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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 22:37

Cybersexe, Cyborgs et Androïdes

 

Amour et organisme cybernétique à l’ère de l’érotisme 2.0

 

 

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » Rabelais.

 

L’inconvénient dans cette liberté qui nous est présentée dans la société d’aujourd’hui, c’est la réalisation de tous nos fantasmes sexuels à travers la technologie telle Internet et le Cybersexe, qui n’est que la continuité du sexe sans Amour prôné par la Pornographie depuis les années 1960. Il serait intéressant de savoir quels types de personnages et d’organisations (pas seulement pour des raisons commerciales) sont derrière ces mouvements libertaires et libertins : je crois qu’on peut le deviner… Ceci n’est pas un jugement de valeurs mais une simple constatation, chaque individu reste bien sûr libre de sa vie, de ses pensées comme de ses actes.

 

The Sexe Machine – La Tentation

 

Qu’est-ce donc que le Cybersexe ? Le préfixe « cyber » (du grec kubernan, gouverner) a donné, aux alentours de 1945, la cybernétique : une science constituée par l’ensemble des théories groupant les études relatives aux communications et à la régulation entre l’être humain et la machine. Par extension, est « cyber » tout ce qui a un vague rapport avec la robotique, la micro-informatique, les réseaux de communication ou l’automatisme. Le cybersexe est donc la face « rose » de cette culture du cyber… En 1951, le théoricien Marshall McLuhan analysait déjà « l’un des aspects les plus curieux de notre monde, la fusion du sexe et de la technologie ». On voit ressurgir le fantasme occidental de la « femme automate », de la « femme objet », forme moderne et animée de la poupée gonflable, ou du robot copulateur, domestique-amant aux ordres de son maître ou de sa maîtresse, façon Lady Chatterley.

 

 

Aujourd’hui, plus de 30 ans après les visions prémonitoires de McLuhan, les thèmes de la technologie érotisée, du sexe assisté par les machines, de l’accouplement avec la technologie et des désirs charnels déviants, se retrouvent tous enchevêtrés dans le concept de cybersexe. Mais, dans la recherche du cybersexe, il est surtout question du devenir de la sexualité. Certains vont jusqu’à dire que le corps, cette machine biologique, est décrété obsolète : il s’agit de devenir post-humain, cyborg, c’est-à-dire humain robotisé. Je ne pense pas que ces idées soient de simples « effets de style » marketing par des journalistes ou des promoteurs de ce type d’industrie ludique. Cela témoigne d’une « philosophie », d’une « idéologie » plus profonde d’après mes recherches visant toujours à asservir l’espèce humaine.

 

Les multiples déclinaisons cyberculturelles vont des plus inoffensives (piercing, tatouages bio-mécaniques inspirés du graphisme de H.R. Giger, dessinateur de l’univers du film Alien) aux plus inquiétantes. Comme le docteur Rosen qui réfléchit à des constructions chirurgicales visant à effectuer des greffes d’ailes ou des câblages de crâne. Du pacemaker à la biopuce insérée sous la peau, nous nous rapprocherions d’une « immortalité technologique ». « Je chante le corps obsolète », affirmait l’artiste Stelarc, qui de 1968 à 1970, a multiplié les performances artistiques extrêmes. Commençant par se coudre la bouche et les paupières, il est allé jusqu’à obtenir un corps suréquipé de technologie câblée : yeux lasers, bras artificiels. Les bruits internes de son corps étaient amplifiés à l’aide d’un appareillage d’électrocardiogramme et ses muscles étaient animés par des décharges électriques. Les artistes du Body Art cherchent ainsi soit à transcender le corps en l’améliorant, voulant se rapprocher du cyborg, soit à s’en extraire, à lui faire découvrir de « nouvelles voies », parfois au prix de douleurs insoutenables. Des artistes comme Orlan, qui se fait refaire inlassablement le corps par chirurgie plastique, se disent féministes : il s’agit de maîtriser son apparence physique.

 

« I am a robot » (je suis un robot), clamait déjà Krafwerk, le groupe techno allemand, en 1972. Le concept de « Cyborg », littéralement « Cybernétique organique » ou « Homme machine », ne date donc pas d’hier. Avec le développement d’Internet, le corps se « désincarne » et le sexe devient virtuel. Branché sur le réseau du téléphone global, l’utilisateur se connecte avec d’autres participants équipés comme lui, et deviennent ainsi les partenaires de jeux sexuels vraisemblables sans l’inconvénient d’un engagement à long terme. Le cybersexe ne serait-il donc qu’une expression extrême de l’individualisme à la fin du XXe siècle ou, une nouvelle manière de briser la frontière invisible existant entre les cultures et la sexualité ?

 

Cybersexe : phénomène de mode

 

