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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 01:15

La Mort et l'Au-delà

La survivance de la conscience

 

 

 « Et toi, divine mort, où tout rentre et s’efface, accueille tes enfants dans ton ciel étoilé ; affranchis-nous du temps, du nombre et de l’espace, et rends-nous le repos que la vie a troublé. » Leconte de Lisle, Poèmes antiques.

Partie IV : Le Dévachan (Séjour des Dieux, Paradis des Bienheureux)

Définition

Le dévachan ou dévakhan, la « demeure des dieux » (contrée des dieux, Dévasthan, Séjour des dieux, Ciel, Paradis) est une partie du plan mental qui se distingue de l’autre par l’état conscient spécial des êtres qui s’y trouvent ; où la tristesse et le mal sont entièrement exclus.

C’est là que résident après leur séjour en Kamâloka, les êtres humains dépouillés de leur corps physique et de leur corps astral.

C’est là le plan aux sept montagnes d’or, c’est-à-dire les sept sous-plans du plan mental formant deux grandes zones : le ciel inférieur (quatre sous-plans) et le ciel supérieur (trois sous-plans) qui divisent l’existence dévakhanique en deux périodes d’inégale longueur.

Arrivée des âmes

Nous avons vu que le décédé peut arriver directement de la terre au Dévachan en traversant rapidement le Kamâloka sans s’y réveiller (âmes très évoluées) ou en y séjournant plus ou moins longtemps et arriver au ciel après une seconde mort : celle du corps astral.

La conscience endormie s’éveille alors à un sentiment de joie ineffable, de paix, de félicité qui surpassent toute compréhension. Toute l’atmosphère semble musique et couleur et l’être tout entier est inondé de lumière et d’harmonie.

Puis apparaissent doucement souriantes, les figures aimées sur terre, idéalisées en la beauté qui exprime leurs plus nobles émotions, sans une seule trace des soucis des mondes inférieurs.

Généralités

Non éternité du Ciel

De même que nous nous sommes débarrassés de l’idée de l’enfer éternel, nous devons laisser de côté l’idée de paradis éternel parce qu’aucun homme n’est assez puissant pour mettre en action dans une vie, des forces qui continuent à agir éternellement.

Il faut aussi laisser de côté l’idée de récompense comme nous l’avons fait pour l’idée de châtiment ; car ces idées entraînent nécessairement la possibilité du caprice et de l’arbitraire.

La vie dans le ciel est le résultat de certains actes de l’homme pendant la vie physique et une vie limitée ne peut pas entraîner une vie sans fin.

Actes déterminant cette durée

Tout d’abord, disons que la vie céleste est une vie au cours de laquelle éclot ce que nous avons semé ici-bas ; nous ne pouvons rien y faire qui n’ait été commencé sur terre et c’est en cela que nous sommes limités.

Une fois dans la vie céleste nous ne pouvons plus amasser d’expérience pour l’assimiler. Il nous faut alors nous borner à celle que nous avons accumulée durant notre existence mortelle, à laquelle vient s’ajouter un peu d’expérience acquise dans le monde intermédiaire, mais fort peu.

La durée totale de l’existence dévakhanique dépend donc des matériaux rassemblés par l’âme ici-bas. Si nous étudions notre vie sur terre, nos facultés, nos plaisirs, nos occupations, nous pouvons prévoir ce que sera notre vie de l’autre côté.

Ces matériaux comprennent tout ce qui est susceptible d’être converti en facultés mentales et morales : pensées et émotions pures, les efforts intellectuels et moraux, les aspirations du même ordre, toute acte désintéressé et altruiste, tout travail utile accompli et tout projet formé pour le service de l’humanité.

Pas un seul effort n’est perdu quelque faible et éphémère qu’il ait été.

Les passions animales égoïstes ne peuvent entrer en Dévachan, toute cette partie inférieure de l’être a été consumée, purifier en Kamâloka, seul ce qui est pur s’élabore au ciel.

Tout le mal de l’existence passée ne peut empêcher la pleine récolte de la moisson de bien semée, si maigre qu’elle puisse être ; l’homme le plus dépravé qui a eu la moindre aspiration au bien, au sacrifice, au désintéressement, passera au Dévachan où l’étincelle de bien s’épanouira en minuscule flamme.

Durée

Aux temps passés, les hommes avaient au cœur le désir du ciel et le séjour en Dévachan était fort long (plusieurs milliers d’années). Actuellement, la vie y est plus brève.

