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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 02:43

Saint-Yves d'Alveydre

L’Archéomètre clef de toutes les Religions et de toutes les Sciences de l’Antiquité

 

 

Partie 2

C’est la dernière œuvre ésotéro-occultiste de Saint-Yves d’Alveydre écrite en 1903. Le mot a des racines grecques et signifie « mesure du Principe ». Voici la définition qu’en donne René Guénon :

« C’est une clé synthétique qui permet de déterminer la valeur intrinsèque de tout système philosophique, scientifique ou religieux, et de le rattacher à l’Arbre universel de la Science et de la Tradition ».

Paroles énigmatiques rendues seulement légèrement plus claires par la définition qu’en donne Victor Emile Michelet, membre de « l’Ordre cabalistique de la Rose-Croix » :

« Qu’est-ce donc l’archéomètre, c’est-à-dire la mesure de « l’arc » dont parlent à mots voilés les hermétistes ? C’est une méthode qui permet d’appliquer aux sciences et aux arts une pénétration quasi mécanique des arcanes du Verbe ; c’est un instrument matériel de mesure des principes premiers. J’ai vu tourner dans les mains de Saint-Yves les cercles de carton couverts des secrets du Zodiaque, et leurs secteurs répondre à mes demandes ».

Voilà où les pères de l’Europe actuelle et les inspirateurs du Gouvernement Mondial allaient puiser les inspirations qui sont à la base de leurs initiatives : aux sortilèges divinatoires païens, à la magie, instrument de la Gnose. Quelles sont les entités qui concouraient à répondre aux questions ainsi posées par les hauts initiés à l’Archéomètre ?

« Cet instrument est formé de cercles concentriques et mobiles, en rapport les uns avec les autres, de telle sorte qu’on peut former un nombre indéfini de combinaisons entre les signes dont ils sont couverts : signes zodiacaux et planétaires, couleurs, notes de musique, lettres des alphabets des langues sacrées, nombres, etc. ».

Aborder la question des représentations spécifiques de l’Archéomètre de Saint-Yves – appelé par René Guénon « mon regretté Maître » - est une entreprise assez ardue. Il suffit ici d’observer la correspondance exacte entre les idées du très haut initié René Guénon, père reconnu du gnosticisme moderne, et les principes synarchiques professés par Saint-Yves :

« Dans les collectivités régulièrement organisées… il doit exister normalement quatre castes, susceptibles d’ailleurs de subdivisions plus ou moins nombreuses correspondant aux quatre classes principales dans lesquelles se divise naturellement la société Synarchique :

1-Autorité spirituelle et intellectuelle, sacerdoce et enseignement.

2-Pouvoir royal et administratif, militaire et judiciaire.

3-Pouvoir économique et financier, industrie et commerce.

4-Le peuple, la masse des paysans, des ouvriers, des serviteurs. »

« Du blanc, du rouge et du bleu qui symbolisent (y compris dans l’Archéomètre) les trois premières castes, on a voulu au moment des événements qui précédèrent la Révolution française, faire les symboles respectifs des trois classes correspondantes de la nation : Clergé, Noblesse, Tiers Etat (et c’est la véritable origine du drapeau tricolore français). C’est également sur les trois plans correspondants que l’on doit comprendre les trois termes : Liberté (spirituelle et intellectuelle), Egalité (morale et sentiment), Fraternité (sociale, dans un sens purement matériel) ; il ne faut pas oublier que ces trois mots constituent une devise maçonnique, c’est-à-dire une formule initiatique avant d’être confiés à l’incompréhension de la foule qui n’en a jamais connu ni le sens moral, ni la véritable application ».

 

 

Le cercle intérieur est l’Autorité spirituelle qui contient toutes les autres en puissance. En s’éloignant progressivement du centre on rencontre une couronne circulaire de couleur jaune, symbole des initiés envoyés par l’Autorité spirituelle aux peuples du monde, puis une couleur bleue, symbole du Pouvoir économique et financier ; enfin plus à l’extérieur une couronne rouge, couleur réservée au Pouvoir administratif.

La lumière s’irradie du centre vers l’extérieur. Dans cette représentation symbolique de l’univers il n’y a pas de place pour les gens communs, définis péjorativement « masse » par le siècle des Lumières, les « négligeables » d’Arthur Machen (haut initié de la Golden Dawn), dont la couleur distinctive est le noir, symbole du manque de lumière. Quel abîme avec l’Evangile qui proclame : « Bienheureux les humbles ! »

Mais alors quelles sont les entités qui concouraient à répondre aux questions ainsi posées par les hauts initiés à l’Archéomètre pour faire vivre et concrétiser leurs projets de domination mondiale ? Je crois qu’il est possible d’avoir là-dessus une petite idée…

 

 

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 02:33

Saint-Yves d'Alveydre

Le grand homme des sectes et des sociétés secrètes

 

 

Partie 1

La figure de Saint-Yves d’Alveydre est capitale dans le développement des idées « coméniennes » incarnées par la Synarchie. Il n’est donc pas superflu de s’arrêter pour examiner les caractères les plus saillants et la pensée du père de la Synarchie. Fils d’un médecin, Alexandre Saint-Yves d’Alveydre naquit à Paris en 1842. Son caractère se révélant bien vite difficile et rebelle, son père l’envoya dans un collège, fondé et dirigé par un ancien magistrat, Monsieur de Metz, membre érudit de l’Institut de France. De Metz, tout en se déclarant catholique était en réalité peu orthodoxe et, montrait de la sympathie pour les occultistes comme Antoine Fabre d’Olivet (1768-1825).

La personnalité de De Metz fascina le jeune Alexandre et exerça sur lui une influence déterminante. Grâce à lui, Saint-Yves connut l’œuvre du martiniste Joseph de Maistre (1753-1821) et du philosophe Louis G. Ambroise de Bonald (1754-1840), mais il fut surtout fasciné par le personnage Fabre d’Olivet. Après de brillantes études en médecine navale et en philosophie de l’histoire, et après son service militaire dans la marine, il s’installa dans les îles anglo-normandes où il entra en contact avec Victor Hugo et de nombreux exilés politiques. Là, son attention fut spécialement attirée par Madame Virginie Faure, gardienne fidèle des archives de Fabre d’Olivet que Saint-Yves avait jusqu’alors inutilement essayé de retrouver. Il passe cinq années à étudier ces archives, à approfondir l’œuvre de cet occultiste et à s’imprégner de sa pensée.

En 1870, il participa aux combats autour de Paris, mais le véritable tournant de sa vie fut sa rencontre avec une noble originaire de Trieste, la comtesse Keller, parente par alliance d’une sœur du martiniste Honoré de Balzac. Son mariage avec la comtesse le mit en relation avec les cercles les plus aristocratiques d’Europe, mais le déchargea de tout souci matériel, lui  permettant de se consacrer complètement aux études d’occultisme. En 1880 Saint-Yves prit le titre de marquis d’Alveydre. Voyageur infatigable, il était connu de toutes les cours d’Europe ; il mourut en 1909 à Versailles.

La doctrine du grand initié Saint-Yves d’Alveydre

Si nous nous référons aux textes de Comenius et si nous les confrontons à l’œuvre de Saint-Yves, nous voyons à l’évidence que celle-ci n’a aucune originalité et est en filiation directe de la doctrine coménienne. Saint-Yves n’était ni un novateur, ni l’inventeur du gouvernement synarchique, mais uniquement un dépositaire et un vulgarisateur de doctrines préexistantes. Il a su mettre en lumière et adapter à l’époque un plan antérieur. Il a agi pour élever la Synarchie à la dignité d’un régime théocratique remontant aux plus anciennes traditions. Synarchie qu’il caractérisait comme une « combinaison harmonieuse de spirituel, d’exécutif et d’économie orientée ». La Synarchie constitua le rêve de toute sa vie. La mise à jour du plan offrait aux nouvelles sociétés rosicruciennes européennes une réponse rigoureuse à l’absolutisme palladiste d’outre-atlantique, en lui évitant naturellement de déformer, si jamais on l’oubliait, le dessein général des sectes.

