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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 17:31

La naissance d'un nouveau Soleil

   

L'émergence de ce qui vient en vous !

 

  

 

 

Avènement

 

 

A propos de cette Rome historique et qui est désormais vaticane, mes amis, elle n’est qu’un aspect de la force de l’ « anti-Shambhala » dont tout être en ce monde se fait le fidèle représentant à chaque fois qu’il laisse s’exprimer de façon débridée ce que l’on appelle l’ego. Ainsi, je le répète, la Rome vaticane ne fait que se conformer à la Rome intérieure de chacun. Elle imite purement et simplement le modèle de fonctionnement de l’ensemble de l’humanité terrestre. Le Principe de Rome est depuis toujours un principe d’agitation ; agitation matérielle et émotionnelle par le besoin de satisfaction de toutes les ambitions et agitation mentale enfin, par le détournement de la conscience de son propre centre donc de son but. Il y a deux mille ans et plus, la Rome historique promettait à son peuple « du pain et des jeux ». La Rome intérieure, depuis le commencement des temps et jusqu’à nos jours n’a pas non plus d’autre slogan. La bannière de l’ego exacerbé demeure invariable. C’est une bannière totalitaire, contre-révolutionnaire qui pratique l’étouffement de conscience.

 

- Pourquoi dis-tu « ego exacerbé » ? Voudrais-tu sous-entendre qu’il existe un « ego tolérable » ?

 

- Mais interroge-toi donc… ! Quelle est cette mode qui fait de l’ego systématiquement et sans discernement l’ennemi à abattre ? Tout d’abord sache que la Vie n’a pas d’ennemi. Elle est présente au cœur même de ce que vous appelez la mort et de ce que vous nommez erreur et obstacle. La Vie se déguise constamment pour tirer de vous le meilleur parti. Elle revêt mille masques pour extraire de votre cœur sa quintessence… la cinquième essence qui fleurit au centre des quatre branches de la croix. La Vie a besoin de l’ego.

 

Celui-ci est son outil privilégié, le médiateur incontournable et merveilleux entre la matière engourdie, en quête de son devenir et la Supra-conscience de « Ce qui est ». S’acharner inconsidérément sur l’ego revient à confesser l’ignorance de sa fonction.

 

Si vous ne pouviez dire « moi », ou « je », vous ne pourriez entamer de chemin volontaire et authentique vers votre Demeure ; vous ne pourriez en aucune façon entrevoir la Révolution fondamentale. Vous continueriez de subir et de bégayer la même existence basée sur les mêmes principes qui encrassent la conscience jusqu’à l’engluer. Cependant, lorsque je parle d’ « ego exacerbé », je parle de cette énergie plombante qui vous fait prononcer le « moi » et le « je » simultanément et qui donc vous détourne de l’Amour, à la fois chemin et but du chemin. L’outil de libération, le véhicule de l’avance devient alors instrument d’asservissement et moyen de stagnation.

 

Toute chose, voyez-vous, possède son contraire en son propre sein. Seul l’esprit que vous décidez d’y insuffler lui donne sa dimension ascensionnelle… Ainsi, votre personnalité incarnée est-elle toujours une manifestation de « Ce qui vient » en vous. Voyez-la comme un cadeau divin. Le plus adapté possible à vos besoins… non pas, certes, à vos envies. Ce que vous en faites… est autre chose. C’est une affaire entre vous et vous… Affaire de détermination et d’Amour, ou de paresse et d’égoïsme. Toute latitude vous est laissée d’entreprendre la Révolution ou pas.

 

C’est également ainsi que se mettent en place sur l’échiquier les pièces du Gouvernement mondial. La Force Christique qui demeure par nature l’essence de la seule véritable Révolution ne se contacte pas à coups d’arguments philosophiques. Elle requiert la matière comme alliée majeure, c’est-à-dire l’implication de tout être dans l’action. « Le cœur au bout des mains » pourraient être sa devise. Une devise qui suggère instamment de passer de l’état critique à l’état christique.

 

Je sais… lorsque l’on manie une telle expression, on fait peur ou on fait sourire. Etat christique… Cela signifie-t-il en clair que nous ayons tous la possibilité d’atteindre un tel niveau ? Eh bien oui, je vous l’affirme. Encore faut-il comprendre le sens d’une telle affirmation afin que celle-ci ne participe pas à l’enflure de l’ego. L’état christique n’est en aucune façon un état figé par la grâce duquel tout être qui y accéderait serait susceptible d’assimiler son rôle à celui du Maître Jésus, le Christ historique. C’est un état de conscience si affiné, si ouvert, et en expansion permanente telle que plus rien n’est autre que compréhension, sagesse et compassion. L’état christique signifie un état de transmutation constamment communiqué à tous les niveaux de la vie et qui voyage de soi à l’univers, de la cellule à la globalité de l’être. Révéler en son propre cœur la conscience christique ne veut aucunement dire « être le Christ », retenez bien cela ! Cela veut dire tout simplement laisser toute la place en soi au champ de conscience indescriptible qu’Il incarne et rayonne. Cela signifie aussi participer de Sa nature et faire corps avec Elle, volontairement, dans Sa mission ascensionnelle.

  

Sachez maintenant que chacun peut réaliser en lui tout ce que ces concepts suggèrent. La barre n’est trop haute pour personne. C’est une certitude aussi évidente que le lever du soleil chaque matin ! La révolution intérieure et fondamentale que cela implique ne fait pas la distinction entre l’être et l’agir. Elle est analogue à un arbre tout entier en ce sens qu’elle ne privilégie pas les racines au détriment des branches et vice versa. La compréhension de ce mécanisme paraît d’une simplicité enfantine mais bien rares sont ceux qui l’intègrent.

 

Ce qui se passe sur le plan mondial aujourd’hui a ceci d’étrange que l’arbre se résume à un tronc, c’est-à-dire à une manifestation de surface. Ses deux extrémités, terrestre et céleste, l’agir et l’être, sont presque absentes…

 

- … C’est précisément cela qui désespère

  

-  Mais pourquoi désespérer ? C’est un bien ! Du déséquilibre naît la volonté de l’équilibre

et la recherche de sa voie d’accès.

 

Le Gouvernement mondial dont j’évoquais précédemment l’existence et qui s’acharne à brider toutes les manifestations de l’être et de l’agir afin de niveler les consciences représente, à son propre insu, une chance inouïe dans la quête de la maturité christique. La majeure partie de l’humanité terrestre se trouve déjà ou va bientôt se trouver face à ses propres peurs.     Elle se place ainsi dans la situation idéale d’un « ramonage christique » sans précédent. L’impasse qu’elle découvre est si manifeste qu’elle exige la Révolution décisive.

 

C’est cette Lumière qui vient vers vous, vers nous… Quelque chose est en train de se passer… Quelque chose de merveilleux va arriver à la vitesse de l’expansion de cet Univers ! Quelque chose qui va tout changer ! Le cours de l'Histoire ? Et pourquoi pas...  

 

 

 

 

 

 

 

 

Lapin blanc1

 

 

  

 

 

Mysterium Logos - partie 1 

   

Mysterium Logos - partie 2

   

Mysterium Logos - partie 3

   

Mysterium Logos - partie 4

   

Mysterium Logos - partie 5

   

Mysterium Logos - partie 6

   

Mysterium Logos - partie 7

 

 

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Orphée - dans Mystères et Paranormal
26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 16:50

La vibration de l’onde de vie

 


Il y a plus d’un mois et demi que ce n’était pas arrivé. Cela s’est passé comme les fois précédentes, sans que je fasse quoi que ce soit pour projeter ma conscience en dehors de mon corps. Peut-être que le chemin qui s’est tranquillement tracé constitue, à lui seul, une invitation permanente à laquelle une partie de moi répond quand elle le juge bon… C’est possible.

 

J’ai donc été à nouveau aspiré par une autre facette de la vie et je me suis retrouvé dans une salle à demi-sphérique. Sa paroi, parfaitement lisse, était d’un bleu profond, velouté, presque noir et révélait quelque chose d’hypnotique. Il y avait des fauteuils, très enveloppants. J’étais assis sur l’un d’eux et mon amie également, juste à côté de moi. Dans un premier temps, je ne l’ai pas vue mais j’ai senti sa présence. Lorsque je me suis tourné vers elle, je me suis rendu compte qu’il y avait d’autres personnes avec nous. Peut-être une dizaine, toutes assises, elles aussi, au creux des mêmes fauteuils. Il faisait assez sombre dans la salle, mais j’y voyais assez clair pour pouvoir distinguer les traits de tous ceux qui étaient là. Il me semble que cela était dû à une étrange lumière diffusée discrètement par la paroi elle-même. Pourtant, mon regard ne s’est pas attardé sur mes voisins. Ceux-ci d’ailleurs ne se préoccupaient pas de moi. La seule chose qui m’intéressait, c’était de rencontrer le visage de mon amie. C’était mon unique point de repère connu. Le seul point d’arrimage par lequel je pouvais essayer de comprendre ce qui se passait. J’ai reçu un sourire. Le même que d’habitude, accompagné d’un petit plissement des yeux voulant dire quelque chose comme « tout va bien ».

 



 

COSMOS

 

 

 

 

Comme toujours dans un semblable cas, je me sentais parfaitement lucide et présent, là où j’étais, plus vivant même que dans ma chair. En cet instant précis où j’écris, je crois d’ailleurs percevoir encore, sous la plume de mes mains, le contact soyeux et chaud des accoudoirs de mon fauteuil.

 

Soudain, la voûte sombre qui nous englobait tous s’est mise à s’éclairer et à s’animer. Hormis elle, tout a disparu de mon champ de vision, comme si j’étais « avalé » par elle ou rendu captif de ce qui s’y passait. Et ce qui s’y passait était réellement fascinant. Cela faisait songer à une émanation de la lumière, en trois dimensions, reproduisant des scènes de notre passé terrestre. C’est en tout cas ce que je me suis dit. Les images se succédaient à une cadence effrénée, restituant avec une vérité suffocante des événements très lointains, jusque dans des détails infimes. Cela sollicitait tous mes sens, même ceux de l’odorat et du toucher. Oui, quelque chose en moi sentait les parfums du passé et touchait ses matières. J’étais présent dans le film, j’en étais devenu à la fois l’un des acteurs, la caméra et le spectateur abasourdi. Aussitôt, j’ai pensé aux Mémoires Akashiques… Ce n’était pas une seule époque qui était investiguée, mais une multitude de périodes dont certaines n’évoquaient rien de connu pour moi. J’essayais de comprendre le but de tout cela, cependant aucun élément ne me permettait d’en voir le fil directeur. Parfois, c’était des scènes de la vie quotidienne de je ne savais quelle époque, parfois c’était des événements forts ou dramatiques dans des décors et dans une lumière que je ne pouvais associer à rien.

 

- Est-ce vraiment la Terre ? Me suis-je alors autorisé à demander à mon amie, au-dedans de moi-même.

 

J’ai reçu l’impulsion d’un oui sans équivoque, puis sa voix est venue me rejoindre avec force, très sonore au-dedans de mon crâne.

 

- Oui, c’est bien de la Terre dont il s’agit, mais les parcelles de son histoire contenues dans vos livres représentent à peine le millième des événements décisifs qui s’y sont déroulés. Alors, ne sois pas étonné si la plupart des scènes que tu vois ne te suggèrent rien de précis.

 

Ici, c’est une salle d’étude, vois-tu. Nous y disposons de moyens qui nous rendent accessibles les films du passé… ou du moins de ce que l’on vit comme étant le passé. Lorsque nos étudiants veulent comprendre comment tel phénomène ou tel comportement s’est mis en place, ils viennent consulter ici ce que nous appelons les « Archives de la Mémoire juste ». Il s’agit en quelque sorte d’une bibliothèque visuelle illimitée. Ce n’est pas d’elle dont je veux pourtant te parler mais de certaines images que tu as déjà captées. Regarde encore et essaie de t’en imprégner.

 

Alors, de plus belle et dans un abandon total, je me suis laissé aller à ce qui se passait au-dessus et autour de moi. De temps à autre, dans l’interminable chapelet des scènes qui se déroulaient au sein de la lumière, je croyais reconnaître une époque, parfois un événement, cependant l’instant d’après venait tout démentir. D’ailleurs, il n’y avait pas de cohérence dans la succession des images qui venaient à nous. Je voyais très bien qu’une intelligence les avait programmées ou soigneusement sélectionnées en fonction de quelque chose de précis, mais la logique m’en échappait.

 

- Qu’est-ce que vous étudiez ? ai-je lancé.

 

La réponse n’est pas venue aussitôt, comme je m’y attendais et, à nouveau, je me suis laissé engloutir tout entier par le film. Bien sûr, il y avait des guerres, beaucoup de guerres, très différentes les unes des autres et dont les protagonistes, parfois étranges, semblaient surgir du futur… A tel point que je me suis demandé si l’on ne voulait pas m’enseigner sur leur répétitivité maladive. Mais, à vrai dire, à quoi bon ? Non, il y avait autre chose… Quelque chose de tellement évident, de tellement énorme qu’il est presque invraisemblable que cela ne m’ait pas frappé d’emblée. C’était, d’une part la lumière, ou plutôt les lumières étranges qui enveloppaient tout cela et, d’autre part, le rythme avec lequel les événements, non pas se succédaient, mais se déroulaient en eux-mêmes. En quelque sorte, ce qui était vraiment remarquable c’était la densité de la lumière et la vitesse de la vie.

 

Il m’apparut alors que l’on voulait me montrer que le ciel n’avait pas toujours été bleu au-dessus de nos têtes, mais qu’il s’était coloré d’orangé, de rouge, d’un vert terne même, durant de longues périodes. Il devenait aussi évident, à mes yeux, que l’atmosphère visuelle de notre planète avait parfois été très épaisse, presque à « couper au couteau » et que les humains de ce temps n’y voyaient guère à plus de quelques pas devant eux. Des brumes, des vapeurs, une matière peut-être aussi plus instable… en tout cas bien différente de la nôtre. Mais au-delà de tout cela, quelque chose d’autre aussi devenait flagrant… La vitesse de la vie ! Je devinais de longues périodes durant lesquelles les mouvements humains avaient dû être très lents et où tout s’était organisé au ralenti, comme le brouillon ou l’hésitation de ce que nous connaissons.

 

Dès que j’ai eu compris la possible portée de ce qu’on me montrait, la voix de mon amie s’est à nouveau infiltrée en moi, ferme et protectrice.

 

- Tu vois, ce que nous voulons te faire toucher du doigt, une fois de plus, c’est la réalité inévitable du changement. Non pas tant dans l’apparence, dans la forme de ce qui est, que dans sa vibration de base. Car c’est la vibration de l’Onde de Vie qui joue le rôle du chef d’orchestre de la Création. Il existe une vibration pour l’ensemble de notre cosmos et, à l’intérieur de celle-ci, une fréquence propre à chaque monde. Le grand miracle, c’est que chacune de ces réalités se modifie continuellement. Elle s’accélère. A quoi cela est-il dû ? Au niveau de conscience profond de la Vie qui les habite. C’est un mouvement naturel d’ascension qui aspire chaque monde vers une manifestation supérieure. Comprends-tu bien ce que cela signifie ? Ne t’y trompe pas, seul ton œil actuel te permet de définir les réalités passées comme ayant été plus floues, plus denses ou plus lentes que celles que nous vivons aujourd’hui. Dès que l’on vit dans son propre temps présent, donc en complicité avec son niveau de conscience, on n’en perçoit pas les spécificités passagères. On estime généralement celles-ci comme étant définitives ou presque. Elles deviennent l’aboutissement fixe de l’évolution passée.

 

Je veux te dire que si ta conscience avait la possibilité de faire un énorme bond dans le futur et regardait ainsi les images témoins de ton monde actuel, elle en percevrait quelque chose d’analogue à ce que tu vois en cet instant. L’atmosphère terrestre de ton siècle te paraîtrait lourde, la définition des êtres et des choses peut-être incertaine et enfin tout mouvement te semblerait exécuté au ralenti, gauche et pesant.

 

C’est simple à comprendre. Prends de l’altitude, hisse-toi au sommet d’une montagne et regarde la vallée. Cherche du regard une automobile qui circule le long d’une route. Tu es bien obligé de convenir que son mouvement te paraît lent. Cependant, quelques centimètres de ton champ de vision signifient pour elle plusieurs centaines de mètres. Eh bien, dis-toi que ce qui est vrai dans le domaine des distances physiques l’est tout autant au niveau de la conscience. Plus le rythme vibratoire de celle-ci s’accélère, plus sa perception de l’univers change. En fait, elle imprime en lui sa propre cadence et ainsi le remodèle, le redéfinit constamment.

 

En vérité, les mouvements des êtres qui vivaient sur Terre il y a des centaines de milliers ou des millions d’années n’étaient pas plus lents que ceux que vous exécutez maintenant et l’état de transparence de leur atmosphère leur paraissait tout aussi normal que le vôtre l’est pour vous. Rares sont ceux qui s’aperçoivent des brumes et des lenteurs inhérentes à leur propre zone de conscience. Rares sont ceux qui se montrent capables de deviner, d’imaginer, de pressentir autre chose. Aujourd’hui, la situation est préoccupante, car c’est précisément un impressionnant autre chose qui vient vers vous… Même si vous vous refusez à faire un pas dans sa direction. C’est inéluctable ! Tout simplement parce que l’univers respire à sa façon. Il n’obéit ni à une loi physique apparemment inébranlable, ni à votre logique, même diplômée, ni à une morale ou à un concept religieux. Il grandit, c’est tout !

 

- Et il nous aspire dans sa croissance, n’est-ce pas ?

 

- C’est une façon de voir les choses. Je préfère dire, quant à moi, que nous nous accompagnons les uns les autres dans une spirale de croissance infinie. Car, vois-tu, et c’est ce que j’essai de te faire comprendre depuis le premier jour, il est illusoire de continuer à se penser coupé de la Création. L’univers d’un côté et notre être de l’autre. L’un construit l’autre en même temps que l’un est le miroir de l’autre. Que nous soyons d’accord ou pas, que cela dérange ou non notre confort et nos habitudes, ce mouvement est inscrit à tous les niveaux de notre vie, il en représente l’alphabet. Cela ne demande pas à être approuvé par une loi scientifique, ni à recevoir l’imprimatur d’une religion, car la Vie se rit de la Science et de la Foi. C’est cela que vous avez tant de difficulté à accepter. Tel savant a déclaré, tel pape a dit… Fort bien ! Mais vous, votre être profond qui vibre au rythme du Vivant depuis toujours, que dites-vous ?

 

Dans le saint des saints de votre âme, vous savez très bien le nombre de vêtements que vous avez déjà revêtus, que la vie vous a déjà pourvu de deux paires d’yeux, de six seins ou de trois estomacs lorsque c’était nécessaire. Vous savez fort bien qu’au-dessus de vos têtes les nuages ont déjà été rouges et que demain, certainement, vous saurez passer à travers les murs ou parler sans ouvrir la bouche. C’est déjà décidé !

 

Alors, par ces images apparemment irréelles et folles que tu vois se dérouler autour de toi, sache qu’il ne sert à rien de se cramponner aux habitudes amidonnées de la pensée établie puisqu’une nouvelle porte s’ouvre déjà. La Terre en a saisi la poignée et la pousse… C’est pour cela que tout semble se détricoter, parce que l’accélération va être soudaine !

 


La résurrection-sublimation

 


Que nous le voulions ou pas, nous sommes tous influencés par notre culture judéo-chrétienne. C’est comme inscrit dans nos gênes. Je l’ai toujours noté. Même chez eux qui se disent athées, il y a généralement un vieux fond de cette pensée-là qui remonte périodiquement à la surface et qui s’agite.

 

Ce matin, peut-être à cause de l’approche de la Toussaint ou de l’Halloween, la notion de « résurrection des morts » flottait en moi au réveil. Elle a déjà été soulevée, je le sais, mais elle revient me visiter. Alors, je la lance en l’air, presque au hasard. Pourquoi ne pas la soumettre à mon amie d’en haut, déjà de retour.

 

 


fontaine eau                              Le Jugement Dernier-01

 

 

 

 

- Ce que cela évoque pour moi ? répond-elle d’un ton amusé, une contradiction ! Une invraisemblable contradiction ! Tellement énorme que je me demande pourquoi il y en a si peu, parmi vous, qui ne s’en aperçoivent pas.

 

Ecoute… Résurrection des morts, cela veut dire régénération de la chair, n’est-ce pas ? Il s’agit bien de la réapparition sur Terre de ceux qui sont « passés de l’autre côté », j’imagine. Cela me laisse perplexe au sein d’une religion qui a toujours affirmé que le corps physique n’est pas digne d’un véritable intérêt. Il y a là comme un… problème ! Pour une fois, je t’emprunte le mot, si tu le permets !

 

Non, vois-tu, ce n’est pas bien intelligent tout cela ! C’est surtout l’aveu d’un mensonge perpétué, d’un refus de chercher à comprendre et, finalement, la résultante d’une grande peur. C’est l’éternelle crainte de la mort qui ressurgit là. Celle des bâtisseurs de dogmes incapables d’entrevoir la transformation inévitable de leur propre corps, celle des docteurs légiférants et asservis à un besoin maladif de pouvoir temporel.

 

Bien sûr, si tu poses la question à un théologien, tu recevras une réponse bien tournée qui satisfera peut-être ta raison mais, en définitive, ce sera une pirouette intellectuelle de plus.

 

De notre poste d’observation, vois-tu, nous avons toujours remarqué que lorsque l’on adopte héréditairement ou aveuglément une religion, c’est exactement comme si on entrait dans un « Parti ». On épouse d’emblée sa ligne de conduite, avec ce qu’elle a de beau, cela va de soi, mais aussi, hélas, avec ses aberrations, ses duperies et ses infirmités.

 

- Alors, la résurrection… Est-ce pour toi un mot vide de sens ?

 

- Qui t’a dit cela ?

 

- Ne me dis pas que tu la vois simplement comme la survie de l’âme…

 

- Ai-je l’air de tout confondre ? Non, non… Souviens-toi, pour les miens, la résurrection c’est une sublimation de la matière dense, jusqu’à hisser celle-ci à un niveau plus subtil sans passer par la mort.

 

- Veux-tu me faire comprendre que vous en êtes arrivés là ?

 

- Non, pas du tout. Cela représente un état de la Vie auquel nous aspirons, mais certes pas une réalité à laquelle nous goûtons tous. Certains d’entre nous, tout comme quelques Terrestres, y ont eu accès. Ils sont rares et ce sont eux nos vrais flambeaux, car ils initialisent discrètement, dans nos mondes respectifs, beaucoup de nouvelles prises de conscience. Ainsi que vous, nous connaissons donc la mort. Nos cellules vieillissent très rapidement lorsque nous arrivons au bout de notre chemin. Elles vieillissent comme une fleur se fane et nous partons alors en conscience, sans déchéance, après une vie beaucoup plus longue que la vôtre. Pourquoi plus longue ? Surtout parce que nos âmes prennent très peu de rides.

 

- Parle-moi un peu de cette sublimation. N’est-ce pas à elle que faisaient allusion, malgré tout, ceux que nous appelons les « Pères de l’Eglise » ?

 

  



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- Les tout premiers Pères oui. Tout au moins, certains d’entre eux. Mais au bout de deux ou trois générations de dogme naissant, la compréhension initiale en était déjà pervertie. La raison en est simple, vois-tu ! La bannière de ce dont l’homme est capable était brandie si haut, dans un ciel si éclatant de promesse et de soleil, qu’il s’en est trouvé beaucoup pour crier à l’unisson : « Non, c’est trop beau ou alors c’est trop difficile, n’y pensons plus. Allons, ce sont plutôt nos corps, tels que nous les avons aujourd’hui qui, un jour, ressurgiront du tombeau ! »

 

Peux-tu comprendre pourquoi la Lumière effraie ? C’est parce qu’elle est exigeante ! Elle demande infiniment plus qu’une foi aveugle ou qu’un simple espoir quotidien. Elle demande une volonté noble et soutenue. Elle exige que l’on accepte de mettre à la fois son corps et son âme en chantier.

 

- Reconnais tout de même que cela a de quoi faire peur !

 

- Mais c’est parce qu’on se laisse piéger par le sérieux des mots ! Le soleil est-il sérieux ? La question n’a pas de sens ! Il est, c’est tout ! Bien au-delà de ces considérations, il remplit sa tâche… Vous aussi, remplissez-là… Apprenez à vous tenir droit, ce sera déjà énorme ! Il ne suffit pas de faire ce que l’on peut, mais du mieux que l’on peut avec les cartes que l’on a et qui sont à la mesure de ce qui nous est nécessaire. La fameuse sublimation de l’être à laquelle je faisais allusion se conçoit d’abord là, sur un terreau bien fertile.

