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20 octobre 2021 3 20 /10 /octobre /2021 23:35

Halloween

La conspiration du sorcier

Halloween une fête pour les petits enfants vraiment ?

 

 

« Chaque pas dans la vie est un pas vers la mort. » Casimir Delavigne, Louis XI.

« Et toi, divine mort, où tout rentre et s’efface, accueille tes enfants dans ton ciel étoilé ; affranchis-nous du temps, du nombre et de l’espace, et rends-nous le repos que la vie a troublé. » Leconte de Lisle, Poèmes antiques.

« L’image touchante de la mort ne s’offre pas à l’homme sage comme un objet d’effroi, ni à l’homme pieux comme un dernier terme. Elle ramène le premier à l’étude de la vie, et lui apprend à en profiter ; elle présente au second un avenir de bonheur, elle lui donne l’espérance au milieu de ses jours de tristesse. Pour l’un et pour l’autre, la mort devient la vie. » Goethe.

« La mort peut bien t’oublier un jour, mais elle ne t’oubliera pas le lendemain. » Les Mille et Une Nuits.

Halloween est une fête folklorique et païenne traditionnelle originaire des îles Anglo-Celtes célébrée dans la soirée du 31 octobre, veille de la fête catholique de la Toussaint. Son nom est une contraction de l’anglais All Hallows-Even qui signifie the eve of All Hallows’Day en anglais contemporain et peut se traduire comme « la veille de tous les saints » ou «  la veillée de la Toussaint ».

En dépit de son nom d’origine chrétienne et anglaise, de multiples sources présentent Halloween comme un héritage de la fête religieuse de Samaïn qui était célébrée au début de l’automne par les Celtes et constituait pour eux une sorte de fête du Nouvel An. Halloween est ainsi connue jusqu’à nos jours sous le nom de Oiche Shamhna en gaélique. Elle est une fête très populaire en Irlande, en Ecosse et au Pays de Galles où l’on trouve de nombreux témoignages historiques de son existence. Jack-o’-lantern, la lanterne emblématique d’Halloween, est elle-même issue d’une légende irlandaise.

C’est à partir du VIIIe siècle, sous le pape Grégoire III (731-741) et, au siècle suivant, sous le pape Grégoire IV (827-844), que l’Eglise catholique déplaça la fête de la Toussaint, qui pouvait se fêter jusqu’alors après Pâques ou après la Pentecôte, à la date du 1er novembre. Il fut avancé que l’Eglise chercha à recouvrir la fête du Samaïn. L’Eglise célébrait une fête des martyrs après Pâques et lorsque la fête de la Toussaint fut instituée, celle de Samaïn était tombée en désuétude. Les Celtes possédant un calendrier lunaire, la fête du Samaïn ne pouvait tomber à échéance régulière sur le 1er novembre. La nature même de ces deux fêtes étant radicalement différentes, on ne voit guère ce qui peut rapprocher la fête des saints des Catholiques, de la fête celtique du Samaïn et  de son imagerie avec le Sidh.

La fête d’Halloween est introduite aux Etats-Unis et au Canada après l’arrivée massive d’émigrants irlandais et écossais notamment à la suite de la Grande famine en Irlande (1845-1851). Elle y gagne en popularité à partir des années 1920 et c’est sur le nouveau continent qu’apparaissent les lanternes Jack-o’-Lanterns confectionnées à partir de citrouilles, d’origine locale, en remplacement des navets utilisés en Europe.

La fête de Samaïn, une origine celtique

La plupart des historiens considèrent la fête d’Halloween comme une fête folklorique païenne traditionnelle comme un héritage de Samaïn, une fête qui était célébrée au début de l’automne par les Celtes et constituait pour eux une sorte de fête du Nouvel An. Pendant la protohistoire celtique, existait une fête religieuse Samaïn en Irlande, Samonios en Gaule, qui se déroulait sous l’autorité des druides, pendant sept jours : le jour de Samaïn lui-même et trois jours avant et trois jours après. « C’est une fête de fermeture de l’année écoulée et d’ouverture de l’année à venir. Dans le calendrier celtique basé sur le cycle solaire, la date de Samaïn correspondait à une des quatre périodes intermédiaires entre les deux équinoxes et les deux solstices, (le vrai nouvel an correspondant au solstice d’hiver). »