Ces œuvres constituent la charte de la Synarchie traditionnelle. Comme jadis dans l’ébauche de Comenius, Saint-Yves distingue entre Autorité spirituelle qui inspire et fixe les orientations – le pouvoir sacerdotal – et Pouvoir temporel, l’ « Imperium » romain, dont la fonction est de diriger la masse et d’intervenir sur la volonté populaire, entendue comme expression des désirs et des passions des masses, au moment où, à travers le suffrage universel et par le moyen d’un collège électoral temporaire, elle élit les gouvernants. Ces derniers devront naturellement avoir l’agrément de « l’Autorité ».

« Il ne s’agit – écrit Saint-Yves – ni de détruire, ni de conserver au-dessus des Etats et de leurs chefs un quelconque ordre sociale, parce qu’il n’existe pas : il faut le créer. Il faut former, au-dessus de nos nations, de nos gouvernements, quelle qu’en soit la forme, un gouvernement général, purement scientifique, dérivé de nos nations elles-mêmes, qui conserve tout ce qui constitue leur vie intérieure ».

On aura compris dans cette courte description de l’exercice du Pouvoir que les alternances démocratiques par le suffrage universel du peuple est une pure fantaisie ! Les partis politiques n’existent et ont le droit de gouverner qu’avec l’assentiment de l’Autorité Synarchique qui est en réalité l’Etat profond et secret composé de révolutionnaires technocratiques et de polytechniciens capables de toutes les compromissions pour garder et conserver le pouvoir avec l’aide des grandes banques et de la haute finance internationale. La démocratie pour le peuple et par le peuple est donc un leurre !

Le Pacte Synarchique a des origines plus ou moins obscures avec les Illuminés de Bavière et le Martinisme, la Synarchie a pris naissance en France avec la création en 1922 du Mouvement Synarchique d’Empire (M.S.E.) et correspond au Pacte Synarchique révolutionnaire pour l’Empire français. Dans cette organisation secrète on recruta de hauts fonctionnaires de l’Etat français essentiellement fournis par l’Ecole Polytechnique d’Administration, l’Ecole normale, E.N.A., etc… ce type d’organisation fut infiltré par des agents des services secrets, des francs-maçons dévoyés, des anciens de la guerre d’Algérie, de l’OAS, des vichystes et des pétainistes, des collabos, des racistes et des antisémites, la mafia : des truands servant aux bases œuvres d’intimidations et d’exécutions des « contrats » à l’encontre des gauchistes, des anarchistes qui oseraient prendre le pouvoir par la force ou la ruse. Bref, une belle brochette de crapules, de salopards et de personnages peu recommandables. On remarquera la même chose outre-atlantique aux Etats-Unis avec le recrutement par la CIA d’anciens nazis pour des missions ultra-secrètes dans le domaine de la géopolitique mondiale.

La Synarchie voit dans les technocrates modernes l’Autorité idéale et naturelle qui visent à plier scientifiquement les forces de la nature au bénéfice de tous les hommes (dans la doctrine officielle) jusqu’à ce que soit fondée une société « d’aristocrates » éclairés ou illuminés servis par les machines et des entités robotisées…

Le Pacte Synarchique envisageait en fait la constitution d’un Gouvernement Mondial sous l’autorité d’une société universelle des nations à direction technocratique, c’est-à-dire sous le contrôle de la haute finance internationale, dont les technocrates ne sont que les représentants.

La vision de Saint-Yves d’Alveydre

Pour atteindre ces buts Saint-Yves proposait l’institution en Europe d’un Super gouvernement organisé hiérarchiquement autour de :

- Un conseil européen des Eglises nationales.

- Un conseil européen des Etats nationaux.

- Un conseil européen des Communes nationales.

« Le premier conseil doit représenter la vie religieuse et intellectuelle, c’est-à-dire la Sagesse et la Science. Le second conseil doit représenter la vie politique et juridique, c’est-à-dire l’Equité et la Justice. Le troisième conseil doit représenter la vie économique, c’est-à-dire la Civilisation et le Travail. »

Ce n’est ni plus ni moins que la politique actuelle européenne en vue d’une communauté économique dominée par l’argent des grandes concentrations bancaires, d’une communauté politique basée sur un Parlement Fédéral et d’une communauté religieuse syncrétiste dominée par la maçonnerie sous le signe du spiritualisme de la religion universelle du Temple de la Compréhension.

Le plan de Comenius subit une adaptation technocratique : l’Autorité provient d’un Conseil unique à la fois religieux et culturel, et non des deux conseils séparés de la Lumière et de l’Eglise Universelle, tandis que le Gouvernement est rendu trinitaire moyennant l’introduction d’un Conseil économico-social « technocratique » que nécessite le développement de l’économie. Il est significatif que Saint-Yves lui-même demande un renversement dans la pratique de l’ordre hiérarchique des trois Conseils, en partant de la base : d’abord l’économique, puis le politique, et ensuite le religieux. Exigence tactique facile à comprendre si l’on fait attention au fait qu’une unité économique fondée sur l’argent est bien plus facile à atteindre qu’une unité qui exige des valeurs spirituelles communes, et cela d’autant plus qu’il s’agit de la foi en un Dieu unique : en faisant ainsi on pouvait situer la société sur une base matérialiste en renfermant en même temps l’homme dans les limites étroites d’une vision productiviste et marchande jusqu’à le réduire à une simple expression de ses besoins (selon la théorie de Fichte) ; mais surtout on coupait le cordon ombilical qui, depuis des siècles, avait relié le souffle vital de la créature vers son Créateur c’est-à-dire Dieu !

 

 

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6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 00:21

Anacharsis Cloots

L’orateur du genre humain et La République Universelle

 

 

Le baron Jean-Baptiste de Cloots, dit Anacharsis Cloots, né le 24 juin 1755 au château de Gnadenthal (Val-de-Grâce), près de Clèves en Allemagne et guillotiné le 24 mars 1794 à Paris, était un penseur et militant politique prussien, fait citoyen d’honneur de la France le 26 juin 1792, très favorable à la Révolution française et tenant fervent de l’athéisme.

Anacharsis Cloots (1755-1794), héritier d’une grande fortune, érudit francophile et critiques des religions révélées, né dans une famille noble prussienne d’origine hollandaise, il dévoile avec un certain talent d’orateur son projet de République universelle.

Le projet d’unifier le genre humain en vue d’établir un Nouvel Ordre Mondial ne date pas d’hier.

« Ces gens-là ne croiront jamais à la destruction de la plus nuisible des corporations, les corps nationaux. Cette heureuse tendance nous annonce l’approche du nivellement final : la souveraineté universelle, la nation unique, le peuple humain. »

Aristocrate rhénan ayant renié sa classe et sa patrie par enthousiasme pour la philosophie des Lumières, le gallophile Jean-Baptiste Cloots accourut à Paris après la prise de la Bastille. D’abord voltairien modéré, quoique d’un tempérament fort exalté, il ne cessa de se sans-culottiser et finit dans la même charrette que les partageux parisiens, sous la dictature de Robespierre et de sa clique chauvine, qui ne goûtaient ni son athéisme intransigeant, ni son extravagante radicalité. Entre-temps, il s’était paré du prénom d’Anacharsis et du titre d’orateur du genre humain, puis avait été élu à la Convention, s’y signalant par sa vitupération des Girondins et autres fédéralistes. Internationaliste avant l’heure, il rêvait de fraternité universelle et d’un monde sans frontières dont le chef-lieu eût été Paris, capitale de l’Idée.