 

- Finalement, tu ne m’as toujours pas parlé précisément de cette résurrection-sublimation.

 

- Le crois-tu vraiment ? En vérité, il me semble plutôt n’avoir fait que cela depuis notre première rencontre… T’ai-je entretenu d’autre chose que de métamorphose et de volonté de transcendance ? Ecoute… Ce que l’on appelle la chair n’est qu’un des mille tissus que notre conscience fabrique en fonction de ses nécessités. Le corps que tu revêts en ce moment est doué de certaines propriétés liées à son état vibratoire… Mais tu pourrais tout aussi bien habiter une chair manifestant d’autres qualités. Je ne parle pas de ce qu’on appelle généralement le corps astral, lui-même dépendant d’une autre réalité qui lui est supérieure. Je fais allusion à autre chose. Il s’agit de la présence d’une bien plus grande Essence de Lumière au cœur de ces cellules qui se sont agencées pour nous donner notre apparence.

 

- Attends… Ne peux-tu être plus concrète ?

 

- Veux-tu alors que je te parle du Soleil ? Je pourrais dire que c’est la quantité de Soleil participant à la structure moléculaire d’un corps qui autorise la totale transmutation de celui-ci.

 

- J’imagine que seule une profonde et radicale transformation spirituelle est capable d’y mener, évidemment.

 

- Spirituelle… matérielle… Tu veux donc encore trancher ? Ces mots racontent pourtant la même Source, le même But, le même Amour ! La matière, c’est de l’esprit amnésique, rien d’autre ! Et cela se respecte parce que, vois-tu, l’oubli a une fonction. Il oblige à cet incroyable effort qui conduit à nous rendre plus grands encore parce que plus conscients. Réfléchis… Une beauté dont on hérite à la naissance est toujours perçue comme un dû de la Vie à notre petite personnalité narcissique. Une beauté que l’on se tricote et que l’on révèle devient, quant à elle, une beauté plus puissante encore. Elle est une sublimation puisqu’elle s’est tressée dans le mérite !

 

- D’accord, mais cela reste confus. Tu me disais tout à l’heure que seuls quelques-uns d’entre vous ont eu accès jusqu’à présent à une telle résurrection. Pourtant, depuis le départ, il est clair que la totalité de ton monde a déjà atteint une réalité d’ordre vibratoire supérieure à la nôtre. Pourquoi ne parles-tu pas alors de sublimation en ce qui vous concerne ?

 

- Je reconnais volontiers que c’est une sorte de sublimation puisque la réalité dans laquelle nous vivons se manifeste avec moins de densité que la vôtre. Cependant, il est certain qu’elle n’égale pas la sublimation-libération dont il est question. Je te rappelle, nous sommes toujours contraints de passer par la mort de notre chair. Notre rapport à la matière, bien que fascinant pour vous, a toujours, malgré tout, ses limites et bien des aspects de notre petite personnalité peuvent encore éventuellement s’agiter en nous. Certes, nous sommes plus près du cœur du Soleil, nos cellules s’en nourrissent davantage, c’est une évidence, mais nous ne baignons pas pour autant dans ce Soleil. Si tu préfères, et pour être plus claire, je pourrais dire que nous n’avons pas encore réalisé notre corps de gloire. Nous avons vécu une forme d’ascension mais pas cette Ascension qui ferait que nous ne serions plus du tout assujettis à un ego et à une apparence fixe.

 


Un saut quantique

 


- Veux-tu connaître le fond de ma pensée face à une telle déclaration ?

 

- Je le connais déjà, mais exprime-le tout de même !

 

- Je trouve cela très décourageant. Vous avez vraisemblablement des centaines de millénaires d’avance sur notre civilisation et malgré tout pour vous la… libération ressemble toujours à un espoir qui se profile quelque part à l’horizon. Comment veux-tu que nous réagissions, face à cela ?

 

- Je t’arrête tout de suite… Le chemin est tracé ! Oui, le chemin est tracé ! Comprends-tu ce que cela implique ? Cela veut dire que nos découvertes sont déjà plantées dans la Conscience universelle, qu’elles y ont déjà fleuri même, et qu’un grand nombre d’entre vous va donc pouvoir les cueillir en prenant un énorme raccourci dans le Temps.

 

- Est-ce le fameux « saut quantique » dont parlent certains physiciens ?

 

 


 

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- On peut l’appeler de cette façon car, effectivement, toute la palette de vos valeurs va se trouver refondue en un temps record, sans passer par les méandres que nous avons explorés avant vous. Le chemin est nettoyé, élargi !

 

- Tu parles de cela comme d’une certitude absolue.

 

- Dans le cadre du mouvement de la Terre en tant qu’être global, oui. Au niveau des individus, c’est différent, évidemment. Certains ne vont pas suivre car le précipice est trop grand et ceux-là se montreront incapables d’apercevoir le pont menant d’une rive à l’autre.

 

- Qu’arrivera-t-il, alors ?

 

- Pour une fois, permets-moi de ne pas répondre à ta question. D’une part, parce que plusieurs scénarios se présentent et parce qu’il n’y a aucun intérêt à en figer un plutôt qu’un autre dans votre esprit, d’autre part, parce que cela ferait appel à des concepts totalement en dehors du champ de votre compréhension. Mais là encore, crois-moi, rien ne sert de se plonger dans le « futur ». Il y a suffisamment matière à action et à transformation dans tout ce que je t’ai confié jusqu’à présent. Essaie de tout résumer en t’accordant une petite pause en toi-même. Tu verras, c’est vital et c’est finalement très simple.

 

- Simple ? Je pense qu’au contraire tout ce que tu m’as livré est devenu extrêmement dense et difficile.

 

- Oh… mais simple et difficile ne sont pas des contraires obligés ! Ils dépendent du niveau d’observation. C’est le choix de la simplicité qui représente plutôt un obstacle à franchir. Nous aussi, à ce propos, nous nous trouvons devant une interrogation… Il nous est difficile de comprendre pourquoi vous ne vous montrez pas plus simples, pourquoi vous manifestez un tel acharnement, une telle persistance dans la complexité.

 

Ce qui est vraiment difficile, en vérité, c’est de continuer à porter, comme vous le faites, des valises pleines de rancœurs, de peurs, de jalousies et d’œillères. C’est bien le manque de simplicité qui vous ralentit, pas l’apparente complexité des horizons que je vous présente !

 

Si l’on vous dit : « Il faut aimer », votre premier réflexe va être de vous demander : « Qu’est-ce que cela va me rapporter ? » Tout ce qui est à épurer dans votre monde se trouve assez bien résumé là, me semble-t-il. Ceux qui se manquent à eux-mêmes, craignent, par ricochet, de manquer de tout. Alors, ils envahissent ce qui est à leur portée, ils se protègent et exigent toutes les garanties.

 

« Si j’ouvre mes portes, si je me simplifie, si je me mets à aimer, ai-je une assurance tous risques ? » Voilà sur quel mode vous fonctionnez. Non, ce sont les garanties qui vous coupent les ailes et vous interdisent de pivoter sur vous-mêmes pour découvrir de quoi est fait votre décor, puis l’envers de ce décor.

 

Alors, tu vois, en résumé nous sommes là pour vous demander : « N’avez-vous pas envie et besoin maintenant d’une grande, très grande simplification ? »





 

La Porte de Jade

 

 








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Orphée - dans Mystères et Paranormal
26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 16:29


Une vision différente du bonheur

 


A la base, on pourrait simplifier les choses en disant que c’est votre conception du bonheur qui est fausse. Elle est pervertie par une vision statique et égoïste des lois qui régissent l’univers. Vous vous imaginez que le bonheur représente l’absence de difficultés et la suppression de toutes les interrogations. Pourquoi donc ? Etre heureux n’a jamais signifié ne pas se trouver confronté à des obstacles, mais savoir prendre de la hauteur par rapport à ceux-ci. Comprends-moi, la Vie est, par définition, une dynamique qui pousse tout ce qui se place dans son courant à aller de l’avant. Et aller de l’avant, c’est bâtir, c’est se métamorphoser, donc se trouver régulièrement confronté à des portes à franchir, à des rapports à redéfinir, à réinventer, à des ponts à lancer. Cela signifie l’inverse de l’action de tourner en rond, le contraire d’un ronronnement. C’est la volonté du dégagement de la léthargie des habitudes…

 

 

The Outer Limits-v5

 

 

Une question jaillit, que l’on m’a d’ailleurs posée, à moi-même, cent et cent fois.

 

- Me parles-tu alors de l’apprentissage de l’insécurité voire de l’inconfort ?

 

- Pas du tout. C’est plutôt l’un des apprentissages de la sagesse, la dédramatisation des situations qui viennent vers nous… ou vers lesquelles nous choisissons d’aller.

 

D’ailleurs, la notion d’insécurité que tu évoques est extrêmement relative. Changer de lieu de résidence chaque jour, ainsi que le font par obligation certains voyageurs, sera vécu par quelques-uns comme déstabilisant alors que, pour d’autres, ce sera synonyme de plaisir et de découverte. C’est le regard de l’âme, le type de soif qui l’habite, qui fournissent leur définition à ce que nous vivons. Rien d’autre, tu le sais. Chacun ou presque est forcé de le reconnaître mais, aujourd’hui, il est temps d’apprendre à le vivre. Vous ne pouvez plus vous contenter de mots.

 

Revenons au bonheur… Je te faisais remarquer que celui-ci passe obligatoirement par l’acceptation constante de l’idée de transformation. Cela veut dire qu’il naît d’un rapport particulier à entretenir avec les chemins tortueux de la vie, donc ses souffrances. Cela veut dire aussi que c’est notre ouverture ou notre fermeture face aux enseignements de notre existence qui font que l’on invite chez soi la possibilité d’être heureux ou qu’on la rejette, en se complaisant dans le rôle de la victime. Cela veut dire enfin que le bonheur est un état de conscience qui se crée. Il n’y a pas à attendre qu’il vienne à nous. Il y a, au contraire, à apprendre à… « tourner sa clé de contact » en nous. Et tout cela s’opère, d’abord, par un acte de volonté. Son approche reste, par conséquent, différente pour chacun, tout comme son point de naissance, d’éclosion et de perception.

 

Et la merveille, vois-tu, c’est que le bonheur demeure à élaborer sans cesse. Il ne peut pas se prolonger dans l’immobilité. Il n’a alors rien à voir avec le calice d’une fleur tellement ouvert qu’il suggérerait déjà son flétrissement ! Sois-en certain, le bonheur véritable peut plutôt se comparer à une fleur en constant déploiement de ses pétales et qui vivrait toujours dans son printemps. En fait, il s’agit d’une approche de l’apprivoisement de l’âme à l’éternel Présent…



 

The Outer Limits-v30

 

 

 

- L’éternel Présent… Ca, c’est un grand mot, non ? Une grand idée, de celles qui font sourire ou qui font un peu peur…

 

- C’est vrai mais, encore une fois, parce que l’on ne se donne pas la peine d’y réfléchir. Tu l’as déjà dit toi-même, le temps est une dimension dont l’un des aspects est d’être lié à l’attitude psychologique. En général, sur Terre, on se ferme l’accès à la perception du bonheur, ne serait-ce que parce que l’on se projette constamment vers le futur. Personne ou presque ne se donne la chance de dilater l’instant présent dans son cœur et d’y goûter, c’est-à-dire de le laisser parler dans ce qu’il a à nous apprendre. Vous êtes sans cesse absorbés dans une course à un « autre chose » qui ne vient jamais parce qu’il ressemble à la ligne d’horizon. Certes, le présent peut être douloureux et l’espoir placé en un lendemain meilleur peut servir, fort heureusement, de bouée de sauvetage au milieu d’une mer parfois déchaînée. Pourtant, cela ne contredit en rien ce que je te propose. Il y a toujours un espace en soi, dans le moment présent, qui peut nous permettre de plonger aux racines de ce qui fait germer le bonheur. C’est un apprentissage qu’on décide un jour avec soi-même. Dans un premier temps, il est question de mieux maîtriser ses colères, ses révoltes, ses angoisses, de visiter ensuite les abords de la sérénité puis, enfin, d’appréhender une nouvelle définition du bonheur.

 

- Tu cherches à me dire que celui-ci résulte d’un état de non dualité et de non-rébellion par rapport à ce qu’on peut appeler le courant de Vie… ce fameux courant ou champ d’énergie qui sait ce qu’Il veut et pourquoi.

 

- Ce n’est pas si mal défini… L’ampleur de notre bonheur sera toujours proportionnelle à celle de notre sagesse.

 

- Alors là, je t’arrête encore car voilà justement un de ses mots fourre-tout qui semble, de nos jours, si désuet et déconnecté du quotidien qu’il provoque souvent des réflexions ironiques. Tout le monde rêve de la sagesse, mais personne ne sait ce que cela veut dire…

  


 

The Outer Limits-v31


 

 

Ton monde est-il exclusivement peuplé par des sages ? Là aussi, je m’entendrais dire : « Comme cela doit être ennuyeux ! »

 

- Bien ennuyeux ! Oui… surtout si vous persistez à imaginer les sages comme des yogis ou des moines passant leur vie dans l’austérité et assis en lotus au fond de quelque cellule ! Il y a vraiment des schémas à désincruster de votre inconscient collectif, ne crois-tu pas ? Tant de choses à dépoussiérer ! Sagesse et bonheur poussent sur le même arbre ! On les emploie toujours au singulier alors qu’ils offrent de si nombreux visages…

 

Quelques hommes développeront, certes, une forme de sagesse dans le silence d’un cloître, cependant que d’autres en goûteront une d’une saveur bien différente sur le pont d’un bateau, les yeux caressant la crête des vagues. Il y aurait mille exemples à te citer ! Quant à nous, notre sagesse consiste à identifier les lois universelles afin de mieux nous fondre dans leur rythme. Elle consiste aussi à parfaire ces lois. Oui, cela peut paraître étonnant de songer à parfaire la Création. Pourtant, cela répond à une logique profonde, car n’oublie pas que l’univers lui-même n’est pas fixe, mais susceptible de croissance. Il ne peut, d’ailleurs, s’empêcher de croître, faute de quoi il imploserait. Cela, c’est une de nos découvertes fondamentales.

 

Oui, la nécessité de participer à l’expansion et au perfectionnement de la force de Vie dans tous ses aspects est le moteur fondamental de notre joie. Cette vision alimente notre propre élan vital. La Création est vraiment une œuvre collective, une œuvre d’artistes et d’amoureux. Le jour où vous comprendrez que c’est votre rapport de cœur avec la Puissance de Vie qui façonne la structure de l’Univers, vous sortirez de l’ornière dans laquelle vous vous êtes enfoncés.

 

 

Notre divinisabilité

 

Et lorsque je dis rapport de cœur, vois-tu, je te rappelle l’existence de ce potentiel capable de modifier à l’infini la structure moléculaire de tout ce qui est. Mais, de toute évidence, pour pénétrer au centre de cette dynamique, il faut reprendre conscience de soi, de sa force, de sa noblesse fondamentale. Il faut se savoir divinisable. C’est cela, d’abord, qui nous caractérise par rapport à vous. Le laid et le médiocre ne font plus partie des « carburants » qui nous font avancer. C’est le résultat d’un choix pour lequel nous avons définitivement opté.

 

- Dois-je alors considérer que ta société a atteint la perfection ?

 

- Ca, c’est la question que je voulais que tu me poses !

 

- Parce qu’elle recentre tout… Parce qu’encore une fois, tu nous perdais de vue en tant qu’êtres humains ! Le parfait c’est le fini, c’est l’immobile. C’est donc l’ennui et, en d’autres termes… le germe du déclin.

 

Ce regard sur le monde fait aussi partie de notre sagesse savoir qu’il y a toujours mieux et plus grand à espérer. Admettre que l’on n’est jamais « arrivé ». Non, ne t’imagine surtout pas que notre société soit sans difficultés. Simplement, celles-ci sont situées sur un autre barreau de l’échelle de Vie et je ne les évoque pas pour la seule raison qu’elles ne correspondent guère à des concepts que vous pourriez clairement saisir.

 


Les atteintes du squelette

 


- Allons, de quoi pourrions-nous parler, aujourd’hui ? reprend la voix.

 

- Est-ce toi qui me poses la question ? J’aurais cru que tu avais tout un éventail de réflexions à me soumettre, comme d’habitude ! Tu as tout de même le privilège de percevoir les choses avec un peu plus d’altitude que moi.

 

- Ce n’est pas pour autant que je perçois le moindre battement de cœur des terriens ! Ce n’est pas pour cela non plus que je décrypte tous les méandres de leurs questionnements. Alors, il faut que tu m’aides. J’ai des clés, mais propose-moi au moins une serrure ! Chaque jour, tu côtoies les interrogations, les soifs, souvent les peurs de tes semblables. Implicitement ne te chargent-ils pas de me – de nous – demander quelque chose de fondamental ?

 

- C’est la souffrance, je crois, qui est le dénominateur commun à la plupart de ceux que je rencontre ou que je ne fais que croiser. Oh, pas forcément une souffrance bien révélée, bien consciente et qui crie ouvertement sa présence, mais une souffrance tout de même, très profonde. Elle ressemble au constat d’une impasse, d’un idéal qui se cherche désespérément, qui s’effrite ou qui, trop souvent, n’est plus…

 

- Ou qui n’a jamais été…



 

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- C’est cela. Et face à un tel désarroi, doublé de lassitude, j’en viens souvent à me dire que la plupart des beaux enseignements font figure de coques vides. Ce sont des semences stériles ou qui germent si peu ! Je rencontre une multitude de personnes qui portent leur existence comme un tricot à l’envers. Exactement comme si elles étaient encodées pour ne pas s’aimer et, par répercussion, ne pas aimer la vie… jusqu’à se complaire de façon malsaine dans cet état. Tout ressort brisé, rien ne semble pouvoir les atteindre dans leur impasse. L’espoir même est étranger à leur vocabulaire. C’est là où je m’interroge sur le sens de ce que nous faisons, sur ta présence et celle des tiens, par exemple. Que peuvent des mots face à l’urgence ? Le plus bel enseignement me fait parfois penser à un squelette…

 

- Mais oui, c’est un squelette, tu vois juste ! Il faut toujours commencer par là… Le squelette n’est-il pas la structure de tout ce qui est appelé à tenir debout ? Pourquoi crois-tu qu’il y ait aujourd’hui, sur Terre, une telle recrudescence de cancers des os ou même d’ostéoporose ? On a beau essayer de trouver toutes sortes de raisons biologiques ou médicales, la véritable cause de cet état de fait tient à autre chose. C’est la perte du sens de sa propre existence, la lassitude, la sensation de l’inutilité, aussi, qui génèrent cela. En résumé, c’est l’impression d’avoir fait le tour de la vie, de ne plus avoir de grande joie à en espérer ou quelque chose à y créer qui prive le tronc et les branches de leur sève. Ne crois pas que cela ait quelque chose à voir avec la beauté et la force d’une âme. Non, cela traduit sa fatigue et sa déception. Alors, vois-tu, même si quelques mots, quelques pages, quelques livres ou quelques paroles lancées à tous vents ne font que dessiner un squelette, c’est déjà très beau ! Un squelette suggère toujours des lignes de force selon lesquelles l’élan vital va se déployer. Est-ce cela que tu appelles mort ou désespoir ? Moi, j’y vois une base cohérente, une structure organisée.

 

Cependant, tu as cent fois raison lorsque tu parles d’encodage. Vous vous êtes globalement laissés encoder – et vous vous encodez aussi mutuellement – par le champ de force du non-amour. Dès lors, tout devient fardeau, défaite, fatalité… Et vous portez votre vie comme un vêtement à l’envers, tu l’as parfaitement exprimé.

 

Mais réfléchis bien, enfiler un vêtement sur son envers cela peut, quand même, servir à quelque chose… On en laisse apparaître l’étiquette avec sa marque de fabrique et la composition du tissu. Autrement dit, par analogie, lorsque l’on vient à expérimenter cette facette de la vie qui consiste à la porter et à la subir, d’une étrange façon, il y a forcément des choses que l’on dénude. L’étiquette, tu l’as compris, c’est notre essence, notre origine, notre âme… et c’est cette dernière que l’on met en évidence. C’est elle que l’on est enfin obligé de laisser parler !

 

Il y a des enfants avec lesquels il faut nécessairement s’adresser en douceur si l’on veut espérer les aider. Il en existe d’autres, cependant, face auxquels il est préférable, de toute évidence, d’emprunter une voie de plus grande fermeté. Eh bien, la population terrestre est globalement semblable à ces derniers… En parfaite pédagogue, l’intelligence de Vie impose sa fermeté là où il y en a besoin. Parce qu’elle voit loin, parce qu’elle ne simule pas l’amour, mais aime vraiment.

 

Elle ne punit jamais mais laisse simplement se brûler un instant ceux dont l’âme ne s’est pas encore assez rassasiée de la souffrance, de ses fausses pistes et de ses impasses.

 

Ainsi, porter sa vie à l’envers, c’est une autre façon d’apprendre à vivre, un moyen, peut-être douloureux mais radical, de détricoter notre cotte de mailles de mensonges.

 

- Et crois-tu que l’on puisse vraiment retricoter quelque chose d’autre à la place ? Chacun peut comprendre le sens de ta théorie mais, si l’espoir demeure absent…

 

- D’abord, ce n’est pas une théorie, ensuite il n’y a rien à retricoter parce que la présence du Vivant ne cesse jamais, malgré les apparences, d’être au fond de chacun. On apprend seulement à accoucher d’elle, c’est-à-dire à mettre à jour, selon notre rythme, notre source d’espoir, notre créativité et finalement notre puissance de construction. C’est justement pour aider à cela, vois-tu, qu’aujourd’hui, à nouveau, nous entrons dans votre temps.

 


Mille et une formes d’intelligence

 


- Lorsque tu dis « mon peuple », est-ce seulement par opposition à celui de la Terre, ou veux-tu sous-entendre qu’il y en a d’autres, dans l’espace, qui n’adoptent pas le même comportement que le tien ?

 

La voix se met à rire au fond de moi avec des accents qui sont, cette fois encore, presque ceux d’un enfant. Pour peu, elle me donnerait l’envie de refermer mon cahier et de rire avec elle ou de bavarder, sans but, juste pour le plaisir de vivre.

 

- Je me demandais bien pourquoi tu ne me l’avais pas encore posée, celle-là !

 

- Sans doute parce que je la trouvais de second ordre…

 

- De second ordre ? Pour qui ? Rien n’est de second ordre à partir de l’instant où cela déchire des voiles. Trop de choses ont été occultées ! Et puis, d’abord, réfléchis… Ouvrir une lucarne de plus sur l’immensité de l’univers, c’est en même temps ouvrir une grande fenêtre à l’intérieur de soi. A force de ne pas dire les choses, de les cacher, on finit par les contraindre à s’échapper de façon appauvrie et déformée. Alors oui, abordons vraiment la question…



 

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Lorsque je te parle de mon peuple, ce n’est pas seulement par rapport au tien. C’est pour marquer la différence avec d’autres aussi qui ont appris à voyager d’un monde à l’autre, mais sans être toutefois habités par la même compréhension de la Vie.

 

- Tu veux dire que ceux-là n’ont pas du tout le même idéal que le vôtre.

 

- Attends…. Pourquoi parles-tu d’idéal ? Ce qui nous anime n’a rien à voir avec un idéal ! Un idéal, c’est une vision philosophique. C’est une idée pour un temps, un aliment pour une mentalité dont on voudrait faire la référence absolue. Nous avançons dans la métamorphose, nous nous sentons gouttes d’eau dans le courant de la Vie. Nous observons les principes de ce courant, nous les éprouvons au-dedans de notre être et cherchons à les accompagner dans leur mouvement. Alors, il ne s’agit pas d’un idéal mais bien d’une recherche de fusion. Et, crois-moi, il y a là bien plus qu’une subtilité de langage !

 

Enfin, oui, pour reprendre ta question, il existe tout à fait d’autres peuples qui fonctionnent différemment du mien et qui vous rendent visite, au point de brouiller les cartes par rapport à tout ce dont nous avons déjà discuté. Certains d’entre eux sont neutres et observent avec une curiosité d’anthropologue les bizarreries comportementales qui fleurissent plus que jamais aujourd’hui sur Terre. D’autres observent aussi, mais interviennent en fonction de leurs intérêts à court ou moyen terme. Vous devez essayer de comprendre qu’il y a mille et une formes possibles d’intelligence et autant de visions de l’ordre des choses. Ces dernières sont dictées, la plupart du temps, par l’intérêt de ceux qui les éprouvent.

