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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 23:42

La Secte du Futur

Mensonges, Manipulations, Gourous et Sectes New Age

L’illusion du Nouvel Age et les fausses promesses du Verseau

 

 

« Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens. Si quelqu’un vous dit alors : le Christ est ici, ou Il est là, ne le croyez pas. Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes… » Matthieu, XXIV, 5-23-24 (La Bible).

Le New Age ou Nouvel Age est un courant spirituel occidental des XXe et XXIe siècles, caractérisé par une approche individuelle et éclectique de la spiritualité. Défini par certains sociologues comme un « bricolage » syncrétique de pratiques et de croyances, ce courant sert de catégorie pour un ensemble hétéroclite d’auteurs indépendants et de mouvements dont la vocation commune est de transformer les individus par l’éveil spirituel et par voie de conséquence changer l’humanité. Ce mouvement s’est répandu aux Etats-Unis et dans les pays occidentaux dès les années 1980 mais l’origine du mouvement et de ses idées est beaucoup plus ancienne remontant aux Rites et aux Mystères des Anciens Egyptiens (Ecole des Mystères d’Alexandrie), les Mystères de la Grèce Antique (Rites et Mystères Orphiques empruntés à Orphée Prince, Musicien, Poète et Initiateur aux Mystères Orphiques, Initiateur mythique et mystique aux mystères d’outre-tombe), l’Hindouisme, le Bouddhisme, le Zoroastrisme, la secte des Esséniens et plus récemment la Théosophie.

Dans son livre « Les Enfants du Verseau » (1980) qui théorisa le New Age, Marilyn Ferguson définit ce dernier comme l’apparition d’un nouveau paradigme culturel, annonciateur d’une ère nouvelle dans laquelle l’humanité parviendra à réaliser une part importante de son potentielle, psychique et spirituelle. Ce qui peut être le « terreau propice » à l’émergence de manipulateurs, des pseudos guérisseurs, et autres gourous de sectes en tous genres…

Considéré comme une tentative de « ré-enchantement du monde » face à la crise des idéologies et au refus de la croissances industrielle et du consumérisme, le New Age fait partie du phénomène global des nouveaux mouvements religieux nés à partir des années 1960 : Les Baby-boomers qui ont vécu les événements de Mai 1968 en France, les luttes syndicales et les nouveaux droits sociaux, le festival de Woodstock (mouvement hippie né aux Etats-Unis sous fond de musique et d’amour libre), la lutte pour la paix et contre la guerre du Vietnam, l’opposition à l’Impérialisme américain et au Capitalisme, la pilule et la contraception, la révolution sexuelle, la libération des mœurs et les mouvements féministes.

Le New Age se fonde également sur des éléments doctrinaux empruntés à la Théosophie. Ce retour à la spiritualité se caractérise par un approfondissement du sentiment religieux ou encore par le sentiment d’une quête intérieure, hors de toute structure historiquement constituée.

Des courants du New Age sont présents dans certains milieux écologistes comme le développement des théories de Gaïa. Une écologie spiritualiste se développe sur fond de retour à la terre-mère et aux valeurs ancestrales sous l’édifice de mouvements féministes (Terre-Mère et le Féminin Sacrée) qui peut être une résurgence du Matriarcat. Certaines activistes féministes s’inspirent directement des fondatrices de la Théosophie comme Helena Petrovna Blavatsky, Annie Besant et Alice Bailey que nous pouvons appeler à juste titre « Les Prêtresses de la Théosophie ».

Les caractéristiques du Nouvel Age

Le New Age est un amalgame de croyances de sources diverses. Il a popularisé en Occident certains thèmes hindouistes ayant transité par la théosophie, comme la notion de vies antérieures et la réincarnation. Il est aussi le véhicule de concepts proches de certaines écoles philosophiques hindoues ou indiennes et du tantrayana comme l’idée d’une « biologie invisible », d’un corps énergétique subtil, dont font partie l’aura, le corps éthérique et les chakras, centres d’énergies.

Le mouvement allemand de la lebensreform (développé au tournant des XIXe et XXe siècles) constitue possiblement une source du New Age, associé à la théosophie mais aussi à la naturphilosophie du XIXe siècle. La vulgarisation tardive de cette littérature ésotérique allemande en Amérique, notamment du Retour à la nature d’Adolf Just (1896), fut une source importante pour les hippies américains, et cette transmission aurait été assurée par les nombreux praticiens de lebensreform émigrés en Californie (notamment Bill Pester, Benedict Lust, ou encore Arnold Ehret).