Suivant le degré d’évolution (en laissant de côté les bas-fonds de l’humanité ou les niveaux humains très inférieurs) cette durée peut aller de quelques années à 1200 ans environ, la majorité des classes travailleuses y passant cent à deux cents ans environ.

Presque toute la période se passe dans le ciel inférieur ; seule l’élite (saints et sages) peut passer quelque temps dans le ciel supérieur (jusqu’à cinquante ans), mais la plupart des hommes ne font qu’entrer dans cette région sublime pour en ressortir immédiatement.

Notion du temps

Les alternances de sommeil et de veille n’ont pas de place dans la vie céleste. Il y a un réveil lorsque l’homme après la mort astrale devient progressivement conscient sur ce plan, et le seul sommeil consiste à tomber dans une heureuse inconscience quand la vie céleste prend fin.

Le ciel donnant à chacun un bonheur parfait, efface de ce fait, toute notion de temps qui est d’ailleurs pratiquement inexistante sur le plan mental.

Contact avec le ciel

Dans les premiers stades évolutifs, les égos retardataires n’atteignent jamais le monde céleste. Voyons un exemple concret ayant permis le premier contact avec le ciel.

Dans un recoin sordide de Londres vivait une couturière très pauvre mais très bienveillante pour ses voisins. Après une longue journée de travail, souvent elle veillait la moitié de la nuit au chevet d’un malade ; aussi la reconnaissance éveillée dans le cœur de ces ignorants était le seul sentiment de leur vie grossière et abjecte.

Certains malades succombèrent, mais l’affection exempte d’égoïsme que la charité de cette femme avait développée en eux stimula leur nature spirituelle au point qu’ils purent passer pour la première fois sur le niveau le plus bas du monde céleste.

Idées fondamentales

1-Intensité et réalité de la vie céleste

La première idée à saisir est que la vie mentale est infiniment plus intense, plus active et plus voisine de la réalité que la vie des sens.

Elle est plus voisine de deux degrés de la réalité, car il y a deux voiles d’illusion en moins sur ce plan ; les voiles astral et physique.

Si nous sommes loyaux avec nous-mêmes, nous reconnaîtrons que notre sentiment de réalité ici-bas est totalement illusoire.

Nous ne connaissons que les impressions imparfaites produites sur nos sens, et les conclusions souvent erronées qu’en tire notre raison.

Si nous mettons côte à côte les idées que se font d’un même homme : son père,  son ami intime, sa fiancée, son concurrent en affaires, son mortel ennemi, une connaissance de hasard, nous verrons combien ces images sont disparates.

Ainsi nous vivons dans l’illusion, mais nous avons le sentiment de la réalité et ceci suffit pour nous contenter.

En Dévachan, les conditions sont renversées, ceux qui s’y trouvent sentent la réalité de leur vie : seule réelle contre l’illusion de la vie terrestre ; mais ici-bas, c’est la vie terrestre qui nous paraît réelle et le ciel illusoire.

En fait, ceux-là sont plus près de la vérité que ceux qui dénigrent sur terre leur séjour céleste.

Illusion

Si nous prenons ce mot au sens métaphysique, tout ce qui est conditionné est illusoire, car en réalité les phénomènes ne sont que des apparences, c’est-à-dire le masque extérieur sous lequel notre Univers mobile révèle la Réalité Une. Plus l’apparence est matérielle, plus elle s’éloigne de la Réalité, plus elle est illusoire.

La crainte de matérialiser les idées spiritualistes a toujours prévalu en Orient. C’est ainsi que l’hindou, en décrivant la vie de l’âme libérée, choisit les termes les plus aptes à faire paraître cette vie la moins matérielle possible : illusion, rêves, etc. Le mot rêve indique essentiellement qu’il n’est plus question du plan physique.

Tandis qu’en Occident la tendance est de matérialiser ce qui est spirituel, de décrire la même vie avec des mots suggérant des idées de splendeur et de luxe terrestre : fêtes nuptiales, rues en or, etc.

Ses images du paradis ne sont que des copies des scènes terrestres avec la douleur en moins.

Aussi un Maître de Sagesse exprimant clairement son idée dit : « Nous appelons la vie posthume la vraie vie et la vie terrestre, y compris la personnalité, la vie imaginaire. »

2-Le pouvoir créateur de la pensée

L’homme n’étant plus revêtu que de son corps mental manifeste son pouvoir créateur librement et totalement, car la matière mentale prend forme au moindre mouvement de la pensée.

