attaches matérielles trop fortes, soif de justice, désir de retrouver un amour impossible ? S’agit-il de représentations fantomatiques de tragédies anciennes « mises en mémoire » dans les murs des bâtiments ? Les chercheurs pensent que de vives émotions sont susceptibles d’imprégner l’environnement immédiat, laissant une empreinte transmissible dans le futur à des individus suffisamment sensibles pour les apercevoir ou les faire ressurgir devant témoins ? S’agit-il de messagers chargés de transmettre des avertissements aux propriétaires des lieux ? Le mystère reste entier.

 

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Orphée - dans Mystères et Paranormal