Le New Age met en avant la notion de guidance intérieure en mettant l’accent sur l’intuition, et parfois en l’accentuant avec des concepts comme celui de pouvoir personnel : « chacun crée sa propre réalité », ou en ayant recours à des entités spirituelles mêlant les caractéristiques des « guides de lumière » traditionnels (les anges) avec des entités supposées issues d’autres plans de conscience, « Maîtres de Lumière » ou « Maîtres ascensionnés » (appelé « divinités » en Inde, les « bouddhas » chez les bouddhistes), etc. Dans ces derniers cas, la représentation populaire en occident de l’image du Christ est parfois utilisée bien qu’il soit devenu dans ce contexte un « principe » ou une « énergie » plutôt qu’une personne.

On peut aussi citer, parmi d’autres éléments associés au New Age, le holisme ou une approche globale (mind-body-spirit en anglais) comme pratiqué par les bouddhistes et les hindouistes. Certains abordent le New Age en s’intéressant à la télépathie, le pouvoir des cristaux, les « enfants indigos », le channeling, les théories Gaïa…

Selon Alice Bailey, les principes du New Age dans « l’ère du Verseau » devaient déterminer « le type de culture et de civilisation» ainsi que « l’avènement d’une nouvelle religion mondiale qui prendra la forme d’une approche de groupe, unifiée et consciente, du monde des valeurs spirituelles » comme cela se serait produit selon elle dans l’ère chrétienne des Poissons ou la période antérieure gouvernée par le Bélier.

Les Sectes complotistes et apocalyptiques

Les Sectes complotistes, apocalyptiques et ufologiques dits soucoupistes se caractérisent par une tentative de manipulation mentale de la réalité en vue de créer une « vision délirante » qui serait une tentative, une échappatoire aux réalités économiques et sociales d’un monde en crise de valeurs et en perte de repères.

Le film « La Secte du Futur » ou « Mysterious Two » (1982) de Gary Sherman avec les acteurs John Forsythe, James Stephens et Priscilla Pointer illustre merveilleusement le sujet.

Résumé du film : Perçant la nuit, une sphère de lumière se pose en plein désert, près de Santa Fe. De l’étrange objet de lumière LUI (John Forsythe) et ELLE (Priscilla Pointer) émergent du halo. Souriant chaleureusement et saluant la foule qui s’est soudain amassée. LUI et ELLE annoncent qu’ils sont venus chercher les Elus de Demain… Un peu à l’écart des badauds et des sceptiques, un groupe de gens venus de différents horizons se sont rassemblés avec l’intention de suivre l’étrange couple et commencer une nouvelle vie. Croyant à une mystification, la police locale et le FBI vont être bientôt confrontés à une époustouflante réalité…

Ce film contient tous les ingrédients de la manipulation mentale par deux individus en l’occurrence un homme et une femme (un couple) qui sont les Gourous d’une Secte venus d’un autre monde pour chercher les élus à sauver d’un monde en perdition pour les faire « ascensionner » dans un autre monde, une autre dimension. Le film est quand même très étrange et mystérieux car il joue sur les ambiguïtés entre l’illusion et la réalité, la manipulation, le mensonge et la vérité d’une réalité occulte et sous-jacente… LUI et ELLE sont capables de transsubstantiation, de changer d’apparence, de se transformer et d’être à plusieurs endroits à la fois… un peu comme certains Avatars dans la Tradition Hindouiste et Bouddhiste… et pourtant cela sonne faux ! On pourrait se poser la question : qui manipule qui, dans quel but et pourquoi ? Dans le film, il y a également une ambiance musicale, une personne qui joue de la flute la nuit sous fond de clair de lune… ambiance visant à raviver les sentiments d’unité avec la Nature d’inspiration avec le Paganisme, Holistique ou Panthéiste… LUI et ELLE impressionnent par leurs tenus vestimentaires, habillés en robes blanches comme des missionnaires ou des prêtres esséniens, par leurs discours grandiloquents, mystérieux et apocalyptiques ce qui suggère fortement à une manipulation de Gourous de sectes… Les décors, les effets spéciaux lumineux et l’engin spatial supposé ressemble à une manipulation de type de la secte Heaven’s Gate ou l’Ordre du Temple Solaire (OTS) sectes dont les adeptes se sont suicidés ou ont été sauvagement exécutés après avoir été dépouillés de leurs argents et de leurs biens terrestres jugés « superflus » là où ils devaient partir… ce qui fut fait mais d’une autre manière plus « expéditive et définitive » par les gourous de la secte.

