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29 août 2021 7 29 /08 /août /2021 21:49

La Mort et l'Au-delà

La survivance de la conscience

 

 

« Chaque pas dans la vie est un pas vers la mort. » Casimir Delavigne

« Quand on a tout perdu, quand on n’a plus d’espoir, la vie est un opprobre, et la mort un devoir. » Voltaire

« Les morts vivent tant qu’il y a des vivants pour penser à eux. » Emile Henriot

Partie II : Les derniers moments et le réveil dans l’Au-delà

Voyons maintenant ce qui arrive au moment de la mort : il arrive exactement ce qui arrive chaque soir lorsque nous nous endormons.

La mort est le seuil d’une vie plus haute

Avec la mort du corps physique, tombe le plus lourd des voiles qui nous cachait la lumière.

Quand nous serons bien pénétrés de la réalité plus grande des mondes supérieurs, nous nous habituerons à considérer la mort comme l’entrée dans une existence plus vaste et la disparition d’un être cher prendra pour nous un tout autre aspect.

Nous ne la ressentirons plus comme une séparation définitive car rien ne peut séparer les âmes ; et la mort cessera d’être un tyran cruel, parce qu’elle est en réalité l’ange radieux de l’évolution.

La croyance à l’immortalité de l’âme a répandu sa lumière bienfaisante sur le monde antique tout entier ; elle faisait partie de la vie de tous les jours, se reflétait dans sa littérature et l’aidait à franchir avec un calme serein, la porte de la mort.

Pour l’Oriental mystique et rêveur, cherchant à échapper à la tyrannie des sens, l’état de désincarnation paraît éminemment désirable, comme étant celui qui donne le plus de liberté à la pensée.

La mort y est regardée comme une chose facile.

Pour l’Occidental matérialiste, pour qui le corps est tout (point de vue erronée), la mort revêt tout juste l’aspect contraire qui est lui aussi, complètement erronée.

Départ de l’âme

Même s’il y a des signes de souffrance physique, l’intelligence qui s’en va ne sent plus les convulsions du corps mourant ; elle est pour ainsi dire, tournée vers le dedans et inconsciente du monde qu’elle est en train de quitter.

Toutes les énergies vitales qui rayonnaient vers l’extérieur sont ramenées vers l’intérieur, leur retrait se manifeste par l’engourdissement des organes des sens.

Lentement le Seigneur du corps se retire enveloppé du double éthérique emmenant avec lui Prâna et tous les autres principes. Ce sont d’abord les membres inférieurs qui se refroidissent, le dégagement remonte vers le cœur puis s’opère par le sommet de la tête.

Panorama de la vie

Pendant ce temps l’homme est absorbé dans la contemplation de sa vie passée qui se déroule devant lui, complète jusqu’au moindre détail. Il voit tous ses efforts, ses ambitions, ses triomphes, ses défaites, ses amours et ses haines.

La tendance prédominante de l’ensemble s’affirme nettement, marquant la région où se passera la majeure partie de son existence posthume.

Solennel est le moment où l’homme, face à face avec sa vie entière, entend sortir de son passé le présage de son avenir. Pendant un bref espace de temps il se voit tel qu’il est, reconnaît le but de sa vie et sait que la Loi est puissante, juste et bonne.

Le calme et le respect doivent marquer la conduite de ceux qui s’assemblent autour du mourant, afin qu’aucun bruit ne vienne troubler l’examen de son passé par l’âme qui s’en va. Les cris, les lamentations produisent sur elle une impression pénible qui l’empêche de partir paisiblement. C’est un acte égoïste que de troubler son calme.

Les religions ont sagement agi en prescrivant des prières pour les agonisants, et cela plus encore pour calmer les vivants que celui qui s’en va. En outre, elles provoquent des inspirations désintéressées qui aident et protègent le mourant comme toute pensée aimante.

Un maître a écrit : « L’homme peut souvent paraître mort et pourtant même après sa dernière respiration, après le dernier battement du cœur, après que le dernier degré de chaleur a abandonné son corps, le cerveau pense et l’égo revoit toute sa vie en quelques instants. Et surtout, gardez le silence auprès d’un lit d’agonie. »

Même lorsque la mort est soudaine, ce processus a lieu et même, tandis que leur corps se trouvait comme mort (pendant la submersion) certaines personnes sont passées par cet état spécial de conscience dont elles ont gardé ensuite, le souvenir précis.

Rupture du lien

Puis après cet examen, le lien magnétique se rompt entre le corps grossier et le corps éthérique et normalement l’homme tombe dans une inconscience paisible.

Quelques heures après la mort, pas plus de trente-six heures en général, l’homme se retire du double éthérique et ce dernier  abandonné à son tour comme un cadavre inerte, reste dans le voisinage du corps physique et partage le même sort que lui.

Sort du corps dense

Pour ce corps considéré comme organisme, mort signifie dissolution, destruction, rupture des liens qui unissent un nombre infini de vies en une seule vie. En effet, chaque particule composant notre corps est une vie et nous savons que pendant la vie il y a une circulation continuelle de particules entre l’homme et ce qui l’entoure.