De sorte que le marbre n’est plus rigide pour le sculpteur ni la couleur trop boueuse pour le peintre. Ce que l’artiste pense se traduit directement en forme, en couleur et en son.

Ainsi chaque homme peut accroître indéfiniment la beauté de ce qui l’entoure, selon la richesse de son intelligence et chacun crée son propre ciel.

Donc au fur et à mesure que l’homme évolue dans des vies successives, sa vie, en Dévachan devient de plus en plus pleine, plus délicate, plus exquise, plus vaste.

Rappelons-nous que notre récolte dans le ciel est proportionnée à nos semailles sur la terre.

On peut ici choisir la société de ceux qui nous voulons rencontrer là-bas ; par exemple celles de nobles penseurs que nous ne pouvions fréquenter sur la terre. En étudiant leurs œuvres, nous créons un lien qui se consolide dans le ciel et alors nous aurons pour maîtres ces grandes âmes dont nous aurons étudié les œuvres avec amour, lors de notre vie physique.

3-Nous vivons au ciel avec ceux que nous aimons

L’image mentale d’un être aimé, conservé intacte au fond du cœur devient un compagnon réel et vivant pour l’âme dans le ciel. De sorte qu’autour de chaque âme se pressent ceux qu’elle a aimés sur la terre.

L’accord sympathique de l’intelligence et du cœur peut seul rassembler les hommes en Dévachan, de sorte qu’aucun ennemi ne peut pénétrer dans notre ciel.

Nous vivons donc au ciel avec ceux que nous aimons et que nous admirons. Nous les retrouvons sous les formes que nous avons aimées sur terre et avec le souvenir parfait de nos rapports terrestres. Nul malentendu de paroles ou de pensées ne peut naître, car chacun voit la pensée que crée son ami, ou du moins tout ce qui lui est accessible dans cette pensée (lorsque les amis sont à des degrés d’évolution différents).

Sur la terre nous ne connaissons qu’une partie de nos amis, et si nous pouvions les contempler tout entiers grâce à la vue directe du plan mental, après la mort, il est probable que nous ne les reconnaitrions pas (pas en tant que forme). En Dévachan nous arrivons à connaître nos amis infiniment mieux qu’il ne nous serait jamais possible de le faire sur terre.

Sur ce point, il faut tenir compte d’un double facteur : le degré de développement de chacune des personnes considérées.

Images mentales

L’image mentale subjective de notre ami, formée sur terre, devient au ciel une image mentale objective en matière mentale vivante. C’est par cette image que l’ego de notre ami (même vivant sur terre) pourra s’exprimer d’une manière plus complète que sur le plan physique.

Mais cette expression, par suite du degré d’évolution de chacun, peut être imparfaite dans les deux sens suivants :

1-L’image formée par le défunt (d’évolution peu avancée) peut être trop vague pour permettre à l’ami (même avancé) d’en faire grand usage.

2-L’image peut être nette (défunt évolué) mais l’ami n’est pas assez développé pour en tirer parti.

Ces deux facteurs : nature de l’image d’une part, et ce que l’âme peut exprimer d’autre part, déterminent jusqu’à quel point l’homme véritable pourra se manifester.

Il faut noter qu’un homme peut simultanément figurer dans la vie céleste de plusieurs amis défunts et simultanément se manifester dans chaque image, tout en vivant dans un corps physique.

Non seulement ces images représentent le moi véritable d’une façon plus complète que l’expression terrestre, mais chaque manifestation semblable lui donne une nouvelle et précieuse occasion de se développer sur le plan mental. En même temps, il voit grandir le pouvoir de se manifester sur le plan mental, conséquence directe de ses actions qui ont amené des sentiments affectueux à son égard.

Plus il progresse et plus il éveille dans son entourage l’amour et la vénération, ce qui multiplie les forces-pensées à sa disposition sur le plan mental. En même temps, il voit grandir le pouvoir de s’exprimer dans chacune de ses formes et sa réceptivité quand il les a revêtues.

En résumé, plus une âme est développée et mieux elle peut s’exprimer dans les formes que revêt pour elle l’affection de ses amis, et plus elle profite de la force aimante et vivante qui se déverse sur elle à travers les images mentales.

C’est là le seul mode de communication possible (très souvent inconscient) entre les âmes vivant dans le corps physique et celles qui sont dans le monde céleste.