 

 

Le temps de Samaïn est celui du Sidh (l’autre monde) brièvement confondu avec celui de l’humanité. La nuit de Samaïn n’appartient ni à l’année qui se termine, ni à celle qui commence. La fête est une période close en dehors du temps. C’est la période où les barrières sont baissées et où, selon les croyances de l’époque, l’irréel côtoie le réel et où les hommes peuvent communiquer avec les gens de l’autre monde (les démons ou des dieux des Tuatha Dé Danann). Lors de cette nuit de fermeture, les Gaulois avaient l’habitude de pratiquer une cérémonie afin de s’assurer que la nouvelle année à venir se déroulerait sereinement. Par tradition, ils éteignaient le feu de cheminée dans leur foyer puis se rassemblaient en cercle autour du feu sacré de l’autel, où le feu était aussi étouffé pour éviter l’intrusion d’esprits maléfiques dans le village. Après la cérémonie, chaque foyer recevait des braises encore chaudes pour rallumer le feu dans leurs maisons pour ainsi protéger la famille des dangers de l’année à venir. Les fêtes druidiques ont disparu d’Irlande au Ve siècle, avec l’arrivée d’une nouvelle religion, le christianisme.

Halloween est aujourd’hui célébrée principalement en Irlande, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et, dans une moindre mesure, dans de nombreux autres pays. La tradition moderne la plus connue veut que les enfants se déguisent avec des costumes effrayants à l’image des fantômes, des sorcières, des monstres ou des vampires et aillent sonner aux portes en demandant des friandises avec la formule : « des bonbons ou un sort ! ». La soirée peut également être marquée par des feux de joie, des feux d’artifice, des jeux d’enfants, la lecture de contes horrifiques ou de poèmes d’Halloween, la diffusion de films d’horreurs mais aussi la tenue de messes anticipées de la Toussaint dans sa version strictement religieuse.

Halloween, la Toussaint et la fête des morts

La fête catholique de la Toussaint tire son origine d’une commémoration de tous les martyrs instituée à Rome en 613 par le pape Boniface IV ; à l’origine elle était fêtée le 13 mai, jour anniversaire de la dédicace du Panthéon. Elle remplaçait la fête des Lemuria de la Rome antique célébrée à cette date pour conjurer les spectres malfaisants.

 

 

Au IXe siècle, la fête fut étendue à tous les saints par le pape Grégoire IV et décalée au 1er novembre. Les historiens considèrent généralement que cette date a été choisie pour christianiser la fête de Samaïn. Certains spécialistes considèrent toutefois les festivités de la « veille de la Toussaint » comme devant exclusivement être rattachées à la tradition chrétienne et récusent toute origine païenne à ces célébrations.

La célébration de la Toussaint fut suivie localement d’un office des morts dès le IXe siècle. En 998, les moines de Cluny instituèrent une fête des trépassés le 2 novembre, qui entra dans la liturgie romaine comme commémoration des fidèles défunts au XIII siècle. Le culte des morts resta cependant massivement célébré le 1er novembre. Selon une croyance bretonne qui aurait perduré jusqu’au début du XXe siècle, les âmes des morts revenaient à la veille de la Toussaint et lors des nuits de solstice. Avant d’aller se coucher, on leur laissait de la nourriture sur la table et une bûche allumée dans le feu pour qu’ils puissent se chauffer. Cette croyance n’étant pas chrétienne, elle pourrait être une survivance de Samaïn.

La mythologie de Samaïn

Samaïn est la première des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique protohistorique, fêtée aux environs de notre 1er novembre. C’est aussi le nom de la fête qui correspond à peu près au Halloween anglo-saxon, et au mois de novembre dans les langues gaéliques. Elle vient après Lugnasad et avant Imbolc et marque le début de la période sombre pour les Gaels, comme pour les anciens Celtes et leurs ancêtres indo-européens, l’année était composée de deux saisons fondamentales : une saison sombre et une saison claire. C’est une fête de transition – le passage d’une année à l’autre – et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux et des mânes. Elle est mentionnée dans de nombreux récits épiques irlandais car, par définition, elle est propice aux événements magiques et mythiques. Son importance chez les Celtes est incontestable, puisqu’on la retrouve en Gaule sous la mention Tri nox Samoni (les trois nuits de Samoni), durant le mois de Samonios (c’est-à-dire le mois de novembre), sur le calendrier de Coligny.