Heaven’s Gate ou la Porte du Paradis

Heaven’s Gate est un nouveau mouvement religieux ufologique sectaire cofondé par Marshall Applewhite dit « Bo » et Bonnie Nettles dit « Beep » - BO et BEEP ou référence à LUI et ELLE (La Secte du Futur) au début des années 1970 aux Etats-Unis. Il est connu pour le suicide collectif de 39 adeptes qui eut lieu le 26 mars 1997 lors du passage de la comète Hale-Bopp alors qu’ils croyaient que leur âme allait rejoindre un vaisseau spatial supposé caché derrière la comète et transportant Jésus.

Marshall Applewhite, également surnommé « Do », croyait que lui et son infirmière, Bonnie Nettles, étaient les deux Témoins évoqués dans l’Apocalypse de la Bible. On observe dans ce genre d’histoire, le cas typique du délire de la personnalité (ego surdimensionné, paranoïa, soif et désir de grandeur et de reconnaissance sociale et/ou spirituelle). Après avoir essayé sans succès de gérer une librairie, ils ont décidé tous les deux de parcourir les États-Unis pour faire connaître leur croyance qui combinait des éléments de la doctrine chrétienne avec des concepts de science-fiction, tels que le voyage dans le temps ou dans d’autres dimensions. Ils se firent appeler par divers noms durant cette période, comme « Bo et Beep » ou « Do et Ti ». Le groupe qui se forma autour d’eux avec le temps prit également différentes dénominations, la première étant Human Individual Metamorphosis (HIM) (« métamorphose humaine individuelle »).

Leur croyance principale était que la Terre était sur le point d’être détruite et recyclée et que la seule chance de survie était de partir. Alors que le groupe se disait formellement opposé au suicide, ils voyaient leur « départ » comme un « passage sur le niveau suivant », impliquant comme dans d’autres traditions religieuses, que leur corps humain n’était qu’un « véhicule » de leur âme pour leur périple sur Terre. Ils s’adressaient d’ailleurs fréquemment les uns aux autres en termes de « véhicules ». Mais pour que ce passage puisse se faire, ils devaient détester cette planète suffisamment pour qu’il ne subsiste aucun attachement à elle. Ainsi, ils devaient tous abandonner les liens familiaux, leurs amis, la sexualité, l’argent et toute autre possession.

Applewhite et Nettles enseignaient à leurs adeptes qu’ils étaient des extraterrestres. Ils modifièrent cette conception ensuite en indiquant qu’ils étaient en quelque sorte possédés par des esprits extraterrestres (notion de « walk-in » ou de transfert d’âme). Cette idée permettait au groupe de renforcer la possibilité d’effacer leur ancienne identité d’être humain. Les deux leaders du groupe croyaient également en la théorie des anciens astronautes.

La conviction de l’existence d’un vaisseau spatial caché dans la queue de la comète Hale-Bopp a été initiée par l’écoute d’une émission de radio ouvrant son micro à de prétendus voyants, animée par Art Bell. L’un des invités de l’émission avait affirmé avoir utilisé ses pouvoirs psychiques sur une photographie (conjointement avec une seconde « voyante », Prudence Calabrese) et découvert l’existence d’un « monolithe semblable à celui de 2001 l’Odyssée de l’Espace ». Les membres d’Heaven’s Gate auraient déclaré qu’il s’agissait du signe qu’ils attendaient.

Les 21 et 27 mars 1997, Marshall Applewhite s’enregistre avec une caméra vidéo et évoque le suicide collectif en déclarant qu’il s’agit « du seul moyen d’évacuer la Terre ». Après avoir souscrit une assurance pour « enlèvement par des extraterrestres » et avoir acheté une maison à San Diego, ils se donnent la mort en trois vagues du 24 au 26 mars de la même année, les survivants préparant la mise en scène pour les suivants, par ingestion de phénobarbital mélangé à de la vodka et de la compote de pomme et en se nouant un sac plastique autour de la tête.