La nature a combiné les choses afin que la vie céleste fasse éprouver à chacun la plus grande somme de bonheur. Ceux que l’on aime ne nous quittent jamais ; ils ne nous montrent que le côté le plus noble et le plus élevé de leur nature. Egalement pour que son bonheur soit possible, le défunt ne peut suivre les difficultés de ses amis sur la terre.

L’amour au-delà de la tombe conserve une force magique qui réagit sur les vivants. L’amour d’une mère sera toujours ressenti par ses enfants incarnés. Il se manifestera dans leurs rêves et parfois dans les événements comme protection providentielle, car l’amour est un bouclier puissant que ne limitent ni le temps ni l’espace. Il en est de même de toutes les affections, à l’exception de celles purement égoïstes ou matérielles.

Même si quelqu’un nous délaisse ici-bas, continuons à aimer celui qui a cessé de nous aimer, car dans le monde céleste nous regagnerons l’amour de celui que nous pensions avoir perdu. Ne brisons pas le lien et ce lien nous réunira dans le ciel.

4-Transmutation des expériences en facultés

Le Dévachan est beaucoup plus qu’un séjour de félicité et de repos pour le pèlerin fatigué. C’est là que se produisent l’élaboration, l’assimilation de tout ce qui a une valeur dans les expériences de la vie écoulée. De là l’immense importance de la vie terrestre qui représente le champ à ensemencer, l’endroit où l’expérience doit être mise en jeu. L’âme en Dévachan sépare et crible ses expériences et apprend peu à peu à les apprécier à leur juste valeur.

Toutes ces expériences sont longuement méditées et transformées en facultés, en qualités mentales et morales, en pouvoirs désormais acquis avec lesquels l’homme reviendra sur la terre lors de sa prochaine incarnation.

Si un homme a étudié profondément une question, l’effet de son travail sera la création d’une faculté spéciale lui permettant d’approfondir cette question dès qu’elle se présentera à lui dans son incarnation future. D’où les facultés dites « innées » que l’enfant apportera avec lui à sa naissance.

Le corps mental n’assimile pas le souvenir précis des expériences du passé, car il est mortel comme tout ce qui compose la personnalité. Le souvenir du passé ne subsiste que pour l’ego qui a traversé ce passé et qui survit immortel.

Mais la sagesse extraite du panorama des mille images du passé est la meilleure mémoire, car dans les nombreux moments où il faut se décider sur le champ, il ne serait pas possible d’évoquer du passé tous les groupes de souvenirs se rapportant à la décision à prendre, d’en revoir tous les événements et d’en tirer une ligne de conduite.

Avec la transmutation des expériences en facultés, l’âme est prête à répondre sans retard par la « voix de la conscience » : fais ceci, évite cela.

Tout est utilisé en Dévachan, les aspirations et les efforts stériles deviennent des aptitudes. Tous les projets de bienfaisance qui ont échoué faute d’habileté, sont élaborés soigneusement au ciel et exécutés pour ainsi dire, détail par détail, et ils seront effectivement réalisés dans une vie suivante en connaissance de cause.

Donc non seulement notre vie présente détermine les limites de notre activité en Dévachan, mais encore l’amplitude des qualités mentales que l’individu en rapportera pour sa prochaine existence terrestre.

Rien n’est créé miraculeusement de quelque chose ; il n’est pas possible d’isoler une vie d’une autre vie.

Les expériences étant les documents sur lesquels l’âme médite pour saisir l’action de l’Intelligence Universelle dans la Nature manifestée et en apprendre les lois, il en résulte que l’homme revient à chaque fois sur la terre comme une âme plus sage.

C’est essentiellement par les expériences indiquant comment la souffrance est causée par l’ignorance de la loi que la conscience naît et se développe. Et quand le désir pousse l’âme vers une jouissance qui est le mal, la mémoire des expériences passées s’affirme comme conscience, rappelle la défense et retient les sens.

Au stade actuelle de l’évolution, nous sommes passés par un nombre suffisant d’épreuves pour connaître le bien et le mal dans leurs grandes lignes ; mais en ce qui concerne bien des questions plus élevées et plus subtiles se rapportant au stade actuel de notre évolution, l’expérience est encore si insuffisante qu’elle n’a pu jusqu’à présent, être transformées en conscience et l’âme peut se tromper dans sa décision, quelque bien intentionné que soit son effort de voir clairement et d’agir pour le bien.

