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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 20:32

Espion, lève-toi !

Le réseau Stay-Behind, l’armée secrète de l’OTAN

 

 

L’histoire du film

L’action se déroule à Zurich (Suisse) en septembre 1981.

Sébastien Grenier (Lino Ventura) est un agent secret français du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE), en sommeil depuis huit ans. Il dirige à Zurich une société fiduciaire et partage la vie d’Anna Gretz (Krystyna Janda), une allemande professeur de littérature comparée dont les idées gauchistes sont clairement affichées.

Un matin, il apprend par la radio qu’un homme avec qui il avait rendez-vous, Alfred Zimmer, vient d’être abattu dans un tramway par un commando des Brigades d’action populaire, officine d’extrême-gauche en activité à Zurich. Il reçoit par la poste l’après-midi même le livre Vingt ans après d’Alexandre Dumas, marqué à la page 138, code par lequel il comprend qu’il a été « réveillé » par ses supérieurs.

Les Brigades d’action populaire font référence au terrorisme d’extrême-gauche qui a sévi pendant les années 1970-1980 en Europe comme : Les Cellules Communistes Combattantes (CCC), Action Directe (AD), Fraction Armée Rouge (RAF) ou le Groupe Baader-Meinhof ou la Bande à Baader, Front Révolutionnaire d’Action Prolétarienne (FRAP), Les Brigades Rouges, etc. Tous ces groupes terroristes d’extrême-gauche mais aussi d’extrême-droite voire anarchistes étaient-ils réellement indépendants ou infiltrés par des agents secrets de puissances extérieures en vue de les manipuler ? Dans quels buts ? Et pourquoi ?

Se présentant au rendez-vous convenu, il a la surprise d’être abordé par un certain Jean-Paul Chance (Michel Piccoli), maître des requêtes auprès du Conseil fédéral de Berne, qui se présente comme son officier traitant. Celui-ci, très bien renseigné sur le passé de Grenier, lui demande de remonter la filière Zimmer pour savoir par qui sont contrôlées les Brigades d’action populaire.

Inquiet, Grenier lance le code de procédure d’urgence sous la forme d’une annonce dans le Tages Anzeiger. Là encore, c’est Chance qui se présente au rendez-vous… Ce dernier lui fait comprendre qu’il l’a réveillé en raison des contacts d’Anna Gretz avec certains éléments des Brigades d’action populaire, en lui répétant qu’il travaille pour Paris.

Grenier alerte alors son ami Henri Marchand (Bernard Fresson), autre agent du SDECE, afin de lui demander le pedigree de Chance. Marchand lui promet de lui dire rapidement si, effectivement, Chance est leur supérieur hiérarchique. Lors de son retour en train, Marchand est assassiné.

Grenier décide alors d’enfreindre la voie hiérarchique et se rend à Munich pour y rencontrer le conservateur Meyer (Heinz Bennent) qui est également un agent du SDECE. Alors qu’il retourne aux nouvelles le lendemain, il arrive à la bibliothèque de Munich. Mais Meyer vient d’être assassiné lui aussi.

De retour à Zurich, il est accueilli à l’aéroport par Chance, mécontent de ces démarches. Le soir même, il est contacté par un agent envoyé de Paris, Richard (Bruno Cremer). Le lendemain, il rencontre Richard qui lui apprend que Chance est un espion soviétique qui tente de le retourner. Il lui précise que Paris n’est pour rien dans son « réveil ».

Le réseau Stay-Behind : La structure secrète de l’OTAN

On désigne par stay-behind l’ensemble des armées secrètes européennes, dont l’existence a été révélée publiquement le 24 octobre 1990 par le Premier ministre italien Giullio Andreotti. L’existence de ces unités clandestines de l’OTAN est restée un secret bien gardé durant la guerre froide jusqu’en 1990, quand une branche de ce réseau international fut découverte en Italie, portant le nom de code Gladio, qui signifie glaive.

Gladio (Glaive en italien) désigne le réseau italien des stay-behind, une structure secrète créée sous l’égide du ministre de l’Intérieur, Mario Scelba dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour parer à une menace d’invasion soviétique.

Les cellules stay-behind (rester derrière) sont des réseaux clandestins coordonnés par l’OTAN pendant la guerre froide. Implantées dans seize pays d’Europe de l’Ouest, ces cellules visent à combattre une éventuelle occupation du bloc de l’Est, se tenant prêtes à être activés en cas d’invasion par les forces soviétiques du Pacte de Varsovie. La plus célèbre de ces cellules est le réseau italien Gladio (glaive).

On évoquera également l’épisode des tueries du Brabant en Belgique une série de crimes et de braquages sanglants qui eurent lieu dans la province de Brabant de 1982 à 1985 en Belgique.

Les expressions « tueries du Brabant » ou « tueurs fous du Brabant » évoquent un certain nombre d’attaques à main armée. Il s’agit d’attaques à main armée, de braquages et, en même temps, d’assassinats sans relation directe avec l’appât du gain, comme l’exécution d’enfants. Au cours de ces actions criminelles, au moins 28 personnes furent tuées sans que, jamais, les auteurs de ces crimes ne puissent être identifiés par le pouvoir judiciaire belge.

Certains enquêteurs défendent la thèse d’un complot qui aurait visé à déstabiliser l’Etat belge, voire d’autres pays d’Europe occidentale en relation avec des faits terroristes survenus en France et en Italie. On a notamment accusé le groupe néo-nazi Westland New Post (alias WNP), infiltré par un inspecteur de la Sûreté de l’Etat et manipulant des services de sécurité officiels belges ou étant manipulé par ces derniers. On a évoqué également un lien des tueurs avec l’organisation Gladio et les réseaux Stay-Behind, des structures clandestines de l’OTAN chargées de résister à une éventuelle invasion soviétique et dont certains membres auraient fini par dévier vers le banditisme.

Dans ces cellules clandestines « dormantes » prêtes à se « réveiller » en cas d’attaque des forces russes, les membres de ce type d’organisations sont formés aux techniques militaires et paramilitaires. Ce sont des hommes prêts à tout, le but créer la terreur dans les troupes russes, exécuté sans sommation des soldats ennemis, enlevés des officiers et des maréchaux soviétiques pour les interroger de « façon muscler » sur les plans d’occupation de l’Armée Rouge en Europe de l’Ouest.

Dans ce type de réseaux, il n’y a pas que des militaires de carrières ou des mercenaires mais aussi des terroristes, des mafieux et des criminels psychopathes qui ont signé un contrat avec l’OTAN pour défendre les intérêts occidentaux en échange de leurs remises de peines. Leurs techniques, ils débarquent par surprise en exécutant de façon déterminé et sauvagement leurs cibles et mitraillent tout le monde.

A la fin des années 1940, au début de la Guerre froide, une invasion par l’Union soviétique de l’Europe de l’Ouest est une hypothèse plausible en cas de Troisième Guerre mondiale.

 

 

 

 

 

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