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22 août 2021 7 22 /08 /août /2021 00:30

La Mort et l'Au-delà

La survivance de la conscience

 

 

 « La mort est la fin d’une prison obscure, pour les nobles âmes ; c’est un malaise pour les autres qui ont placé dans la fange tout leur sollicitude. » Pétrarque, Triomphe de la mort.

Partie I : La mort et les différents états de conscience dans l’Au-delà

Les idées fausses à éliminer

Bien des idées fausses ont cours dans notre société, et il en résulte pour l’homme une grande confusion.

La mort serait la fin de tout

Toutes les grandes religions, malgré la complication de leurs doctrines, enseignent l’idée d’une vie après la mort du corps : Purgatoire, Paradis. Les expériences des spirites, les recherches de groupes et mouvements ésotériques dans ces domaines nous prouvent également que la vie ne cesse pas à la mort du corps physique.

L’homme est une âme et possède un (ou plusieurs) corps. Le corps n’est pas l’homme lui-même, il n’en est que le vêtement. Ce que l’on nomme la mort n’est que le fait de quitter un vêtement usé et ce n’est pas plus la fin de celui qui meurt que l’acte d’enlever notre manteau n’est la fin pour nous-mêmes.

Il s’ensuit que nous n’avons pas perdu notre ami ou parent mais nous avons perdu la vision du vêtement dans lequel nous étions habitués à le voir.

Le vêtement a disparu mais l’homme qui le portait continue son existence sur le plan astral.

Notre chagrin est compréhensible mais en même temps basé sur un malentendu : nous pleurons sur quelque chose qui en réalité, n’est pas arrivé, bien que nous disions : ma perte est une réalité. Lorsque nous aurons compris la « vraie » vérité, nous cesserons de pleurer car cette perte n’est qu’apparente, et apparente à notre point de vue seulement.

La personne disparue vit maintenant dans un nouveau corps astral comme il vivait antérieurement dans le corps physique.

Ce n’est pas là un corps qu’il revêt pour la première fois au moment de la mort, car chaque nuit, chacun quitte son corps dense et se trouver revêtu du corps astral.

On peut ainsi avancer que le sommeil est une sorte de mort temporaire dans laquelle on peut reprendre le vêtement que l’on a quitté pendant que nous dormons ; nous nous trouvons donc dans la même condition que le disparu.

La mort n’est que le passage d’un stade de vie à un autre plus subtil et ce qui arrive, c’est que l’homme se trouve exactement tel qu’auparavant dans sa propre demeure (moins le corps physique), donc avec cette différence qu’il n’est plus capable de se faire entendre ni de se faire voir par ceux qui l’entourent, car ils sont inconscients de sa présence.

En réalité la mort n’est qu’un incident périodique, se renouvelant dans une existence sans fin et c’est une conception erronée que de définir l’Au-delà comme un pays d’où personne ne revient.

Notre vie sur la terre n’est qu’un jour de la vraie vie comportant des myriades et des myriades de jours semblables.

De même qu’à chaque jour succède la nuit, nous recommençons le lendemain la vie où nous l’avions laissée la veille (nous nous déshabillons le soir et nous nous rhabillons le lendemain matin), de même l’homme après sa vie sur terre passe dans l’Au-delà et recommence la vie suivante dans un corps nouveau comme une continuation de la vie précédente, en reprenant son évolution au point où il l’avait laissée antérieurement.

Changement radical de l’être

Une autre idée fausse est que la mort produit un changement total, l’homme devenant soit un ange, soit un démon.

En mourant, l’homme ne transforme pas plus sa nature réelle qu’il ne se transforme en passant d’une pièce à l’autre en changeant de vêtement.

L’ignorant n’acquiert pas de connaissances plus hautes, il reste le même ignorant qu’il était sur terre ; l’homme intelligent continue à être intelligent. Tout progrès est graduel et successif.

Ce que l’homme était avant sa mort, il le sera exactement après, conservant ses qualités, ses défauts, ses caractéristiques. Les procédés de la Nature sont merveilleux et souvent incompréhensibles pour nous ; mais jamais ils ne sont contraires à la raison et au bon sens.