Anacharsis Cloots reçut une éducation parfaitement française : « Ce fut dans les livres français, écrit-il, que j’appris à lire… Et au sortir de la maison paternelle, à l’âge de neuf ans, je fus envoyé à Bruxelles dans un collège, puis à Mons chez les Jésuites, enfin à Paris au collège de Plessis. » Cloots demeura six ans à Paris ; puis il passa à l’école militaire de Berlin qui, par sa discipline rigoureuse, le dégoûta de la vie de caserne. La mort de son père lui rendit la liberté, il accourut à Paris (1775).

Le voici, à vingt ans, et en possession d’une belle fortune,  menant la vie d’homme de lettres, fréquentant les salons littéraires, se liant avec Mably, Sébastien Mercier, l’abbé Soulavie, avec les astronomes Bailly et Lalande. En 1780, il publia son premier ouvrage, un drame intitulé « Voltaire triomphant ou les prêtres déçus ». Cloots s’intéressé également à la vie politique française, flattant « le claivoyant Calonne » et « les ministres patriotes ». Dans ses « Vœux d’un Gallophile » (1785), il s’affirme patriote français et quelque peu chauvin : trait qui le caractérisera jusqu’à sa fin. Il y reprend la doctrine des frontières naturelles. « Un objet que la Cour de Versailles ne doit pas perdre de vue, c’est de reculer les frontières de la France jusqu’à l’embouchure du Rhin. Ce fleuve est la borne naturelle des Gaules, ainsi que les Alpes, les Pyrénées, la Méditerranée et l’Océan ». Français d’adoption, Cloots ne pouvait que souhaiter que son petit pays de Clèves devienne français. Comme l’écrit Albert Mathiez « il ne conçut la République Universelle que sous l’hégémonie française ».

Dans les années qui précédèrent la Révolution, Cloots entreprit des voyages à travers toute l’Europe, visitant l’Angleterre, l’Italie, la Hongrie, mais sans jamais perdre de vue Paris, la nouvelle Athènes dont les lumières doivent éclairer le monde. La prise de la Bastille le surprit en Espagne. Il se hâta de regagner Paris.

Cloots se lance alors dans la mêlée politique. Il devient « l’un des plus ardents brochuriers » du parti patriote. Il multiplie brochures, pamphlets et articles dans les journaux les plus divers : La Chronique de Paris, Le Patriote français de Brissot, Les Annales patriotiques de Cara, Les Révolutions de France et de Brabant de Camille Desmoulins.

En mars 1790, on trouve Cloots aux Jacobins, dont il affirma avoir été l’un des premiers membres ; et il présente une motion pour demander « que l’exercice de tous les cultes soit renfermé dans l’enceinte des temples » ; et il signe : « Cloots du Val-de-Grâce, baron en Allemagne, citoyen en France ». Alors que se préparait la Constitution civile du clergé qui devait faire de l’Eglise de France une Eglise nationale, Cloots proposait de rompre tout lien entre l’Eglise et l’Etat, et d’imiter les Américains qui avaient eu « le bon sens de reconnaître qu’un corps politique, que le Souverain n’a point de religion, quoique les membres du Souverain puissent en avoir une individuellement ». L’anticléricalisme et la propagande anticléricale furent dès lors l’un des traits essentiels de l’action révolutionnaire de Cloots.

La fête de la Fédération approchait : fête de l’unité nationale française. Cloots voulut en faire aussi la fête du genre humain. N’avait-il pas écrit dans sa lettre à C. de Pauw, en janvier 1790, que les Droits de l’Homme étaient des principes universels, que, grâce à eux, la France était devenue « la cité de Philadelphie dont l’enceinte embrassera tout l’univers, toute la famille anthropique » ? Le lendemain de cette fête mémorable, Cloots écrivait à son amie Madame de Beauharnais : « Je ne vous ferai pas la description d’une solennité qui efface le souvenir de toutes les fêtes anciennes ou modernes…J’étais à la fêtes des étrangers dans les tribunes du palais, en qualité d’ambassadeur du genre humain, et les ministres des tyrans nous regardaient d’un œil jaloux et mal assuré. Cette fête nationale vous transporte à deux mille ans en arrière, par je ne sais quelle teinte d’antiquité ; elle vous transportera à deux mille ans en avant, par les progrès rapide de la raison dont cette fête est le fruit précoce et délectable ».

Orateur ou ambassadeur du genre humain, titre qu’il s’est lui-même décerné, Cloots fut dès lors comme le représentant officiel des étrangers accourus à Paris en « pèlerins de la liberté ». Il délivra des certificats de présence et de civisme à la fois, aux étrangers qui l’avaient entouré lors de la Fédération du 14 juillet. « Au Chef-lieu du Globe… J’atteste et fais savoir à tous les hommes libres de la terre que Joseph Cajadar Chamas, membre du souverain opprimé de Mésopotamie, a eu l’honneur d’assister à la Fédération du 14 juillet, en vertu d’un décret émané de l’auguste Sénat français, le 19 juin de l’an premier « de la liberté » Anacharsis Cloots, octobre 1790 ». Cloots s’était débaptisé, changeant son prénom chrétien de Jean-Baptiste en celui d’Anacharsis emprunté à l’Antiquité grecque.

Le 21 avril 1792, au lendemain de la déclaration de guerre qu’il approuva avec enthousiasme, il présentait à l’Assemblé législative son dernier ouvrage « La République Universelle ou Adresse au tyrannicides ». Quelles que soient les différences de couleur, de langage, de mœurs, l’espèce humaine est une. « La différence même des modifications constitutionnelles, des régimes intérieurs est une source sanglante de haines et de rivalités ». Pour faire disparaître la guerre, il faut supprimer les nations. « Il en est du genre humain divisé en peuplades comme de l’anarchie féodale qui métamorphose de paisibles donjons en châteaux forts, en repaires de voleurs et d’assassins. Il importe donc au propriétaire, au négociant, à l’habitant de la ville et de la campagne d’abolir la féodalité universelle, après avoir aboli la féodalité intérieure ou nationale ». Il ne s’agit pas de créer au-dessus de la société des nations, un organisme d’arbitrage comme l’avait proposé l’abbé de Saint-Pierre mais « d’aplanir tout l’édifice de la société et du droit politique national ; en créant un nivellement absolu, un renversement total de tous les régimes et de toutes les barrières nationales qui croisent les intérêts de la famille humaine. C’est bien assez du choc des individus, sans provoquer le choc des masses inutiles, des corporations nuisibles ».

Et Cloots de dresser un tableau idyllique du monde unifié et pacifié, ou « chacun s’empressera de se confondre dans la grande société pour en partager les bénéfices, pour en goûter les délices… L’économie sera immense, les impôts seront légers et le bonheur sera sans bornes ». Ce n’est pas là pure utopie : « Je défie de me montrer un seul article de notre Déclaration des droits qui ne soit pas applicable à tous les hommes, à tous les climats… Rien ne doit nous étonner après ce que nous avons vu depuis le mois de juillet 1789 jusqu’à présent ».

