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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 21:28

La Mort et l'Au-delà

La survivance de la conscience

 

 

« Je te salue, ô Mort ! Libérateur céleste ; tu ne m’apparais point sous cet aspect funeste que t’a prêté longtemps l’épouvante ou l’erreur. » Lamartine, Premières Méditations

« Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, instruisent les vivants. » François-René de Chateaubriand

Partie III : Le Kamâloka (Purgatoire)

Remaniement du corps astral

Quand l’homme se retire du double éthérique, prâna, l’énergie vitale spécialisée ayant perdu son véhicule, retourne au grand réservoir de la vie universelle, et le corps astral prêt à passer sur son plan (Kamâloka) subit un remaniement qui sépare ses matériaux par ordre de densité en une série d’enveloppes ou d’écorces concentriques.

La plus subtile est en dedans, la plus dense au-dehors, chacune des écorces étant formée de la matière d’un seul sous-plan, plan astral.

Le corps astral devient donc un ensemble de sept couches superposées et de ce fait l’homme en se réveillant sur le plan astral ne peut plus être conscient que sur un seul sous-plan, celui qui correspond à la couche la plus extérieure de son corps.

Réveil

Toutefois, il ne se trouvera éveillé et conscient que sur le sous-plan dont la matière correspond à ses activités émotionnelles et passionnelles déployées pendant la vie physique.

Il traversera tous les sous-plans inférieurs dans un état inconscient, absorbé par des rêves agréables, pendant le temps strictement nécessaire pour la désintégration mécanique des couches concentriques appartenant à ces sous-plans inférieurs.

De sorte que l’homme spirituellement développé ne fera que traverser le Kamâloka sans y arrêter, car son corps astral se désagrège avec une rapidité extrême. Un homme dont la vie a été pure et sobre traversera le plan astral d’un vol moins rapide en rêvant paisiblement, il s’éveillera en atteignant le Ciel.

L’homme moyen traversera les régions inférieures du plan astral et reprendra conscience dans la division qui correspond à son activité consciente pendant la vie terrestre. Chacun se rend littéralement au lieu qu’il s’est assigné lui-même par les passions, désirs, émotions qu’il a vitalisés au cours de sa vie physique.

L’homme aux passions animales s’éveillera sur le sous-plan le plus bas (c’est-à-dire le plus dense).

La durée de détention de l’homme dans l’une quelconque des sept couches concentriques, dépendra de l’intensité avec laquelle il a développé désirs et passions dont les vibrations s’exercent dans la matière de ce sous-plan, en attirant ainsi dans le corps astral une quantité correspondante de matière de ce sous-plan.

Les émotions élevées et pures vitalisent la matière des sous-plans supérieurs, les passions vulgaires celles des sous-plans inférieurs. C’est pourquoi il est dit si justement : l’homme est son propre législateur, le dispensateur de sa gloire ou de son châtiment.

Perception astrale

La perception dans le corps astral consiste dans la faculté qu’ont les molécules qui le composent de répondre aux impulsions extérieures qui leur arrivent de molécules semblables.

Donc l’homme qui a laissé opérer le remaniement de son corps en couches différentes ne peut être conscient que sur le sous-plan correspondant à la couche extérieure. Quand un homme a étudié ces questions et qu’il sait, il peut s’opposer à ce remaniement de son corps astral après la mort et de cette façon il possède la faculté d’être conscient sur tous les sous-plans et non plus sur un seul.

Ceci est indispensable au désincarné qui désire après sa mort travailler et aider sur le plan astral quelle qu’en soit la subdivision.

Subdivisions du Kamâloka

Définition

Kamâloka (Prétaloka, Hadès, purgatoire) est littéralement le séjour du désir. C’est une partie du plan astral qui se distingue de l’autre partie par l’état conscient spécial des êtres qui s’y trouvent et non en tant que localité distincte.

Cette région renferme des êtres humains privés du corps physique par la mort et destinés à subir certaines transformations purificatoires avant de pouvoir passer au ciel (sur le plan mental).

Cette zone englobe les conditions attribuées aux états intermédiaires, enfers, purgatoires, que toutes les grandes religions considèrent comme la résidence temporaire de l’homme avant son arrivée au ciel.