 

Un animal, par exemple, développe une intelligence différente de la tienne. Pas moindre, mais différente, basée sur d’autres priorités, d’autres rapports avec l’univers. Un non-terrestre manifestera, de la même façon, une intelligence autre que celle d’un terrestre. Pourtant, il ne sera pas nécessairement plus avancé en conscience par le simple fait d’avoir maîtrisé l’espace et acquis une forme de technologie encore inconcevable dans ton monde. N’est-ce pas simple à comprendre ? Ainsi, vois-tu, lorsque je dis « mon peuple », je ne pense pas « ceux de ma planète ». C’est ma façon d’évoquer aussi tous ceux de notre univers que nous avons pu rejoindre et qui s’unissent à nous dans nos efforts afin que s’expanse l’élan de Vie… donc l’Amour.

 


Une lutte d’influence

 


- Tu me confirmes, en fait, qu’il existe bien une… Fraternité galactique… exactement comme dans certains scénarios de science-fiction !

 

- Disons plutôt une Alliance, basée sur le respect du développement de la conscience au sein des grandes lois universelles. Le terme de Fraternité est trop orienté, à mon sens. Il ne rend pas compte de l’extrême diversité, parfois, des planètes qui se sont unies et conjuguent aujourd’hui leurs efforts vers la Terre.

 

- Est-ce que tu veux dire que la Terre est le seul monde qui mérite une telle convergence de regards et d’intérêts ?



 

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- Pas du tout, mais elle est présentement la seule dans ce… quartier de la galaxie, si tu me permets l’expression. Elle est extraordinairement belle ! C’est aussi une sorte de jardin d’acclimatation pour des espèces variées qui connaissent des problèmes de croissance. Elle attire les curieux, fait des envieux, donne des idées et lance un continuel appel à l’aide auquel nous nous efforçons de répondre avec le discernement dont nous sommes capables. Pour nous, il est certain que la Terre représente un enjeu. En dehors de ce que sa population y apprend et qui concerne chacun de vous sur le plan individuel, ta planète est le théâtre d’une… lutte d’influences. L’expression ne me paraît pas trop forte.

 

- C’est la première fois, me semble-t-il, que tu utilises le mot « lutte ». Ne me dis pas qu’il existe une sorte de guerre des étoiles entre bons et mauvais qui se disputeraient la Terre !

 

- Ca, c’est la vision de certains humains ouverts à notre réalité, mais en fait, et fort heureusement, c’est d’autre chose dont il s’agit. Qu’il y ait diverses tendances, diverses sensibilités qui manifestent un intérêt pour ce monde, c’est indéniable. Pourtant, il serait vraiment puéril de les classer en bons et en mauvais. Il y a seulement différents niveaux de prise de conscience, donc autant de regards et de motivations. Ceux que vous pourriez qualifier de mauvais ne sont jamais que des êtres qui voient avant tout leur intérêt du moment, leur équilibre, leur pouvoir et même aussi leur survie. Ils sont… ce qu’un certain nombre de terrestre sont actuellement et seraient aussi, à plus forte raison, s’ils parvenaient à poser le pied sur une autre planète. Les notions de bien et de mal sont extrêmement relatives, vois-tu. Qui veut faire le mal pour le mal ? Personne, hormis quelques déséquilibrés ! Ce qui, pour la majorité, représente le mal signifie au contraire, pour certains, le normal, le juste, le bien… parce que leur bien. Mais, il faut reconnaître que la plupart de tes semblables, sur Terre, en sont encore à se préoccuper davantage de leur bien que du bien. C’est là tout le problème.

 

Dans notre action parmi vous, nous avons à composer avec tous ceux qui oeuvrent uniquement pour leur seul profit, qu’ils soient de ta planète ou extérieurs à elle.

 

Alors, oui, j’ai utilisé le mot « lutte ». Pas dans le sens de lutte armée, bien sûr, mais dans l’idée de confrontation de deux niveaux de conscience différents, de leur rencontre et de leur positionnement respectif.




 

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- Quoi qu’il en soit et dans la situation où nous nous trouvons en ce moment, ce sont plutôt apparemment des forces de nature très égotiques, des forces de tassement qui sont les mieux placées dans cette lutte d’influences.

 

- Tu fais bien de dire « apparemment », car la vie nous a appris qu’il était bon de laisser s’essouffler d’elles-mêmes certaines tendances au lieu de se rebeller contre elles. Nous sommes des êtres de confiance, comprends-tu… Beaucoup plus vigilants et agissants qu’il ne paraît.

 

Alors, la meilleure façon de vous aider vous-mêmes et de nous aider dans ce rôle de « superviseurs » que nous avons endossé, c’est de vous engager, vous aussi, dans une confiance active. Incarnez donc, chaque jour, tous les aspects de la force de justesse et de beauté qui vous habitent ! Prenez la ferme décision de ne pas naviguer parmi les récifs d’une dualité simpliste ! C’est ainsi que le seuil étroit de la mutation sera franchi. Vois-tu, il est très facile de revêtir soi-même un manteau d’obscurité dès qu’on lève ouvertement le poing contre ce qui, à notre sens, se montre dépourvu de lumière.

 

Je te le dis, que sais-tu, que savez-vous des détours que l’Amour et la justesse acceptent de prendre pour arriver à destination ?

 

Sans doute bien peu, en effet ! C’est la réponse évidente qui me traverse tandis que mon regard se détourne de l’intérieur de mon être.


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Orphée - dans Mystères et Paranormal
26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 15:09

 

Le nom de Dieu

A-t-on besoin de croire en un dieu ou en une ineffable Lumière pour grandir et semer le bonheur autour de soi ? J’ai vu tant d’adeptes de toutes les fois affaiblir leurs propres « troupes » par des affirmations couleur guimauve et des attitudes inconsidérées ! Tellement peu crédibles et si ennuyeux… Tant et si bien que j’ai souvent eu envie de m’exclamer que, décidément, je n’étais pas croyant mais que je vivais sans limite et que c’était sans doute mieux ainsi !

  

 

Genese

 

 

 

 

- Dieu ? Rassure-toi… Moi non plus je ne sais pas qui il est ! D’ailleurs aucun de mes semblables ne le sait. Et cela ne devrait pas te surprendre… Je t’ai suffisamment dit de prendre garde aux mots ! Un nom ne définit rien. Il évoque des contours, projette une ombre, nous faisant souvent oublier qu’une ombre… cela se déplace. Alors Dieu, vois-tu… !

 

Cette fois, je ne l’ai pas sentie venir. La voix a explosé au-dedans de moi comme pour mieux mériter ce qualificatif de « Présence » que je lui donne respectueusement. Avec elle, mon bavardage cesse.

 

- Ecoute-moi bien… Dans tous les univers où la conscience parvient à une certaine forme de maturité, la notion de Dieu, au sens où elle est communément admise sur Terre, est considérée comme absurde et ne correspond à rien d’autre qu’à quelque chose de puéril et de primaire. Dans ces espaces et ces mondes-là, chacun comprend fort bien que Dieu n’est pas une personne, mais une Force, un Champ de Conscience totale qui a la particularité de s’expanser continuellement et aussi de grandir à travers notre propre croissance. Pour mes semblables, le nom de Dieu tente simplement de définir un élan d’Amour inqualifiable. Ce nom esquisse la réalité d’une Puissance incernable qui ne privilégie pas l’humain sur les autres règnes… Une Puissance qui s’exprime analogiquement et en permanence dans tous les domaines que l’onde de Sa conscience génère, imbibe et maintient… c’est-à-dire Tout ! Et, contrairement à ce que l’on croit, tout cela n’est pas sérieux, vois-tu ! C’est joyeux… même si mon vocabulaire demande une petite gymnastique d’abstraction.

 

Alors, chez moi, Dieu a cessé depuis longtemps de revêtir le masque d’un sage barbu ou d’être assimilé à un doigt justicier répondant à une morale humaine. Il se laisse, au contraire, approcher doucement comme la Supraconscience aimante et agissante au moteur de laquelle nous contribuons constamment. Oh non, Dieu, si tu tiens à cette appellation, ne punit jamais ni ne récompense ! Pourquoi ne pas se débarrasser d’un tel schéma vieillot et ridicule ? Dieu représente pour nous cet équilibre de justesse et d’harmonie qui fait que toute forme de vie s’autorégule et grandit en se rapprochant sans cesse de la Source qui l’a générée et à laquelle elle participe par sa seule présence.

 

Ainsi, l’idée de résurrection et le sens profond de la Pâque prennent-ils une autre dimension… Ils rejoignent la notion de mariage, de fusion ou encore de retrouvailles avec cette Force d’Amour primordiale qui ne nous avait jamais abandonnés, mais que nous avions oubliée.

 

- Donc, le problème, c’est bien l’oubli !

 

- L’oubli… dans l’illusion du Temps ! Le problème, ou plutôt sa solution, réside dans le dépassement de ce paradoxe. En réalité, cela revient à dire que tout, absolument tout, est définitivement indissociable de ce fabuleux champ d’hyperconscience que l’on appelle Force Divine. Il n’y a aucun aspect facultatif à sa Présence au cœur du plus petit atome de tout ce qui est. Une telle Présence est un état de fait qui n’a même pas besoin que tu crois ou non en elle. Chaque être, chaque élément de l’Univers, fût-il infime, peut dès lors se concevoir comme une parcelle noble de la Divinité, laquelle a accepté l’aventure de se perdre et de s’oublier dans sa propre Création… et cela afin de pousser cette dernière toujours plus loin.

 

Oui, c’est ainsi… Alors, écris bien que le vieillard barbu que les hommes ont fait à leur image, c’est-à-dire qui pense à la façon d’un terrestre, qui préfère tel peuple à tel autre et dicte ses lois une fois pour toutes comme on rédigerait les règlements d’une classe, fait exploser de rire le Peuple des étoiles !

 


Les religions

 


- Si vous avez cette attitude par rapport à la notion de Dieu, ce qui me paraît on ne peut plus logique, j’imagine que vous ne vous conformez à aucune religion…

 

- Tu vois juste. Simple question de cohérence ! Finalement, qu’est-ce qu’une religion sinon un credo, assorti d’un code de vie et d’un ensemble de rites destinés à donner une espérance, un idéal et un support moral à tout un peuple ? A l’image de la méditation, la religion n’a rien d’un but en soi. Elle peut se comparer à une échelle ou à un sentier qui serpente plus ou moins et on se doit de la respecter comme telle.

 

Mais écoute-moi bien… Dès que l’on s’aperçoit très clairement que l’on porte, en fait, le tracé de ce sentier en soi ou que les barreaux de l’échelle sont dessinés depuis toujours sur l’écran de notre cœur, alors tout prend un autre relief, une autre couleur, une autre valeur. On a envie de respirer comme autant de pères ou de mères sur lesquels on a eu besoin de s’appuyer temporairement pour se trouver soi-même. Si je puis m’autoriser à te parler d’une façon très directe, peut-être même choquante, je te dirai que nous voyons les religions terrestres comme autant de pis-allers jusqu’à présent inévitables et vraisemblablement nécessaires.

 

 
 

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Ce que je t’affirme là ne cherche pas à flétrir la grandeur des maîtres de sagesse qui les ont inspirées. Ceux-ci sont sans nul doute des êtres-racine de par les principes qu’ils ont incarnés. Cependant, ils ne sont aucunement les bâtisseurs des religions qui portent leur nom. Les credo, les concepts figés, les rites, les obligations et les interdits qui ont surgi après eux sont des inventions humaines, des petits points de repères réclamés par vos personnalités et vos appétits.

 

A d’innombrables reprises, depuis des millions d’années, nous avons tenté de vous faire prendre du recul face à ce schéma mais, à chaque fois, le même phénomène s’est reproduit : le rejet presque immédiat de concevoir un horizon illimité et l’empressement à construire des murailles afin de circonscrire le possible déploiement des pensées… puis de la conscience.

 

Devant, ces réflexes bien terrestres, je peux t’avouer qu’il est arrivé à mon peuple d’éprouver quelque lassitude. Oui… Ces mots te semblent étranges dans ma bouche, n’est-ce pas ?

 

- A vrai dire, on imagine mal la déception ou le découragement chez des êtres tels que vous…

 

- Pourquoi donc ? Nous ne sommes guère, je te le rappelle, d’une essence différente de la vôtre. Dès lors, pourquoi les questionnements et les déconvenues ne seraient-ils pas aussi notre lot ? Ce qui nous rend différents, c’est simplement l’altitude avec laquelle nous avons appris à voler en nous-même et donc, par extension, au-dessus de la trame des phénomènes. Nous avons connu, nous aussi, les méandres de votre pensée collective et en avons expérimenté les voies de garage et les impasses. Nous ne nous y sommes seulement pas autant attardés et c’est ce qui crée l’écart que tu constates. Cependant, cela ne signifie pas pour autant que nous soyons des êtres qui déclinent le « je suis » sans interrogations, ni fissures. Nous sommes, avant tout, des cœurs sans cesse prêts à aimer davantage et ouverts à d’autres métamorphoses. Chassez donc de vos esprits toute idée d’une race de semi-robots sans émotions ni possibles défaillances dès que vous pensez aux… non-terrestres !

 

Puisque nous en étions à parler de religions, je ne t’apprendrai sans doute rien en te disant que mon peuple a favorisé l’implantation de certaines d’entre elles sur Terre à des périodes où elles étaient, de toute évidence, les seules béquilles concevables pour une humanité qui se cherchait trop. Mais hélas, il y a très souvent un terrible fossé entre un idéal que l’on implante et la réalité qui le supplante. C’est pourquoi les religions, à de rares exceptions près, sont devenues rapidement des structures dirigées par des humains confortablement installés sur leur pouvoir. Ainsi, se sont-elles changées, par ricochet, en des machines complexes qui verrouillent et conditionnent les consciences au lieu de les propulser vers de vastes horizons.

 

Sans doute trouvera-t-on mes propos bien incisifs, mais je n’en chercherai pas d’autres car il est temps de s’affranchir enfin de toute tutelle morale ou de toute forme de dirigisme spirituel. Je te le dis sans acrimonie, la plupart de vos responsables religieux ont toujours été et sont d’abord des dirigeants, c’est-à-dire des chefs de hiérarchies qui mènent une politique rigide afin d’assurer la continuité et la cohésion de leurs dogmes. Voudraient-ils changer l’ordre de ce fonctionnement qu’ils ne le pourraient pas, ils sont eux-mêmes pris au piège des organisations, maintenant tentaculaires, au moyen desquelles tous les besoins de pouvoir personnel de leur entourage cherchent à assouvir.

 


Créer une batterie psychique

 


- Ne vois-tu pas ces comportements comme une sorte de fatalité, puisque tu parles de vos efforts répétés et sans cesse déçus ? Pourra-t-on un jour casser un tel mécanisme de fonctionnement erroné ? Et puis… si vous réapparaissez aujourd’hui avec force, est-ce parce qu’il vous semble que les données sont différentes ?

 

- Elles sont en effet différentes parce que, malgré tout, la population terrestre vieillit… Je veux dire mûrit en compréhension, même si cela ne semble pas évident à première vue.

 



 

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Notre espoir repose sur cette partie de votre monde qui a accès à un maximum de données, car c’est au sein de l’information que se situe l’une des solutions au problème tel qu’il se présente actuellement.

 

Crois-tu que toutes les conditions requises à une ouverture du champ de conscience puissent surgir au cœur des peuples dont la première préoccupation est la survie quotidienne ? C’est la population de la Terre globalement appelée occidentale qui porte la responsabilité de ce qui se passera dans les années à venir. C’est elle qui détient incontestablement le code d’ouverture des portes menant à une vision différente des choses.

 

Les Occidentaux dont tu fais partie, ou plutôt ceux qui ont accès à la culture occidentale, n’ont pas d’excuse aujourd’hui pour ne pas repenser leur vie. Leurs besoins élémentaires sont plus que satisfaits et ils peuvent puiser facilement dans un gigantesque réservoir d’informations. C’est sur eux que nous comptons donc. Sur la « batterie psychique » qu’ils représentent. Mais pour cela, il faut abattre le mur de la rétention des données édifié par quelques maîtres-censeurs de l’information. Une bonne partie de ta société serait prête à basculer vers une compréhension plus large et plus aimante des choses de la Vie. Il lui manque seulement quelques impulsions capitales contre lesquelles lutte une certaine conspiration du silence… Une conspiration orchestrée par une minorité d’appétits égoïstes qui conditionne et asservit la cheville ouvrière indispensable que représentent les médias.

 


Le principe de séparation

 


- Lorsque tu dis « conspiration du silence », est-ce ta façon d’évoquer ces fameuses « Forces de l’Ombre » dont on parle dans certains milieux ?

 

- Ecoute… Gomme aussi cette expression-là de ton vocabulaire. Non pas parce qu’elle est injustifiée, mais parce qu’elle ensemence la pensée d’une façon beaucoup trop dualiste. Je préférerais que tu dises « Forces de séparation ». Cela me semblerait plus juste et rendrait compte, avec davantage de précision, du grand mécanisme universel qui ne fonctionne pas, lui, que sur le principe du rapprochement. C’est la lumière qui invente l’ombre… Il ne faut pas l’oublier ! Cette Force que vous appelez Dieu est définitivement la créatrice de cette possibilité que nous avons tous de dire non à l’union. As-tu déjà réalisé que c’est la manifestation du Un qui génère celle du Deux ? C’est pourtant enfantin. L’unité contient en elle-même toutes les potentialités de la multiplicité. Le principe de séparation, vois-tu, fait partie du Jeu.

 

 

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- On peut facilement accepter cela sur le plan des idées mais, quotidiennement, avoue que c’est un peu désespérant ! Comment ne pas devenir fataliste si la séparation nous guette invariablement au détour du chemin ? Je n’ai pas l’impression que ce soit avec de pareilles constatations que le récit de notre discussion sera constructif.

 

- Je m’attendais tout à fait à une telle réplique ! Mais tu fais bien… Nous bavardons entre amis et il faut vider les vieux tiroirs à objections ou à arrières-pensées !

 

- Alors qu’as-tu à me répondre ?

 

- Qu’effectivement, il y a toutes les raisons de devenir fataliste si on considère la Vie comme un travail du genre combat. Le concept naïf du « Bon Dieu » implique d’emblée celui du « Mauvais Dieu », ce qui revient à dire qu’il y aurait deux dieux de force égale qui se renverraient éternellement la balle. On tourne en rond avec ce regard partiel qui s’en tient au mouvement du balancier. Le tout reste à savoir qui tient justement le pendule, qui l’a conçu ! Et pour répondre à la question, il n’existe pas d’autre solution que d’aller voir au-delà de la pensée, derrière les concepts du Un et du Deux, dans cet espace entre les faits et les idées, là où prend sa source le Jeu, là où ta supraconscience émerge. En d’autres termes, se prendre au jeu de l’existence, c’est tomber dans le piège du labeur et de la lutte duelle, alors que rejoindre le Joueur au cœur de la Vie, c’est participer à l’essence du bonheur.

 

- Si je comprends bien, lui dis-je en décrispant mon front, la pensée qui anime ton peuple repose sur l’attitude qui consiste à ne pas se concevoir comme étant en équilibre instable sur un fil tendu entre le bien et le mal, ou encore à ne pas se voir suspendu à une sorte de pendule qui oscille.

 

- Je t’arrête tout de suite… Il ne s’agit aucunement de ne pas se concevoir ou de ne pas se voir, car tout cela reste de l’ordre des concepts. Il s’agit de savoir, de comprendre que rien de cela n’est consistant, que nous ne sommes ni le support du Jeu, ni ses pièces, pas même les mains qui vont déplacer celles-ci mais, tout à la fois, le concepteur du Jeu, le Jeu, ses pièces et ses acteurs. Dès lors, dis-moi comment il pourrait y avoir en nous un perdant et un gagnant ! Et je te l’ai déjà dit, ce n’est pas une philosophie qui donne son équilibre au monde d’où je viens, mais une volonté de rapprochement avec l’immensité de ce qui peut se deviner derrière l’apparence d’une philosophie.

 

- Et l’amour dans tout cela ? Tu l’évoques encore si peu…

 

- A dessein. Parce qu’il faut en parler autrement, parce qu’il est devenu une sorte d’ingrédient mal défini dont on saupoudre toutes les soupes… L’amour, bien sûr, restera à jamais le ciment du Tout. Il est volonté.

 

- Comment cela ?

 

- Oui… Il est décision, résolution d’inviter le Concepteur du Jeu en soi ou encore d’aller Le rejoindre, ce qui revient au même car, en vérité, il n’y a ni dedans, ni dehors, ni haut, ni bas.

 

- Je te disais bien que cela donnait le vertige ! Nous voilà suspendus au milieu de rien !

 

- Ou au milieu de tout, au milieu du Tout… donc un peu plus près du Souffle créateur. Ce n’est pas si mal, non ?

 


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ne société masculine

 


La nuit qui vient de s’achever n’a pas été ordinaire. Il s’en faut de beaucoup. Une fois de plus, je me suis retrouvé dans un espace qui n’était pas celui de ma chambre, une sorte de sphère de lumière au sein de laquelle je marchais lentement. Une fois de plus ainsi, j’ignorais comment j’étais arrivé là et vers où je me dirigeais. Evidemment, on va me dire : « Tu rêvais !… » Mais chacun sait ce que c’est qu’un rêve et j’ai tout de suite vu qu’il s’agissait d’autre chose et que ma conscience avait bel et bien été happé par un autre canal de vie. J’ai donc avancé un peu au cœur de la lumière et je m’y sentais si merveilleusement bien que je ne doutai pas un instant que j’allais rejoindre quelque chose d’extrêmement familier. C’est alors que devant moi est apparue, dans la blancheur, une silhouette humaine. La même que deux semaines auparavant.

 

Aussitôt, je me suis dit, comme par réflexe : « Elle va s’estomper… Je vais me retrouver dans mon lit et ce sera difficile. » Mais non, rien de tout cela n’est arrivé. J’ai même remarqué que la silhouette marchait vers moi. Bientôt, nous nous sommes trouvés à une très faible distance l’un de l’autre et c’est à cet instant que j’ai eu une incroyable surprise… Je devrais même dire un choc.

 


 

 

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L’être qui se tenait là n’était pas un homme ainsi que je me l’étais imaginé, mais une femme ! Une grande femme au corps très svelte et dont le sourire évoqua aussitôt en moi une image très bouddhique. Je crois bien que mes pensées se sont alors suspendues, car il y avait dans sa présence quelque chose d’énigmatique, de déconcertant tout autant que de rassurant. Je peux dire que, pendant quelques instants, j’ai connu là une véritable paix.

 

Aucune émotion en mon âme… Non. Je me laissais seulement bercer par l’extraordinaire certitude d’être au centre de moi-même et dans une réalité plus concrète que celle de mon quotidien.

 

La femme qui se tenait toujours à quelques pas de moi était jeune, mais assurément pas de cette jeunesse à laquelle nous sommes tous habitués. Elle était différente, tant et si bien qu’en rédigeant ces lignes, je serais plutôt tenté de dire qu’elle ne devait pas avoir d’âge, c’est-à-dire que le temps, tel que nous le connaissons, ne pouvait pas assurer de prise sur elle et qu’elle était donc, peut-être, en réalité, très vieille. J’ai juste eu la possibilité de remarquer le contour parfait de ses traits, le flot ondulé de ses cheveux mi-longs et la clarté de son regard… puis ce fut tout ! Comme si quelque volonté avait actionné un interrupteur en mon centre, je me suis retrouvé à nouveau dans mon lit. Cette fois-ci, je n’y étais plus assis, mais les yeux grands ouverts ainsi qu’en plein jour.

 

Alors, ce matin, j’attends. J’attends une explication. J’attends quelque chose de plus, non pas pour me soulager de mes questions, car je porte encore en moi la paix de cette nuit, mais pour mieux véhiculer toute cette charge d’informations que la vie précipite à travers ma compréhension.

 

- Tu as été surpris, n’est-ce pas ?

 

- A vrai dire, je ne m’attendais pas…

 

- A ce que ce soit une femme qui te parle ?




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- Oui, je le reconnais… Nous vivons dans un monde qui induit tant de réflexes que l’on n’a plus même conscience de ceux-ci ! Evidemment, ce matin en t’entendant à nouveau, je perçois bien tous les accents féminins de ta voix. J’ignore comment je ne les ai pas identifiés tout de suite, alors que maintenant cela me paraît évident.