La seule différence est que l’homme a perdu le corps physique. Par conséquent il n’y a plus ni douleur, ni fatigue, ni devoirs fastidieux ; il n’est plus astreint à un travail pour gagner de l’argent car il n’a plus besoin de se nourrir, de se vêtir et de s’abriter.

Il a la liberté entière de faire ce qui lui plaît, visiter les plus beaux sites de la terre, écouter les meilleurs orchestres, contempler les chefs-d’œuvre des artistes. Il peut satisfaire tout ce qui est du domaine de l’intellect et des émotions élevées ne nécessitant pas le corps physique.

Mais il lui est impossible de satisfaire les jouissances basses et grossières nécessitant le corps : l’ivrogne souffre d’une soif inextinguible, le gourmand est privé des plaisirs de la table, l’avare n’a plus d’or à accumuler, les désirs sensuels et sexuels ne peuvent plus être assouvis jusqu’à ce que la force de la cause (appétit grossier) se trouve épuisée. Pour remarque, il faut savoir que les lieux de plaisirs : bars, discothèques, night-clubs, maisons closes, clubs libertins et échangistes, et tous autres lieux de débauches sont souvent fréquentés, en plus de leurs clients habituels, par des « entités invisibles » ou des personnes décédées avides de plaisirs sensuels qui se nourrissent de l’énergie et des appétits sexuels de leurs occupants.

Mais tout homme possédant un intérêt intellectuel ou artistique se trouvera infiniment plus heureux hors du corps physique que dans ce corps.

Impossibilité de savoir ce qui arrive après la mort

C’est là une conception tout à fait fausse qui n’existait pas dans l’Antiquité. Nous avons en général un point de vue étroit et mesquin en vertu duquel nous croyons savoir tout ce qui peut être su et que tout ce que nous ignorons a toujours été ignoré.

Parce que les anciens n’avaient ni chemin de fer, ni avions, ni radios et télévisions, nous en concluons qu’ils ne pouvaient pas avoir découvert quoi que ce soit sur les questions élevées de l’âme. Les ouvrages de spiritualité et de mystique orientale sont là pour nous démontrer le contraire.

Il est possible aujourd’hui comme autrefois, d’acquérir la connaissance de l’Au-delà, tout comme on acquiert la connaissance des pays étrangers, c’est-à-dire en les parcourant et en observant ce qui s’y trouve.

Pour cela deux moyens : l’un facile mais peu satisfaisant, celui des spirites ; l’autre, difficile mais devenant de plus en plus satisfaisant par le dédoublement conscient.

Le moyen spirite

Il se sert d’intermédiaires, les médiums ; ce qui permet à des entités désincarnées de se manifester. Mais on ignore qui sont réellement ces entités et des fraudes assez fréquentes discréditent partiellement le moyen, qui de plus est nuisible au médium dont la santé physique et psychique s’altère fréquemment.

L’autre moyen

Il repose sur le fait que nous sommes des esprits revêtus de corps et qu’il est possible d’entraîner le corps astral de façon à pouvoir travailler comme intelligence vivante dans ce corps.

Il est possible de quitter son corps physique et d’y revenir en restant conscient. C’est ce que l’on fait pendant le sommeil, la transe, mais en étant habituellement inconscient.

Il arrive même un moment où il n’est plus utile de quitter le corps pour être conscient de l’Au-delà à l’état de veille. A ce moment-là, les deux mondes astral et physique ne forment plus qu’un seul monde pour le champ de la conscience.

L’homme est une âme vivante sur laquelle la mort n’a pas de prise ; la clef de sa prison charnelle est entre ses mains et il peut apprendre à s’en servir s’il le désire.

De la sorte, il est possible à l’homme incarné devenu conscient dans ce corps subtil d’obtenir des notions sur l’état dans lequel il se trouvera après sa mort.

C’est d’ailleurs là une faculté qui existe chez tous les êtres à l’état latent et que nous développerons tous un jour lorsque le courant évolutif de l’humanité aura atteint un certain point de sa course dans un avenir très lointain.