Elle ne renferme aucun lieu de torture éternelle, mais elle comprend des conditions de souffrances temporaires et purificatoires résultant de causes mises en jeu pendant la vie terrestre. Donc, pas d’enfer éternel, pas plus d’ailleurs que de paradis éternel.

L’état de Kamâloka se retrouve dans chaque subdivision du plan astral, il comporte donc sept régions différentes par la densité des matériaux. Avec le remaniement du corps astral, nous comprenons aisément que la densité de la forme extérieure du décédé détermine la région où il se trouve enfermé.

Elémental du désir

Le remaniement du corps astral se fait sous l’influence de l’élémental du désir qui se voit menacé de perdre son existence séparée. En effet, le corps astral ayant attiré à lui l’essence élémentale correspondante, cette dernière se trouve séparée de la masse générale pendant la vie de l’homme et acquiert comme une existence propre.

L’élémental du désir cherche à défendre son existence en réorganisant le corps astral en couches concentriques et en mettant la plus dense à l’extérieur parce que c’est la plus résistance à la destruction, et qu’ainsi il peut résister plus longtemps contre les forces de désagrégation.

Signalons que les actions conscientes accomplies sur un sous-plan peuvent jusqu’à un certain point abréger ou prolonger le séjour qu’on y fait.

Quel que soit le niveau intellectuel du défunt, l’intelligence qu’il possède en corps astral va en décroissant, car le mental inférieur attiré en haut par la nature spirituelle, contrôle de moins en moins le corps astral.

C’est pourquoi il est néfaste de rappeler vers la terre le décédé en communiquant avec lui par l’intermédiaire d’un médium car le décédé devenant de moins en moins capable d’influencer sa partie inférieure, reste cependant, jusqu’à séparation complète, susceptible d’engendrer du karma avec bien plus de chances d’en semer du mauvais plutôt que du bon.

Nous pouvons maintenant considérer une à une chaque région du Kamâloka, afin de nous faire une idée plus nette de cet état intermédiaire, et nous commencerons par la région la plus dense, celle du septième sous-plan.

Septième région

Elle renferme les conditions qui répondent aux différents genres d’enfers (non éternels) décrits dans les religions.

L’atmosphère de ce lieu est lourde, triste, sombre, déprimante, elle semble imprégnée de toutes les influences opposées au bien.

Le caractère repoussant de ce lieu est accru par le fait que dans le monde astral, la forme s’adapte au caractère. L’homme a donc pleinement l’apparence de tout ce qu’il est. Les appétits bestiaux donnent au corps astral une forme hideuse, bestiale, moitié humaine, moitié animale. Déjà même sur la terre, le scélérat avili et abruti possède un aspect repoussant, mais ce n’est rien à côté du plan astral ou chacun a exactement l’air de ce qu’il est.

La population de ce bas-fond du Kamâloka se compose du rebut de l’humanité : assassins, bandits, criminels de toute sorte, ivrognes, débauchés, en un mot de tout ce que le genre humain renferme de plus vil.

Nul ne peut se trouver ici s’il n’est coupable de crime brutal, de cruauté persistante, de dépravation ou en proie à quelque vice abject.

Nous trouverons ici le vivisecteur entouré des formes de ses victimes, mutilées, pantelantes, hurlantes, dans une ambiance de haine frémissante contre le bourreau.

Les seules personnes d’un caractère plus élevé qui se trouvent là pour un temps, sont des suicidés qui ont voulu éviter les conséquences de leurs actions néfastes et échapper à la punition terrestre de leurs méfaits.

Sinon, toutes les âmes de ce sombre séjour errent furieuses et avides, pleines d’appétits féroces et inassouvis, brûlées par la vengeance, par la haine, par les convoitises qu’elles ne peuvent satisfaire faute d’organes.

Elles s’amassent autour des maisons de débauche, des bouges, où l’on s’enivre, excitant les habitués de ces lieux à des actes de honte et de violence, cherchant l’occasion de les obséder et de les amener aux pires excès.

Elles incitent quiconque nourrit de haine et la vengeance à commettre le crime médité.