 

- Non, ce n’était pas si évident que cela. Dans le monde d’où je viens, la différence entre les sexes est réellement moins marquée que dans le tien. Elle existe, bien entendu, mais nous la considérons comme tout à fait secondaire car les deux sceaux complémentaires de la Vie s’impriment en tout être de façon équilibrée. Nous avons intégré le fait que chacun de nous est à la fois homme et femme dans son essence première et que c’est seulement la personnalité incarnée qui opte pour un sexe en fonction de ce qu’elle fixe comme but. Cela ouvre des horizons merveilleux et, lorsque tout cela est bien intégré, cette prise de conscience ne crée aucune ambiguïté ou ambivalence. Je suis bien une femme et non un hermaphrodite !

 

Néanmoins… permets-moi de te dire que ton réflexe de m’associer d’emblée à une présence masculine est révélateur de l’orientation de ton monde.

 

- Je l’avoue, oui… C’est comme si on n’accordait la faculté d’être messager ou instructeur – car tu en es bien un, même si tu t’en défends – qu’aux seuls hommes. Evidemment et heureusement, il existe quelques grandes figures féminines, mais en proportions…

 



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- Et à quoi cela est-il dû, à ton avis ? Y aurait-il moins d’âmes féminines ayant accès à une forme de réalisation intérieure ? C’est à moi de te poser la question, cette fois-ci !

 

- Je me suis toujours dit que c’était relatif aux cycles qui ponctuent l’histoire de l’humanité. Sur Terre, il est clair que nous avons la mémoire courte, mais il me semble qu’il y a forcément eu des périodes de notre évolution durant lesquelles la sensibilité féminine prédominait et remplissait plus officiellement que maintenant la fonction d’éveilleuse. Je peux bien concevoir pourtant que ce n’est qu’un aspect de la question.

 

- En réalité, la pensée, disons… de polarité masculine, qui domine aussi chez certaines femmes, induit par nature un comportement « invasif », ce qui présente des avantages et des inconvénients.

 

- J’imagine que les avantages se manifestent par un côté constructif, entreprenant et structurant.

 

- Oui. Quant aux inconvénients, on peut les résumer par une tendance systématique à étouffer tout ce qui ne lui ressemble pas, tout ce qui ne s’aligne pas sur le modèle décrété juste. Ainsi, y-a-t-il eu beaucoup plus de femmes qu’on ne croit qui, dans les millénaires passés, ont atteint une véritable maîtrise. Les projecteurs de la société masculine se sont seulement refusés à les éclairer. Elles ont ainsi été étouffées, privées de toute possibilité de reconnaissance publique.

 

- Ce que tu confirmes là à de quoi entretenir l’éternel conflit des sexes !

 

- Pas du tout. Je te parle de « société masculine », pas des hommes par opposition aux femmes. Nombre de femmes trouvent d’ailleurs leur juste place dans une telle société, au point de l’entretenir férocement. C’est moins une question de spécificité physique que de polarité dans la sensibilité et c’est précisément une telle notion de polarité qui fait preuve d’un bel équilibre dans le monde d’où je viens.

 


Bonheur et rapports de forces

 


- Je brûle d’envie de te poser une question en rapport avec une remarque que j’ai souvent relevée. Dès que quelqu’un se met à évoquer la possibilité d’un monde où l’harmonie présiderait au niveau des rapports hommes-femmes, on entend fréquemment : « Heureusement que c’est utopique, car un tel monde serait très ennuyeux. » On dit en quelque sorte, et nous l’avons déjà évoqué : « L’équilibre ne raconte rien, le bonheur n’a pas d’histoire et, par chance, cela n’existe pas ailleurs que dans les rêveries. » Comment vois-tu cela, toi qui, justement, m’assures vivre dans une telle société ?




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- Oh, la réponse est simple et c’est toujours la même ! On se bâtit sans cesse les remparts et les impossibilités que l’on veut bien. Si on a l’âme et le cœur semblables à une forteresse, comment pourrait-on penser la vie autrement qu’en rapports de force ? Dans un contexte comme celui-là, chacun est perpétuellement en train de fourbir ses armes et de s’en servir. C’est, dès lors, la seule façon que l’on a de trouver un sens à sa vie. La lutte et les souffrances qui en résultent deviennent les uniques moteurs de l’existence. Il s’agit d’un mécanisme infernal dont on remonte sans cesse le ressort par un réflexe ancestral et puéril qui fait que tout ce qui ne lui ressemble pas est systématiquement considéré comme irréalisable. Voilà pour l’utopie !

 

Quant au bonheur qui n’a rien à raconter, c’est encore une vieille notion terrestre difficile à déraciner et qui traduit, à elle seule, tout le malaise de ta société. Dis-moi pourquoi l’absence de conflit serait-elle perçue, de façon plus ou moins avouée, comme source de monotonie et même d’ennui ?

 

- Sans doute, j’imagine, parce que l’équilibre, l’harmonie et donc le bonheur sont assimilés à une plaine sur laquelle rien ne se passe, alors que les rapports de forces évoquent plutôt des montagnes à gravir où des océans à traverser, en résumé quelque chose de stimulant qui attire, même s’il fait peiner.



 

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- Toi qui sais aujourd’hui à quoi je ressemble… Dis-moi. Ai-je l’air morose ? Ai-je le regard d’un être qui s’ennuie et qui flotte à la surface d’un lac sans ride ?

 

En entendant une telle question, je sens un sourire se glisser au coin de mes lèvres. La réponse est évidemment non… Non, le type de bonheur qui habite mon interlocutrice évoque sans conteste l’inverse de l’uniformité d’une mécanique trop bien huilée. Ce bonheur-là, son bonheur, illustre sans doute le secret, celui que nous cherchons tous.

 

- Mais pourquoi toujours parler de secret ? Il n’y en as pas ! Il n’est question que d’incompréhensions, c’est-à-dire de visions erronées de l’ordre naturel des choses. Aucune force ne s’est plue intentionnellement et arbitrairement à dissimuler certaines vérités aux humains que vous êtes. C’est vous qui faites, en toute liberté, l’expérience d’une impasse. Vous vous comportez comme des mouches capables de se heurter, parfois pendant des heures, contre la vitre d’une fenêtre, à la recherche de l’air et d’une plus grande lumière. Changez de direction ! C’est tout…

 

 

.../...
 

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Orphée - dans Mystères et Paranormal
26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 11:57

Le stade du vertige

 


- Puis-je te parler de vertige ? Je ne sais si tu perçois à quel point tout ce que tu me dis et me fais aussi vivre, par la même occasion, a de quoi donner le vertige à la quasi-totalité de mes semblables. Ta présence, les mots que tu emploies et ce que tu suggères de ton monde sont empreints d’une telle hauteur et d’un tel idéal que tout cela est nécessairement baigné d’une aura d’inaccessibilité qui peut inquiéter et même faire peur.

 

- Nous le savons bien. D’où l’intérêt de te parler à bâtons rompus ainsi que j’ai entrepris de le faire. Pourtant, il ne faut pas se leurrer. Quel que soit le degré de proximité que nous puissions donner à ce dialogue, son existence et son déroulement sont conçus pour créer ou élargir une brèche de plus dans la conscience humaine. Le stade du vertige se montre donc inévitable. Lorsque l’on agrandit une demeure, on sait très bien que, pendant un certain temps, on va devoir vivre parmi les gravas, les matériaux nouveaux, les échafaudages et aussi les ouvriers dont la présence nous dérangera sans doute dans nos habitudes. C’est le prix de l’expansion ! C’est l’inconfort qui préside toujours à l’apparition d’un mieux-être. Est-ce trop cher payer ? Est-ce trop perturbant ? Alors, il ne faut pas que l’humanité terrestre se plaigne des maux qui sont les siens. Il n’est pas cohérent non plus que ta société traîne ostensiblement son mal de vivre comme un vieux havresac, si elle n’a pas l’audace de risquer le vertige.


 

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Le déséquilibre a une fonction enseignante, ne l’oublie pas ! Nous aussi, rassure-toi, il nous arrive encore de la connaître cette zone de trouble dans laquelle les repères usuels s’estompent. Fort heureusement d’ailleurs, car elle est le signe de notre capacité de renouvellement, donc d’émerveillement. La pétrification, la fixité et, globalement, tout réflexe d’immobilisme sont synonymes d’une stagnation que l’on ne trouve pas même au sein de ce que vous appelez la mort. Combien de tes contemporains sont plus morts que la mort pour ne pas oser vraiment courir le risque de vivre !

 

- Si je comprends bien, ne puis-je m’empêcher de commenter, c’est la raison pour laquelle les anges, ou ceux qui tentent de s’en rapprocher, sont toujours des êtres… zélés !

 

- C’est tout à fait cela ! Les ailes de la conscience ou le zèle de la confiance ne poussent qu’avec le goût de l’aventure !

 

- Pourquoi ne dis-tu pas « les ailes de la pensée » ?

 

- Parce que la pensée, au risque de te choquer, demeure un sous-produit de la conscience… La pensée est une manifestation intermédiaire de la Vie qui cherche à incarner quelque chose. Elle représente un outil, un instrument, mais elle n’illumine pas, car elle n’est ni la Source, ni le but. Elle change de forme ou de fonctionnement selon les nécessités et ne sera jamais qu’une sorte de langage, une courroie de transmission inventée par la Source originelle. La pensée génère un savoir, tandis que la Connaissance intuitive, fruit de la pure Conscience, exprime l’essence même de la Vie.

 

- Mais tout cela reste bien compliqué !

 

- Parce qu’on ne se donne pas la peine d’y réfléchir… Parce que l’on conçoit mieux passer du temps à jongler avec un programme informatique que de se pencher sur ce qui nous fait vivre ou, au contraire, nous asphyxie.

 

Peux-tu me dire s’il existe, sur Terre, une Ecole qui a à son programme un cours de bonheur ? Non, on apprend à penser, c’est-à-dire à tricoter des théories avec des idées pour former d’autres idées et cela à l’infini. On s’en tien là ! Jamais on n’évoque l’art d’être heureux, c’est-à-dire l’art de se rejoindre soi-même sans poser de limite à notre propre potentiel d’illumination.

 

- Peut-être parce que l’on trouve cela ennuyeux ! Il est courant d’affirmer que les gens heureux n’ont pas d’histoire…

 

- C’est pour cette raison que nous prenons à nouveau la parole aujourd’hui. Le bonheur peut, en effet, paraître ennuyeux si on l’enferme dans un code de pensée, si on le boucle à double tour dans une prison dogmatique. Le bonheur, c’est un autre mot pour l’Amour. Ainsi, dis-moi, comment peut-on aimer ce qui suggère un enclos, avec des barbelés d’obligations et d’interdits ?

 


Tuer les émotions ?

 


(…) Ma poitrine tout entière s’est mise à déborder d’une joie invraisemblable… Je continuais à regarder l’être, ou du moins ses contours, et aucun autre mot ne me venait que : « Merci, merci… ». Je crois que j’ai alors reçu comme l’onde d’un extraordinaire sourire, son effluve peut-être, car mes yeux ne captaient que l’ensemble d’une forme muette.

 

Soudain, j’ai été pris d’un violent soubresaut, puis d’une vertigineuse sensation de chute… J’étais assis sur mon lit, les membres quelque peu tremblants et le cœur battant à tout rompre. Impression de beaucoup trop… ou de trop peu, je ne sais. Pourtant, quel puissant sentiment de manque ou de frustration, ce matin, en retrouvant ma plume et mon cahier. Pourquoi me suggérer une main tendue et puis me l’ôter presque aussitôt ?



 

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- Holà, mon ami d’en haut ! M’entends-tu ?

 

Dehors, le ciel est blanc. Aussi blanc que cette page qui attend encore les mots dont j’espère le déferlement en moi.

 

- Holà, m’entends-tu ?

 

- Fais donc un peu de silence ! Ne comprends-tu pas qu’il n’y a justement pas assez d’espace blanc en toi, ce matin ? Tu te parles, tu te racontes… Comment voudrais-tu qu’il y ait assez de place pour nous ? Regarde l’émotion qui est venue s’abattre sur toi, telle une vague et son écume ! Je ne te dis pas de la chasser… Au contraire, vis-la, laisse-la accomplir son travail. C’était beau ? Alors laisse-toi envelopper par cette présence du beau, savoure-la, accorde-lui de se développer jusqu’à satiété. Ne joue pas à vouloir ressembler à ces sages pour lesquels il est de bon ton de ne rien laisser paraître. Vis ce que tu as à éprouver. Après, tu écouteras !

 

La voix se retire de moi, comme happée par l’arrière… et la ronde des minutes commence. Je prends une inspiration et j’essaie de savourer… tendrement… jusqu’à ce que progressivement monte en moi la perception d’une possible imposture.

 

Comment donc ? A en croire certains, il faudrait tuer ses émotions ? Il y a peu de jour encore, j’ai lu précisément cette expression au hasard des pages d’une revue, leitmotiv de tout un courant de pensée. Tuer nos émotions ! En cet instant, cela me paraît insensé et illusoire. Et pourquoi pas tuer notre ego ? Cela aussi je l’ai entendu maintes fois. Dépasser, aller au-delà, oui ! Eviter de se laisser mener par notre personnalité inférieure et son cortège d’émotions dévastatrices, d’accord ! Mais alors, disons plutôt les maîtriser et les sublimer… car tuer sera toujours tuer. Ce sera toujours nourrir ce même réflexe dualiste qui crée de toutes pièces l’ennemi absolu par le simple fait de le désigner. Et il ne me semble pas qu’il y ait d’ennemi absolu dans une vie. Des adversaires à démasquer, sans doute, mais surtout des occasions de se rencontrer soi-même.

 


Un esprit ?

 


- Et si nous reprenions la discussion là où nous l’avons laissée ? déclare soudain la voix en émergeant au-dedans de moi. Je crois que tu m’as déjà demandé si je pouvais me définir comme un « esprit ». Laisse-moi te dire que je trouve ta question plutôt étrange et même drôle ! Bien sûr que je suis un esprit ! De la même façon que toi et tous ceux qui te liront ! Nous sommes tous bien plus esprits que corps ! Les uns et les autres, ce que nous voyons ou ce que nous donnons à voir de nous, n’est rien d’autre que la projection, l’objectivation de la conscience que nous sommes, son hologramme, si tu préfères. Voilà donc encore un mot, vois-tu, qui est peu clair et qui génère finalement plus de confusion et d’idées fausses qu’il n’explique de choses.

 

 

 

 

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- Mais tu sais bien ce que je voulais dire exactement…

 

- Oui, et c’est pour cela que je m’en amuse ! Il faut absolument détricoter toute une façon de penser qui permet aux notions erronées ou vieillies de se multiplier les unes par les autres. Non… ceux qui parlent d’esprits pour définir des êtres désincarnés, devraient bien plutôt parler d’âmes en tant que personnalités-actrices sur un autre canal de vie. L’esprit, c’est vraiment autre chose ! Appelons-le, si tu le veux, supra-conscience. D’ailleurs, si on pousse un peu la réflexion, le mot « désincarné » ne répond pas non plus à une réalité fixe. L’esprit, c’est un principe situé au-delà de l’âme. Un principe qui fait qu’un être demeure lui-même et qu’il prend corps dans un monde, puis dans un autre, tout en revêtant à chaque fois un vêtement approprié, une apparence.

 

- Tu m’approuves donc si j’utilise les expressions la chair de l’âme ou le corps de la conscience ?

 

- Tout à fait. En ne perdant jamais de vue qu’il s’agit d’expressions qui ont aussi leurs limitations ! Elles évoquent des analogies bien plus que des réalités absolues. Ce qu’il y a de plus intéressant en elles, c’est leur aspect poétique car, vois-tu, la poésie est l’art du mariage des essences. En suggérant l’impalpable, elle fait voyager au-delà des contours de la pensée statique.

 

C’est donc tout ce que j’ai à te dire pour « esprit ». Tu as vu à quel point ta question était sans grand fondement !

 

Je te déclarerai, en définitive, que je représente une communauté de non-terrestres. Ainsi, cela résumera l’essentiel, tout en englobant de nombreux aspects de ma réalité. Et maintenant que je me suis identifié, permets-moi de te demander, à mon tour, qui tu es.

 

Je dois avouer que la question de mon interlocuteur me laisse un instant perplexe, car j’imagine que ce n’est pas ma fiche signalétique d’individu vivant sur Terre et dans tel pays qui l’intéresse.



 

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- Note bien qu’il serait intéressant de poser la même question à tous ceux de ta planète, ajoute-t-il sans me laisser le temps de faire le point en rassemblant mes idées. En fait, le problème de l’identité représente sans doute la difficulté majeure que rencontre ce monde aujourd’hui. Personne ne parvient à dire au juste qui il est et à quoi sert sa vie. On peut bien déclarer : « Je suis maçon, médecin, professeur ou commerçant », en affirmant cela on n’a rien dit du tout. On a nommé notre rôle, mais on n’a certainement pas parlé de qui on est. Et le côté douloureux de la question, c’est que l’immense majorité de tes semblables sont incapables d’y répondre, ni même de la formuler, d’ailleurs.

 

- Je suis bien de ton avis, mais qui, actuellement, a le courage ou le loisir de philosopher ?

 

- Voilà justement une réflexion symptomatique d’un état d’engourdissement qui justifierait à lui seul notre intervention sur Terre. Qui te parle de philosopher ? Est-ce manier des idées pour une jouissance intellectuelle que de tenter de savoir qui on est et ce que signifie notre vie ?

 

Je vais te confier un secret. Depuis des millions d’années que notre civilisation observe les mondes et entre en contact avec d’autres civilisations, elle a toujours remarqué ceci : dès qu’un être ou un peuple commence à pouvoir décliner son identité réelle, dès qu’il se rapproche de son origine et trouve, par conséquent, un sens à sa présence dans le Vivant, il perd toute volonté de domination sur autrui. Il oublie tout réflexe propre à créer des rapports de force et tout besoin maladif de conflit. Et surtout, étrangement, il oublie sa peur de vivre.

 

Voilà donc pourquoi cette question : « Qui es-tu ? », est au cœur de ce que mes semblables et moi pouvons, en vérité, apporter à ton monde… si celui-ci veut toutefois s’ouvrir à une volonté de bonheur.

 

Nous ne sommes aucunement des philosophes, du moins pas au sens où vous entendez généralement la philosophie. Nous sommes, au contraire, des êtres pratiques et si nous avons aujourd’hui réalisé ce que nous sommes, c’est parce que nous avons accepté de désamorcer très concrètement les difficultés à leur base. Nous n’avons plus voulu nous raconter d’histoires. Face aux obstacles, nous nous sommes posé de vraies questions pour y trouver de vraies réponses. Cela continue encore et ce n’est ni une démarche spirituelle, ni un acte de foi religieux, ni une attitude scientifique. C’est juste une inébranlable volonté de Vie… Car la Vie est bonheur et émerveillement. Car la Vie ignore le profane et le sacré. Elle est la Vie, belle et indivisible et c’est tout !

 


L’idée de Dieu

 


- Tu emploies le mot Vie de la même façon que certains utiliseraient l’expression « Force divine ». Y a-t-il une notion qui corresponde à l’idée de Dieu dans le monde où tu vis ?

 

- Chaque chose en son temps… Nous parlions d’identité… Ne contourne pas la question !

 

- A franchement parler et compte-tenu de tout ce que tu viens de me faire remarquer, il me paraît bien difficile d’exprimer qui je suis. Par contre, il serait plus évident de tenter de dire ce que je ne suis pas. Je ne suis pas le rôle que la Vie m’a assigné…

 

- … Que tu t’es assigné dans la vie. Sois précis… Continue donc !

 

 


 

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- Je ne crois pas être mes pensées, non plus. Il y a une idée de continuité, une permanence dans ce que je suis que les pensées ne peuvent pas traduire. D’autant qu’il n’y a rien de plus instable qu’une pensée. Mes pensées sont davantage un reflet de ce que je suis, à un moment donné…

 

- Réponds-moi clairement : te caches-tu derrière elles ou sont-elles au contraire ton révélateur ?

 

- Je serais évidemment tenté de dire qu’elles me révèlent… mais j’imagine qu’il y a un piège dans ta question !

 

Au centre de mon crâne, la voix part aussitôt dans un superbe éclat de rire et j’avoue que, n’était l’effort de réflexion qui m’est demandé, je l’aurais déjà imitée car j’ai l’impression d’être devenu un élève qui a entrepris une joute oratoire avec son professeur.

 

- Mais détends-toi donc ! Ose rire ! Pourquoi te cramponner à la notion de travail ? Le but de tout cela, c’est de réaliser le plaisir de vivre, c’est la joie ! La Vie ignore le travail, elle s’amuse ! Toutes vos souffrances naissent de l’oubli chronique de ce principe de base.

 

- Alors, fais-je avec le sourire aux lèvres et en essayant de ne pas éparpiller mes idées, puisqu’il y a donc un piège, il serait plus juste de dire que je me cache, que nous nous cachons tous, derrière nos pensées. C’est cela, n’est-ce pas ?

 


Un espace entre les pensées

 


- C’est plus juste, en effet. Les pensées façonnent… non pas l’être, mais l’individu, c’est-à-dire la personnalité, avec ses multiples strates qui sont autant d’apparences. Celles-ci peuvent refléter l’âme, se comparer à son miroir, mais elles entretiennent surtout le voile opaque qui sépare l’âme de l’esprit. Elles ne permettent pas la connexion directe avec l’essence de ce que tu es. Jamais ! Elles singent le Principe qui vit en toi. Elles sont le langage qui fait que l’on se prend au sérieux !

 

- Alors, c’est simple, arrêtons de penser !

 

- Le pourrais-tu ? Prétends-tu pouvoir te passer d’outil ? Ne rejette pas l’instrument. Apprends seulement à ne plus renverser les rôles. Je veux dire : décide de ne plus être l’instrument des pensées envahissantes qui te traversent et auxquelles tu finis tôt ou tard par t’identifier. Je veux dire aussi : dépasse l’outil, prends-le pour ce qu’il est et va voir au-delà, car c’est là que te trouves.




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Au-dessus de ma tête, sur la verrière, les gouttes d’une petite pluie fine et froide distillent soudain leur clapotis. Il n’en faut pas plus pour que mes oreilles se détournent du dedans de mon être et que je reprenne conscience de ma pesanteur. Tout est là d’ailleurs, au même moment, pour me ravir à la Présence : le crissement des pneus d’une voiture sur l’asphalte mouillé, en bas, dans la rue, le cri enfin d’une de ces premières mouettes qui s’éloignent… Oh, comme il est facile de s’échapper à soi-même ! Qu’est-ce qui est donc le plus vivant, ou le plus vrai en moi ?

 

- Ecoute, reprend la voix qui vient me chercher avec fermeté, écoute… Ce que nous sommes et qui nous sommes peut se laisser entrevoir entre nos pensées, dans cet espace éminemment sacré, totalement vierge et vivant de silence auquel nous n’accordons que rarement d’attention. Tourner la clé dans la serrure ne signifie pas arrêter de penser, mais dilater l’espace qui existe au beau milieu de tous les éléments qui nous traversent et dont on a le réflexe de se parer. Ainsi, tu es véritablement… ce que tu étouffes présentement entre tes pensées.

 

- En fait, tu es en train de me dire qu’il faut méditer. J’en accepte volontiers l’idée, mais ce n’est pas mon opinion à ce sujet qui compte, en l’occurrence. La voie de la méditation me paraît trop austère ou trop chargée de colorations diverses pour que l’on puisse la proposer avec succès à tout un chacun. Je n’ai jamais eu la sensation que le dialogue que tu me proposes ait pour but de conforter ceux qui font un travail sur eux-mêmes dans leur conviction de former une élite. A mon avis, un certain nombre de ceux qui se mettent en marge de la société pour passer quotidiennement d’interminables heures en méditation dissimulent bien souvent un indéfectible sentiment de supériorité derrière un semblant d’humilité.

 

- Aussi, n’est-ce pas de cela dont il est question. Nous savons très bien que le seul terme de méditation fait souvent hausser les épaules et même déguerpir des foules entières. Dans ta société, l’idée de méditer suggère un non-enracinement et une marginalisation toute faite d’austérité susceptibles de fabriquer, avant tout, de doux utopistes.

 

Et quand il arrive que l’on admire ceux qui méditent, on se dit que ce n’est pas pour soi, que l’on voudrait bien mais que l’on n’en a guère le temps…

 


Les deux méditations

 


Soudain me vient une question et celle-ci jaillit tellement vite hors de moi que j’ai la certitude de ravir la parole à mon interlocuteur.

 

- Et dans le monde d’où tu viens, est-ce que l’on médite ?