Enfin beaucoup de personnes pensent que l’homme doit ignorer les secrets de l’Au-delà et que c’est une impiété et une témérité blâmables de chercher à les connaître. Dans ce cas l’ignorance devient une règle obligatoire, ce qu’on ne saurait admettre.

Terreur de la mort

Sa base principale est que l’on va entrer dans l’inconnu. Mais dès que nous nous rendons compte que ce soi-disant inconnu peut être connu pendant cette vie même, la plus grande partie de la terreur disparaît avec cette connaissance.

Sachant que l’événement est périodique, la terreur inspirée par l’attente d’un événement implacable et compliquée de l’horreur que cause un gouffre béant s’atténue considérablement ; l’homme regarde l’opération de la loi avec la philosophie que ne peut avoir celui qui croit à une expérience unique.

Cette terreur de la mort résulte aussi de l’idée qu’elle est un passage douloureux. Dans presque tous les cas, les derniers tressaillements et râles du corps ont lieu après que l’ego conscient l’a quitté ; même lorsque les souffrances subies pendant la maladie à laquelle la mort met un terme ont été longues et pénibles.

La paisible expression du visage, fréquente après la mort, vient à l’appui de cette assertion.

Autant qu’on peut l’observer, la totalité de la Grande Loi travaille d’une façon continuelle dans le sens de l’évolution.

Toujours la vie s’élève de plus en plus haut. C’est la forme qui meurt pour permettre à la Vie de continuer sa progression dans une forme plus affinée. La mort qui est universelle, doit fatalement n’être qu’un stade dans cette évolution. Elle n’est donc pas une chose à redouter et il faut simplement l’accepter comme une partie de la vie même.

La crainte de la mort est une erreur, car l’homme demeure constamment en sécurité dans les mains de l’Eternelle Puissance qui conserve et qui gouverne tout.

Idées de deuil et de tristesse exagérées

Bien qu’il soit naturel pour nous d’éprouver du chagrin à la mort de nos proches, ce chagrin est une erreur et un mal parce qu’ils sont passés à une vie plus vaste et plus heureuse.

Nous devons cesser d’agir en égoïstes, car nous devons penser à eux et non à nous-mêmes, donc à ce qui est le meilleur pour eux et le plus utile à leur progrès et non à ce que nous ressentons.

Si nous pleurons, il émane de nous comme un lourd nuage, qui pour eux assombrit le ciel et les fait souffrir. Chacune de nos pensées, chacun de nos sentiments les influencent ; veillons donc à ne leur envoyer que des pensées d’aide, de paix, de progrès, de purification.

L’attitude de deuil est une attitude d’incrédulité et d’ignorance. Quoi de plus attristant que l’obscurité maintenue dans la maison où repose le mort ? Quoi de plus repoussant que les longs vêtements de crêpe et la laideur recherchée du grand voile d’une veuve ? Quoi de plus révoltant que de voir la douleur de commande des porteurs de cercueil et tous les apprêts funéraires ?

Ce sombre aspect prêté à la mort jusque dans l’art et la littérature est l’un des traits caractéristiques du christianisme.

Repentir suprême et damnation éternelle

Repentir

Une autre erreur est de croire que le sort d’un homme après sa mort dépend de son état d’esprit au moment où elle se produit, et de croire à la nécessité d’une préparation immédiate lorsqu’il est près de mourir.

La seule préparation à la mort est de faire un bon usage de la vie et ce n’est pas un dernier spasme de repentir, au moment suprême, qui pourra changer la vie post-mortem.

Cependant l’état d’esprit du mourant doit être pris en considération. On sait l’importance de la dernière pensée d’une personne qui s’endort, cette pensée devant la suivre en astral ; à plus forte raison quand il s’agit du grand sommeil.

Damnation

On a parfois voulu nous faire croire qu’il y avait un châtiment  illimité et des souffrances infinies pour une somme nécessairement finie d’iniquités commises ici-bas.

Cette idée est contraire au sens commun. Il est impossible qu’une chose limitée  ait un résultat illimité.

L’enseignement d’un enfer éternel est cause de grandes souffrances dans l’Au-delà, car celui qui quitte le monde avec cette pensée, endure réellement pendant un temps les souffrances qu’il redoute. Heureusement des aides invisibles viennent le détromper, mais il leur faut parfois beaucoup de temps pour le convaincre sur ses craintes imaginaires.