Ainsi, nous pouvons affirmer qu’Anacharsis Cloots était, en quelque sorte, un visionnaire, un prophète et un précurseur du Nouvel Ordre Mondial moderne. Sa vision du monde unifié et pacifié pour le genre humain n’est pas sans rappeler l’idéal de « La République » de Platon ; la doctrine des Illuminés de Bavière ; le Pacte Synarchique Révolutionnaire ; sans oublier la dimension « théologique » ou « mystique », même si Anacharsis Cloots était un fervent athée, la République Universelle et la souveraineté unique du genre humain font un lointain écho à la Genèse de la Bible, L’Eden, le retour au Paradis perdu où Adam et Eve symbolisant le genre humain dans son ensemble vivaient heureux et en paix dans la Lumière Divine ! On y retrouve également une référence symbolique à la Gnose, à la Kabbale et à l’Alchimie avec la représentation symbolique du genre humain en Adam Kadmon – L’Homme Archétype ou L’Homme Céleste – et l’esquisse de L’Homme Parfait de Léonard de Vinci, parfait en toutes proportions, en nature et en tempérament, et en parfaite symbiose dans son Unité Divine Première avant la Chute…

 

 

 

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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 01:27

Jan Amos Comenius

Le père spirituel du Mondialisme

 

 

Partie 3 : Lux in Tenebris

Comenius publia en 1657 à Amsterdam « Lux in Tenebris ». Dans ces prophéties on imaginait la destruction de l’Eglise Romaine et de  la Papauté, vue comme l’Antéchrist, à travers une conjuration orchestré par des peuples du Nord, des Tartares et des Turcs.

Dans le programme de Comenius, précurseur du mondialisme moderne, une super-Eglise aurait dû surgir des ténèbres comme source de lumière, super-Eglise qui aurait intégré toutes les religions à travers les Consistoires nationaux, les Eglises nationales, pour arriver, au nom d’un humanisme unitif à caractère philanthropique et tolérant, à proclamer l’égalité et la même dignité de toutes les religions.

Mais un tel projet rencontrait des obstacles formidables, tels que la doctrine catholique, la hiérarchie, le magistère papale et, dans le domaine politique, la maison des Habsbourg : Comenius s’acharnera contre eux, souhaitant la destruction de celle qu’il définissait « La Superbe de l’Antéchrist », l’ « Idolâtre », et la suppression de son représentant, le Pape, qu’il surnomme « l’Idole ».

Voici quelques passages significatifs de la pensée de Comenius, extraits de « Lux in Tenebris » :

« - Le Pape est le grand Antéchrist et la Prostituée de Babylone.

- La Bête, que porte la Prostituée, est le Saint Empire Romain : en particulier la Maison d’Autriche.

- Dieu ne tolérera plus longtemps cet état de choses : au contraire il détruira enfin le monde des impies dans un déluge de sang.

- Pour cela il mettra en tribulation le Ciel et la Terre, c’est-à-dire il dressera tous les Peuples les uns contre les autres afin de provoquer un chaos tel qu’il ne s’en est jamais vu.

- Ceci adviendra au moyen des peuples provoqués par leur tyrannie, qui se précipiteront des quatre parties du monde.

- Les premiers seront d’ailleurs les peuples du Nord et de l’Orient.

- Ils tenteront en vain séparément d’atteindre leur fin, enfin de leur union sortira l’œuvre de Dieu.

- Et cela se fera avec une rapidité inouïe en une seule année, en un seul mois, en un seul jour, en une seule heure à la stupeur du monde entier.

- Les Turcs et les Tartares interviendront et organiseront cette œuvre.

- Grâce à eux, ils rapporteront la lumière de l’Evangile.

- Il y aura une Réforme universelle du monde avant la fin des siècles.

- Les lois et la forme de cette réforme sont prescrites : afin que meurent les idoles et les idolâtres, et que partout refleurissent le très pur culte de Dieu. »

Texte vraiment prophétique et de grande actualité y sont décrites la Première Guerre mondiale qui balayera de l’Histoire la Maison d’Autriche, l’attaque maçonnique contre la Papauté à travers les guerres du siècle passé qui culminent avec la brèche de la Porta Pia en 1870 qui la privait d’indépendance économique et politique, l’infiltration moderniste, les Concordats et le coup de maître de Vatican II.

Il est curieux de constater comment le thème de la destruction de l’Eglise Catholique « en un an, un mois, un jour, une heure » est décrite comme la prostituée de l’Apocalypse.

Le « Dictionnaire Universel de la Franc-maçonnerie » écrit par des maçons affirmera à propos de Comenius :

« Il entrevoyait déjà dans le sillage de Georges de Podèbrady, roi de Bohême (1458-1471), une Europe unie, Comenius, que Michelet appelle « le Galilée de la pédagogie », se démontre là l’un des plus grands internationalistes, pensant même à créer une langue plus souple que le latin. Toutes ces idées nous les retrouverons chez certains maçons et particulièrement au 18e degré du Rite Ecossais, ce qui permet à juste titre à la maçonnerie de considérer cet homme Comenius extraordinairement en avance sur son temps, si non comme un ancêtre direct, tout au moins comme l’un de ses guides spirituels ».

Comenius est le prophète d’une dictature mondiale des initiés, une dictature des élites qui se considèrent éclairées d’en haut, fondée sur une super-religion œcuménique.

A travers l’histoire depuis l’Antiquité, en passant par le Moyen-âge, la Renaissance et le Siècle des Lumières, il y a toujours eu des hommes et parfois aussi des femmes d’exception qui ont marqué, influencé et imprégné l’histoire de leurs savoirs, de leurs sciences et souvent de leurs presciences (dans le bien et parfois malheureusement dans le mal). Ils ont voyagé en Europe, sillonné les routes et les campagnes à dos de mulet ou à cheval, animé par une foi ardente en Dieu, en la transcendance, aux Forces et aux Régents Supérieurs qui dirigent notre monde et le système solaire, fréquenté les princes et les rois, donné des conseils, influencé leurs décisions dans le but de leurs projets synarchiques mondiales, ils se sont initiés aux mystères ésotériques les plus secrets (Alchimie, Kabbale, Hermétisme, Gnose, Magie, Théurgie) dans le but de contacter des Forces Supérieures sur les plans subtils qui dirigent notre planète pour favoriser leurs projets subversifs pour ceux qui travaillent sur l’aspect sombre de l’énergie... Il existe, bien sûr et fort heureusement leurs pendants positifs la Grande Loge Blanche qui veille à l’équilibre des forces et au maintien de l’ordre cosmique, de la vie et de la conscience pour toutes les formes de vie et qui agissent si nécessaire avec discrétion... Néanmoins, ils sont de véritables visionnaires en avance de plusieurs siècles sur leurs époques ! Dans la quête de la vérité, la difficulté réside dans l’étude de l’origine des maux qui traversent notre époque moderne...

 

 

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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 01:17

Jan Amos Comenius

Le père spirituel du Mondialisme

 

 

Partie 2 : La Panorthossie (1644)

Dans la Panorthossie, sixième partie de la « De rerum humanarum emendatione Consultatio catholica », Comenius conçut une structure cohérente, rationnelle, pragmatique, au souffle planétaire, dans laquelle il allait pouvoir inscrire ses projets de réforme du savoir et de l’éducation. Il prévoyait la création d’une académie mondiale, le « collegium lucis » - sorte de ministère international de l’éducation pour l’unification du savoir – une langue universelle en remplacement du latin, alors en vigueur, pour en favoriser la réalisation, un consistoire mondial des religions qui tendrait à leur embrassement syncrétiste au nom d’une humanité commune, et enfin un tribunal de la paix, sorte de cour international de justice, qui veillerait au bon fonctionnement des deux premiers organismes en prévenant les guerres et toutes les déviations.

Pierre Mariel est l’auteur de la thèse de la non-originalité de la Panorthossie, qu’il faut ramener, selon lui, à un simple manifeste de la Rose-Croix, auquel Comenius aurait prêté seulement nom et connaissances, en tant que porte-parole et rapporteur d’une commission de Sages dont les membres sont restés volontairement dans l’ombre.