Une chose est sure : le cybersexe est un concept vendeur. Ces dernières années, il n’est pas un magazine qui n’ait pas fait sa une sur ce thème : le n° 10 du webzine bOING bOING, est ainsi consacré aux « Gâteries sexuelles pour joyeux mutants », avec, en couverture, une jeune et jolie fille câblée pour le plaisir, une prise d’ordinateur fichée dans le bas-ventre et deux engins sexuels de série B accrochés sur les seins. Parmi les articles : Sexe virtuel : machines foutues, et Confessions d’un fou du micro-porno. En février 1992, la version US du magazine Elle titillait ses lectrices avec un gros titre sur le « Le nouvel univers du sexe par ordinateur », et l’année suivante, le premier numéro de Wired, publiait un article sur le Sexe digital. La même année, le Marie-Claire anglais d’avril promettait du Sexe de pointe : orgasme par ordinateur à ses lectrices et le magazine Self de novembre du Sexe High-tech : poussez vos nouveaux boutons. Future Sex magazine, aujourd’hui disparu, promet des fantaisies érotiques multiculturelles dans une maquette hyper moderne. La couverture du n° 2 montre un couple flottant dans le vide du cyber-espace, légèrement vêtu d’un équipement de réalité virtuelle très bien rendu en images de synthèse. L’homme arbore un maillot équipé d’un ordinateur. La femme porte un soutien-gorge pourvu de deux mains robotiques destinées à lui caresser les seins, et un slip agrémenté de ce qui semble être un vibromasseur sophistiqué. Le cybersexe, annonce le titre : « Harnachez-vous, maniez-vous, allumez-vous ». C’est de « l’érotronique »…

 

 

Le site du magazine Skin Two, consacré aux sexualités du futur et au fétichisme du cuir et du latex, expose et vend sa vision du « computer-sex » ainsi que ses propres productions de « lingeries mutantes » pour techno-fétichistes. On doit aussi au magazine Cyberpunk Mondo 2000, un article consacré au Techno-porno, où des jeunes femmes, interrogées sur ce qu’évoque pour elles le concept de cybersexe, déclarent : « J’imagine un esclave d’amour idéal qui aurait des centaines de personnalités programmées que je pourrais choisir totalement au hasard. Cela ajouterait un élément de surprise. Je ne serais pas contre l’idée qu’un programme transforme mon amant cyborg en Jeff Goldblum ou Geena Davis alternativement, à des moments bien choisis ». Ou encore : « Il pourrait lire dans mes pensées et serait TOUJOURS en service, ferait tout ce que je veux, pas seulement l’amour, les courses aussi, pourvoyant à tous mes désirs (…) même mon envie inexplicable de glace au caramel à 3h du matin… »

 

Sexe et Informatique

 

A l’aube du XXIème siècle, le cybersexe est en passe de devenir un concept dominant dans le monde de l’informatique et des réseaux de communication. Si les attentes des adeptes se portent vers des rêves d’appareillages sophistiqués (l’érotronique : des vibromasseurs aux combinaisons sensorielles traduisant les images vécues à travers des casques de réalité virtuelle), le réel est beaucoup plus prosaïque. Une conversation torride au téléphone reste des « plus efficaces ». Le cybersexe n’en est toujours qu’à une forme désincarnée de relation sexuelle autoérotique, un onanisme frénétique. C’est le téléchargement d’images pornos depuis des forums de discussions. C’est le sex-text (dialogue par écrit en direct) menant à l’excitation. Tout un domaine purement fantasmatique, auquel participe une population majoritairement masculine, récupérée par l’industrie du CD-Rom X. Avec l’avènement du Réseau Informatique Global qu’est Internet, on assiste aujourd’hui au miracle du « compu-sexe téléopéré », le genre préféré des couples qui s’envoient en l’air par câble. La « téléopération » est le contrôle, par un opérateur humain, de robots éloignés via un ordinateur. C’est le triomphe des Chats, CU-seeme et autres BBS informatiques où les utilisateurs peuvent se donner des ordres à distance, du type : « Patricia, je veux que tu étales de la confiture à l’abricot sur le ventre de Sylvia et que tu lui lèches le nombril ! ». Autrement dit, par son art de l’artifice, le sexe en réseau sur ordinateur, reviendrait à fantasmer sur un fantasme.

 

La réalité dont il est question ici, est forcément modifiable puisque virtuelle. Or, si l’on veut ou peut surtout, sur commande, ajouter ou enlever des années à son corps, pattes d’oies, calvitie, cellulite et poignées d’amour, pourquoi s’en priver ? Soit… mais jusque où cela ira-t-il ?! Comme le font remarquer les Extropiens, cette pseudo-secte versée dans le perfectionnement du genre humain, aidée en cela par l’usage intensif de l’informatique et des nouvelles technologies : « Au cours du projet siècle, le corps humain est inévitablement appelé à muter ! » (muter ou disparaître, tel serait donc le « mot d’ordre » ?!) L’androïde est-il alors appelé à devenir l’avenir de l’humanoïde ? « Sans aucun doute », répond John More du magazine Extropy dans The Extropian Principe. « On peut même dire que cela a déjà commencé. Regardez autour de vous ! Combien de personnes portent-elles déjà des machines logées dans leur propre corps, les aidant ainsi à prolonger leur espérance de vie. Qu’il le veuille ou non l’homme est en train de devenir androïde ». On peut ne pas partager cette opinion, heureusement. Toujours est-il que le concept est bien vivace seulement voilà « le retour à la réalité risque d’être difficile ».

 

Toutes ces technologies semblent destinées, en apparence, à satisfaire les besoins et les désirs humains mais ce n’est qu’une simple illusion… Elles visent à le rendre esclave de ses désirs obscurs et inavouables, voire ses pires penchants  pervers et de soumission « sadomasochistes ».

 

En fait, ce n’est même pas réellement le sexe ou les désirs sexuels qui sont en jeu… Il s’agit de la fin de l’Amour (dans sa dimension sentimentale et spirituelle) entre les hommes et les femmes… Mais en réalité, il y a pire, il s’agit d’un Projet de domination, de soumission, de domestication de l’espèce humaine et de destruction de la conscience en tant qu’entité spirituelle divine incarnée… L’œuvre au Noir prévue par les Forces Ténébreuses qui dirigent notre monde…

 

 

 

 

 

 

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