 

- Plus guère, ou presque pas ! Du moins pas dans le sens où on l’entend sur Terre. Notre observation des mondes nous a fait constater qu’il existe globalement deux façons de méditer. On pourrait dire qu’il y a la méditation-outil et la méditation-état d’esprit. L’une n’excluant pas l’autre. Comprends que lorsque je te dis : « Nul ne médite dans le monde dont je suis issu », cela signifie en fait : « Nul n’y pratique la méditation-outil, la méditation technique. »

 

Mes semblables et moi-même accordons plutôt à chacune de nos actions une valeur sacrée… car les actes, tout comme les attitudes, sont aussi des langages, des parcelles de ce vocabulaire avec lequel la Vie s’écrit. Leur accorder une fonction sacrée, c’est finalement laisser s’exprimer l’espace silencieux ou encore cette non-action qui réside en eux.

 

- Tu veux me dire qu’il peut y avoir de la non-action au sein même de l’action ?




 

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- Oui. Dans l’action juste, c’est-à-dire dans ce que nous appelons l’action sacrée. Evidemment, cela demande une explication… Le sacré, pour nous, n’est pas le religieux. Le sacré représente ce qui se coule dans le sens de la Vie, ce qui se rapproche le plus possible de l’essence de celle-ci. Par la non-action dans l’action, nous touchons tout simplement à la suppression des rapports de force, à l’annihilation totale de l’idée de combat. Depuis longtemps, nous avons intimement pris conscience que la Présence du Vivant en nous et à travers nous sait exactement où Elle va et ce qu’Elle veut. La non-action, dans le sens où nous l’entendons, c’est enfin le non-réflexe de guerre et le regard de non-dualité.

 

J’imagine qu’il t’est déjà arrivé de voir pratiquer l’art oriental du Taï-Chï… Eh bien, nous vivons selon ce mode de souplesse et d’élégance, sans qu’il nous soit nécessaire de pratiquer physiquement une telle discipline. Le rapport que nous entretenons aux êtres et aux choses devient ainsi naturellement fluide. Cela ne signifie pas que nous ne rencontrions aucun obstacle sur notre route, mais que nous glissons subtilement sur leurs apparentes parois. Disons que nous nous faufilons justement dans les fameux espaces de silence et de vide qui les constituent. Nous laissons les pensées qui en représentent la base se raconter elles-mêmes et nous livrer ainsi le cœur de leur enseignement.

 

- Vous affirmez donc, vous aussi, que tout est enseignement.

 

- Déclarer cela n’est pas nouveau, j’en conviens volontiers… Mais vivre selon ce regard, c’est autre chose et c’est surtout totalement révolutionnaire dans cette société qui est la tienne ! Un tel mode de vie, dans lequel nous voyons un art à part entière, prend la valeur et la force d’une méditation permanente. Il ne peut ni se concevoir, ni s’épanouir en dehors d’un rapport d’amour avec nous-même et avec tout ce qui se présente sur notre chemin.

 

Cela n’exclut pas, bien sûr, la méditation-méthode ou encore outil technique, si l’être se sent attiré par elle ou si son état présent la requiert, mais cela offre l’immense mérite d’en éviter les pièges et de s’ouvrir à tous.

 

Vois-tu, nous voulons dé-marginaliser l’extraordinaire réalité de la Présence subtile en chacun. Nous sommes là pour semer des graines de bonheur et pour vous suggérer aussi, dans ce sens-là, l’auto-ensemencement. Loin de nous l’intention de dessiner les paramètres d’une nouvelle foi !

 

- Tu as évoqué rapidement les pièges de la méditation en tant que technique…

 

- Le piège consiste d’abord à confondre le moyen avec le but. Méditer n’a jamais été une finalité en soi. Ce n’est rien de plus qu’empoigner un ciseau de sculpteur, puis un marteau et façonner un bloc de pierre pour libérer la forme parfaite qui attendait déjà dans celui-ci. On peut aisément oublier la Vie à force de l’observer et de la disséquer.

 

Le dessèchement de vos racines au cœur même de votre monde résulte d’un tel piège. Lorsque vous y tombez, vous oubliez l’aspect transcendant des beautés qui vous entourent.

 

Enfin, il existe un dernier piège à la méditation : la fuite face à vos responsabilités d’acteur. Car méditer, ne le nions pas, cela peut être aussi, pour certains, s’acheter une bonne conscience devant un amour-offrande que l’on est parfois incapable de faire naître au quotidien.

  

 

Le Vivant

 


- Je dois reconnaître que je suis émerveillé par ton approche de ce que tu appelles très sobrement le « Vivant » et qui me semble résumer à la perfection ce Principe de Vie qui imbibe tout, sans aucune limite.

 

 

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- Ne t’y trompe pourtant pas, ce mot n’est jamais lui-même qu’une caricature. Un mot ne représente rien d’autre que la coquille d’un concept qui évolue sans cesse. Si on s’y attache outre mesure, on en fait notre prison et on se montre alors incapable de se faufiler entre les barreaux du vocabulaire, puis au beau milieu de ces espaces de silence dont je te parlais tantôt. En exagérant à peine, on pourrait dire qu’il y a autant de lexiques que d’êtres pensants, dès l’instant où ceux-ci placent le Vivant à l’extérieur d’eux-mêmes. C’est là toute l’histoire de la Tour de Babel. Chacun s’enferme dans son petit monde et rétrécit l’univers aux étroitesses de l’individu. C’est l’expérimentation de ce qui porte véritablement le nom de « mort ».

 

- En suivant ton raisonnement, nous sommes tous, ou peu s’en faut, présentement « morts » sur Terre !

 

- J’hésitais un peu à te le dire, tout au moins de façon aussi abrupte, mais puisque tu me devances… ! La mort, c’est tout ce que vous supposez être définitif. La mort, c’est le credo des limitations que vous récitez chaque matin, sans le savoir, en vous levant. La mort, c’est vouloir définir la Vie, c’est se croire capable d’exprimer l’Inexprimable.

 

- Et la Vie, alors ?

 

- La Vie, cela signifie se savoir appeler à se fondre dans ce même Inexprimable…

 

 

.../...

   

 

 

 

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Orphée - dans Mystères et Paranormal
26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 11:22

Futur immédiat

 


Une étrange révélation pour l’avenir de notre monde

 


Aujourd’hui, un autre matin vient de se lever. De ma table d’écriture, par la fenêtre, j’observe la neige tomber à petits flocons. C’est le troisième jour du printemps et il y a déjà trois semaines que la Présence s’est manifestée à moi. Depuis, cela a été le silence. J’ai vécu celui-ci sans me poser de questions, comme un ferment indispensable et puis voilà que soudain, cela s’est imposé. Je me suis assis devant mon cahier, mon stylo et maintenant, le regard absorbé par cette neige qui tombe, je m’entends dire… « Eh bien, c’est le moment… Si vous le désirez ce sera aujourd’hui, je me sens prêt. »

 

Le souffle d'or

 

 

 

Mais les minutes défilent. On dirait qu’elles se rient de mon attente peut-être un peu trop naïve ou dirigiste… et bientôt, c’est moi qui vient à rire de moi-même et de mon attitude. Je me suis déjà trouvé dans bien des situations peu communes, j’ai déjà écrit bien des choses, mais là… Comment vais-je dire cela ? Que j’ai entendu une voix ? Que je suis allé jusqu’à l’appeler ? Cette affirmation a déjà un goût… terriblement ridicule !

 

- Ridicule ? T’es-tu demandé pourquoi cela a trop souvent une telle saveur ?

 

La Présence vient de surgir au centre de mon crâne, sans que je l’ai seulement devinée s’approchant.

 

- Ridicule… Parce que dans certains milieux, chacun, ou presque, y va de son « petit contact » avec l’intangible !

 

J’ai répondu automatiquement, sans réfléchir, sans bouger, comme si je craignais que le fil ténu de mon étrange téléphone ne se rompe.

 

- Et puis…, m’entends-je aussitôt ajouter, et puis si j’étais de ceux qui ne croient pas à ces choses, je dirais… « Tiens, encore un contacté de plus ! » Et je rirais en haussant les épaules. D’ailleurs… autant que je vous le dise tout de suite, je crois vraiment comprendre ceux qui réagissent de cette façon. Ecoutez… soyons lucides ! Il suffit de parcourir les rues ou de feuilleter les revues. On n’y voit que les annonces sibyllines ou racoleuses de Madame ou Monsieur Untel, gonflé éventuellement de quelque titre pompeux et qui va vous faire entendre en direct les voix du Ciel, faire descendre la chance à vos côtés ou encore vous promettre un retour d’affection. Et je ne parle pas de ce qui s’empile sur les rayons des librairies, chacun y allant de son message exclusif et urgent, mais hélas, si souvent maladroit ! La plupart du temps, l’un copie l’autre et l’autre, en grand messager qu’il dit être, s’écoute parler. Je ne veux pas, ainsi que l’on le dit communément, « cracher dans la soupe », mais il faut avouer que l’on peut admettre les raisons de ceux qui se gaussent de toute une littérature et tournent le dos à un courant de pensée qui se revêt aussi maladroitement des atours de la… spiritualité.

 


Une drôle de spiritualité

 


- Oui… nous te rejoignons ! Ils ont, en vérité, bien raison ceux qui haussent les épaules, car ils ne font jamais que saisir les bâtons que leur tendent les tenants de cette drôle de spiritualité. Leur réaction est non seulement compréhensible, mais logique.

 

Aussi, est-ce en fonction de tout cela que nous ne voulons pas t’emmener sur le chemin de ceux qui, à leurs propres dépends, façonnent de tels bâtons. Cela peut sembler présomptueux… mais pourquoi pas ? Il faut faire peau neuve et c’est ce que nous voudrions entreprendre en ta compagnie. Cependant, il est clair que nous avancerons en terrain meuble, vois parfois totalement miné. Tout d’abord, il faut bien comprendre que nous ne te parlerons pas spiritualité, en tout cas pas avec ces notions ou en ces termes élimés, éculés et jaunis par le temps qui font faire demi-tour sur place à tous ceux qui les rencontrent.

 

La difficulté est là : la plupart des hommes et des femmes ignorent qu’ils sont profondément sensibles à ce que l’on appelle les choses de l’esprit, parce que celles-ci leur ont généralement été présentées sous un jour triste, puéril ou mensonger et aussi, presque inévitablement, dogmatique, donc pétri d’obligations, d’interdits et de censures. Autant dire que ceux et celles qui n’ont pas solidement chevillé en eux-mêmes le désir d’entreprendre une recherche sur qui ils sont et sur le sens de la Vie, ceux-là n’ont encore raison valable et stimulante de s’ouvrir à une dimension autre que celle de leur quotidien.



 

Avènement

 

 

 

 

En des termes différents, disons que les principaux obstacles ou adversaires à une prise de conscience plus large et plus subtile de la Vie sont, hélas trop souvent, les croyants de toutes les religions, les adeptes de toutes les fois et, plus généralement, la majorité de ceux qui se définissent comme spiritualistes. Loin de combler un fossé, ils le creusent et l’élargissent.

 

- Je vous suis bien… mais quel rapport avec vous ? Vous avez sous-entendu ne pas appartenir à cette planète mais à une autre civilisation. Alors, avant de continuer davantage, j’ai besoin de savoir plus précisément où nous allons ensemble et pourquoi c’est vous qui intervenez ainsi.

 

- Nous allons… vers une grande simplification. Nous allons dans une direction qui n’est, ni celle d’une philosophie ennuyeuse, ni celle d’une foi religieuse presque inévitablement dogmatique et donc limitative. Nous allons, en fait… vers cette grande liberté… au sein de laquelle peut commencer à s’exprimer le véritable Souffle de la Vie, avec sa direction, sa signification et aussi, surtout, toute sa beauté. Oui, le sens du Beau, cela veut dire… l’identité de l’Essentiel ! C’est cela que nous voulons aider un peu plus à révéler, à dépoussiérer.

 

Tu veux savoir qui nous sommes, maintenant ? Eh bien, disons que nous ne sommes certainement pas de ceux qui te feront écrire : « La vérité c’est ceci ou cela » ou encore : « Vous devez croire en ceci plutôt qu’en cela ». Nous venons de te le dire, nous sommes des dépoussiéreurs, des raviveurs de mémoire. Et si cette tâche nous revient, c’est juste parce que nous sommes un peu plus âgés que vous. Moins engourdis ou moins ensommeillés, si tu préfères. Nous ne sommes donc pas plus savants ou meilleurs que vous par la grâce de quelque dieu ou de quelque « xième » initiation suprême, mais parce que nous avons marché un peu plus longtemps que vous sur ce fameux sentier de l’évolution dont nous reparlerons, si tu le veux bien.

 

Aussi n’est-il pas question que tu nous évoques comme étant des Maîtres. Il y a des mots qui, s’ils étaient compréhensibles et pratiques à une certaine époque, ont dorénavant davantage de quoi provoquer une indigestion plutôt qu’un élargissement de la conscience. Alors, nous parlerons simplement de rapports d’amitié qui nous unissent…

 

- De fraternité aussi ?

 

- Là encore, soyons prudents avec les mots … ! Les plus nobles d’entre eux, et celui-ci en est un exemple, ont été tellement dénaturés et salis ces dernières décennies ! Bien sûr, il existe un puissant sentiment de fraternité qui nous pousse vers vous mais, de grâce, ne nous appelez même pas, même plus, frères, car c’est encore une fois un enclos, celui d’un cloître, d’une communauté ou d’un groupement sectaire que vous suggéreriez dans les consciences. Qu’il suffise donc d’évoquer un vieux et profond lien d’amitié et d’affection qui nous vaut de vous tendre particulièrement la main aujourd’hui. N’est-ce pas mieux ainsi… ?

 

Et voilà que soudain, sans crier gare, je perçois que la présence de la voix en moi s’estompe. Ai-je modifié quelque chose dans ma façon d’être ? Je m’interroge… Combien de temps faudra-t-il attendre maintenant et comme il me semble encore fragile ce pont lancé entre les mondes ! Un instant d’inattention, une seconde pas assez limpide en mon cœur et il se désagrège, j’en suis certain.

 


L’amour fourre-tout

 


Ce demain que j’ai attendu avec impatience est déjà là… Sans même réfléchir, je viens de laisser ma main glisser vers mon stylo comme si c’était elle, par cet élan, qui pouvait accéder à mon commutateur secret, ou composer le code d’accès. Alors, je me mets à parler au-dedans de mon être. Je crois comprendre qu’il faut oser, étonnamment persuadé d’être entendu.

 

- Hier, vous m’avez dit… « amitié ». Préférez-vous amitié à amour ? Il me semble que je ne vous ai toujours pas entendu prononcer ce mot. Et puis d’abord, êtes-vous là ?

 

- Et toi, es-tu là ? Hier, tu me faisais songer à un carrefour d’interrogations. Tu en suivais dix à la fois. Alors c’est simple, tu as glissé hors de ma présence. Apprends à écouter…

 

Tu disais donc « amour » ! Réfléchis, cela te surprend-il réellement de ne pas encore avoir trouvé trace de ce terme ? Voilà le type même de mot qui est devenu un grand sac fourre-tout à lui seul. Il est tellement commun et pratique qu’il est dévitalisé depuis que chacun l’utilise à sa guise…

  

 

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- Soit, dis-je, surpris de l’intensité avec laquelle notre discussion vient de reprendre. Soit… je crois vous comprendre. Mais alors, quel vocabulaire utiliserons-nous ? Car j’imagine qu’il en sera de même pour le mot lumière.

 

- Evidemment ! Et tu pourrais ajouter les termes d’énergies ou de vibration à la liste. Eux aussi sont tellement galvaudés ! Tu t’en doutes pourtant, notre intention n’est pas de réécrire en ta compagnie un dictionnaire qui, de toutes façons, s’il était accepté, recréerait une sorte de petite élite qui s’imaginerait être plus avancée que les autres. Le schéma peut se répéter à l’infini ! Soyons donc lucides. Nous utiliserons nécessairement les mots qui existent déjà, mais nous voulons attirer ton attention sur le fait que ce sera avec parcimonie, lorsque nous n’en verrons pas d’autres. Et alors, ils seront enchâssés avec précision dans leur contexte.

 

Nous ne sommes aucunement des prêcheurs et nous ne détenons aucun catéchisme. D’ailleurs, il n’y a personne à convertir ! Notre but sera pleinement atteint si nous pouvons susciter un peu d’intelligence vraie, c’est-à-dire d’intelligence du cœur, un peu de bon sens aussi car, cette qualité qui devrait être à la base de toute forme de vie, fait curieusement défaut à une bonne partie de l’espèce humaine.

 

- Justement… Ne pourrions-nous pas commencer par en parler de ce bon sens ? Car ce qui m’arrive en cet instant même, bien que cela me paraisse naturel, serait totalement dénué de bon sens pour la majeure partie de l’humanité… ou tout au moins, pour notre monde occidental.

 

- Tu fais bien de marquer la différence, car la pensée occidentale actuelle étouffe les autres et ne rend pas compte de la sensibilité globale des habitants de cette planète. Elle se montre totalitaire sous des apparences respectueuses et tolérantes. Quant au bon sens, oui, nous pouvons en parler. Il consiste tout simplement à observer ce qui se passe et à ne pas reproduire systématiquement les mêmes erreurs que par le passé. Or, il est claire que le monde où tu vis manifeste une extraordinaire fidélité à ses vieux schémas de fonctionnement. A tel point que, de la place où nous sommes, et si la situation n’était pas aussi préoccupante, nous aurions cent occasions quotidiennes de partir à rire !

 


L’Esprit et les états de la Matière

 


A parler franchement, ton monde s’acharne à reconstruire une autre barrière infranchissable là où il n’y en a une qui vient de tomber ! N’oublie pas que, récemment encore, la Terre était plate et représentait le centre de l’Univers, que le fait de se parler d’un continent à l’autre était nécessairement considéré comme de la sorcellerie. N’oublie pas non plus que le corps humain était supposé ne jamais pouvoir supporter une vitesse supérieure à cent kilomètres/heure, qu’une machine réagissant plus vite et plus précisément que le cerveau humain était pure science-fiction il y a à peine une génération et qu’aujourd’hui, il est franchement inconcevable qu’une vie intelligente puisse exister ailleurs que sur Terre…, ou si loin qu’un contact avec elle ne sera jamais possible !

 

Oui, chacun avec sa propre définition qui sert ses intérêts du moment ! As-tu jamais rencontré qui que ce soit qui prétende ne pas vouloir aimer, ne pas attendre l’amour et ne pas vouloir autre chose que le bien ? S’il existe des discours contraires, ils ne proviennent que d’êtres malades, en rupture d’équilibre, et dont la souffrance les fait s’enfoncer dans un auto-mensonge. Vois-tu, sur cette Terre, il y a presque autant de versions de l’amour qu’il y a d’individus. De la pulsion sexuelle à l’extase mystique, en passant par la simple satisfaction égotique d’un désir, c’est toujours le même terme qui est utilisé ! Alors, l’amour, oui, bien sûr, mais là encore il faudra redéfinir notre palette de couleurs. Nous ne donnerons, ni dans les teintes pastels, ni dans les notions cotonneuses, ni dans le sucré… pour la seule raison que l’Amour, tel que chaque être qui vit le porte secrètement au fond de lui, n’a rien d’un vague idéal ou d’un principe mielleux. 



 

L'Archipel des 7 étoiles

 

 

 

- En effet, ne puis-je m’empêcher d’intervenir, mais là, vous fermez des portes. Vous entamez déjà ce qui, bientôt, ressemblera à un procès de la démarche et de la pensée scientifiques. C’est un vieux débat qui a été mené une quantité de fois par tous ceux qui adhèrent à l’idée que quelque chose d’autre existe au-delà de nos cinq sens. Si vous voulez que nous discutions réellement, je me sens obligé de vous interrompre. C’est une fausse piste…

 

Et de fait, j’interrompis le fil de ce que je viens de recevoir. J’expérimente même un silence qui, pendant quelques minutes me fait me demander si je ne me suis pas montré quelque peu impertinent. Cependant, dans le sillon de ce questionnement, je perçois comme une main qui se pose sur mon épaule gauche. Effet de mon imagination et d’un désir inconscient ? Peut-être… mais c’est ma sensation de l’instant et j’ai pris le parti de la transparence. Toujours est-il qu’une douceur m’envahit et qu’à nouveau la voix resurgit en moi.

 

- C’est parfait, maintenant nous parlons vraiment entre amis… et tu as raison, ce serait une fausse piste, une impasse si nous voulions, nous aussi, emboîter le pas à ce réflexe dualiste qui veut toujours opposer la Science et sa raison à l’Esprit ou encore le quantifiable au subtil. Non, il n’est même pas nécessaire de faire appel à quelque tolérance de bon ton car, vois-tu, le monde d’où nous te parlons en ce moment ne parvient plus à faire la différence entre l’Esprit et la Matière, entre ce que vous appelez le domaine scientifique et les préoccupations de nature métaphysique. Ce n’est pas une sagesse de notre part, mais un état de fait que nous vivons et qui nous vaut d’aller vers vous.

 

- Vous vivez donc dans l’Unité… ?

 

- Nous vivons dans une des manifestations de l’Unité… ou, si tu préfères, sur une belle branche de cet Arbre de Vie qui expérimente amoureusement toutes les directions où la conscience peut s’aventurer à l’infini. La Force de Vie, si on appelle ainsi ce qui habite toute créature, ne s’assoit jamais sur le bord du chemin en déclarant : « Je suis arrivée à bon port ! » Dès qu’elle a une perception d’elle-même, elle découvre son bonheur dans l’élan qui la pousse à vouloir se prolonger, encore et encore !

 


Des êtres de Lumière

 


- Alors, j’aimerais d’abord que vous me parliez de vous, peut-être aussi de ce monde ou de cet endroit d’où vous m’adressez la parole en ce moment même. Comprenez que tout est flou… J’entends une voix, une voix qui me dit ne pas être terrestre, une parole qui veut finalement enseigner sans reconnaître être issu d’un Maître… Vous voulez, et moi je le veux aussi, que l’on vous écoute, mais je sais que pour ceux qui découvriront ces lignes les confusions seront faciles. Etes-vous donc ce que l’on appelle des êtres de lumière, voire des anges, des esprits, ou êtes-vous plus simplement, comme j’ai cru le comprendre, des créatures venues d’une planète différente de la nôtre ?

 

- Ton « plus simplement » est inutile car, en réalité, rien n’est bien complexe. Il suffit seulement de savoir quelle profondeur on donne aux mots et de faire un petit effort pour jongler au-delà des frontières habituelles. Tu dis d’abord : « Etes-vous des êtres de Lumière ? » Mais que veux-tu dire exactement par Lumière ? Ecoute, nous n’entendons pas agir comme des professeurs qui donnent un cours, mais il faut savoir de quoi on parle. Il y a des expressions comme celles que tu viens d’utiliser qui ne veulent plus dire grand chose à force de recouvrir des réalités confuses et extrêmement différentes. Dans ce type d’expression, la Lumière, c’est quoi au juste ? Si on s’en tient à déclarer, comme c’est souvent le cas, que c’est l’Energie ou le Principe de vie immatériel basé sur l’Amour, on a à la fois tout dit et rien exprimé du tout ! Pourquoi ? Parce que la notion d’immatérialité n’a pas vraiment de sens.

 

Réfléchis… Tout est simultanément matériel et immatériel, concret et abstrait, objectif et subjectif. Cela dépend uniquement de notre point d’observation. Ce que dans ton monde on appelle matière n’est jamais qu’un état de celle-ci au sein d’un contexte défini de lois qui ont leur propre cohérence interne et se soutiennent les unes les autres. Cependant, si on est capable d’imaginer qu’il peut exister un autre ou d’autres systèmes de lois cohérentes, on doit être en mesure de concevoir de multiples états ou d’autres types de matière dotés de qualités et de particularités différentes.


 


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- C’est le fameux exemple des canaux de télévision n’est-ce pas ? Le fait de recevoir une émission sur une certaine fréquence n’empêche pas qu’il puisse y avoir simultanément, et qu’il y ait effectivement, sur d’autres canaux, d’autres émissions avec une image peut-être plus ou moins belle, un son stéréophonique ou mono et, pourquoi pas… un relief ou un dégagement de parfum…

 

- C’est exactement cela ! Et pour te rendre l’exemple plus concret, partons de l’hypothèse selon laquelle la population terrestre vit sur le canal 1 d’un téléviseur et qu’elle en perçoit donc l’émission de vie avec une certaine définition d’image en fonction de sa « linéature », donc de la finesse de son tube cathodique classique, de celle de ses cristaux liquides ou de quelqu’autre procédé. Eh bien, trouverais-tu logique et raisonnable que cette population du canal 1 nie l’existence d’un possible canal 2 ou 30 ? Que dirais-tu maintenant si, une fois cette notion acceptée, les acteurs du canal 1 appelaient « êtres de Lumière » les acteurs, metteurs en scène ou éclairagistes des autres canaux d’émission ? C’est aussi simple que cela ! Ainsi peut-on dire que tout est matière ou que tout est subtil selon le point de vue d’où l’on regarde les choses.