Dans la Panorthossie – du grec pan = tout, universel et orthos = droit, juste – Comenius expose fidèlement la pensée rosicrucienne, reprenant des concepts et des idées de la « République » de Platon, du socialisme utopique de la « Civitas solis poetica » de Thomas Campanella (1568-1639), s’inspirant de la « République Cosmopolitaine » de J. V. Andreae, et même de « New Atlantis » de Francis Bacon (1561-1626), œuvres dans lesquelles étaient décrits des Etats idéaux fondés sur le communisme le plus intransigeant, mais qui n’étaient pas fermés pour cela à toutes religions ou hérésies, réunies au contraire dans la synthèse supérieure d’une vision panthéiste de la nature, révélant par la même une conception gnostique de l’homme.

Un rapide examen de quelques citations permettra au lecteur de saisir, dans tout son concept, l’articulation du plan de subversion de l’ancien ordre catholique, à remplacer par le schéma archétype suivant, exposé lucide des idées synarchiques pour partir à la conquête du monde :

1-Un conseil culturel international, qui fixe la doctrine des nouveaux dogmes dans le domaine de la culture.

2-Une église universelle qui, englobant celle de Pierre, transmet fidèlement la doctrine élaborée dans le domaine de la religion.

3-Un tribunal de la paix qui impose le respect de la doctrine transmise dans le domaine de la politique.

« Quand la condition humaine sera améliorée au point que tout – la philosophie, la religion et la politique – nous sera vraiment familier, les lettres pourront recueillir et classifier la vérité et l’insuffler dans l’esprit humain ; les prêtres pourront diriger les âmes vers Dieu ; les hommes politiques pourront instaurer la paix et la tranquillité. Une ardeur sacrée animera tout le monde dans l’effort de contribuer chacun du mieux qu’il pourra dans son domaine respectif au progrès du bien-être du genre humain ».

Il faut préciser que la Panorthossie divise la société en trois classes : les lettrés, les prêtres, les hommes politiques. Aux lettrés, dépôt de la vérité, est réservée l’Autorité, la domination sur les prêtres qui doivent veiller à la diffusion des principes des lettrés, tandis que le Pouvoir sera exercé par les hommes politiques qui devront préparer les structures nécessaires à l’œuvre des prêtres : ainsi dans le système mondialiste et synarchique de la Panorthossie les gouvernements sont libres seulement d’obéir à une politique imposée par des cercles supérieurs, dogmatiques et inaccessibles. On peut se demander quel rôle est réservé à ceux qui n’appartiennent pas aux classes des initiés. La réponse est facile, ils devront seulement obéir, à la manière des artisans et des paysans de la « République » de Platon, mais de façon encore plus impersonnelle et féroce. Ce sont en effet des « négligeables » selon la définition qu’en a donnée un haut initié d’une société secrète du siècle dernier, la « Golden Dawn » qui écrémait de l’humanité seulement les saints et les mages, c’est-à-dire ceux qui avaient une vision claire de la nature réelle fondamentale des affaires humaines.

Mais, poursuit Comenius, afin que tout soit vraiment mis en commun, on devra constituer :

« Des gardiens permanents de l’ordre que nous aurons créé. On veillera sans relâche à ce que les écoles éclairent les esprits, les églises réchauffent les cœurs, les gouvernements maintiennent la paix ; et on ne permettra pas d’infractions à l’ordre institué ».

On a bien là une vision d’un futur projet de Gouvernement Mondial Planétaire orchestré par un aréopage occulte ou un organe secret du Pouvoir détenu par un groupe d’initiés, la sévérité de l’exercice du pouvoir démontre que c’est bien d’une dictature qu’il s’agit.

En conséquence :

« Dans chacune des trois sphères de la vie humaine, l’école, l’Eglise et l’Etat, nous instituerons donc des collèges de dirigeants. Leur chef suprême sera cet Hermès Trismégiste (l’interprète trois fois grand de la volonté de Dieu, prophète suprême, suprême prêtre et suprême roi) qu’est le Christ, guide unique, puissant, universel ».

Mais, se demande Comenius :

« Ne sera-t-il pas bien de réunir les représentants les plus élevés des collèges en trois tribunaux mondiaux d’arbitrage, auxquels seraient soumises toutes les divergences qui pourraient surgir entre les lettrés, les prêtres et les princes ? Les soins vigilants de ces tribunaux ne réussiraient-ils pas à empêcher, dans chacune des trois sphères d’autorité, les discordes et les litiges ? La paix et la tranquillité seraient maintenues ».

« Il sera utile de distinguer ces tribunaux par des noms divers, en appelant Conseil de la Lumière le tribunal des savants, Consistoire le tribunal ecclésiastique et Tribunal de la paix le tribunal politique. Le Conseil de la Lumière garantira à tous les hommes du monde la possibilité de recevoir une instruction et d’être éclairés par la parole de Dieu. Il offrira, en somme, à chaque personne l’occasion de tourner ses yeux vers cette lumière dans laquelle elle verra la vérité et ne pourra plus mêler des erreurs et des chimères. Le Conseil pourrait être aussi appelé Institut d’éducation du genre humain ».

C’est la philosophie qui est à la base du Siècle des Lumières et, de nos jours, de l’U.N.E.S.C.O. à laquelle est déléguée la tâche d’élaborer officiellement la culture et son enseignement universel afin de les répandre dans tous les coins de la planète à travers les mass-médias, de façon à orienter, dès l’enfance, l’humanité dans le sens voulu par les gouvernants occultes.

Il n’est pas difficile d’entrevoir les traits du Léviathan, du « Dieu mortel » du contemporain de Comenius, l’anglais Thomas Hobbes, capable de plier toute volonté avec une force immense et irrésistible. C’est le visage de la synarchie technocratique et totalitaire actuelle, qui s’arroge le droit d’établir ce qui est juste et ce qui ne l’est pas pour les peuples, et qui accapare tous les pouvoirs pour asservir l’homme lui-même à ses projets de domination.

Comenius proclame même si c’est dans un langage initiatique, l’idée d’une Eglise universelle, une O.N.U. des religions qui sera l’Autorité naturelle, incontournable et obligatoire pour toutes les âmes de ce monde pilotée par une hiérarchie occulte d’initiés rompus à la connaissance, aux savoirs ésotériques propres à guider avec fermeté et sévérité les « masses ignorantes et incultes » de la société devenue universelle.

 

 

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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 01:06

Jan Amos Comenius

Le père spirituel du Mondialisme

 

 

Partie 1 : Komesky inspirateur du Nouvel Ordre Mondial moderne

Jan Amos Comenius (1592-1670), né Jan Amos Komesky, héritier spirituel de Johann Valentin Andreae et porte-parole des Rose-Croix, se chargera de jeter les bases du mondialisme entendu dans son sens moderne, en projetant un dessein de société élargie à tous les peuples, un véritable plan d’œcuménisme politique à même de s’approprier toute valeur politico-religieuse à travers une réforme universelle de la société humaine. Le professeur de psychologie de la Sorbonne, Jean Piaget, directeur du Bureau International d’Education de la plus grande assemblée culturelle mondiale, l’U.N.E.S.C.O., dans sa préface à un livre sur Comenius édité à l’occasion de la célébration en 1957 du tricentenaire de la publication à Amsterdam de « l’Opéra Didactica Omnia », porte à notre connaissance les fins que Comenius entendait poursuivre à travers son programme :

1-Unification du savoir et sa propagation grâce à un système scolaire perfectionné placé sous la direction d’une sorte d’académie internationale.