La police retrouvera les corps allongés sur leurs lits, tous vêtus de baskets Nike avec un drap mauve les recouvrant, chacun avec 5 dollars en poche.

Jim Jones et le Temple du Peuple

James Warren Jones dit Jim Jones, né le 13 mai 1931 à Crete dans l’Indiana, aux Etats-Unis et mort le 18 novembre 1978 à Jonestown au Guyana était le fondateur et pasteur du groupe religieux d’inspiration protestante le « Temple du Peuple » dont il a fait le siège d’une lutte pour l’égalité raciale et la justice sociale qu’il appela « socialisme apostolique » et dont la communauté établie au Guyana a parfois été considérée, à l’origine, comme un projet agricole communiste avant d’être le lieu d’un massacre collectif et finalement désignée comme l’archétype de la secte dangereuse.

Jim Jones est à l’origine d’une des dérives religieuses les plus connues de l’Histoire ayant provoqué un traumatisme à l’échelle mondiale. Sa communauté connut une fin tragique le 18 novembre 1978 à Jonestown où 908 personnes périrent par ingestion de cyanure de potassium ou assassinat.

Le Temple du Peuple est une secte fondée par le révérend Jim Jones en 1955, à Indianapolis, aux Etats-Unis. La secte adhère en 1960 à la fédération d’Eglises protestantes des Disciples du Christ, bien que Jones critique de plus en plus ouvertement le christianisme, rendant l’orientation de l’église plus politique que religieuse. Elle s’installe ensuite en Californie, d’abord à Ukiah puis à San Francisco. Dans chaque ville, Jones recrute des populations différentes : d’abord des familles majoritairement blanches, puis des étudiants blancs utopistes et ayant reçu une instruction poussée, enfin un grand nombre d’habitants noirs de milieux défavorisés, dont beaucoup d’anciens accros à l’héroïne traités dans le centre de désintoxications régi par le Temple du Peuple. La secte revendique également une inspiration communiste et antiraciste.

En 1974, le Temple du Peuple achète des terres au Guyana : elles servent de lieu d’établissement d’une communauté agricole appelée Jonestown. Le 1er août 1977, Jim Jones y déménage avec l’ensemble de sa congrégation pour fuir une couverture médiatique de plus en plus négative, qui se concentre sur les abus physiques et moraux subis par ses fidèles. Jones alimente une théorie du complot visant à faire croire aux fidèles que la CIA persécute la secte et arrêtera toute personne qui voudrait la quitter, et que les articles de presse sont commandités par les chrétiens américains racistes.

Le 18 novembre 1978, un membre du congrès américain, Leo Ryan, vient à Jonestown pour enquêter sur la secte après avoir reçu plusieurs plaintes de la part de déserteurs et de proches de fidèles. Il est assassiné lors d’une fusillade à l’aéroport de Port Kaituma, alors qu’il quitte le camp ; trois journalistes et une défectrice meurent aussi dans l’embuscade. Le soir même, Jim Jones force le suicide collectif d’environ 910 fidèles, majoritairement par empoisonnement au cyanure de potassium avant d’être abattu par balle, probablement à sa demande. On compte une vingtaine de survivants à Jonestown. Une femme tue ses enfants puis se suicide à Georgetown, capitale du Guyana.

L’Ordre du Temple Solaire (OTS)

L’Ordre du Temple Solaire (OTS) d’abord appelé ordre international chevaleresque de Tradition solaire, est un groupe ésotérique néo-templier fondé en 1984 à Genève par Luc Jouret et Jo Di Mambro à la suite de la Fondation Golden Way de ce dernier. Ce faux ordre de chevalerie est principalement connu par des suicides collectifs en Suisse, en France et au Canada ayant fait en tout 74 victimes en 1994, 1995 et 1997 et pour les controverses qui sont suivi. L’affaire a été un facteur majeur du durcissement de la lutte contre les sectes en France.

En France, l’OTS est considéré comme une secte par le rapport de la commission d’enquête parlementaire de 1995.