 

La grande difficulté consiste finalement à aider chacun à se libérer des conditionnements anciens qui lui font croire qu’il n’existe qu’un seul et unique poste d’observation. Que l’on ne mélange donc pas tout ! Que l’on ne dise plus « être de Lumière » comme l’on dirait « être immatériel » ou « être issu de l’imaginaire ».

 

- Et la Lumière alors ? Comment la voyez-vous à partir de chez vous ?

 

- Comme un état de réalisation de soi, c’est-à-dire de réalisation de la conscience. Comme un état de perfectionnement, de maturation de la Présence de Vie au cœur même de l’être et qui fait que l’on se trouve en accord ou, plus précisément, en résonance avec l’émission du canal 1 ou du canal 30, par exemple. Mais ce qu’il faut bien comprendre aussi c’est que, s’il y a des acteurs qui passent un contrat privilégié avec une chaîne télévisée, cela ne les empêche pas, en fonction des opportunités ou des nécessités, de se manifester sur d’autres chaînes. Ainsi en est-il, analogiquement, de ce que j’appellerai les… acteurs de la Lumière. Ces acteurs ne sont pas nécessairement, comme on le croit presque toujours, extérieurs au canal sur lequel on vit. Le Beau, le Grand, tout ce qui embellit et fait grandir n’est pas, à tout coup, lié à un ailleurs hypothétique et inaccessible.

 

- Vous cherchez finalement à me dire qu’il y a des êtres de Lumière en ce monde où je me trouve ?

 

- Non, nous ne cherchons pas à te le dire, nous te l’affirmons… et ce ne sont pas nécessairement des êtres exceptionnels ou de premier plan. Il suffit qu’ils soient des êtres-sourire, donc… lumineux… et la nature de leur présence se met à embellir la vie comme d’un coup de baguette magique ! Le grand secret… c’est que la Lumière est le constituant, non seulement premier, mais unique de toute forme de vie. Elle est le Matériau, le Souffle à partir duquel tous les autres matériaux et souffles se déclinent. Voilà pourquoi il ne faut pas hésiter à dire que le potentiel de luminosité est commun à tous les acteurs de tous les mondes. Et le plus extraordinaire réside dans le fait que, dès que la prise de conscience en est acquise autrement que dans l’intellect, le sourire et le cœur se mettent à fleurir à tel point que les voies d’accès d’un canal à l’autre se révèlent d’elles-mêmes !

 


La notion du Beau

 


- Cela fait deux ou trois fois que je relève la notion de beauté dans vos paroles. Est-ce si important pour vous ?

 

- Bien plus. C’est capital ! Le Beau est la porte d’accès au Souffle qui nous propulse vers le bonheur. Dès que l’on parle de croissance intérieure, de recherche du sens de la Vie ou de sa propre vie, on se tourne souvent vers une sorte d’ascèse, de mépris de l’habit corporel et de la personnalité. Pour ceux, de ton monde c’est peut-être une étape inévitable, mais c’est un stade aussi dans lequel on se réfugie trop fréquemment pour enfin s’y complaire… Tout se passe singulièrement au cœur de cette recherche comme si, non pas le Beau, mais la fonction du Beau n’était même plus considérée, ou alors était tombée dans l’oubli, comme si, parfois même, il était de bon ton de la mépriser. Mais regarde la Nature, regarde l’Univers ! Tout n’y est-il pas beau par essence ? Le moindre brin d’herbe est une merveille d’architecture ! Qui l’a conçu ? Qui l’a dessiné et qui lui a donné ses teintes ? Un hasard ? Non… le Beau fait partie de l’élan. Il représente l’un des moteurs de la Vie qui part à sa propre quête.

 

 


Master Universe by ANTIFAN REAL 

 

 

 

Alors, si tu le veux, parlons d’acteurs de Lumière pour ce qui est de moi et des miens. Parlons aussi d’acteurs conscients qui cherchent à œuvrer avec beauté.

 

- Pourtant, j’ai envie de vous demander… La notion du Beau est-elle vraiment commune à tous les mondes ? De ce fait, pouvons-nous tous, quel que soit notre canal de provenance parler le même langage ?

 

- … Mais le Beau, c’est d’abord l’harmonie ! me réplique-t-on, alors que j’ai la sensation de ne pas même avoir achevé de poser ma question. Et l’harmonie, c’est la juste et sublime organisation des choses, c’est l’agencement parfait à l’intérieur d’une même forme d’équilibre. C’est, enfin, le mariage ultime de tous les équilibres. Oui, perçu avec cette altitude, le Beau est universel. Il rejoint un sentiment global de plénitude, de justesse et d’accomplissement. L’univers, comprends-tu, fonctionne selon une géométrie, une géométrie se composant d’une infinité de niveaux. Si harmonie et équilibre sont atteints sur un de ces niveaux, alors vient à naître l’une des facettes de la Beauté. Et si harmonie et équilibre sont atteints sur la multitude de ces niveaux, alors c’est vraiment le Beau qui jaillit !

 


La confiance audacieuse

 


Je coche la nouvelle date sur mon calendrier. Il y aura bientôt une semaine que ma conversation avec Ceux d’en haut, ainsi que je m’amuse à les appeler maintenant, a débuté. Je me relis et je m’étonne de la lenteur de mon avance. En vérité, je m’aperçois à quel point ce sont eux aussi qui se sont relus dans leur discours. Ils m’ont fait retoucher des expressions, préciser des notions, s’arrangeant même, parfois, pour que je leur donne mon avis sur la façon dont tel mot pouvait être compris. Je me relis donc et, dans ce mouvement, je suis soudain pris d’une terrible interrogation. Non pas d’un doute quant à la justesse de ce qui je m’efforce de transmettre, mais sur sa provenance. Alors, je laisse la question glisser d’elle-même sur le papier… Qui me prouve que ce n’est pas quelque mystérieux mécanisme de ma conscience profonde, mon sur-être si on veut bien l’appeler ainsi, qui a engagé un semblable dialogue avec moi ? Question poignante s’il en est et qui me pousse à rechercher le silence. Si la source première de ce que j’ai rédigé est bien là, que peut-elle me répondre ?

 

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Le minutes s’égrènent, puis un très léger sifflement se fait entendre dans mon oreille gauche. Il y a comme une onde, une mélodie presque imperceptible qui cherche à me rejoindre. Enfin, voilà le déclic, le fameux interrupteur qui résonné un peu sèchement au centre de mon crâne… La Présence est là.

 

- Elle est magnifique, ta question, me dit-elle. Pourquoi l’aurais-tu contenue plus longtemps ? Si tu ne nous l’avais pas soumise, quelqu’un, tôt ou tard, te l’aurait posée, peut-être ironiquement envoyée en pleine face… Alors, avant de continuer, oui, parlons-en !

 

Tout d’abord, laisse-nous te dire que dans toute démarche intérieure sincère et audacieuse, il y a une forme de confiance qui doit non seulement s’installer, mais présider. Et la confiance, sois-en certain, cela ne signifie, ni l’absence de bon sens ou d’opinion personnelle, ni la naïveté. La confiance cela veut d’abord dire : « Ouvrons-nous à une possibilité, osons un pas vers ce qui est peut-être le vide ou un labyrinthe, mais qui pourrait représenter aussi, au contraire, un superbe tremplin. »

 

Sans la confiance, rien, nulle part, ne s’accomplit car elle est le chemin qu’emprunte obligatoirement toute découverte ou toute véritable création.

 

Quelle preuve allons-nous maintenant te fournir et que tu puisses toi-même concrètement offrir à tous ceux qui s’interrogeront sur l’origine de ton écrit ? Aucune. Parce que, contrairement à ce que l’on croit, la preuve n’est pas la voie. La preuve est donnée par surcroît lorsque la conscience a déjà fait le chemin, c’est-à-dire lorsqu’elle a laissé s’effriter en elle un rempart d’impossibilité. Tu sais ce qui bloque et enchaîne ton monde, ta civilisation ? C’est précisément ce type de rempart. Vous semblez tous très libres au niveau de la pensée, parfaitement aptes à formuler de nouveaux concepts et à faire de prodigieuses découvertes. Pourtant, en vérité, toute cette liberté et ce potentiel ne s’expriment guère qu’à l’intérieur d’un cadre classique régi par les mêmes principes mathématiques d’une certaine vision de la Vie.

 

- Donnez-moi un exemple, car je ne voudrais pas que nous nous avancions parmi des notions trop floues.

 

- Eh bien, considère ceci : ton monde n’admet globalement comme réel que ce qu’il peut toucher du doigt. Nous ne disons même pas « voir », car les artifices de la technologie vous ont enseigné à quel point une image pouvait être à la fois fabriquée de toute pièce et remarquablement manipulée. Il vous faut donc toucher, avoir entre les mains et soumettre à des tests tout ce dont l’origine est douteuse. C’est la matière telle quelle se montre sur Terre qui vous dicte donc sa loi. Si vous en restez là, vous êtes, dès lors, prisonniers de sa définition. Sortir de ce cadre, ce serait prendre conscience qu’il pourrait exister une force – pourquoi pas ? – capable de modifier l’aspect de la matière et surtout les lois qui la régissent. Mais pour s’aventurer dans une telle direction, pour braver les tabous, les scléroses, et aussi le ridicule, il faut la confiance. C’est elle qui est le germe de l’audace, de l’intrépidité.

 

La matière, en fait tout ce qui est tangible, a la propriété de réagir au regard que nous portons sur elle. C’est la nature de nos pensées qui décide de ce qu’elle manifeste face à nous…

 

- Vous voulez me dire que la démarche intérieure, l’itinéraire emprunté, vous soucient davantage que la preuve indubitable et immédiate de certaines réalités ?

 

- C’est exactement cela. Nous avons compris qu’il n’était pas constructif d’ouvrir une porte d’accès d’une immense et somptueuse demeure à quiconque ne se donne pas la peine d’en chercher la clé, c’est-à-dire d’accepter une refonte complète de ses valeurs et de se rendre disponible.

 

- J’admets cette notion de confiance, mais si vous n’êtes qu’un leurre, si tout ce que j’entends présentement ne représente rien d’autre que le jeu d’une partie inconsciente et idéale de mon être, que me vaut toute cette audace ?

 

- Elle vaut pour elle-même ! Elle te rend encore plus explorateur de la Vie, de ta vie et c’est énorme. En admettant que nous ne soyons jamais qu’une partie de toi-même, quel extraordinaire continent cela suggère-t-il déjà !

 

- Dois-je comprendre alors que tout ce qui concerne l’expansion de la conscience, pour reprendre un terme à la mode, est affaire tellement personnelle que toutes les éventuelles forces ou présences extérieures à notre monde tangible et qui pourraient y contribuer ne fourniront jamais de signe probant quant à leur existence ?

 

- Ce n’est pas cela non plus, me répond la voix avec un accent que je trouve cette fois particulièrement doux. Non, nous savons très bien jusqu’où il nous faut aller dans cette demande basée sur la confiance. Pour t’annoncer les choses de façon plus claire, nous pouvons te dire que nous chercherons à générer la confiance et l’ouverture aux réalités dites intangibles jusqu’à ce qu’un certain nombre de femmes et d’hommes vivant actuellement sur Terre soit atteint. Ce nombre constituera une véritable batterie psychique capable de propager alors sa disposition d’esprit au plus grand nombre… et cela en souplesse. Un tel réseau informel de personnes servira aussi de « coussin » pour absorber le choc émotionnel que connaîtra l’humanité à l’annonce de notre existence. Nous choisirons par ailleurs, délibérément, le moment de cette annonce et fournirons les preuves indubitables de notre réalité.

 

- Vous avez donc bien cette intention, malgré tout.

 

- Nous l’avons ! Parce que nous ne sommes pas des utopistes s’imaginant créer une révolution des consciences sur la totalité de la population terrestre. Il nous faut répondre à un appel, mais sans devancer celui-ci.

 

- Avez-vous alors changé de méthode d’action ? Il semble bien qu’au fil de ces dernières décennies, vous ayez tenté d’apporter, ça et là, des éléments de preuve de votre présence.

 

- Oui, nous avons réajusté notre méthode d’approche.

 

- Pourriez-vous me dire pour quelle raison ?

 

Je perçois un sourire amusé et, encore une fois, je me trouve un peu impertinent dans ce ton de familiarité que j’ai si rapidement adopté depuis que le dialogue est engagé.

 

- Parce que… nous ne sommes pas des dieux, parce que nous sommes des êtres qui évoluent et qui continuent d’apprendre ! En vérité, nous avons quelque peu surestimé les capacités de compréhension de la présente population terrestre. Nous avions misé sur plus d’ouverture et d’honnêteté. L’immense majorité de ceux que nous avions pressentis pour véhiculer la nouvelle de notre existence ont été, soit ridiculisés, soit forcés au silence, tandis que les preuves tangibles que nous leur avions remises ont été détournées. A ceux-là s’ajoutent les témoins qui se sont trouvés occasionnellement sur notre chemin et qui se sont embourbés en se prenant au sérieux… sans oublier les falsificateurs. Nous reparlerons de tout cela.

 

- Pensez-vous vous être trompés ?

 

- Oui et non… Il fallait de toute façon attirer votre attention vers l’espace, créer une brèche importante dans l’esprit collectif de la planète. Même si le vocabulaire et les notions qui en ont résulté ont été très rapidement puérils, il était important qu’ils existent, car ils ont constitué les germes d’une réflexion qui a tout de même considérablement évolué.

 


Des hommes ou des anges

 


- Nous en étions restés aux êtres de Lumière, puis je vous ai parlé d’anges. J’ai mon opinion sur le sujet mais, là aussi, j’aimerais vous entendre. Car, après tout, si je m’en tiens à votre explication, c’est-à-dire à votre existence concrète bien que non terrestre, ne seriez-vous pas les… anges dont font mention toutes les Traditions du monde ?

 

- Pourquoi refuser l’idée que nous soyons des hommes ? Nous sommes des hommes et rien d’autre pour l’instant !

 

- Pour l’instant ?

 

- Il faut toujours préciser « pour l’instant », car aucun état n’est immobile et, par conséquent, définitif. Chacun s’est conforté dans l’idée que le statut humain représente le sommet de la pyramide de la Création, comme si celui-ci ne pouvait croître que dans la direction de son intelligence cérébrale. Mais la Vie, il faut le dire, prend toujours la forme la plus adéquate à ses besoins dans son inévitable élan d’expansion. Ainsi, de là où nous te parlons en ce moment, nous voyons clairement à quel point une réalité supra-humaine appelle la nature de l’homme. Elle nous appelle irrésistiblement, vous et nous, que nous soyons d’accord ou pas, de la même façon qu’un enfant accepte ou non le fait de grandir ou de vieillir.

 

 

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- En fait, vous me dites que vous n’êtes pas des anges mais que vous le deviendrez un jour et vraisemblablement avant nous.

 

- Oh, on pourrait résumer les choses de cette façon, si tu le veux. Mais tu sais, la notion de temps ne signifie pas grand chose dans l’absolu ! Il existe un écart de plusieurs millions d’années terrestres entre ton actuelle civilisation et la nôtre, à tel point que cela peut paraître désespérant. Il faut donc regarder tout cela d’une façon plus neutre et prendre conscience que quelques millions d’années représentent quelque chose d’infime dans l’immensité d’un temps dont on peut se demander ce qu’il est, et si même il existe réellement ailleurs que dans une illusion nécessaire à nos points de repère.

 

Cela, c’est pour répondre à ton « un jour ». Maintenant, quant au fait de pouvoir accéder éventuellement au statut angélique, en parler ainsi développe une vision puérile de l’évolution. Cette conception est comparable à celle qui ferait que la race canine, par exemple, au bout de son règne, accéderait à la race humaine telle qu’elle se présente actuellement sur Terre !

 

- C’est pourtant ce qui est enseigné dans quelques Traditions…

 

- C’est aussi ce qui est mal exprimé et mal compris. Tout règne de vie est nécessairement attiré vers celui qui le précède, mais cela ne signifie pas pour autant que, lorsqu’il aura suffisamment mûri sur l’Arbre de l’évolution, ce règne accédera exactement à la réalité qui l’a devancé ! Il accédera plutôt à quelque chose d’analogue… et ce quelque chose sera plus beau et plus grand encore. Ainsi, je peux te dire que vous et nous, en tant qu’humains, nous ne serons jamais des anges ! Nous vivrons une réalité comparable à la réalité angélique, oui… mais pas identique, car notre champ d’expérience, notre espace de compréhension auront été différents. Nous serons… ce que les anges nous auront offert de leur floraison de conscience, ajouté à nos propres explorations, à nos propres germinations.

 

- Tu veux donc me faire comprendre implicitement que le titre d’humain est tout aussi beau que celui d’ange ! fais-je dans une sorte d’exclamation intérieure.

 

Et en même temps que j’exprime cela, je m’aperçois que je viens de tutoyer la Présence et que celle-ci a beau s’affirmer semblable à moi, à nous, j’ai franchi un autre pas dans l’intimité qui nous réunit.

 

- Oui, c’est bien ce que j’ai cherché à te faire comprendre, de même que le statut d’animal est tout aussi respectable que celui d’humain et ainsi de suite. Rien ne sert de chercher à devenir ce qui nous précède. Il importe plutôt de consacrer tous nos efforts à compléter indéfiniment l’idée de perfection que la Vie a inscrite dans notre règne. Nous sommes tous, par essence, des créateurs et il est évident que si nous ne cherchons qu’à copier, nous ne faisons rien émerger. Chaque forme de Vie a pour mission d’inventer sa propre perfection. C’est ainsi qu’elle est, sans même le savoir, artisane de la Création, co-créatrice au plein sens du terme.

 

- J’aimerais maintenant que tu… que vous me précisez…

 

- Pourquoi te reprendre ? Pourquoi faire marche arrière ? C’était parfait ! Si ton vous est un pluriel, nous voulons bien continuer à l’accepter si, par contre, il n’est venu sur tes lèvres que comme une distance respectueuse, tu peux l’ôter tout de suite, nous n’en avons pas besoin. Tout ce qui constitue une barrière ou même un filtre pour appauvrir les relations directes entre les êtres est illusoire, ne crois-tu pas ? Tu viens de l’entendre, nous parlons entre humains à la recherche du supra-humain, pas de maîtres à disciples.

 

- Mais justement… l’une de mes questions est de savoir si vous êtes, si tu es « un » ou « plusieurs ». Au fond de moi, j’entends un « nous » qui se mêle au « je ».

 

- Aussi, passerai-je aisément du « je » au « nous » dans la suite de ce que j’ai à te livrer, car si c’est bien une individualité qui s’adresse à toi, elle ne le fait pas en son nom propre, mais en celui d’un mouvement.

 

- D’une organisation ?

 

- J’ai dit mouvement, parce que je vois la condition que le terme d’organisation sous-entend dans ta société. Il suggère presque inévitablement hiérarchie et recherche d’un certain pouvoir. Mais lorsque je choisis mouvement, je pense mouvement du cœur, élan d’un cœur et d’un espoir collectif qui est la trame d’une aide à l’humanité terrestre. Le « je » et le « nous » se mêleront sans difficulté dans mes paroles car, au sein du monde d’où je viens, la conscience collective est très épanouie. Cela ne signifie pas que nous pensions collectivement, au sens où l’individu se trouverait relégué au second rand derrière une sorte d’esprit de groupe, mais qu’il existe une communication étroite entre les êtres de la société que nous formons. Une communication nous permettant d’entrevoir non seulement le bien réel de notre communauté, mais d’inscrire l’être dans une vision d’harmonie beaucoup plus globale. En fait, chacun d’entre nous est totalement autonome et libre de ses opinions et de ses actes. Il a cependant acquis suffisamment de force intuitive et d’altitude par rapport aux événements pour admettre aussi qu’il est une cellule indissociable d’un grand corps. Cette connaissance ne l’ampute en rien de lui-même, elle ne le diminue pas. Elle le rend, au contraire, plus responsable et plus pleinement artisan de la Vie qui se développe. Comprends-tu ?


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Orphée - dans Mystères et Paranormal
24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 17:53
Les 99 « Sous-Loges Noires » planétaires


 

« S’il se trouve deux ou trois hommes éveillés parmi une multitude d’endormis, ils se reconnaissent immédiatement, alors que les endormis ne les distingueront pas… Deux cents hommes conscients, s’ils estimaient leur intervention nécessaire, pourraient changer toutes les conditions d’existence sur la Terre » Ouspensky, Fragments d’un enseignement inconnu.

 

Franz Bardon, Adepte parmi les plus Grands et Illustre Mage, dénonça dans son récit autobiographique « Frabato le Magicien », ces pratiques immondes et révéla de façon plus précise l’existence de 99 Loges Noires disséminées dans le monde, réunissant chacune 99 membres.

 

Ceux-ci ne sont, en fait, que de simples humains, sans aucun pouvoir occulte susceptible de leur attribuer le qualificatif de « mage » ; leur soif de pouvoir et de richesse en ce monde est, cependant, si forte, qu’ils acceptent, en échange de la réalisation de tous leurs désirs, de servir ces véritables mages noirs qui, eux, forment la Loge Noire dont dépendent les 99 autres.

Ces hommes se recrutent généralement dans les catégories sociales où le pouvoir joue un rôle important que ce soit dans la classe politique, le milieu bancaire ou le monde des affaires au plan international. Cela ne signifie pas, néanmoins, que chaque homme politique ou que chaque banquier doive, à la suite de cette lecture, être soupçonné d’une telle adhésion. En réalité, 9081[1] hommes en tout et de par le monde, sont au service de la Loge Noire de façon consciente. D’autres, à l’évidence, sont utilisés sans pour autant savoir qu’ils contribuent à une immense œuvre de destruction.

 

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L’Ordre de Thulé, si actif sous le IIIème Reich, est une des manifestations de ces 99 Loges. En effet, la Confrérie des Ténèbres fut aussi à l’origine de la vaste boucherie de la dernière guerre, lors de laquelle, peut-être pour la première fois depuis l’Histoire récente de l’Humanité, les pratiques et les emblèmes magiques furent si abondamment affichés (voir la Swastika tournant dans le sens de la densification et le pouvoir des signes runiques transcrivant le groupe des SS).

 

A l’effet de mieux comprendre comment la Loge Noire et ses affidés agissent, nous souhaitons livrer à votre méditation quelques lignes extraites de l’œuvre de Louis-Claude de Saint-Martin, le Philosophe Inconnu, intitulée : « Le Crocodile, ou la guerre du Bien et du Mal ». Cet épisode est la description « symbolique » d’un cercle de magiciens noirs, saisi et crayonné sur le vif de leurs opérations scélérates. Elle montre comment la pile génératrice d’influences négatives est amorcée et la chaîne électromagnétique bouclée afin que le Crime puisse techniquement fonctionner.