L’atmosphère écœurante de ces lieux est due en grande partie à la présence de ces entités liées à la terre par leurs passions abjectes.

Sachant cela, nous n’en éviterons que davantage le voisinage de ces lieux.

Nous pouvons nous consoler en pensant que ces souffrances ne sont que temporaires, et que l’âme apprend la leçon dont elle a grand besoin : c’est que la Loi existe et que la misère survient inévitablement lorsqu’elle n’est pas observée ; mais en fin de compte elle assure notre évolution et conduit l’âme à la conquête de l’immortalité.

Sixième région

Cette région peut être considérée comme la reproduction astrale du monde physique, elle est la plus étroitement liée au monde physique.

La majeure partie des décédés y sont constamment éveillés et y séjournent quelque temps. Ce sont ceux qui n’ont eu d’intérêt que pour les mesquineries et les vétilles de l’existence, les potins, les mondanités, l’argent, le jeu, les toilettes. Aussi, restent-ils dans le voisinage des objets terrestres.

Ces gens-là sont pour la plupart mécontents, anxieux, agités et s’ennuient considérablement.

Sachant cela à l’avance, faisons en sorte qu’une partie de nos amusements puissent nous accompagner de l’autre côté, quelque chose qui cultive et épure : musique, chant exprimant un sentiment élevé, une émotion pure, par exemple, et non les stupides refrains de café-concert.

Aussi bon nombre d’âmes prolongent leur séjour en cherchant à communiquer avec la terre par des médiums. Dans cette zone, l’âme est exposée à être attirée vers la terre par des regrets passionnés d’amis ; parfois elle y est réveillée alors qu’elle dormait paisiblement, ou détournée de son mouvement ascensionnel.

C’est de cette région que provient le bavardage banal des séances spirites publiques.

Quatrième et cinquième régions

Plus éthérées que la sixième, les caractéristiques générales en sont les mêmes. Les âmes y sont un peu plus évoluées, moins accessibles aux clameurs terrestres, elles cherchent à communiquer avec la terre.

Bien des gens instruits et réfléchis mais qui se sont laissés absorber par des soucis mondains sont conscients dans ces deux régions.

Troisième région

Son aspect est nettement lumineux et rayonnant, il justifie l’épithète d’astral donné à l’ensemble du plan.

C’est ici que se trouvent les cieux matérialisés des diverses religions : les chasses célestes du peau-rouge, le Valhalla du scandinave, le paradis plein de houris du musulman, la Nouvelle Jérusalem en or aux portes de pierres précieuses du chrétien, le ciel rempli de lycées du réformateur matérialiste.

C’est là le séjour des dévôts attachés à la lettre, des touche-à-tout religieux et philanthropiques dont le souci est d’écouter leurs lubies. Ils édifient des églises, des asiles, des écoles à leur grande satisfaction personnelle.

Pour eux elles ne laissent rien à désirer ; bien qu’aux yeux du voyant les constructions puissent paraître imparfaites et même grotesques.

On s’assemble de préférence entre coreligionnaires ou compatriotes, non seulement par affinité naturelle, mais parce les barrières du langage subsistent en Kamâloka.

C’est de cette région et de la suivante que proviennent les esprits-guides de bon nombre de médiums, et ces âmes savent qu’elles doivent passer dans d’autres zones plus hautes d’où les communications seront impossibles.

Deuxième région

C’est la troisième plus subtile ; les âmes y sont plus évoluées. Leur détention est due au rôle prépondérant de l’égoïsme dans leur vie intellectuelle et artistique. Toutes s’attendent à passer dans une sphère plus haute.

Première région

Elle est presque exclusivement occupée par des intellectuels matérialistes, attachés aux moyens par lesquels le mental inférieur acquiert des connaissances dans le corps physique : savants, intellectuels, politiciens, hommes d’état.

Ils continuent à poursuivre leur objet avec une persistance infatigable ; étude de leur sujet favori dans une véritable bibliothèque astrale, efforts pour exécuter en astral quelques-uns de leurs projets.

Ils sont sceptiques quant aux possibilités supérieures qui les attendent et reculent devant la perspective d’une deuxième mort.