L’origine de Samaïn

On pense qu’à l’origine, Samaïn est une fête où la société celtique se rassemble à l’occasion de banquets rituels ; son caractère sacré la place sous l’autorité de la classe sacerdotale des druides et la présidence du roi. Selon l’idéologie tripartite des indo-européens définie par Georges Dumézil, les trois classes de la société (sacerdotale, guerrière et artisanale) sont associées aux cérémonies. Cette assemblée religieuse et sociale a progressivement disparu avec le christianisme, mais elle reste attestée jusqu’au XIIe siècle dans la littérature médiévale irlandaise. En effet, bien que la mythologie gaélique soit issue de la tradition orale, elle a été consignée par les moines irlandais du Moyen-âge, qui en ont profité pour la christianiser partiellement. Leurs écrits peuvent néanmoins nous donner beaucoup d’indices sur la nature de la fête de Samhain et sur la manière dont elle était célébrée chez les Celtes d’Irlande.

 

 

La mythologie irlandaise nous apprend que Samhain est l’une des quatre fêtes de l’année. La Tochmarc Emire, un récit du Xe siècle qui raconte comme Cùchulainn fit la cour à Emer, présente Samaïn comme le premier des « quatre jours ». Chez les Gaels, Samaïn était associé à l’assemblée de Tara, qui se tenait pendant une semaine aux alentours du 1er novembre actuel. La dernière fois que cette très vieille assemblée se serait tenue aurait été en 560. Toutefois, les motifs de Samaïn, comme ceux de l’assemblée de Tara, restent difficiles à évaluer. Selon les sources écrites, il peut s’agir de voter des nouvelles lois, de rendre la justice, de célébrer la fin des moissons, de célébrer des mariages officiels.

La notion de passage se retrouve aussi à ce moment, entre le monde des humains et l’Autre Monde résidences des dieux (le Sidh). On a relaté l’aventure de héros, ou d’hommes exceptionnels, qui se rendent dans le Sidh, et y passent quelques heures agréables. Le temps des dieux n’étant pas le même, leur séjour est, en fait, de plusieurs siècles et quand ils reviennent chez eux, ils ne peuvent vivre puisqu’ils sont morts depuis longtemps.

La fête elle-même dure une semaine pleine : trois jours avant la pleine lune de novembre, le jour de la pleine lune lui-même, puis trois jours après. Soit sept jours en tout, on retrouve une fois encore la symbolique du chiffre 7 (comme nous l’avons vu au sujet de l’article sur le « Schéma de la Création Divine »). Pour les Celtes, cette période est entre parenthèses dans l’année : elle n’appartient ni à celle qui s’achève ni à celle qui va commencer ; c’est une durée autonome, hors du temps, « un intervalle de non-temps ». C’est le passage de la saison claire à la saison sombre, qui marque une rupture dans la vie quotidienne : la fin des combats pour les guerriers et la fin des travaux agraires pour les agriculteurs.

Halloween, la conspiration du sorcier

Halloween 3 : le sang du sorcier. L’intrigue du troisième volet de la saga Halloween est centré sur une enquête menée par le docteur Daniel Challis et Ellie Grimbridge sur les activités d’un mystérieux fabricant de masques d’Halloween, Conal Cochran.

 

 

Un homme, avec un masque d’Halloween à la main, est amené à l’hôpital après avoir été poursuivi par de mystérieuses personnes. Quelques heures plus tard, il est violemment assassiné dans son lit d’hôpital. Le docteur Daniel Challis, qui s’occupait du patient avant sa mort, tente de rattraper le meurtrier. Mais celui-ci est stupéfait de voir l’homme se suicider dans sa voiture. Intrigué, il va alors mener son enquête, avec l’aide d’Ellie Grimbridge, la fille de l’homme assassiné, pour découvrir les vraies raisons du meurtre. Ils font alors le trajet jusqu’à la ville de Santa Mira, où les masques d’Halloween sont fabriqués. Sur place, ils vont découvrir les plans diaboliques de Conal Cochran, le fabricant de jouets.