2-Coordination politique par une direction d’institutions internationales ayant pour but le maintien de la paix entre les peuples.

3-Réconciliation des Eglises sous le signe d’un christianisme tolérant.

L’importance particulière de ce plan est à rechercher dans le fait que, sauf les ajustements de forme dans les siècles suivants, en particulier au XIXe et au XXe siècle, il a été transféré sans changement à notre époque. Il est bon de rappeler que l’U.N.E.S.C.O. définit en Comenius un « Apôtre de la compréhension mondiale » reconnaissant en lui « un grand ancêtre spirituel », « un des premiers propagateurs des idées dont s’est inspirée l’U.N.E.S.C.O. depuis sa fondation ».

« Comenius doit donc être considéré comme un grand précurseur des tentatives actuelles de collaboration internationale dans le domaine de l’éducation, de la science et de la culture : ce n’est pas en passant ou par hasard qu’il a conçu de telles idées, qui dans ce cas concordaient de manière fortuite avec l’une ou l’autre réalisation actuelle, mais en vertu de sa conception systématique générale, qui fonde en un seul tout la nature, le travail humain et le processus éducatif. Et pour cela l’U.N.E.S.C.O. et le Bureau International d’Education lui doivent le respect et la reconnaissance que mérite un grand ancêtre spirituel ».

Comenius naquit à Niwnitz en Moravie en 1592 de parents appartenant à la secte des Frères Bohèmes, secte qui en 1575 prit le nom de Frères Moraves suite à leur fusion avec les églises hérétiques luthérienne et hussite. A l’éclatement de la guerre de Trente ans, après l’échec d’une tentative d’insurrection en 1620 contre les Habsbourg, les Frères Moraves furent dispersés et persécutés ; en 1628, sous la conduite de Comenius, devenu entretemps leur évêque, ils furent accueillis à Lenz en Poméranie par les Leszcynski, partisans ardents de la Réforme. Là, Comenius écrivit une partie de ses ouvrages remarquables de pédagogie, d’éthique et de religion, qui lui acquirent une grande notoriété auprès des élites de l’époque, à tel point que les princes lui demandaient souvent son avis pour réformer leurs propres institutions. C’est dans cette période que Comenius fut coopté par la Fraternité des Rose-Croix et que commencent ses pérégrinations à travers l’Europe. Il alla à Heidelberg, où « il fut influencé par les millénaristes protestants qui croyaient que les hommes pouvaient atteindre le salut sur la terre ».  De là il alla à Londres (1641-1642), appelé par le rose-croix allemand Samuel Hartlieb. Là, il se prit d’amitié avec Francis Bacon, dont il admirait l’œuvre, et avec Robert Fludd, médecin anglais, initié à la Kabbale, vraisemblablement Grand Maître de la branche britannique de la Rose-Croix, connu sous le nom ésotérique de « Summum Bonum ». Dans cette période, il devient « maçon accepté », donne des conseils politiques au Parlement, travaille au rapprochement des églises protestantes et, surtout, il préconise la fondation à Londres d’un « Temple de la Sagesse » et d’un « Collegium lucis » en vue de fonder une « Académie céleste » dont la « Fraternité de la Rose-Croix » a marqué le point de départ depuis déjà un demi-siècle ».

Expulsé d’Angleterre en 1642, il fut appelé en Suède où il séjourna chez le Hollandais Louis van Geer, un Rose-Croix qui deviendra son mécène et son protecteur. Rentré en Pologne, il fut à nouveau contraint de s’expatrier vers les Pays-Bas après l’incendie de Lenz dans lequel il perdit ses biens et ses manuscrits. A Amsterdam, il fut accueilli avec de grands honneurs et le Sénat lui assura, outre une pension de 500 florins par an, la publication complète de ses œuvres (1657). Il mourut dans cette ville en 1670, non sans avoir pu se réjouir de la naissance, à Londres, de la Royal Society pour le développement des sciences, d’inspiration rosicrucienne, saluée par lui comme le modèle d’une future « institution universelle ».

L’œuvre de Comenius

Le fil d’Ariane, qui permet de suivre la pensée et l’action de Comenius, est la pensée rosicrucienne. Le mouvement de la Rose-Croix, inspiré de la Cabale et de la Gnose, reposait en fait sur le concept de l’unité du monde, des correspondances existant entre microcosme et macrocosme, et avait pour objectif le progrès des sciences et l’institution d’une monarchie sacrée universelle.

S’inspirant de l’Apocalypse et de diverses traditions, il attendait le retour à un Age d’Or, défini comme l’authentique Royaume du Christ, la conversion de tous les peuples à une seule nation et une seule Eglise. Comme les gnostiques, Comenius part d’une constatation négative : la réalité du monde est incohérente pour qui s’en tient à l’apparence des choses ; toutefois, malgré un désordre apparent, le monde forme une unité fondamentale harmonieuse si l’on se réfère à son origine et à ses fins fondamentales. Il faut donc découvrir et approfondir le réel à travers la science et travailler, en tant que chrétiens, au renouvellement total de l’Eglise, de la culture et de la société. D’où, aussi, la présence de la racine grecque Pan (tout) qui domine les sept titres de la Consultatio (1644) : Panergésie, Panaugie, Pansophie, Pampédie, Panglottie, Panorthossie, Panuthésie, ces mots définissant respectivement « le Réveil, la Croissance, la Sagesse universelle, l’Education, la Langue, la Rectification, l’Avertissement ».

« A la base de son concept d’éducation se trouve l’idéal de la « pansophie », c’est-à-dire d’une science universelle et valable pour tous les hommes, science qui les rend frères par une intelligence commune et un amour commun au-delà de toute distinction religieuse et nationale ». (Enciclopedia Treccant, vol. VI, Rome, 1957, p 587).

L’œuvre pédagogique de Comenius, contenu essentiellement dans la « Didactica magna » (1633-1638) est inséparable du reste de son système, essentiellement gnostique. Lui-même le reconnaît quand il affirme : « ce que j’ai écrit sur le thème de la jeunesse, je ne l’ai pas écrit comme pédagogue, mais comme théologien » (Opera didactica omnia, IV, 27).

En réalité Comenius avait très bien compris que des modifications sociales, dans le sens qu’il voulait, pourraient s’imposer seulement grâce à un endoctrinement contrôlé de tous les citoyens depuis l’enfance ; et on ne peut pas affirmer que son héritage spirituel, transmis, adapté et amplifié par des pédagogues de renommée comme Johann Heinrich Pestalozzi (1746-1827) et Maria Montessori (1870-1972), soit aujourd’hui perdu, si l’on considère que l’on retrouve grand nombre de ses caractéristiques dans l’instruction obligatoire moderne.

L’historien  maçon et martiniste Pierre Mariel, comme preuve d’une continuité séculaire idéale, revendique pour la Rose-Croix les préceptes didactiques suivants tirés des œuvres de Comenius :

« 1-Envoie les enfants aux leçons publiques le moins d’heures possibles, pour leur laisser le temps d’accomplir des études personnelles.

2-Surcharge le moins possible la mémoire. Fait apprendre par cœur seulement ce qui est bien compris.

3-Règle la progression de l’enseignement selon l’âge et les progrès scolaires. Individualise les leçons.

4-Enseigne à écrire en écrivant, à parler en parlant, à raisonner en raisonnant.

5-Et la règle d’or : tout ce qui sera offert à l’intelligence, à la mémoire, à ma main, les élèves devront le chercher seuls, et le découvrir, le discuter, le faire, le répéter, le maître se limitera à guider ».