Souffrances inutiles et temps perdu, voilà le bilan de cette fausse croyance que nous chercherons donc à empêcher ici-bas, avant que la mort survienne.

L’enfer éternel n’existe pas. Si l’ivrogne et l’homme sensuel se préparent un état qui se rapproche étrangement de l’enfer, il ne dure que tant que leurs désirs ne sont pas épuisés ; ils peuvent à tout moment y mettre fin s’ils sont assez forts et assez sages pour dominer ces aspirations terrestres.

Par contre, l’idée d’un purgatoire transitoire est tout à fait exacte.

Les idées vraies à connaître

La vie après la mort est d’une façon absolue le résultat de la vie sur la terre.

Partons de l’idée courante du purgatoire où l’homme doit séjourner un certain temps, de manière à être purifié à travers un état de souffrance.

Pour nous il ne s’y rattache aucune idée de châtiment de la part d’un Etre supérieur, ni l’idée d’un juge qui récompense ou qui punit.

L’homme détermine, absolument et pour lui-même, ses conditions futures comme résultat de sa vie sur terre. Si un homme a cédé à tous ces désirs et qu’il meurt, il va souffrir certainement dans son corps astral, mais la souffrance est le résultat de ses actions, elle ne lui est pas donnée comme punition.

En effet, toute passion, tout désir, provoquent des vibrations intenses dans le corps astral qui attirent (pendant la vie physique) dans ce corps, de la matière astrale qui est susceptible de répondre à ces vibrations.

Cet homme se trouvera donc retenu après la mort, dans le monde astral dense, et par les émotions de sa nature inférieure et la nécessité de se défaire d’un corps astral très résistant qu’il a vitalisé et matérialisé sur la terre par la répétition de ses passions vulgaires. Il est bien compréhensible que le temps nécessaire pour désintégrer ce corps dépendra de la résistance de ses matériaux.

Donc plus on s’adonne sur terre à une passion quelconque, plus on vitalise dans le corps astral la matière du sous-plan correspondant à cette passion et plus la durée de détention sur ce sous-plan sera longue après la mort.

Supposons un ivrogne. Il développe un corps astral qui est la base d’expression même de sa passion. Délivré après la mort du corps physique, sa passion est plus violente que jamais, mais il ne peut plus la satisfaire faute du corps dense.

D’où pour lui, un véritable enfer (temporaire) où il est brûlé par les feux de son propre désir inassouvi jusqu’à épuisement de ce désir.

Personne ne le punit, mais il est obligé de se débarrasser du vêtement qu’il s’est tissé lui-même sur terre et le temps nécessaire dépend précisément de l’emprise que le vice a eu sur l’homme.

En résumé, l’homme est obligé de détruire les obstacles qu’il s’est créé lui-même.

De même que la conduite d’un homme dans sa jeunesse crée en grande partie les conditions de son âge mûr et de sa vieillesse, de même la conduite de l’homme pendant sa vie terrestre détermine sa condition pendant les stades posthumes.

Influence de l’âge sur la vie après la mort

L’âge auquel l’homme meurt est un facteur très important, puisque nous l’avons vu, la vie post-mortem est liée au développement des désirs et des passions terrestres.

Si l’homme est âgé, il aura accompli une grande partie de la tâche qui consiste à se défaire des passions inférieures, car avec l’âge avancé le corps ne désire plus et par conséquent en général, désirs et passions ne vitalisent plus le corps astral ; tout au contraire l’élimination des matériaux grossiers du corps astral commence à s’effectuer dès la vie physique avant la mort. De même en cas de maladie.

Par contre, l’homme qui meurt dans la fleur de l’âge, aura probablement toutes ses passions dans un état de vitalité beaucoup plus intense et par suite sa vie sur le plan astral sera plus longue que celle de l’homme âgé.

Toutefois, celui qui s’est efforcé de dominer les désirs inférieurs au cours de sa vie terrestre, ne peut plus être tourmenté après la mort par des désirs qu’il a déjà éliminés. En outre, il a très peu d’éléments susceptibles de le retenir sur le plan astral et il est prêt, après un temps très bref, à passer dans des conditions meilleures.