Renoncement au Dévachan

C’est une possibilité d’avancement plus rapide mise à la portée de l’homme à mesure qu’il progresse.

Normalement, à mesure que l’homme développe sa nature spirituelle, il vit de plus en plus longtemps dans le monde céleste où ses expériences deviennent sagesse. Il fait ainsi de plus grands progrès que s’il pouvait prolonger son incarnation physique.

En renonçant au Dévachan, l’homme mettrait en contradiction la Loi avec elle-même, puisque la Loi pousse en avant et que l’homme arrêterait ses progrès.

Le renoncement ne peut être qu’exceptionnel, et en règle générale, nul ne peut renoncer à la béatitude céleste avant de l’avoir goûtée pendant la vie terrestre ; c’est-à-dire avant d’être assez développé pour pouvoir élever sa conscience jusqu’au plan mental et en rapporter ici-bas le souvenir.

La personnalité doit être en état de bien comprendre les avantages qu’elle sacrifie.

Pour cela, il faut être tout ou moins, élève en probation de l’un des Maîtres de Sagesse.

Le Maître choisit pour son élève le lieu et l’époque où il devra renaître et il conserve dans sa nouvelle vie le corps astral et le corps mental qu’il avait dans la vie précédente ; il ne prend qu’un nouveau corps physique.

Mort du corps mental

Lorsque l’égo dans son corps mental a absorbé tous les fruits de sa vie terrestre, il rejette ce corps pour vivre sans entraves dans son propre séjour. Le corps mental, dernier vêtement temporaire de l’homme véritable se désagrège alors et ses matériaux retournent à l’océan commun de la matière mentale.

Toutes les énergies mentales et passionnelles s’éclipsent pour un temps dans le corps causal à l’état de forces latentes, faute de matière pour se manifester.

Et le corps causal subsiste seul, réceptacle et trésor de tout ce qui a été assimilé de la vie passée.

Passage au Ciel supérieur

L’égo se trouve alors dans sa contrée natale. Aux premiers stades de l’évolution, l’égo est inconscient, son séjour y est très court ; la plupart des personnes ne font qu’entrer dans cette région sublime pour en ressortir immédiatement, sa vie palpite doucement en lui en assimilant les résultats insignifiants de sa vie passée.

Quand il se développe, son séjour s’allonge et sa mémoire déroule devant lui le panorama de ses vies passées. Il voit les causes engendrées et leurs effets.

En outre, il entre en contact avec les grandes âmes et reçoit les enseignements de leur sagesse.

Son savoir et sa compréhension de la loi vont en grandissant et lorsqu’il revient à la vie terrestre, c’est avec une vision plus claire du but de la vie et un discernement plus net du sentier qui y mène.

Claire vision

Lorsqu’arrive le moment du retour à la vie terrestre, il vient un moment de claire-vision à chaque égo.

Pendant un instant, il voit son passé avec les causes qu’il renferme, génératrices de l’avenir ; puis le plan général de son incarnation prochaine se déroule devant lui.

Alors les nuées de la matière inférieure surgissent autour de lui (pour reformer un nouveau corps mental puis un nouveau corps astral) et sa vision se perd dans les ténèbres : le cycle d’une incarnation nouvelle commence.

Deva

Un dieu, une divinité « rayonnante ». Deva-Deus d’après la racine div « briller ». Un Deva est un être céleste : bon, mauvais ou indifférent. Les Devas habitent « les trois mondes », qui sont les trois plans au-dessus de nous. Il y en a 33 groupes ou 330 millions.

Devachan

La « demeure des dieux ». Etat intermédiaire entre deux vies terrestres dans lequel l’Ego – l’Atma-Buddhi-Manas ou la Trinité faite Une – entre après la séparation d’avec le kâmarûpa et la désintégration des principes inférieurs utilisés sur terre.

Deva-Lokas

Demeure des Dieux ou des Devas dans les sphères supérieures. Les sept mondes célestes au-dessus du Mont Méru.

L’amour et la mort

L’amour au-delà de la tombe conserve une force magique qui réagit sur les vivants. L’amour d’une mère sera toujours ressenti par ses enfants incarnés. Il se manifestera dans leurs rêves et parfois dans les événements comme protection providentielle, car l’amour est un bouclier puissant que ne limitent ni le temps ni l’espace.

 

 

 

 

 

 

 

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