Or qui ne sait qu’à la base de toute instruction il y a la mémoire ; l’absence de fixation des concepts, de leur enchaînement progressif, exception faite de ceux qui sont acquis par expérience directe, limite gravement l’intelligence et disperses ses potentialités. L’étudiant accumule ainsi des lacunes, acquiert une préparation fragmentaire qui le conduit à se priver de la capacité d’écrire correctement dans sa propre langue, de pouvoir raisonner dans l’abstrait ou simplement de façon logique.

La pensée de Comenius est donc d’une extraordinaire actualité. C’est la clé qui fournit l’explication sur l’origine de la « culture de masse » actuelle, diffusée depuis les classes élémentaires jusqu’à l’université : il suffit de penser seulement à la stupidité des « recherches », que les élèves doivent entreprendre au nom de leur étude personnelle et qui se transforment généralement en simple travail de copie, après avoir jeté aux oubliettes les exercices de calligraphie, l’étude sérieuse de la grammaire et de l’analyse logique et en général des disciplines qui impliquent des procédures serrées et rigoureuses, capables de contraindre l’esprit à l’intérieur de schémas d’ordre et de système. Ces méthodes sont remplacées, dans le domaine de ces doctrines bizarres, par des structures de « croissance démocratique » comme les conseils de classe voulus comme des modèles de discussion, de découverte, de recherche ; et par des formules comme l’école à plein temps, véritable aliénation des enfants de la famille, par l’éducation sexuelle, instrument institutionnel de désagrégation morale de la jeunesse, et de façon plus générale par des matières futiles, sans importance, qui retranchent un temps précieux aux disciplines fondamentales.

Il est plus facile maintenant de tenter de répondre à qui peut servir une masse endoctrinée et corrompue, d’intelligence médiocre, conformiste dans ses convictions.

Voici ce qu’en pensait N. Murray Butler :

« La place de Comenius dans l’histoire de l’instruction est donc d’une importance majeure. Il introduit et domine tout le mouvement moderne dans le domaine de l’instruction élémentaire et secondaire. Son rapport avec notre présent est semblable à celui obtenu par Copernic et Newton face à la science moderne, Bacon et Descartes vis-à-vis de la philosophie moderne » (« The Place of Comenius in the History of Education », Syracuse, 1892).

N. Murray Butler était alors une étoile brillante et montante dans le firmament mondialiste : maçon de degré élevé, membres des Illuminés de Bavière, président de la  Pilgrims Society, du C.F.R. américain, de l’université de Colombie, administrateur de la Fondation Carnegie et collaborateur de grands banquiers internationaux qui financèrent la révolution bolchévique de 1917.

 

 

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23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 01:09

Toute la Vérité

 

Les racines de la conspiration

 

 

 

« Depuis toujours on redoute l’invasion de forces venues d’un autre monde si ce scénario catastrophe devenait un jour réalité nos dirigeants seraient en première ligne, à moins bien sur que nos dirigeants ne soient eux-mêmes des envahisseurs. » Série TV Au-delà du Réel.

 

Ce document est peut-être une œuvre de fiction ou peut-être pas. Si vous trouvez néanmoins des allusions tirées d’œuvres de fiction ils ne sont là que pour illustrer et éclairer les faits réels au demeurant beaucoup plus troublants et dérangeants.

 

On parle beaucoup en ce moment de la mondialisation et du « Gouvernement Mondial » qui en résultera, de l’origine de l’homme et de sa place sur Terre et dans l’Univers, de la vie extra-terrestre et des possibilités de contact. La science progresse très vite, et les imaginations s’enflamment quant aux perspectives du futur. Ce qu’il reste à découvrir et à connaître est encore plus vaste que ce que l’on sait déjà à notre époque.

 

En réalité, derrière le concept de « Gouvernement Mondial » nous découvrirons que les vrais rouages se situent en coulisse, les Maîtres du Monde (des initiés triés sur le volet) sont regroupés en société secrète internationale qui fonctionne dans la société et au-dessus de nos dirigeants officiels. Ils détiennent tous les leviers des mécanismes qui permettent de manipuler l’humanité sur le plan de la politique, de l’économie, de la religion, de la science, de la santé,… Ce que nous devons rejeter avant tout c’est l’ignorance. L’ignorance est une maladie de l’âme, insidieuse et perverse, elle coule en nous les prémices de nos lavages de cerveau, de nos faiblesses, de nos lâchetés involontaires.

 

Lorsque nous serons de plus en plus conscients que nos goûts, nos choix, nos pensées, nos actions sont dirigées par d’autres que nous, par ceux que nous acceptons comme dirigeants de nos vies, de nos Etats, de nos Pays, de notre Planète, alors peut-être que dans un ultime sursaut vers la Vie, nous chercherons à retrouver notre « souveraineté ». Avec une conscience plus vaste, nous acquerrons peu à peu une autonomie, celle de pouvoir dire OUI, de savoir dire NON, afin que ce libre-arbitre que nous revendiquons tous ne soit pas un vain mot. Choisir, c’est reconnaître que nous ne saurons jamais tout mais qu’au moins nous prenons conscience que ce qui nous est dit n’est pas toujours la vérité, n’est pas souvent la vérité.

 

Lorsque nous saurons lire un journal en sachant que tout n’y est pas vrai, lorsque nous pourrons écouter la radio, regarder la télévision en faisant le tri entre les nouvelles objectives et les subjectives qui tentent de nous faire penser et agir comme certains le souhaitent si intensément, alors et alors seulement nous aurons suffisamment grandi pour être des hommes et des femmes sans béquilles et sans peur, et à cet instant précis, téléviseurs et revues cesseront de nous offrir leurs spectacles fabriqués ! Il serait trop simple de penser que s’il existe aujourd’hui un « gouvernement mondial » nous n’y sommes pour rien. Nous en sommes tous responsables et nous y avons collaboré à notre façon car l’humanité a oublié sa dignité !

 

« Tant qu’une partie de vous demeure en servage, il y aura une place sur cette Terre pour une organisation telle que vous la voyez ici. Ces hommes sont la résultante de vos faiblesses et de vos obscurités. Ils puisent leurs forces dans votre incapacité à percevoir la trame de ce qui se passe sur un plan mondial en raison de la paresse et de l’infantilisme du fonctionnement de la pensée individuelle. »

 

Quel est donc ce « Gouvernement Mondial » ? Par quels moyens agit-il ? Que pouvons-nous faire ? Les définitions tendant à permettre de mieux cerner ce « gouvernement » sont nombreuses.

 

Les causes de la présence du gouvernement mondial sont multiples, historiques et interplanétaires. Il y a l’histoire révélée et celle que l’on nous cache. Il y a les loges secrètes et le reste. Elles ont dans leurs mains d’énormes pouvoirs, des technologies beaucoup plus avancées que ce que nous pouvons imaginer mais n’ont aucun intérêt à nous les faire partager, de façon à garder un ascendant sur ceux qu’elles veulent dominer.

 

 

 

 

 

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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 01:52

La Troisième Guerre Mondiale

 

Le scénario sanglant des maréchaux soviétiques

 

Le document qui prouve les visions du Voyant Mario de Sabato

 

 

Partie 2

 

 

« Prends garde, quand tu ériges le talion en loi universelle, de n’avoir pas à le regretter la première. Car enfin, si un mort rachète un mort, ton tour est venu d’expier. » Electre de Sophocle.

 

« Et je n’ai pas cru que tes édits puissent l’emporter sur les lois non écrites et immuables des Dieux, puisque tu n’es qu’un mortel. » Antigone de Sophocle.

 

Les archives de feu le Pacte de Varsovie, saisies par l’armée allemande dans les caves de l’ancienne armée de la RDA (N.v.a., Nationale Volksarmee), ont révélé au monde occidental l’incroyable scénario d’une guerre offensive mise au point par les stratèges aujourd’hui au pouvoir à Moscou.