Il existait jadis en Orient, une règle établie par les anciens sages et basée sur la moyenne de l’existence à cette époque.

L’homme devait consacrer les vingt et une premières années de sa vie à son éducation, les vingt et une années suivantes aux devoirs de sa famille, puis les vingt et une suivantes à la culture spirituelle et à la méditation, enfin les vingt et une dernières étaient passées dans l’isolement et la contemplation.

Avec la vie occidentale agitée et l’ignorance de ces questions, le travail de purification n’étant pas entrepris ici-bas, se trouve reporté à la vie astrale, ce qui en augmente considérablement la durée.

Avantages d’une longue vie terrestre

Il y a avantage par ce que la vie physique est le temps des semailles ; c’est là surtout que nous mettons en mouvement des forces dont la récolte sera  moissonnée sur les plans supérieurs. Sur les autres plans, l’homme est en général entouré de la coque de ses pensées et de ce fait ne sème rien ou peu de choses sur ces plans.

Il y a intérêt à conserver longuement le corps physique et à en tirer profit, parce que chaque incarnation donne à l’ego un travail de préparation considérable, surtout pendant la période ingrate de l’enfance. C’est donc une perte de temps qu’il est intéressant de réduire au moyen de longues incarnations.

Bien entendu, ceci suppose que le corps garde une activité moyenne  suffisante.

La vie astrale intermédiaire s’en trouve moins longue et plus facile, ainsi que nous l’avons vu précédemment et l’accession à la vie céleste s’en trouve plus rapide.

Questions diverses

Voyons maintenant quelques questions qui se posent fréquemment et dont la réponse nous donnera quelques idées justes supplémentaires.

Les morts nous voient-ils ?

Ils perçoivent sans difficulté notre corps astral et savent si nous sommes heureux ou malheureux, mais ils n’entendent pas nos paroles et ne sont pas non plus conscients en détail de nos actions physiques.

En ce qui concerne les défunts, nous sommes éveillés la nuit pendant notre sommeil, et lorsque nous nous réveillons il semble aux défunts que nous nous endormons, car nous ne sommes plus en état de communiquer avec eux.

De ce fait nous sommes avec eux pendant la nuit et loin d’eux pendant le jour ; pendant leur vie sur terre c’était juste le contraire.

Parce que nous ne nous souvenons pas de ce nous avons vu pendant notre sommeil, nous avons l’illusion d’avoir perdu nos morts ; mais eux n’ont jamais cette illusion (de nous avoir perdu) car ils peuvent nous voir tout le temps, et quand nous sommes endormis ils communiquent avec nous aussi librement qu’ils le faisaient jadis sur terre.

Ce sont nos sentiments et nos émotions qui apparaissent le plus nettement à nos morts pendant que nous sommes éveillés ; la plupart de nos pensées étant liées à des sentiments leur sont nettement perceptibles, mais toute pensée d’ordre abstrait leur est invisible.

Les morts s’éloignent-ils ?

Dans la plupart des cas, lorsqu’un homme meurt, il se retrouve là où il se trouvait auparavant, c’est-à-dire qu’il sera dans sa propre demeure là où il a vécu, là où il est mort, parmi ses proches et conscient de leur présence.

C’est pourquoi bien des morts se croient toujours physiquement vivants dans la période qui suit immédiatement leur décès et considèrent ce nouvel état de choses comme un rêve gênant.

Mais ce décédé ne peut plus se faire entendre, ni se faire voir par ceux qui l’entourent, bien que lui puisse les voir, et il restera dans cet état durant un certain temps qui dépend essentiellement du genre d’existence qu’il a menée.

Peu à peu, il sera amené à comprendre le nouvel état dans lequel il se trouve ; il rencontrera quelque ami parti depuis longtemps qui le renseignera sur sa situation actuelle. C’est alors qu’il pourra s’éloigner de son ancienne demeure.

Les morts s’inquiètent-ils de ceux qu’ils laissent ?