Luc Jouret (né en 1947, ex-Congo Belge et mort en 1994 à Salvan en Suisse) est diplômé en médecine à l’université libre de Bruxelles en 1974, il se spécialise en homéopathie qu’il exercera plus ou moins régulièrement pendant quinze ans. Il s’intéresse parallèlement à des thérapies alternatives macrobiotiques, iridologie et prend parti pour les guérisseurs à mains nues philippins qu’il a rencontrés à Manille à plusieurs reprises. Après avoir pris la succession du grand maître de l’ordre rénové du Temple (ORT), en 1983, Luc Jouret en est expulsé en 1984.

Joseph Di Mambro dit « Jo Di Manbro » (né le 19 août 1924 à Pont-Saint-Esprit dans le Gard en France et mort le 5 octobre 1994 à Salvan, canton du Valais en Suisse) a été bijoutier et a fait six mois de prison pour escroquerie. Dans les années 1950, Jo Di Mambro commence à pratiquer le spiritisme. Avant l’OTS, il fréquente un groupement successeur du Service d’Action Civique (SAC) fondé par Charles Pasqua.

Michel Tabachnik, né le 10 novembre 1942 à Genève en Suisse, est un chef d’orchestre et compositeur suisse de renommée internationale.

Selon Françoise Champion, sociologue, ce groupe a une « filiation templière bricolée ». Jean-François Mayer décrit certaines croyances du groupe, telles que les notions de « transit » (voyage de l’âme vers une autre planète, par le biais du suicide, notion similaire à celle du groupe Heaven’s Gate) ou l’importance de « transporter le germe de vie sur une autre planète », comme les causes de la dérive ultérieure. Une bonne part des concepts et principes de l’ordre étaient inspirés des écrits « hermétiques » de Tabachnik « Les Archées ».

Les objectifs de la secte étaient de reconnaître et rassembler une élite spirituelle afin de la préparer, par l’étude des Hautes Sciences, à participer à des Travaux en vue de perpétuer la Conscience Une et la Vie dans le temps et l’espace. Prendre une part prépondérante et active à l’édification des Centres de Vie. Former à travers le monde une chaîne de fraternité véritable, au service des forces positives et du Temple unifié, constitué par l’Ordre du Temple Solaire.

On remarquera dans ce type d’organisation à caractère sectaire, les membres et les adeptes du groupe sont considérés comme une élite à part entière donc différent du reste de la population de la société, en psychologie cela s’apparente à flatter l’ego, à le surdimensionné : vous êtes différent et donc supérieur aux autres. C’est une technique efficace de séduction pour manipuler les gens simples, les naïfs et les personnes avides de gloires et de reconnaissances.

La hiérarchie de l’ordre est absolue. Les cérémonies rituelles auraient été mises en scène par un membre de la secte. Les lieux de culte ont été le théâtre d’apparitions et de manifestations perçues comme surnaturelles au cours de cérémonies rituelles. De nombreux témoins ont rapporté avoir vu des matérialisations d’objets ou de personnages. Une ancienne adepte déclare avoir assisté à l’apparition de Maîtres, du Saint-Graal, de l’épée Excalibur, des douze apôtres et même du Christ. En réalité, les apparitions surnaturelles du Maître, au son d’une musique cosmique assourdissante et au milieu d’hologrammes, ne sont que Jocelyne Di Mambro, l’épouse de Jo Di Mambro, juchée sur un tabouret.

Le côté théâtral au cours des rituels dans ce type d’organisation sectaire est très prisé pour créer une ambiance surréaliste, surnaturelle, créer une « sidération cosmique » visant à altérer la perception de la réalité des personnes fragiles sur un plan psychologique, en pertes de repères, en crises de valeurs, en manques d’idéales voire de personnes hystériques…

La naissance de l’enfant cosmique : Dominique Bellaton, une jeune femme prostituée et toxicomane qui aurait été recherchée par des proxénètes cherchant à l’assassiner, s’intègre à l’ordre à la demande de ses parents. Joseph Di Mambro a rapidement le projet d’en faire la mère porteuse de « l’enfant cosmique ». Une cérémonie dans la crypte de l’ordre, avec effets spéciaux (une épée touche le ventre de la jeune femme devant l’assistance et un éclair de lumière surgit), contribue à confirmer aux membres les pouvoirs surnaturels des dirigeants de la secte. Jo Di Mambro appelle son rituel « conception théogamique », une conception sans rapport sexuel, alors qu’en fait, Dominique est sa maîtresse et est enceinte depuis quelques semaines. L’enfant, Emmanuelle, naît le 22 mars 1982. Elle et sa mère meurent lors du premier massacre à Salvan le 5 octobre 1994.