 

 


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Nous entrons dans le récit au moment où le héros, Ourdeck (Aoûr d’Aesch, la Lumière du Feu), pénètre dans un temple ou prêche un redoutable Hiérophante, grand maître d’un cercle de magiciens pervers, et nous conte ce dont il est témoin :

 

« J’entre, je trouve un grand concours de peuple assemblé et paraissant écouter un homme qui était assis dans une chaire et leur parlait. Je pus, à mon aise, lire toutes les paroles de son discours, parce que, comme il parlait seul, elles s’étaient conservées d’une manière très distincte ; et je puis dire que ce discours renfermait tout ce que la plus Sage Philosophie du Portique et du Pyrée a jamais enseigné de plus pur et de plus imposant, quant à la sévérité des Principes et à la sainteté de la Doctrine. »

 

« Mais chose étonnante ! Indépendamment de ces paroles visibles, et qui étaient sorties de la bouche de l’orateur, j’en apercevais, dans son intérieur, qui étaient un peu moins marquées, mais qui l’étaient assez pour que je pusse les lire et les discerner ; c’était comme des germes de paroles, dont les uns étaient presque entièrement développés, d’autres à moitié, d’autres au tiers. Ce qui me confondit et me remplit d’indignation, ce fut de voir que ces paroles, que j’apercevais dans l’intérieur du corps de l’orateur, avaient un sens absolument opposé à celles qui étaient sorties de sa bouche ; autant celles-ci étaient sensées, sages et édifiantes, autant les autres étaient impies, extravagantes et blasphématoires, de façon que je ne pus douter alors que cet orateur en avait imposé audacieusement à son auditoire, et qu’il ne croyait pas un mot de ce qu’il lui avait débité… »

 


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« Comme cet orateur traitait de matières saintes et divines, et qu’il les traitait publiquement, il fallait qu’il fit tous ses efforts, non seulement pour ne pas scandaliser son monde, mais encore pour l’édifier ; d’un autre côté, ces efforts eux-mêmes contrariant ses sentiments intérieurs, il redoublait aussi d’efforts en dedans, pour faire le contre-poids de ce qu’il était obligé de débiter tout haut ; et ce sont ces efforts secrets, qui, donnant à ses pensées sacrilèges un plus grand degré de fermentation, donnaient en même temps aux paroles internes qui en naissaient, une forme plus déterminée et un caractère plus marqué… »

 

« … A force de l’examiner avec attention, je remarquai encore qu’il sortait de son cœur comme un courant de ces mêmes paroles impies et sacrilèges. Ce courant était d’une couleur sombre et bronzée : il était double, c’est-à-dire qu’il y en avait un rentrant et l’autre sortant ; et le cœur de l’orateur était à la fois comme le foyer et le terme de ce double courant : ces effluves se succédaient avec rapidité, et s’étendaient dans le Temple et même au-delà, car ils passaient outre par la grande porte d’entrée ; mais comme je les voyais aussi rentrer par cette même porte, je présumai qu’il devait y avoir un second foyer à l’autre extrémité de ce courant, et je résolus de le chercher à l’instant, en suivant les traces très sensibles de cet extraordinaire phénomène. »

 

 
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« Je parcourus donc, non sans souffrir, cette longue chaîne de paroles impies sortant du cœur de l’orateur ; je détournai mes yeux de tout autre objet, tant j’avais envie de satisfaire ma curiosité… En sortant de la grande porte du temple, je vis ce courant infect tourner à gauche dans une grande rue, au bout de laquelle se trouvait une place elliptique assez vaste ; il la traversait par le milieu, et de là entrait dans une petite rue sombre, malpropre, mal alignée et d’une longueur à m’ennuyer ; au bout de cette rue, il en enfilait une autre, qui me parut encore plus désagréable, plus sale et plus tortueuse. Mais ces dégoûts furent tempérés, en partie, par la joie et l’espoir de trouver ce que je désirais avec tant d’ardeur ; car enfin, en regardant l’inscription de cette vilaine rue, je vis qu’elle s’appelait « la rue des Singes » ; et je n’eus pas atteint la vingtième maison de cette rue, que ce double courant de paroles qui m’y avait conduit, entra dans une porte au-dessus de laquelle je vis écrit : « l’Hiérophante. »

 

« Jugez de ma satisfaction. Je ne doutai point que cet Hiérophante ne fût ce même personnage… que je venais de voir prêchant dans le Temple. J’entre précipitamment par cette porte ; je traverse, toujours à la lumière sombre du double courant, une petite allée obscure, au fond de laquelle se trouvait un escalier, dont une partie montait à des appartements supérieurs ; mais dont l’autre, recouverte seulement par une trappe, descendait dans une cave ; le courant se dirigeait sur cette trappe, je la lève et je la suis jusque dans la cave, où j’arrive après avoir descendu cinquante marches. »

 



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« Là, je trouve un grand emplacement de forme pentagonale. Quatorze personnes étaient rangées tout autour sur des sièges de fer, ayant chacune au-dessus de leur tête un nom écrit, qui indiquait leur fonction et leur emploi dans cette assemblée ; au fond de cette cave, et sur une estrade élevée de deux gradins, était un autre siège de fer plus ample que les autres et mieux travaillé, mais vide ; et au-dessus de ce siège était écrit en grandes lettres : « l’Hiérophante ». J’eus alors une pleine conviction que j’avais trouvé ce qui était l’objet de mes recherches. »

 

« Indépendamment de ce courant de paroles qui m’avait conduit jusqu’à cette cave et qui avait précisément le fauteuil de l’Hiérophante pour second centre, il y avait de semblables courants qui allaient depuis ce fauteuil de l’Hiérophante jusqu’à la bouche de chacun des quatorze assistants, et qui retournaient de leurs bouches à ce fauteuil ; de façon que je jugeai que cet Hiérophante était comme l’âme de leurs paroles, et qu’ils n’en étaient que les organes et les instruments. »

 

« Au milieu de la place était une grande table de fer, ayant la forme pentagonale comme la cave, et sur cette table, une espèce de lanterne de papier, transparente, également pentagonale, et dont les côtés répondaient aux côtés de la table et à ceux de la cave ; au centre de cette lanterne, il y avait une pierre brune, mais luisante, et qui laissait voir à chaque assistant, des mots et des phrases toutes entières, écrites sur les faces du papier qui lui étaient correspondantes ; et ces phrases répondaient aux paroles que j’avais lues dans l’intérieur de l’Hiérophante. »

 


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« Devant son fauteuil, il y avait une autre table oblongue, aussi de fer, et sur cette table, deux singes de fer qui avaient chacun à chaque patte et au col, une chaîne de fer rivée sur cette table ; ce qui faisait dix chaînes. Devant ces deux singes de fer, il y avait un gros livre dont les feuillets étaient aussi en fer, et que je pouvais remuer et lire à mon gré. »

 

« J’y lus clairement les traités des différents émissaires des docteurs occultes, avec plusieurs conquérants de la terre, et les horribles conditions sous lesquelles ils leur livraient les nations de ce monde… »

 

« J’y lus que ces entreprises avaient pour but de faire anéantir l’ordre de toutes choses, et d’établir à sa place un ordre fictif qui ne fût qu’une fausse figure de la vérité. On devait renverser tous les calculs, connus depuis sous le nom de calculs de Pythagore, et tellement les confondre, que l’esprit le plus simple et le mieux conservé ne pût jamais en retrouver les traces. »

 

« On devait ramener par cette même loi tous les règnes de la nature et de l’esprit, à un seul règne ; toutes les substances, soit élémentaires, soit spirituelles, à une seule substance ; toutes les actions visibles ou occultes des êtres à une seule action ; toutes les qualités, bonnes ou mauvaises, vivantes ou mortes, à une seule qualité ; et ce seul règne, cette seule substance, cette seule action, cette seule propriété, devait résider dans ce chef de l’assemblée, ou dans ce Hiérophante, qui allait bientôt lancer hautement dans le monde cette doctrine, et exiger pour récompense, dès son vivant, les honneurs de l’apothéose et sa divinisation, à l’exclusion de tout autre Dieu… »

 

 


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« Ourdeck, notre héros, frémit d’horreur et d’indignation à la lecture de ce grimoire annonçant les malheurs et la ruine devant fondre que l’Europe et le Monde ; mais il découvrit qu’un Mage de Lumière doit lutter contre ce Hiérophante des Ténèbres, afin de déjouer ses horribles trames et ruiner ses exécrables projets. Le cœur d’Ourdeck (La Lumière du Feu) s’embrasa du violent désir de connaître le Nom de celui par qui seraient sauvés les hommes. Il poursuit son récit… »

 

« Ce désir s’empara tellement de moi, qu’il fût comme un feu brûlant dans mon sein ; mais bientôt ce feu ne pouvant plus ce contenir en moi, il en sortit une Lumière d’une blancheur ravissante, au milieu de laquelle je vis clairement le nom d’Eléazard, et cela par trois fois consécutives… »

 

« Sachez donc qu’à l’instant où ce nom d’Eléazard fut ainsi manifesté dans cette enceinte souterraine, les quatorze hommes qui étaient assis sur des sièges de fer reprirent la vie, en faisant des grimaces et des contorsions épouvantables ; sachez que les courants particuliers qui les liaient au fauteuil de l’Hiérophante se détachèrent de ce fauteuil, et rentrèrent dans ces quatorze hommes, ce qui sembla rendre leur état plus violent ; sachez que les deux singes de fer, qui étaient enchaînés sur la petite table, furent détachés à l’instant ; qu’ils devinrent vivants et engendrèrent aussitôt chacun six autres singes vivants comme eux ; que ces quatorze singes se jetèrent comme des éperviers, chacun sur un des quatorze hommes, et les dévorèrent tous. »

 

 


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« Sachez que l’Hiérophante même, par une violente attraction, fût amené en un clin d’œil depuis le Temple jusqu’à son fauteuil, où il me parut à lui seul plus tourmenté que les quatorze autres ; sachez aussi que les quatorze singes se précipitèrent aussitôt sur lui, et le dévorèrent, après lui avoir arraché les yeux ; sachez que les quatorze singes, après avoir mangé tout le monde, finirent par se manger les uns les autres, sans qu’il en restât vestige devant mes yeux… »

 

« Sachez enfin, qu’il se fît un tremblement de terre si violent, que tout sembla prêt à s’écrouler sur moi. Mais au milieu de ces scènes si effrayantes, une main invisible s’est emparé de moi… ; et elle m’a transporté, je ne sais par où ni par quels moyens, jusqu’à cet égout de la rue Montmartre, où vous savez que j’ai pris terre. »

 

Ici ce termine ce récit, écrit en 1798 !… Toute cette horreur n’est pas nouvelle ! Lisez-le avec attention. Vous débusquerez, avec l’acuité de votre esprit et la lumière de votre intuition, décrite sous une forme imagée, l’organisation secrète et destructrice de notre planète.

 



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[1] L’addition théosophique de ces nombres donne : 9+0+8+1=18=1+8=9. Neuf est le Nombre régissant la Manifestation, 99 (9+9=18=9 aussi) implique les deux polarités de la manifestation : le Bien Positif et le Bien négatif, lequel, utilisé à l’encontre du plan Divin, devient « le Mal ».

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Orphée - dans Mystères et Paranormal
24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 16:59
Le véritable mage noir…
comment se perd une âme


 

« Les efforts tenaces et cruels que déploie le gouvernement invisible pour détruire la géniale « machine à rêver » construite par un inventeur parisien : Nous tenions la machine à rêver pour un danger social aussi néfaste que l’usage de la drogue. Il s’agissait d’une doctrine… Nous ne sommes pas sur Terre pour rêver mais pour agir et remplir une tâche. Rien ne se gagne sans un effort, une discipline. » André Hardellet, Le Seuil du Jardin.

 

Qu’est-ce donc un mage noir ou comment le devient-on ? Il s’agit d’un être humain qui a suivi le cycle d’évolution de son espèce et qui, en un moment donné de son parcours, a commencé à détourner certaines Lois de l’Univers de leur cours naturel à l’effet d’assouvir ses désirs personnels : plaisirs, richesses et pouvoir sur autrui.



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Il s’est ensuite enlisé dans ce circuit négatif, se coupant, de siècle en siècle, de vie en vie, des Plans de Lumière et de Conscience, à un point tel que le lien électromagnétique (l’antakharana) entre lui et son âme (son corps causal ou Egoïque) s’est rompu. De ce fait, il ne peut plus recevoir – par un processus que l’on pourrait qualifier « de vertical » - les Energies Divines qui soutendent toute forme d’existence et, privé de cette substance de vie, son seul recours est la saisie – par un processus qui est alors « horizontal » - de l’Energie captée tout naturellement par les humains. Il s’agit du vampirisme pur et simple. Sans ce vol d’énergie, il ne peut pas vivre, non seulement sur le plan physique mais aussi sur le plan psychique et mental (le plan spirituel a disparu pour lui du fait de la rupture du lien avec l’âme). Seuls persistent les pouvoirs psychiques et mentaux qu’il a développé au long des âges. Les véritables mages noirs, formant la Loge Noire sont peu nombreux (et parmi ces derniers, très peu sont incarnés), que l’on se rassure, mais ils suffiraient pour faire échouer en partie l’évolution de la planète. Ils vivent sur le plan éthérique et exercent leur influence en inondant celui-ci ainsi que les plans psychique et mental de courants infectieux destinés à être captés par l’humanité.

 

 

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Une digression ici s’impose. Tous ceux qui s’arrogent du titre de « mage noir » qu’ils jettent au public en espérant éveiller le grand frisson admiratif de la crainte sont loin, et heureusement, de réunir les caractéristiques que nous venons succinctement de décrire. Ils ont encore « une Ame » et font « joujou » en réalité avec des forces dont ils méconnaissent, au fond, la nature. Certains ne sont pas de mauvais bougres et tentent plus de gagner de l’argent en aguichant une clientèle désemparée, que de faire réellement le mal ; lorsqu’ils le font, ils ne croient pas vraiment le faire et justifient de toute façon leurs actes. D’autres présentent ce paradoxe, pour ne pas dire cette aberration mentale, qui consiste à proposer des services occultes ressortissant de la magie noire (en sachant que celle-ci est telle ou en ne le sachant pas) pour gagner leur vie alors que, par ailleurs, ils cherchent sincèrement quelque évolution de leur conscience. Quelques-uns, enfin, font usage consciemment et délibérément de la magie noire ; ceux-là empruntent réellement la voie glissante qui les conduira à long terme à la perte de leur Âme et à l’appartenance, au plein sens du terme, à la Loge Noire.

 




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Nous ne pouvons résister au plaisir de citer à nouveau Stanislas de Guaïta :

 

« De tout temps, il s’est rencontré des hommes superstitieux et méchants, curieux des mystères pour les profaner, jaloux de la Science pour en faire abus, ambitieux du Pouvoir pour régner dans le désordre et par le crime. »

 

« La Magie est apparue à ces pervers comme un triple instrument de tyrannie, de jouissance et d’intimidation et ce rêve impie d’un despotisme sans frein ni contrôle, étayé sur le monopole des connaissances interdites au vulgaire, les a séduits, trompés et perdus. Car la Science est de droit divin : qui convoite ses trésors dans un espoir de prévarication impunie, s’égare dans le souterrain qui mène au secret caveau ; il s’enfonce dans les profondeurs et, s’il croit remonter, la clarté lointaine qu’il prend pour la lampe du seuil n’est que le reflet anticipé du bûcher d’expiation »…




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Le Plan de la Loge Noire :

L’asservissement du genre humain


 

« Il y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse… puis l’histoire secrète où sont les véritables causes des événements, l’histoire honteuse. » Honoré de Balzac, Illusions perdues.

 

Les membres de cette Loge Noire planétaire sont donc de véritables magiciens noirs, praticiens de magie noire.

 

Ils ne vivent pas, cependant, à l’écart de tous, pratiquant leurs rites immondes pour leur seule jouissance. Ils agissent !… Et cette action a une incidence capitale sur l’évolution de l’humanité. En fait, ils ont un but précis et celui se comprend parfaitement lorsque l’on connaît les Lois Cosmiques.

 

Ils veulent, en effet, asservir les hommes en les maintenant, le plus longtemps possible si ce n’est toujours, dans un mode d’être, de sentir et de penser afin de bloquer leur évolution vers une plus grande conscience et la Libération des servitudes terrestres. Ils oeuvrent pour la « densification », le renforcement de l’Inertie et de la Mort, inhérentes à la Matière. Ceci est leur but.

 

 



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Pourquoi la Loge Noire agit-elle ainsi ? Pour une raison très simple : lorsque l’humanité accédera à un plan de conscience plus élevé et donc à une plus grande Connaissance, ces magiciens noirs ne pourront plus vampiriser l’Energie Divine que captent malgré tout les hommes. Alors, la Loi Cosmique s’accomplira et sonnera pour eux le glas : l’annihilation définitive. Sur aucun plan que ce soit, ils n’auront d’existence. Cette désagrégation fera d’eux une énergie pure et inconsciente dans le vaste Espace que gère la Divinité car c’est ainsi que Celle-ci recycle les déchets de l’Immense Aventure qu’est l’acquisition de la Conscience.

 

En conséquence, retarder au maximum cette issue fatale pour eux, là est leur seule lutte et cette dernière implique l’usage de toutes les méthodes possibles pour entraver la progression de l’Humanité. Ils sévissent donc sur Terre depuis des millénaires. Ils sont la cause des engloutissements successifs de l’Atlantide, de la fermeture, beaucoup plus tard, des Temples d’Egypte et de l’Occultation générale de tous les Mystères Sacrés.

 


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Ils ont renforcé l’esclavage qu’est déjà en soi la condition humaine. Que ce soit sur le plan physique, psychique ou mental, ils n’ont cessé, depuis la nuit des temps, de harceler les hommes en utilisant les failles inhérentes à leur nature : la peur, la violence, les désirs inassouvis et surtout l’ignorance, qui gisent dans les tréfonds de la structure humaine, sont constamment vivifiés par le jeu de ces êtres perdus. La permissivité croissante des mœurs et l’apologie de la violence par l’esthétique portent la signature de la Loge Noire. Ils sont les instigateurs de toutes les tortures et des guerres car dans le sang, ils trouvent (eux et les démons qui les servent) la charge énergétique qui les sustentera ; ils sont à l’origine de tous les sacrifices, d’animaux ou d’êtres humains, à l’effet de se procurer cet aliment précieux.

 

Afin de régner, ils ont accru le fardeau qu’est la gestion de la matière en freinant le progrès technique et sa diffusion de par le monde, resserrant ainsi l’étau de la misère, de la souffrance physique et de la pénibilité des tâches.

 

Ils sont la cause du refus provisoire de la part de la Grande Loge Blanche de la diffusion, au bénéfice de l’humanité, d’un Savoir libérateur car ils en auraient immédiatement fait un mauvais usage.

 

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Orphée - dans Mystères et Paranormal
24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 15:31

Le Bien et le Mal

 

« Le mal que font les hommes vit après eux ; le bien est souvent ensevelit avec leurs cendres ». Shakespeare, Jules César.

 

Le problème du mal, sous des masques divers, a hanté tous les siècles. Il se pose à l’échelle humaine et celle de notre planète, certes, mais aussi au regard d’espaces plus vastes tels qu’un système solaire ou d’étendues immenses que le terme « Cosmos » tente de définir.

 

En effet, le champ d’investigation de la « métaphysique » n’est aucunement limité au caractère sensible des phénomènes et cette discipline scrute aussi bien la position de l’homme sur Terre que l’ordre du Cosmos en son entier. Aussi, le problème du mal se pose-t-il également au plan universel.

 

C’est en considérant, donc, l’ordre cosmique des choses et non uniquement le processus terrestre, qu’il faut rechercher l’origine possible de cet « état » négatif que la subjectivité humaine a qualifié de « Mal ». Les aspects inharmonieux d’un thème astrologique, d’ailleurs, semant douleur et parfois destruction et vécus en tant que « mal » par l’individu concerné, nous font pressentir que ce « Mal » peut être ordonné par la position des étoiles et qu’il n’est pas essentiellement inhérent à la condition terrestre.



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Cependant, définir le Mal appelle aussitôt une définition corollaire du Bien car, et c’est une première clé peut-être, l’un ne se conçoit et ne se ressent pas sans l’autre, pas plus que la Lumière n’est perceptible sans la présence des Ténèbres.

 

Est-ce là une approche relativiste du mal ? Peut-être la raison pure nous y amène-t-elle malgré nous, malgré nos mythes et la survivance d’un vieux manichéisme simplificateur.

 

Le Bien lui-même, qu’est-il, en effet ? L’Homme, dans un pressentiment  sans doute sublime, en est plus souvent venu à concevoir comme tel l’exigence de sa conscience quant à des impératifs éthiques ou spirituels, au détriment de la satisfaction de ses propres désirs charnels et matériels, de son confort moral ou de son bonheur. Le Bien serait « ce modèle » éthique et esthétique, inhérent à la structure même de l’Univers et auquel les humains essaieraient, plus ou moins adroitement, de se conformer.

 



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L’idée, donc, d’une « Harmonie » existant ou devant exister entre le « Tout » et les « Parties », entre l’Univers et les conditions de vie d’une planète et donc de ses habitants, bref, entre Dieu et l’homme, relève non seulement de cette conception « Mystique » mais aussi de la simple définition, plus prosaïque, du bonheur ; celle-ci sous-entend l’instauration d’une double Harmonie (interne à l’individu et entre ce dernier et son environnement) apportant avec elle la « Joie » et le « Bien-être ». Le corps social, d’ailleurs, n’est-il pas l’objet du « bien politique » ? En conséquence, le concept « d’Harmonie », porteuse d’un accomplissement, immédiat ou futur, semble inséparable de celui du « Bien ».

 

L’idée du « Mal », au contraire, s’impose, et ce, dans le vécu comme dans l’abstraction, comme celle de la « dissonance », de l’inharmonie douloureuse et inconfortable, s’exprimant dans le cadre du « Tout » et de ses « Parties », soit l’Univers, soit la Terre et l’Homme. Le « Mal », fût-ce dans le mythe de l’Enfer, est tel parce qu’il a amené à autrui, la souffrance (« ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fît…) et conduit à la souffrance… « éternelle »…

 



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Si Lucifer incarne le « Mal », c’est en raison de son opposition à l’Harmonie prévue par Dieu et qu’il tente, par tous les moyens, de la briser. Nos mythes et nos légendes qui témoignent, en apparence du moins, du stade infantile de la pensée humaine, sont peut-être porteurs d’une profonde intuition en véhiculant le message de ce conflit permanent, envahissant le Ciel et la Terre, où s’affrontent Titans et Dieux, Ahura Mazda et Arihman, Osiris et Seth, Dieu et Satan. Sont-ils de simples projections de la Psyché humaine ou bien la psyché humaine n’est-elle, elle-même, qu’une mémoire des divers états du Cosmos dont elle perçoit, par reflet, les « cataclysmes » ?

 

Nous vivons dans un monde « en devenir » dont l’évolution de la matière et de la psyché se fait parfois si vite qu’une vie d’homme permet d’en être le témoin. En considérant donc, ces transformations rapides, la question fondamentale, sous-entendant celle du Bien, est : « Cette Evolution, ces changements, suivent-ils un Plan donné et préétabli ? » ou bien : « Un Grand Dessein ne se cache-t-il pas derrière toute Existence ? »

 



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La seule présence de l’homme porte déjà en elle-même une réponse qui nous permet d’écarter provisoirement la réflexion sur une « cause première » : l’être humain a en lui son propre « projet » d’Harmonie Universelle, de progrès et d’épanouissement bien que les modalités et le contenu de cette réalisation soient l’objet d’un autre débat.

 

Or ce projet d’Harmonie, de dessein inscrit dans l’homme, exprime toujours l’Absolu du Bien et ceci n’est possible qu’en tant que « reflet d’un Archétype inné ». A l’évidence, il ne viendrait à aucun esprit doué de raison d’envisager comme souverain bien un progrès dans la souffrance, l’inharmonie et la destruction. « Le Mal serait alors le Bien ; on appellerait lâcheté l’oubli des injures ; bassesse, la modestie ; la charité se verrait réputée honteuse faiblesse ; la chasteté, taxée d’infamie… Pour les vices, tout a rebours : l’orgueil deviendrait grandeur d’âme ; l’avarice, prévoyante sagesse ; l’arrogance et la colère seraient la marque d’une âme généreuse ; l’intempérance et la luxure, garantie de belle santé physique et morale ; la ruse et le mensonge, enfin, preuves d’habileté, de finesse et d’esprit ». (Stanislas de Guaïta, « Le Temple de Satan »).




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En conséquence, le maintien de la Vie, le Progrès de la Conscience et son Harmonisation avec son environnement micro et macro-cosmique sont donc le Bien.

 

Le Mal est, a contrario, ce qui les compromet. L’immense problème qui se pose alors à nous tous est d’identifier les facteurs d’un tel échec que constituerait, inversement, la victoire des « forces du mal ».

 

Cette question fut soumise, nous rapporte un Grand Instructeur, dans l’Ashram d’un Grand Etre par un disciple. La réponse se fit en ces termes : « Seuls les fils des hommes connaissent la distinction entre la Magie de la main droite[1] et celle de la main gauche,[2] et quand ils sont réalisés,[3] ces deux voies disparaissent. Quand les fils des hommes sauront la différence entre la substance et la matière, la leçon de notre ère sera sue. Il restera d’autres leçons mais celle-ci sera dépassée. La matière et la substance constituent ensemble la voie des Ténèbres. La substance et le Dessein[4] unis ensemble indiquent la voie de la Lumière. »[5]




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Qui ne reconnaîtrait ici, sous un tour plus subtil, le vieux dualisme « esprit-matière » et la lancinante question de leur rapport ? Au demeurant, ce dualisme existe-t-il encore de nos jours ? Ne se serait-il pas métamorphosé en un « monisme » catégorique, lequel, après la suppression de cet « esprit » si mortifiant, voit enfin l’apothéose de la seule et attirante « matière » ? En effet, l’homme et la matière semblent faire si bon ménage que des pans entiers de la philosophie contemporaine ne songent qu’à en célébrer l’alliance et l’épanouissement mutuel.