Souvent ils essaient d’aider leurs confrères terrestres en leur suggérant de nouvelles découvertes ou de grandes idées qui les dirigeront dans les voies les plus utiles.

Durée de vie astrale

Elle varie selon le degré de développement des individus ; chez les moins avancés elle peut être de quelques années seulement avant de revenir sur terre et sans aller au ciel.

Pour la moyenne des individus, elle peut aller jusqu’à quarante ou cinquante ans, ou parfois plus.

Pour les plus avancés cette durée peut être réduite à quelques années et même à quelques heures ; ces derniers ne font que traverser le plan sans s’y arrêter et vont droit au ciel.

Mort astrale

Pour tous, sauf pour une faible minorité, il arrive un moment où les entraves du corps astral sont brisés ; l’âme devient inconsciente momentanément puis elle est réveillée par un sentiment de félicité intense, la félicité du monde céleste.

Le cadavre astral se compose des débris des sept écorces, débris encore maintenus ensemble par des restes du magnétisme de l’âme. Au fur et à mesure que le magnétisme se disperse ce corps se décompose de plus en plus.

Ainsi que nous l’avons vu, il peut être vitalisé par le magnétisme d’âmes incarnées et jouer le rôle d’intelligence communiquante sans originalité, que caractérise la répétition automatique de pensées familières.

C’est pourquoi il est préférable de hâter la dissolution astrale en envoyant au décédé des pensées et des vœux de progrès rapide ; certaines prières par les sons émis facilitent cette désagrégation et aident le décédé dans sa marche ascendante.

Quand l’égo durant la vie physique a fréquemment été vaincu par ses désirs, il arrive souvent à ne se dégager de la coque astrale qu’au prix de l’abandon d’une certaine quantité de matière mentale qui reste enchevêtrée dans le cadavre astral. C’est là une perte parfois sérieuse qu’il ne répare qu’au prix d’efforts prolongés, dans les incarnations futures.

Quand l’égo a quitté le Kamâloka, il sort complètement de la sphère d’attraction de la terre. Dès que l’égo a franchi le Pont d’Or qui conduit aux sept Montagnes d’Or, il ne peut plus s’entretenir familièrement avec les médiums.

Kamaloka : Le plan semi-matériel, subjectif et invisible pour nous, où les « âmes personnalités », les formes astrales désincarnées, appelées kâmarûpa demeurent, jusqu’à ce qu’elles en disparaissent par épuisement complet des effets des impulsions mentales qui ont créé ces eidolons de passions et de désirs. C’est le Hadès des anciens Grecs et l’Amenti des Egyptiens, la terre des Ombres silencieuses.

Eidolon : Dans la littérature grecque antique, un eidolon est une image d’esprit d’une personne vivante ou morte ; une nuance ou un fantôme ressemblant à la forme humaine.

Dave Bowman en Kamaloka

« O Samsara, océan des naissances et des morts, tu me conduis dans le cycle des existences conditionnées successives, soumises à la souffrance, à l’attachement et à l’ignorance. Je transmigre inlassablement de vies en vies, la Roue du désir m’étreint et me donne la soif d’exister… Qui étanchera cette soif ? Qui éteindra le feu de la passion et du désir de vivre pour soi-même. Le néant guette mes pas qui me conduisent vers la mort ! L’angoisse de la mort frappe tout être constitué de chair mortelle. Le goût d’exister et la peur du néant effrayent. »

« O Seigneur, inspire-moi l’Esprit, l’esprit libre d’obstacles qui triomphe de la mort et échappe aux Cycles des Renaissances… Que les états intermédiaires du Bardo me conduisent à l’Eveil… Et que l’Eveil me conduise à la Libération, au Nirvana… Ma Divine Conscience s’unit à toi Seigneur à tout jamais dans l’Amour Absolu et pour l’Eternité ! »

« O Dave Bowman, tu te diriges à nouveau vers la Terre pour renaître, pour revivre, ton désir de vivre et d’avoir un nouveau corps te pousse vers Moi – O Terre-Mère ! Accueille-moi dans un nouveau corps car la Flamme de vivre me pousse à naître encore et encore... »

 

 

 

 

 

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