Le docteur Daniel Challis et Ellie Grimbridge se mettent à enquêter sur la société qui semble être à l’origine de cette affaire. Dans l’hôtel où ils résident, une femme est emmenée par une ambulance après avoir eu un mystérieux accident avec un masque d’Halloween. Le lendemain, ils sont conviés à une visite guidée dans l’usine de fabrication de jouets avec la famille Kupfer. Ils découvrent alors l’existence d’un entrepôt surveillé par d’étranges hommes en costumes. Peu de temps après, Ellie est enlevée par ces derniers. Daniel Challis se rend alors dans l’usine et découvre que les hommes en costumes sont en fait des androïdes créés par le mystérieux Conal Cochran. Bien que Challis réussisse à neutraliser l’un de ces androïdes, il est capturé par d’autres plus nombreux.

Conal Cochran lui révèle alors son plan diabolique qui consiste à tuer un bon nombre de personnes. Les masques qu’il vend, destinés aux enfants, sont équipés de badges, et ces derniers réagissent à un signal envoyé par une publicité Silver Shamrock qui sera diffusée la nuit d’Halloween à la télévision, encourageant tous les enfants à mettre les masques. Le badge envoie un laser qui fait littéralement fondre le crâne de l’enfant et cause aussi la mort atroce de son entourage. Cochran lui fait une démonstration avec la famille Kupfer, enfermée dans une pièce. Challis constate que des serpents, araignées et autres insectes jaillissent de la tête de l’enfant.

 

Rentrez chez vous, il est bientôt l'heure les enfants, l'heure de votre programme préféré sur Halloween !!!

 

 

Plus tard, Daniel Challis réussit à s’échapper de la cellule où l’avait enfermé Cochran et en profite pour sauver Ellie. Il veut tout faire pour empêcher que ce plan diabolique ne se réalise, d’autant plus que ses propres enfants ont déjà acheté ces masques Silver Shamrock. Pour ça, il se rend dans la pièce principale de l’usine, avec la pierre magique qui servit à fabriquer les badges. Il trouve alors des cartons remplis de badges et les lance sur Cochran et les techniciens. La musique de la publicité Silver Shamrock résonne alors et ils sont tous tuées par les rayons laser. L’usine de fabrication de jouets prend alors feu… Challis découvre ensuite qu’Ellie était en réalité un androïde qui avait pris la place de la jeune femme. Il réussit à s’en débarrasser.

Daniel Challis se rend ensuite dans une station-service, le soir d’Halloween, à quelques minutes de la diffusion du clip meurtrier. Il appelle les trois chaînes de télévision ayant accepté de diffuser le clip vidéo, en leur demandant de ne pas le montrer. Deux des trois chaînes interrompent leurs programmes alors que le clip a démarré, mais le troisième refuse. Le film se termine sur le clip qui clignote (la citrouille d’Halloween est le signal) et sur le hurlement au téléphone de Challis : « Coupez, coupez, coupez !!! »

Les ressorts de l’imaginaire complotiste américain

Dans le film de John Carpenter « Halloween 3 : le sang du sorcier » nous retrouvons les éléments-clés du complotisme chers à nos amis américains, à savoir un mystérieux fabriquant de jouets, de masques d’Halloween, Conal Cochran qui avec l’aide de ses serviteurs, des androïdes à l’aspect extérieur d’hommes, se proposent de contrôler et de diriger le monde, et d’accomplir leurs sinistres desseins en programmant la mort de citoyens américains lors de la diffusion d’un message publicitaire sur la fête d’Halloween à la télévision, dans lequel un mystérieux signal va déclencher la mort des personnes possédant un masque de la société Silver Shamrock de Conal Cochran.