 

Comment ignorer, cependant, la perspective cosmique et celle d’un ordre de l’Univers où l’Esprit, vecteur de la Conscience (fût-il un épiphénomène de la physiologie limitée à la durée de la vie physique), peut avoir avec la matière un rapport évolutif, ainsi qu’en témoigne l’évolution des espèces, tout particulièrement humaine !

 

L’action de l’Esprit dans le processus de l’évolution se reconnaît principalement à la rupture, par chaque espèce, de ses limites antérieures dans un dépassement permanent de ses facultés de perception et de maîtrise de son environnement. Cet environnement est, en fait, ce Tout qui nous entoure, la Nature, la Planète et l’Univers entier.

 

Aussi, l’intelligence, au sens réel du terme, et non cet intellectualisme qui ne cesse d’organiser le monde, malgré la léthargie de 90 % de nos capacités psychiques et mentales, nous commande-t-elle de considérer l’Univers, visible et invisible (encore), comme notre futur champ d’investigation, que ce soit avec notre corps physique ou avec notre Conscience.

 

 

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Le Bien apparaît donc comme le Processus d’Evolution, suivant un Plan Cosmique certain, et dont la force en action, pour ce faire, est centrifuge : conquête et organisation de l’Espace par l’amplitude croissante de la Conscience et l’intégration du plus grand nombre d’êtres (pour ne pas dire de presque tous). Le Mal se définit, en conséquence, comme « l’inversion de ce Plan d’Evolution » ; la force en action est centripète : restriction et inorganisation de l’Espace du fait d’une dégénération de la Conscience, par la mise en place de structures de régression ou de blocage. Le Mal est la Négation en Essence et, à juste titre, Goethe fait-il dire à son Méphistophèles : « Je suis l’Esprit qui toujours nie… ! ». Le Mal, cependant, par son caractère « asynchrone » ou divergent, eu égard au « Plan Evolutif », pose le problème crucial des rapports existants « l’Esprit » et « la Matière ».

 

La Gnôse, parente si proche du Christianisme à ses origines, a souligné, à l’instar des Rishis védiques et du Bouddha, que la matière devait être nécessairement et totalement niée et qu’elle ne constituait, en aucune façon justificatrice, une composante du Plan Cosmique ou Divin.

 

Monde de la limite, de l’entropie et du chaos des forces contraires, la matière apparaissait, dans la Gnôse, comme l’œuvre même d’un « esprit mauvais », Eon perturbateur d’un Ordre Cosmique qui la transcendait par conséquent et en exigeait l’abandon, appelant l’Esprit à une « remontée » vers la Félicité originelle, sa Source et son Devenir.

 

A l’inverse, les philosophies modernes, dites « matérialistes », s’attachent à promouvoir et intensifier les rapports de l’homme et de la matière au point de n’envisager « l’esprit » qu’en tant que moyen de cette entreprise.

 

Bien ou Mal ? C’est du choix de l’homme, ainsi que nous le suggèrent les mythes, que dépendent le destin de l’homme même et le destin du Mal.

 

Tout semble tenir à la prise de conscience de la juste place de la matière dans l’investissement de l’énergie humaine de la part des collectivités ou de l’individu et les paroles du Maître résonnent étrangement au cœur de nos civilisations qui paraissent avoir choisi une voie fatale : « Nul ne peut servir Dieu et Mammon à la fois ».

 

Le Mal, n’est-il donc pas, tout simplement, tout ce qui cloue au sol et empêche l’émancipation de notre Conscience ? De cette question ou définition résultent les schémas, par trop simplificateurs, du problème du sexe et du désir sous toutes ses formes, problème associé au Mal parce que dilapidateur de l’énergie humaine au point qu’il n’en demeure rien pour l’Esprit.

 

Nous constatons donc que le Mal est relatif, voire le « Relatif Absolu ». Ainsi, comme la matière différenciée, résidu d’un « cataclysme » cosmique, dont il est l’instigateur, le Mal, pour nos consciences a une existence équivoque et problématique : il existe et n’est pas à la fois. Manifestation sans essence qui lui soit propre, son origine ne doit pas être recherchée dans la Genèse du Cosmos (ou Plan Divin) mais plutôt dans les accidents survenus au cours de la réalisation de ce Plan.

 

Le Mal n’est pas Conscience par lui-même, mais il se manifeste dans et par les autres consciences : il n’a que l’existence qu’on lui prête et ne vit qu’une existence d’emprunt. Le Mal « n’est » pas, car cette abstraction purement négative ne marque, en somme, que l’absence du Bien.



 

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Les Frères de la Lumière…
et l’Hideuse cohorte de la Rébellion


 

«  La Lumière était dans le monde, et le monde a été fait pour elle ; mais le monde ne l’a pas connue ». Jean, L, 10.

 

Depuis plus d’un siècle, de nombreux écrits mentionnent l’existence des Frères de Lumière, de Grands Adeptes et de leurs Disciples, qui constituent « la Grande Loge Blanche ». Ces Etres, dont la Conscience est quasi inconcevable pour la moyenne de l’Humanité, sont des Guides Invisibles, des Phares dans la nuit de notre inconscience. Certains vivent incarnés mais inconnus de tous, d’autres et c’est la majorité résident dans des Sphères Supérieures et déversent sur les hommes l’énergie nécessaire à leur développement spirituel. Derrière toutes les Grandes Religions, les courants philosophiques les plus élevés et les mouvements humanitaires les plus idéalistes, vibre, sûre mais discrète, l’action de ces Grands Maîtres. Ils en sont l’origine et les pourvoyeurs de vitalité.

 



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Ce qui est moins connu, cependant, ou passé sous silence, est l’existence d’une Confrérie opposée au Bien, regroupant des hommes aux pouvoirs occultes très développés et déviant à leur profit les Forces les plus denses de l’Univers ; ils utilisent les Hiérarchies démoniaques. Cette Confrérie (le terme est d’ailleurs impropre car le lien entre ses membres n’a rien de « fraternel » !!!) a également pour nom « la Loge Noire », par opposition à la précédente. La Loge Noire planétaire a son « siège » principal au Tibet et nous ne devons pas nous méprendre quant à ce lieu qui a également été considéré comme la résidence de la Grande Loge Blanche.

 

En fait, la réalité est plus subtile : au Tibet, non loin du désert de Gobi, existe un centre Energétique très puissant – « un Chakra planétaire » - par lequel se déverse une Force Incommensurable que les Grands Adeptes (la Grande Loge Blanche) utilisent au bénéfice de l’Humanité. Ce Centre est invisible bien qu’il puisse être ressenti à son approche. Son rayonnement est tel qu’il affecte cet environnement montagneux.

 



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Certains Grands Adeptes en sont les Gardiens et les Utilisateurs et à ce titre, parmi ceux qui sont incarnés, quelques-uns vivent au Tibet. Leur existence y est très bien protégée et de nombreux voyageurs qui ont tenté de les rencontrer ont dû rebrousser chemin devant les obstacles que les Quatre Grandes Hiérarchies Elémentales leur créaient. D’autres, parmi ces Grands Adeptes, lorsqu’ils sont incarnés, vivent disséminés dans le monde et accomplissent avec discrétion et efficacité leur Mission. L’ensemble des Adeptes (incarnés ou non) forme la Grande Loge Blanche. Celle-ci est invisible, n’a pas de « siège social » et aucune lettre ne peut lui être adressée. Croire, en conséquence, que la Grande Loge Blanche réside réellement, c’est-à-dire physiquement, au Tibet, est une erreur. Celle-ci n’a d’existence véritable que sur des plans vibratoires élevés et ne peut donc être perçue que par ceux qui ont éveillé leurs facultés spirituelles.

 

Cependant, la plus grande Lumière attire les plus intenses Ténèbres. Cette Loi, explique pourquoi la Loge Noire « tourne autour » de ce Centre de Force et de Vie : pour tenter de s’en alimenter, parce qu’elle n’est que l’Ombre de la Première. Certains magiciens noirs vivent donc au Tibet tandis que d’autres parcourent le monde et, en s’opposant au Courant de Vie et d’Amour que nous envoie la Divinité et que dirigent les Frères de Lumière, ils constituent, face à ces derniers, « l’hideuse cohorte de la Rébellion de notre Planète ».

 

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[1] Action par et pour le Bien.

[2] Action par et pour le Mal.

[3] Quand ils ont atteint un très haut degré de conscience.

[4] Plan Divin.

[5] Alice A. Bailey, « Traité sur la Magie Blanche », Ed. Lucis, page 243.

 

     

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Orphée - dans Mystères et Paranormal
23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 19:02

A – Les « sous-groupes » oeuvrant directement avec les Forces de l’Ombre

 

1 – En affichant ce caractère « noir »

 

a) Leurs dirigeants sont conscients du Groupe Noir, la plupart de leurs membres aussi. Ils n’ont pas « pignon sur rue », ne font aucune publicité pour faire connaître leur existence et leurs membres se recrutent par une très discrète cooptation. Ceux-ci sont généralement très puissants dans le monde des affaires et ce, à une échelle internationale.

 

b) Les sous-groupes oeuvrant directement avec le Groupe Noir sans que leurs membres soient véritablement conscients d’être « manipulés ». Ils en sont les victimes et croient réellement soit que les Forces Sombres sont les seules existantes et ont l’unique pouvoir en ce monde, soit que l’utilisation de l’aspect sombre n’a rien de destructeur en soi. Ils justifient cette croyance, si indulgente pour leurs désirs et leurs passions, par des Théories inspirées par le Groupe Noir. Ils travaillent au moyen de « pactes » et de rites « inversés » ; leurs membres en sont généralement de plus grandes victimes encore. Ils recrutent librement et font parler d’eux. Leurs procédés ne se cachent donc pas sous le Manteau de la Tradition Hermétique Authentique mais ils affirment que leurs théories « inversées » sont, en réalité, la Tradition… Les effets sur leurs membres sont les mêmes que ceux qui sont décrits dans la catégorie suivante.



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2 – En se couvrant du Manteau de la Tradition Hermétique

 

Ces sous-groupes cachent ce qu’ils sont en réalité. Ils adoptent le discours de la Tradition Hermétique – donc un caractère essentiellement « blanc » - et rien, si ce n’est une observation aiguë, sur les plans occultes, de leur action véritable, ne peut laisser supposer cette appartenance sombre. Ce paravent « blanc » est « l’appât » devant nécessairement attirer ceux qui s’intéressent aux Sciences Occultes. L’ensemble de leurs dirigeants peuvent ne pas être conscients que leur groupe n’est qu’un maillon de destruction, inspiré par le Groupe Noir, mais un parmi eux l’est nécessairement pour avoir introduit, au sein de pratiques authentiques (récupérées), des éléments qui brancheront les membres sur « le Noyau Noir ». Enfin, ils font parler d’eux et recrutent à portes grandes ouvertes.

 



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a) Leurs procédés :

 

- Concrets : ils ne facilitent généralement pas « le départ » de leurs membres. Diverses difficultés sont créées, en effet, envers ceux qui veulent les quitter : refus, lenteur de la réponse à une lettre de démission, etc…

 

- Occultes : si leurs membres souhaitent quitter ce sous-groupe, des pressions occultes sont exercées : (troubles psychiques importants, présences menaçantes la nuit, etc…). Ils arrivent à leur fin destructrice (le branchement sur le Groupe Noir) par l’ingérence, au sein d’enseignements issus de la Tradition Initiatique Authentique (le paravent de ce groupe) de « mots de pouvoir », parfois d’une « gestuelle précise », qu’il est demandé au membre de dire et de faire, tel jour et à telle heure, en lui expliquant que ce procédé aura tel effet bénéfique quant à sa Quête. Or, ce « mot » et ce « geste » constituent la « clé du réservoir » de la Force et alimentent le Groupe Noir. Ils détournent donc à cet effet une Loi bien connue en Magie qui est appelée « l’Ankhour » et sur laquelle fonctionnent, en toute légitimité, les différents aspects de la Tradition Hermétique. L’adhésion, sincère mais inconscient de tout ce processus, croyant conforter ses efforts spirituels, fait ce qui lui est demandé et alors, lentement, il imprègne son être psychique et mental de la « fréquence vibratoire pernicieuse ».

 

b) Les effets de ces procédés : Cette fréquence vibratoire destructrice provoque, à terme, un état de délabrement global : déstabilisation totale ; tendance au suicide, hargne et violence accrue, dilution des capacités de réflexion, laxisme croissant à l’égard de tout, teinté de dépression profonde, présences invisibles nocturnes plus ou moins ressenties et plus ou moins effrayantes qui tenteront d’ailleurs de se faire passer pour une « projection du Guru » - du Maître- etc…

 


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 c) Subterfuges utilisés pour expliquer ce délabrement : les dirigeants de ces sous-groupes ne manquent de qualifier cette destruction lente mains certaine, opérée dans la structure de leurs adhérents, « d’épreuves nécessaires sur le Sentier », usurpant ainsi cette réalité si durement vécue sur le Véritable Sentier de Lumière… Ils vont même jusqu’à retourner leur argument spécieux à l’encontre d’Ordres Initiatiques Authentiques et de la Pratiques Théurgiques (dans lesquelles sont aussi affrontées des épreuves voulues par la Loi Divine) en arguant que ce vécu-là révèle « le caractère noir » de cet Ordre et de la Théurgie, en oubliant surtout de dire que jamais la Pratique Théurgique et l’Enseignement Véritable, dispensé par un Ordre de Lumière, ne conduisent ses membres à cet état d’anéantissement ! Au contraire : la Force et l’Inspiration Divines sont données lors de ces épreuves, qui ne durent qu’un temps, plus ou moins long, le candidat en sortant avec une Conscience plus vaste, une lucidité et une force de caractère accrues.

 

d) Effets ressentis par ceux qui pratiquent la Théurgique ou qui appartiennent aussi à un Mouvement Philosophique Authentique ou à un Ordre de Lumière : différentes suggestions occultes leur sont données la nuit, et ayant pour origine le Groupe Noir initial, sous forme de rêves, cauchemars, visions persistant à yeux ouverts, ou présences ressenties dans la chambre, tendant à leur faire cesser la Théurgie et à résilier leur affiliation à cet Ordre Initiatique de Lumière. Souvent, l’Image Sainte d’un Adepte – quel que soit celui-ci – dressée sur un Autel individuel ou accrochée à un mur de l’appartement, est irradiée d’une vibration émise par les Forces de l’Ombre, pour que ces membres croient qu’en réalité ce sont les Adeptes qui font « œuvre noire »… Ce mélange d’affiliations perturbe fortement les chercheurs et ceux-ci pensent qu’ils affrontent leurs propres impuretés (comme cela se fait sur le Sentier de Lumière) alors qu’ils ne font que subir l’influx méphitique du Groupe Noir agissant par le canal du sous-groupe auquel ils appartiennent. Le discernement, à ce stade, devient très ardu.

 

 

 

 

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B – Les groupes qui finissent par passer sous la coupe du Groupe Noir

 

Dans cette dernière catégorie, d’une moindre malignité, mais qui peut aller croissant jusqu’à devenir réellement dangereuse, s’inscrivent les groupes qui, à l’origine, ne sont pas issus de l’influence du Groupe Noir initial. Ils sont l’œuvre d’une ou plusieurs personnes de bonne volonté, souhaitant sincèrement dispenser l’Enseignement Authentique de la Tradition. Ces fondateurs peuvent avoir reçu une formation dans un Ordre Authentique ou non, quoi qu’il en soit leur démarche est sincère.

 

Mais, à un moment donné, parce que certains membres portent en eux des failles psychiques et mentales facilitant cette intromission, et aussi parce que, en tant que groupe dispensant la Lumière, l’Ombre va de toute façon tenter d’agir… arrive, au sein de ce groupe, le canal des Forces émanant du Groupe Noir Initial. Ce canal, un être humain, est peut-être conscient de sa « mission » destructrice ou, - et c’est généralement le cas – ne l’est pas ; sa nature peu claire le rend tel et permet à l’Ombre de travailler par son intermédiaire ; il en est la victime parce que victime d’abord de ses propres failles…

 

Seule une observation occulte intense pourra détecter à partir de quand cette ingérence noire s’est opérée et comment elle évolue : soit elle est rejetée par la clarté du groupe (le canal quitte le groupe), soit elle s’instaure définitivement. Dans ce cas, l’organisation, initialement bonne, devient, dans la réalité des forces impliquées,[1] un sous-groupe du Groupe Noir.

 



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3 – Les pièges guettant les Chercheurs de Lumière

 

A – Pièges dus aux « bonnes apparences »

 

Que de catastrophes – et le terme n’est pas exagéré – sèment les Annales de la Quête de la Lumière ! Les victimes sont nombreuses, en effet. Malgré la bonne volonté du chercheur, il est souvent conduit vers un ou des groupes qui, sous des apparences tout à fait louables, accomplissent une œuvre noire.

 

Que de « Gurus », vêtus de la belle robe orange des moines de l’Inde, perpétuent cette immonde entreprise de destruction de la conscience humaine alors que leurs paroles ont la saveur du miel et leur regard (pour qui ne sait vraiment pas lire dans les yeux) se pare d’une douceur illusoire ! Que de « Maîtres », en Occident, avec pompe et théâtre, au vu et au su de tous, se glissent dans l’antre sacré d’Ordres Lumineux ou dans tel Mouvement Philosophique pour en extirper l’Essence au profit du Groupe Noir qu’ils servent consciemment ou non…

 


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B – Pièges dus au manque de développement occulte des chercheurs

 

Il faut avouer que les Occidentaux sont des proies idéales pour ce type de vautours parce qu’ils réunissent les critères nécessaires pour être phagocytés :

 

-         une ignorance du fonctionnement des groupes, bons ou mauvais, sur le plan occulte (invisible) ;

-         un manque de développement psychique : ils ne peuvent capter la réalité de la personne qu’ils ont devant eux et qui les enseigne. Est-il un vrai Guru ? Est-ce « un blanc » (pour reprendre le terme usité dans le jargon initiatique) ou travaille-t-il pour les Forces de l’Ombre ?

-         une appréhension trop concrète des phénomènes : que l’intellect prime, ils se fient simplement aux propos ou aux écrits de ce Guru ; que la structure matérielle soit bien établie (locaux, association légalement déclarée, budget confortable, structure d’accueil, etc…), l’apparence a force de vérité.

 

Ces lignes sont destinées à mettre en garde le chercheur afin qu’il exerce son discernement lorsqu’il contacte un groupe de travail, que l’expression de ce dernier soit orientale ou occidentale.

 


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C – Caractère inéluctable de ces pièges

 

Il faut donc éviter de tomber dans ces pièges mais, paradoxalement, ceux-ci se présentent toujours sur le Chemin de ceux qui empruntent la Voie de l’Evolution Spirituelle accélérée telle que l’offre l’Hermétisme.

 

En effet, le Cycle Légitime de l’Evolution prévoit la rencontre du chercheur avec l’aspect sombre de la Nature, rencontre qui peut prendre des formes différentes selon les étudiants :

 

-         avec un des sous-groupes qui viennent d’être décrits, excepté les deux premiers dont la note « noire » est par trop explicite et que le chercheur fuira instinctivement.

-         avec une personne qui véhiculera, en en ayant conscience ou non, les résidus méphitiques et destructeurs de notre Univers… ; cet être viendra tout simplement dans la vie du chercheur et sera suffisamment magnétique pour en bouleverser les repères ;

-         avec les Forces de l’ombre elles-mêmes, non concrétisées, mais qui insuffleront au chercheur mille et une tentations pour qu’il quitte le Chemin de la Lumière, le poussant parfois au désespoir voire au suicide, et lui inspirant des idées trompeuses sur le Sentier qu’il a pris ; les mêmes effets de détournements de l’Aspect Divin s’opéreront : des suggestions de rejet seront faites sur les Adeptes et leur Image éventuelle sera « contre-chargée »… pour générer la peur…

 

Ces lignes seront peut-être difficiles à comprendre et susciteront une révolte en raison de l’épreuve à expérimenter ; mais il en est ainsi : on ne peut avancer sur le Chemin de la Lumière sans apprendre à reconnaître – et pour en maîtriser la Force – la Voie de la Densité.

 

Mais que l’on se rassure ! Le passage éducatif du chercheur de Lumière dans un groupe pernicieux, ou l’amitié provisoire avec un être négatif, ou, enfin, la présence des Forces Obscures de la tentation, ont toujours une fin.

 

Le chercheur comprend finalement que l’action de ces Forces de « matérialité » sur son être, (via un groupe, une personne, ou directement de façon invisible) lui aura permis de « brûler » l’aspect sombre en lui et de conquérir ses plus beaux Etendards de Victoire sur le Sentier de l’Evolution.

 

Il doit être plus clair, à présent, pour le lecteur, que tout progrès mental, toute éducation des « masses », toute science et technologie nouvelles, tout système juridique clément et surtout cette notion lumineuse des « Droits de l’Homme », constituent un frein à l’action maudite de ce Groupe parce qu’ils tendent tous à alléger les souffrances de l’Humanité.




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4 – L’Organisation Noire planétaire et la divulgation de l’Hermétisme Authentique

 

Toutefois, ce que le Groupe Noir (et ses ramifications plus ou moins conscientes) hait le plus est la divulgation à un vaste public de la Connaissance Hermétique. En effet, cette dernière révèle aux hommes une Organisation de l’Univers tout à fait autre que celle qu’il s’efforce d’inspirer : à la vision d’une Humanité désespérée et « oubliée » quelque part dans un vaste Cosmos, vide, et bâti de la seule matière dense[2], la Tradition Esotérique substitue la Réalité Cosmique, celle d’un Univers plein de Vie[3] dont les Lois sont le Fondement même de toute Espérance et de toute Vie pour l’Eternité…

 

Mais ce que ce Groupe craint le plus, et ce sur quoi il s’acharne depuis des millénaires, est l’application des Lois Universelles, car si la Théorie de la Doctrine Esotérique le gêne, les étudiants en ignorent, pour la plupart, la pratique ; or, seule cette dernière permet non seulement d’appréhender concrètement l’existence de ce Groupe mais aussi et surtout d’anéantir progressivement leurs effets abjects sur la structure éthérique, psychique et mentale de l’être humain.

 

Cette Sainte Application des Lois est la Théurgie ou Magie, au sens authentique de ce terme. Ceci explique pourquoi cette Auguste Science a tant été l’objet de discrédit et de mensonges… Le Groupe Noir inspire des magiciens peu évolués pour en faire des sorciers et une fois les agissements pervers de ceux-ci bien connus, le reste de l’Humanité s’en détourne – à juste titre – mais en confondant ces pratiques avec la Science d’Origine, cette Mère blessée qu’est la Magie.

 




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C’est pourquoi, les étudiants mêmes de l’Occultisme sont, pour la plupart, victimes de cette idée pernicieuse, et rejettent, sans même vouloir comprendre, la Magie… Ils rejettent ce qui donnera corps et réalité à leurs études, faisant de leur Quête, par la Purification profonde opérée, un Sentier Brûlant.

 

Qui saura alors la tristesse qu’éprouvent ceux qui doivent, au cours du temps, dispenser cette Science ? L’Humanité les craint et voile son regard devant eux (elle n’est qu’une adolescente… peut-on donc la blâmer ?)… Leurs propres frères sur le Chemin de la Connaissance se détournent d’eux aussi… Mais, en réalité, qui souffre le plus de tout cela ?

 

En conséquence, de même que la guérison d’une maladie implique la connaissance, de la part de la science médicale du moins, de son processus d’éclosion, de diffusion au sein de l’organisme et enfin, des modalités de son éviction, de même, il convient d’éclairer nos contemporains, et surtout les étudiants de l’Occultisme, sur l’origine de ce « mal » pervers qui ronge la Terre depuis des millénaires afin de « guérir » celle-ci définitivement.

 

Contre ce « mal » endémique, des « Médecins Terrestres » oeuvrent également depuis des millénaires.


.../... 



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[1] Ces Forces sont un mélange : le positif initial et le courant destructeur qui circule pernicieusement.

[2] Vision encore actuelle de la Science occidentale.

[3] La Vie, pour être telle, ne nécessite pas expressément un corps de matière dense, comme nous l’expérimentons sur Terre ; ce corps peut être, selon le degré d’évolution des Vagues de vie peuplant les Mondes, de nature éthérique (la plus dense, en fait), psychique, mentale et même de nature supérieure.

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Orphée - dans Mystères et Paranormal