Cela arrive parfois et cette inquiétude est une cause de retard dans leur progrès. Si ceux qu’ils laissent sont capables de se diriger eux-mêmes et de se tirer d’affaire, le mort n’en a pas plus de préoccupation que s’il s’était éloigné d’eux sur le plan physique.

C’est donc tout spécialement une bonne action que de prendre soin d’enfants orphelins, car on délivre les parents d’un grand souci et on les aide par cela même à suivre la voie ascendante qui s’ouvre devant eux. Un exemple :

« Un ouvrier décédé ne pouvait détourner ses pensées du monde terrestre, à cause de ses inquiétudes au sujet de deux jeunes enfants que sa mort laissait sans moyen d’existence.

Un aide invisible le remarqua et lui demanda s’il n’avait aucun parent à qui on pourrait confier les enfants. Il avait bien un frère mais il l’avait perdu de vue depuis quinze ans qu’il était parti dans une ville du nord, comme apprenti charpentier.

Malgré ces indices si vagues l’aide se mit à chercher le frère dans cette ville, accompagné par le défunt.

Ils finirent par le découvrir, marié sans enfants, faisant bien ses affaires. On chercha à l’impressionner mentalement par des rêves qui l’influencèrent, mais sans succès.

L’aide alors (sur le plan physique) écrivit au charpentier pour lui narrer les choses. Devant cette confirmation de ses rêves, l’homme partit immédiatement et put recueillir à temps les enfants de son frère décédé.

Aussitôt après, le père décédé, délivré de son inquiétude, reprit joyeusement sa voie ascendante dans l’Au-delà. »

Croyances religieuses erronées

Elles sont néfastes pour les défunts qui ont ces croyances, en les faisant souffrir de terreurs concernant leur destinée future.

Fort heureusement, il y a bien des aides invisibles (vivants ou décédés) qui ont pris pour tâche spéciale de rechercher ces défunts et de les instruire sur ces faits tels qu’ils sont réellement.

Sort des enfants morts

Ce sont les plus heureux des habitants de l’Au-delà immédiat. Ils n’ont aucun sentiment de perte ou de séparation puisque leurs parents ou leurs camarades sont avec eux pendant ce que nous appelons la nuit, au lieu d’y être pendant le jour.

Pendant le jour, les enfants se réunissent et s’amusent ensemble. De plus, comme leurs pensées prennent une forme visible : si l’un d’eux désire une armée à commander, cette armée se présente à ses yeux. Aussi les enfants sont toujours remplis de joie.

S’ils sont d’un tempérament religieux, ils trouveront les anges et les saints des légendes plus tendres et plus radieux que jamais leur imagination n’avait pu concevoir.

Quant aux tout petits bébés trop jeunes pour s’amuser, plus d’une mère dans l’Au-delà est prête à les serrer sur son cœur. D’habitude ces enfants retournent très rapidement sur terre, souvent chez les mêmes parents.

Bien que le baptême ait son utilité, l’omission de cette formalité avant le décès de l’enfant, ne change en rien l’action immuable et bienfaisante des lois divines.

Communication avec les morts

Il y a la voie naturelle et normale de s’élever jusqu’à eux pendant le sommeil physique.

Il y a aussi la voie anormale du spiritisme que l’occultiste désapprouve, d’une part parce qu’elle retarde souvent le défunt dans son évolution et d’autre part parce qu’elle présente trop de risques de tromperie et de déception.

Parfois cependant des morts cherchent à communiquer parce qu’ils désirent que nous fassions quelque chose d’important pour eux. Le mieux est de s’efforcer de découvrir ce qu’ils veulent, faire la chose s’il y a moyen, afin de leur rendre le repos de l’âme.

Si nous désirons communiquer quelque nouvelle à un ami décédé, il suffit de la formuler très nettement dans notre esprit avant de nous endormir, avec la résolution ferme de lui en parler, et nous sommes sûrs de le faire aussitôt que nous aurons rejoint notre ami, une fois endormi.

Rappelons-nous cependant qu’il est positivement fâcheux de troubler les décédés pour des affaires appartenant à la vie terrestre dont ils viennent d’être affranchis.

 

 

 

 

 

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