 

 

On retrouve là plusieurs éléments dans l’imaginaire complotiste :

1-Un mystérieux personnage supposé être un magicien, un sorcier et un maître du monde présent ou en devenir : Conal Cochran.

2-Des serviteurs, des hommes-machines, qui se révèlent être, non des hommes, mais des androïdes au service du magicien, du maître du monde.

3-Une usine de fabrication de jouets qui sert de couverture à une base souterraine où se dissimule une équipe de techniciens travaillant pour Conal Cochran sur un projet mystérieux, tout en faisant des recherches sur les mythes et les légendes du passé comme les pierres de Stonehenge. Le rapport avec des savoirs mystérieux et anciens qui restent dissimuler par des dirigeants secrets se fait alors pressentir, notamment avec le pouvoir de la magie.

4-Ces hommes-machines, ces androïdes ou robots, préfigurent le devenir programmé par une élite mondiale secrète, à savoir transformer les êtres humains en machines, en esclaves robotisés au service des Maîtres du Monde.

5-Les rituels de magies noires représentés par le plan de Conal Cochran avec ses masques d’Halloween disposant d’un badge électronique relié à un signal laser qui déclenche la mort des sujets possédant ces masques. On observe là des rituels de magies sacrificiels en vue de programmer la naissance d’un nouveau monde, en sacrifiant l’ancien monde qui doit disparaître. On remarquera l’allusion aux rituels sacrificiels à caractère satanique perpétrés par une élite secrète, les Maîtres du Monde, le Gouvernement Mondial ou le Nouvel Ordre Mondial.

6-La ville de Santa Mira et l’usine de fabrication des masques d’Halloween sont sous surveillance électronique par des caméras vidéos présentent à tous les coins de la ville, et dans toutes les pièces de l’usine de Conal Cochran. Là aussi, nous retrouvons les éléments-clés liés à la surveillance électronique des citoyens par une élite mondialiste qui souhaite mettre la population humaine sous surveillance et sous contrôle.

7-Enfin, l’émergence d’un nouveau monde et d’une nouvelle race d’hommes au service d’une élite, d’une fraternité occulte, et le changement du cours de l’histoire humaine.

Nous vivons une époque où l’imaginaire du complot mondial semble se confondre avec l’imaginaire politique tel qu’il s’est mondialisé. Les guerres et les conflits sont toujours perçus à travers le prisme du complot, qui présuppose l’existence de forces occultes. On ne saurait s’étonner de constater que la croyance au complot donne l’illusion d’expliquer ou de pouvoir expliquer certains événements historiques paraissant incompréhensibles. Croire au complot, c’est se mettre en mesure de donner un sens à ce qui en paraît dépourvu, et qui inquiète. Or, avec l’évolution chaotique liée à la mondialisation, l’obscurité semble s’accroître avec l’incertitude, laquelle provoque le désarroi et nourrit des angoisses. D’où l’intensification de la demande de sens, et l’extension du domaine du complot.

 

Face aux dangers des nouvelles technologies électroniques et numériques, à l’Intelligence Artificielle (I.A.), la robotique, les OGM, le transhumanisme, les manipulations génétiques et du climat de la planète. L’imaginaire complotiste surgit et questionne : « A qui profite le crime ? ». La réponse est bien connue : les « multinationales », c’est-à-dire les artisans et les bénéficiaires de la « mondialisation libérale ». Ces derniers sont censés faire partie du cercle sans frontières des élites dirigeantes, dont le noyau dur constitue une sorte de gouvernement secret d’extension planétaire. Les nouveaux Maîtres du Monde qui désirent instaurer, par diverses manœuvre secrètes, un « Nouvel Ordre Mondial » ou encore un « Gouvernement Mondial ». Ils sont dénoncés comme des « manipulateurs » ou des « conspirateurs », censés appartenir à des « sociétés secrètes » faisant d’étranges et d’inquiétants rituels de magies sacrificiels dans le but de faire vivre leurs projets démoniaques.

 

 

Bonnes Fêtes d'Halloween chers (ères) amis (es) !!!

 

 

 

 

 

 

 

Coupez l'émission, coupez, coupez, coupez, cooooopez !!!

 

 

 

 

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