Ces vies sont contrôlées par des vies infinitésimales « les vies de feu » ou dévoreurs qui les organisent et les dirigent pour en faire un tout : le corps humain.

A la mort, les vies de feu cessent leurs fonctions et les vies inférieures non contrôlées commencent le travail de décomposition dans ce qui était un organisme complet.

Le corps n’est jamais aussi vivant que lorsqu’il est mort ; mais il est vivant dans ses unités constitutives, et mort dans sa totalité : chaque particule ira former d’autres corps.

Sort du double éthérique

Quand le corps grossier est enterré, le double flotte au-dessus de la tombe en se désagrégeant lentement. L’impression pénible éprouvée dans la visite d’un cimetière est largement due à la présence de ces cadavres éthériques en décomposition dont l’état suit celui du corps dense.

Lorsqu’on brûle le corps, le double se disperse très rapidement et c’est là une raison pour laquelle la crémation est préférable à l’inhumation, car ce cadavre dissocié ne peut plus être l’objet de pratiques coupables de la magie noire.

Sort de l’homme lui-même

Après la révision de la vie, le commun des mortels passe dans un état paisible et rêveur, à moitié léthargique.

Si la pensée du mort s’est portée fortement vers quelqu’un du voisinage, le double peut s’y transporter, il paraît silencieux, vague et indifférent.

Mort brusque

La mort subite n’est pas désirable, et mieux vaut la maladie qui permet de relâcher peu à peu les liens qui nous attachent à la vie, que le choc brusque causé par un soudain départ.

Si la victime est pure et de tendances spirituelles, elle sera l’objet d’une protection spéciale et dormira paisiblement jusqu’au terme de son existence physique normale.

Mais s’il en est autrement, elle restera consciente, incapable de se rendre compte qu’elle a perdu le corps physique et obsédée pendant quelque temps par la scène fatale aux horreurs de laquelle elle est impuissante à se soustraire.

La vie régulière en Kamâloka ne commence que lorsqu’est épuisé le temps qu’aurait durée l’existence normale.

Le sort des assassins

Un assassin exécuté pour son crime continue à vivre et à revivre en Kamâloka la scène du meurtre et des événements subséquents, répétant sans cesse son acte meurtrier et repassant par toutes les terreurs de son arrestation et de son exécution.

Il n’y a rien de plus absurde que d’envoyer légalement un meurtrier dans l’autre monde. En l’enfermant on l’empêche de nuire, mais en l’exécutant on le libère de l’autre côté sans qu’on puisse se défendre contre lui.

Cet homme furieux d’avoir été tué, haïssant la société et désirant se venger, pousse souvent au crime d’autres hommes plus faibles, surtout à l’endroit du premier crime.

Suicides

Lorsqu’un homme qui a fait du mal aux autres essaie d’échapper par le suicide aux conséquences de ses actes, il n’échappera à rien du tout. De l’autre côté, il assiste impuissant au spectacle de la misère qu’il a causée, il est entouré par les pensées de colère de ses victimes, en réalité il n’a fait qu’intensifier ses souffrances.

Tout est dans le motif et l’homme n’est puni que dans le cas de responsabilité directe. Si le suicidé a agi sans réflexion par suite de grandes souffrances, de désespoir, sans préméditation, les résultats engendrés sont moins graves.

Le suicide est toujours une folie et les seuls cas où le suicidé s’endorme d’un sommeil paisible sont ceux où la douleur avait affaibli sa raison et où aucune responsabilité morale n’était encourue du fait de cet acte inconsidéré.

Sinon, le suicidé répétera automatiquement les sentiments de crainte qui ont précédé son crime et renouvellera pendant longtemps avec une persistance lugubre l’acte fatal et la lutte de l’agonie.

Enfin, les conditions de la vie sont moins favorables qu’ici-bas. L’homme reste pour ainsi dire, lié à la terre, mais c’est la vie sans corps physique jusqu’à l’heure normale de la mort.

En aucun cas le suicide n’entre dans le plan de la vie d’une personne, l’homme est directement responsable d’un tel acte, bien que cette responsabilité puisse être partagée par d’autres.

Accident

Dans ce cas, l’être bon et innocent sommeille paisiblement jusqu’à épuisement du temps qu’il aurait pu vivre, mais si la victime d’un accident est dépravée et grossière, son sort est des plus tristes.

Arrachés aux scènes de la vie dans toute la force de ses passions terrestres, elle cherche les occasions que les médiums lui offrent de goûter à nouveau ces sensations. Elle se trouve liée par ses désirs au monde physique mais en ayant perdu les organes habituels de son activité.

Folie

Un homme qui se tue dans un accès de folie temporaire n’est pas un suicidé. Aussi n’est-il pas abandonné sans défense aux tentations du Kamâloka et s’endort comme toute autre victime.

Toutes les âmes qui cherchent l’aide d’un sensitif ou d’un médium pour s’occuper une fois des plus d’affaires terrestres, encourent par là de lourdes responsabilités pour l’avenir. Ce n’est pas sans quelque raison occulte que l’Eglise nous enseigne cette prière : « de la bataille, du meurtre et de la mort subite, délivrez-nous Seigneur ».

 

 

 

 

 

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