On remarquera également le caractère autoritaire et patriarcal des dirigeants de la secte. Les gourous d’une secte sont, en général, des individus à fortes personnalités marqués par des déviances psychologiques : des mégalomanes avec une très haute opinion d’eux-mêmes, des personnes autoritaires, des menteurs, des escrocs, des voleurs, des assassins, des individus imbus d’eux-mêmes, égocentriques, avec un goût immodéré pour le pouvoir et l’argent et exerçant une influence autoritaire sur autrui (frappant les femmes et les enfants) et souvent des obsédés sexuels (harcèlements sexuels, polygamies, coureurs de jupons invétérés ayant de nombreuses maîtresses pour satisfaire leurs libidos débordantes). Ils sont adeptes également de « l’amour en groupe » où l’organisation de partouzes au nom de « l’Immaculée Conception » ! Là, ils sont « forts » dans leurs délires, il ne faut surtout pas se gêner (Jésus-Christ et la Vierge Marie apprécieront – non sans une pointe d’humour !).

Plusieurs mois avant le premier massacre, certains fidèles évoquent la mégalomanie, les supercheries et les malversations des chefs. Plusieurs donateurs (dont des notables, industriels, propriétaires) réclament le remboursement partiel des fonds qu’ils ont engagés alors que cet argent a été détourné pour être investi dans des entreprises fictives, propriétés ou pour les fondateurs qui ne se refusent rien (villa, voiture de luxe, voyages).

Une thèse présentant une origine politico-mafieuse à l’affaire est étayée par certaines sources, dont le psychiatre Jean-Marie Abgrall, évoquant de possibles liens de Luc Jouret avec des membres de Gladio.

En 2006, le cinéaste Yves Boisset dénonce également la piste « politico-mafieuse », qu’auraient négligée les enquêteurs. Il souligne en particulier les liens de Jo Di Mambro avec Jean-Louis Fargette, un « parrain » de Toulon assassiné en 1993. Le cinéaste dit voir « l’ombre de Charles Pasqua dans cette affaire » et a parlé de « trafics d’armes entre le Canada et l’Angola », ce que le journal « Le Monde » a nommé Angolagate, lequel article ne faisait aucune référence à l’OTS.

On pourrait également avancer une hypothèse voire une thèse plus poussée, plus hardie ou plus occulte. L’organisation de l’Ordre du Temple Solaire (OTS) n’était pas seulement infiltrée par des gourous manipulateurs, mégalomanes et des escrocs mais aussi par des mafieux, des hommes politiques véreux, des francs-maçons dévoyés et autres membres de sociétés secrètes ésotériques et initiatiques à caractère théurgiques ou magiques (dans leurs aspects sombres) c’est-à-dire à caractère sataniques et démoniaques dans le but de créer des rituels sacrificiels au nom du « Grand Architecte de l’Univers »… Mais de quel « Architecte » parle-t-on ? De Satan ou plus précisément dédiées aux Forces Noires planétaires ou Loges Noires manipulés par les fameux mythiques démons en vue de l’asservissement de l’espèce humaine et de la destruction délibérée de la vie et de la conscience. Ce type d’organisation et les personnages divers et hétéroclites qui s’y croisent sont le lieu propice à des infiltrations de toutes sortes : Mafias, hommes politiques, industriels, banquiers, financiers, dirigeants de sociétés initiatiques et occultes au but peu claires, services secrets, agents secrets gouvernements et armées, manipulations géopolitiques mondiales (trafics de drogues, ventes d’armes, espionnages, renversements de régimes, manipulations politiques en tous genres…), rituels sacrificiels sanglants et monstrueux, des hommes puissants y exerçant sans restrictions leurs folles pulsions : tortures, sadismes et meurtres, orgies sexuelles délirantes, etc. le tout sous couvert de la Secte. Simple hypothèse…

Jean-Claude Monnet et les petits hommes bruns

L’inquiétant Jean-Claude Monnet est le fondateur du Club des Surhommes (ou U-Xul-Klub) vers l’année 1985. Cette association « néo-ufologique » trouvait sa filiation dans un terreau beaucoup plus ancien : celui du Parti national-socialiste ouvrier français (PNSOF) dont monsieur Monnet fut, au mois de septembre 1961, l’un des fondateurs.

En fait, Jean-Claude Monnet constituait un cas ou un phénomène particulier (une sorte « d’Ovni ») dans le mouvement néo-nazi. Il est né, en 1938, dans la Sarre, et son PNSOF semblait être une « résurgence directe d’un pseudo mouvement nazi à la française ».

L’organe écrit du PNSOF s’intitulait le Viking. Puis, sans doute durant cette même année 1961 et sous la pression d’autonomistes bretons, le groupe devint une « organisation druidique néo-païenne » sous le nom, en langue bretonne, de Breuziezh An Hevoud (c’est-à-dire Fraternité de Hevoud). Il faut préciser, ici, que l’Hevoud- la « croix qui tourne » - était « un symbole celte figurant sur de nombreux mégalithes et qui n’était autre que la croix gammée ». En effet, monsieur Monnet avait alors parfaitement compris que « notre riche patrimoine celtique nous influençait et nous marquait »…

1961 sera également l’année de la création, sous le même parrainage, d’une religion des druides.

En 1966, Jean-Claude Monnet fonda la Grande Loge du Vril (laquelle n’avait bien sûr aucun rapport avec les obédiences maçonniques connues et constituait plutôt une sorte de « maçonnerie néo-nazie »…si une telle expression peut avoir un sens), puis l’Ordre maçonnique de l’Himalaya (ou Organisation Mondiale Armaniste, ORMA, laquelle aurait été en fait active dès le mois de juillet 1966). En juin 1966, Jean-Claude Monnet avait annoncé en effet par lettre, à la très droitière revue « Le Charivari », son intention de constituer « une association politico-religieuse, à fondements nettement ésotériques, occultes, défenseurs d’un racisme nordique ». Bref, on l’aura compris pour faire la promotion et l’éloge de la race supérieure ou aryen blanc-caucasien !

Le Vril, mensuel de l’Ordre maçonnique de Schamballah (une organisation lancée en juillet 1966) et organe écrit « de la Fraternité de la grande loge lumineuse » assurait ainsi dans son premier numéro daté du mois de mars 1968 qu’il fallait lire le Koran-999 en sept volumes…

De plus, « les instructeurs théosophes ont dit que les Seigneurs de Vénus ont fondé, dès leur arrivée sur la Terre, la Grande Loge d’initiation. Leur résidence actuelle est désignée symboliquement par le nom ancien de Schamballah, cité astrale qui se trouverait en Asie, au Gobi. Cette cité sainte, sur laquelle règne le Roi du Monde, est invisible aux yeux du vulgaire. C’est le sanctuaire secret, siège du gouvernement occulte de notre globe. La légende du royaume souterrain abritant les Maîtres et les archives secrètes du monde est une réalité grandiose ».

Durant l’année 1969, Robert Charroux, le futur inspirateur du culte Bâal-Contract, écrira pour sa part, dans un ouvrage qu’une secte « mi-spiritualiste, mi-politique, la Grande Loge du Vril » tentait d’opérer une sorte de jonction fraternelle entre l’Occident et l’Orient, en installant curieusement le dieu germanique Wotan, que les Scandinaves appelaient Odin, dans une Agartha qu’ils nomment Schamballah. De plus, ajoutera l’écrivain Robert Charroux, « il semble qu’il y ait identité entre ce Schamballah et l’Agartha que firent connaître Ferdinand Ossendowski et René Guénon. Selon l’auteur de « Bêtes, hommes et dieux », le peuple souterrain d’Agartha a atteint le plus haut savoir et compte hui cents millions de sujets sous les ordres du Maître du Monde. Pour la Grande Loge du Vril, les forces occultes d’Orient, indo-tibétaines, sont seules dépositaires des plus anciennes traditions aryennes ».

« La Grande Loge du Vril, de Jean-Claude Monnet, entend assurer sa domination sur le monde par la maîtrise d’une force appelée « vril ». Ce « vril » est issu des protons A1 émis par le noyau du globe terrestre ».

Comme a l’accoutumé nous observons le discours et la philosophie surréalistes et aberrantes des gourous de sectes, du délire à l’état pur tout en étant des personnages peu recommandables voire carrément dangereux.

A l’actif de Jean-Claude Monnet on peut citer l’émergence de mouvements fantomatiques tels que le National-socialisme international, créé le 21 septembre 1975 et surtout, en 1984, la Golden Dawnoss, qui voulait en fait, être la résurgence d’une société initiatique véritablement apparue à Londres en 1888 et jugée, alors, être extrêmement fermée, réservée aux seuls initiés.

Signalons que la véritable « Golden Dawn » anglaise, ou « Aube dorée » était marquée par « une recherche de magie rituelle de haut niveau » et qu’elle aurait même inspiré l’entourage d’Adolf Hitler…

Une magie rituelle de haut niveau… mais pour quoi faire au juste ? Se réaliser intérieurement, parvenir à un plus haut niveau de conscience, atteindre son « Soi Divin » ? Ou pour contacter je ne sais quelles entités régnant dans les « Sphères Supérieures » ou plutôt les « Sphères Inférieures » ou les Forces Noires planétaires… les fameux mythiques démons…

Jean-Claude Monnet l’ancien responsable du Parti national-socialiste ouvrier français se rallia aussi aux positions du spécialiste de la Haute Magie Eliphas Levi, lequel ajoutait en son temps que :

- L’existence d’une révélation primitive et universelle expliquant tous les secrets de la nature et de la science.

- La nécessité de ne confier ces secrets qu’à des initiés.

- La certitude d’une tradition réservant aux souverains pontifes, et aux maîtres temporels du monde, la connaissance des mystères.

- La perpétuité de certains signes, ou pentacles, exprimant ces mystères et connus des seuls initiés.

Enfin, la compagne de Jean-Claude Monnet publie en 1988, sous le nom de Suzanne Gertsch, un étonnant ouvrage nommé « « Les treize champs d’Ialou. Isis parle au monde ». L’auteur nous y informait, notamment, qu’elle était la déesse Isis, et que la Vierge Marie, en personne, avait auparavant annoncé sa mission. Bien entendu, Suzanne Gertsch entretenait également des liaisons quasi quotidiennes « avec les Supérieurs Inconnus venant de la constellation du Cygne ». Elle faisait aussi « de nombreux voyages cosmiques ». Bref, c’est une allumée, une « illuminée » dans le mauvais sens du terme, une folle alliée, une hystérique…

Conclusion

Une conclusion sans doute provisoire tant les sectes à caractères ésotériques, apocalyptiques et ufologiques sont légions.

Dès les années 1950 apparaissent aux Etats-Unis principalement des associations, des groupes ou des sectes soucoupistes où les principaux dirigeants charismatiques des « gourous de l’étrange » : des hommes, des femmes ou des couples se disent être « enlevés » par des extraterrestres, les « Frères de l’espace » aux discours pacifiques et salvateurs pour la race humaine. Ils sillonnent, le plus souvent, les Etats-Unis à bord de véhicules avec des signes étranges, des dessins, insignes et drapeaux, voire des maquettes d’Ovnis sur le capot de leurs voitures en hommage aux « Frères de l’Espace » - les « Space Brothers » ! Les « Grands Blonds » et les Vénusiens !

Ces couples adoubés par des « anges venus d’ailleurs » disent avoir voyagés dans l’espace à bord de leurs soucoupes volantes. Ils ont visité leurs planètes, rapportés des objets, des plantes, de la nourriture, des mets extraordinaires, des fruits étranges venus d’un autre monde ainsi que des connaissances secrètes et ésotériques étonnantes. Ces derniers se disent être des descendants des extraterrestres voire des « walk-in » ou des transferts d’âmes extraterrestres qui habitent leurs enveloppes charnelles et sont « possédés par des esprits d’extraterrestres » comme les fondateurs de la secte Heaven’s Gate Marshall Applewhite et Bonnie Nettles dit « BO » et « BEEP » ! Ou LUI et ELLE de la « Secte du Futur » ou « Mysterious Two » 1982 film de Gary Sherman.

 

 

 

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