 

C’est en effet la disparition du Pacte de Varsovie qui a permis la découverte, en octobre 1990, de tonnes de documents ultra-secrets rendus publics à Berlin début août. Voici les grandes lignes de cette offensive.

 

L’ex-frontière interallemande constituait le point de départ de cette guerre éclair qui, en cinq directions, devait déferler sur toute l’Europe, à travers l’Allemagne de l’Ouest, le Danemark, la Hollande, la Belgique, le Luxembourg et la France. Les objectifs de cette offensive atteignent l’est de la France, jusqu’à une ligne nord-sud Reims-Châlons-sur-Marne-Besançon. Une autre avancée s’étend jusqu’à la Suisse et l’Autriche.

 

Ces documents prouvent que l’ancienne armée est-allemande ne connaissait que quelques éléments du plan d’attaque global établi par l’armée soviétique, et publié en partie dans le numéro de juin de la revue britannique de défense « Jane’s Intelligence Review ». Selon Henry Dodds, le directeur de cette publication, l’offensive de l’Armée rouge devait, en fait, « s’étendre au sud jusqu’à Gibraltar et au nord jusqu’à la pointe de l’Ecosse ».

 

Le plan d’attaque prévoyait l’occupation d’un territoire bien défini par chaque pays membre du pacte. Les divisions des armées est-allemande et soviétique devaient être renforcées par l’armée polonaise pour l’offensive vers le nord de l’Europe, et par l’armée tchécoslovaque pour la « direction bavaroise » - selon les termes du plan -, s’étendant jusqu’à Strasbourg, Mulhouse, Belfort et Besançon. Enfin, les troupes hongroises devaient combler les brèches dans le cas d’un hypothétique élargissement du flanc méridional.

 

Tout était en place pour l’exécution de l’offensive : les exercices de simulation d’une double attaque sur l’Allemagne de l’Ouest par l’ancienne armée est-allemande et l’Armée rouge ont duré jusqu’en juin 1990, soit huit mois après la chute du mur. Le plan précise même qu’une « monnaie d’occupation » avait été imprimée pour l’Allemagne.

 

L’attaque prévoyait également l’utilisation d’armes chimiques et de 87 missiles à tête nucléaire lancés, dès le deuxième jour, contre les premières lignes de défense de l’Otan, dont les forces militaires ont été volontairement surestimées par les propagandistes du pacte. Une telle offensive avec les forces de l’ancien glacis de l’Est n’est plus possible. Mais le rêve des maréchaux soviétiques s’est-il évanoui ? Ils disposent encore d’un potentiel militaire capable de détruire cinquante fois l’Europe.

 

Article paru dans « Paris-Match » du 29 août 1991, authentifiant en quelque sorte la vison de Mario de Sabato.

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 01:25

La Troisième Guerre Mondiale

 

La fin de l'histoire et l'avènement de l'Ere du Verseau

 

 

Partie 1

 

« Seul la mort transforme la vie en destin ». André Malraux

 

« La guerre est un mal qui déshonore le genre humain ». Fenelon, Dialogue des morts.

 

« Le monde est né de l’amour, il est soutenu par l’amour, il va vers l’amour et il entre dans l’amour. »Taittirîya Upanishad (livre sacré de l’Inde).

 

« Qui sauve une seule vie, sauve le monde entier ». Le Talmud.

 

« L’épée nue s’arrête au moment de frapper… Il accomplit des miracles, l’amour enveloppé de prière ». W. Goethe, Nouvelle.

 

Les Visions du Voyant Mario de Sabato

 

La nouveauté dans cette nouvelle guerre mondiale en Europe ce sont les peuples qui vont se soulever et créer des conflits ethniques et de frontières, pas leurs dirigeants, et la guerre va s’étendre sur six ou sept ans.

 

Dans le livre du voyant Mario de Sabato « Les manipulateurs du destin », écrit en 1984 et publié en février 1985, il annonçait en termes non équivoques la chute du mur de Berlin, soit près de cinq ans avant que cet événement majeur ne se produise. Personne, à l’époque, n’avait fait cette prédiction, ni ses confrères en voyance ni les politologues les plus avertis. Aucun homme public, aucun chef d’état n’a jamais annoncé que la chute du mur de Berlin était proche. La mainmise de l’URSS sur l’Allemagne de l’Est semblait à tous définitivement acquise, tout au moins pour plusieurs dizaines d’années encore ! Un mois avant son écroulement, le 9 novembre 1989, le « rideau de fer » paraissait toujours bien solide sur ses bases et pour longtemps.

 

La Troisième Guerre Mondiale en Europe

 

« Tout un Etat est dans ses chefs, et une armée de même. Les gens qui se conduisent mal doivent aux leçons de leurs maîtres d’être devenus des méchants. » Philoctète de Sophocle.

 

Mario de Sabato utilise à dessein cette tournure de langage. En effet, comme je l’avais écrit dans différents livres, je voyais toujours à l’horizon une espèce de guerre mondiale larvée. Tout comme j’avais annoncé – notamment dans les « Manipulateurs du destin », en 1985 – soit cinq ans avant qu’elle ne survienne et alors que personne n’y songeait, la chute du mur de Berlin. J’avais écrit surtout que, après la chute du mur de Berlin, l’Europe serait totalement déstabilisée et que, plus tard, les historiens dateraient de ce jour l’origine de cette troisième guerre mondiale, née paradoxalement de la chute de ce mur de la honte qui partageait l’Europe en deux : d’un côté le monde communiste, de l’autre le monde capitaliste. J’écrivais exactement que cette guerre débuterait dans les Balkans, en Yougoslavie, par l’éclatement des Républiques après la mort du maréchal Tito. Effectivement, c’est ce qui s’est produit. Sur cette guerre en ex-Yougoslavie, je peux dire qu’elle va s’étendre aux pays voisins.

 

On croit ce conflit terminé parce qu’un accord a été signé ? C’est faux. D’autres conflits vont éclater à toutes les frontières rectifiées après la guerre de 1939-1945. Les vainqueurs de cette deuxième Guerre Mondiale ont retracé les frontières de la Pologne, de l’Allemagne, de la Hongrie, de la Tchécoslovaquie, de la Roumanie, de la Bulgarie, de la Yougoslavie, etc. Je vois des guerres se produire sur tous ces tracés frontaliers car les différentes ethnies ne pourront vivre ensemble. Cela pourra éclater comme en Bosnie ou en Yougoslavie, notamment parce que, dans tous ces pays de l’Europe centrale, vivent des gens qui appartiennent au pays voisin. Au caprice de ceux qui ont refait les frontières, vous trouvez en effet un, deux, voire trois millions de personnes incluses dans un pays qui n’est pas leur pays d’origine. Un peu, au fond, comme s’il s’était agi d’un remembrement, on a décidé pour eux. Ainsi, ils continuent de parler la langue de leur pays d’origine et non pas celle du pays dans lequel ils se trouvent. Il est donc évident qu’un jour ou l’autre, cela créera de nouveaux conflits. Et tout démarrera par les Balkans, comme je l’avais déjà dit en 1985 dans « Les manipulateurs du destin ». J’avais dit alors que le mur de Berlin pouvait « exploser », c’est le terme que j’employais, voyant nettement les gens s’engouffrer par une brèche. Je disais qu’après la chute du mur, c’en serait fini de la tranquillité en Europe. J’écrivais exactement : « Il y aura la guerre. Cela commencera par les Balkans, donc la Yougoslavie, et s’étendra à tous les pays qui ont eu des frontières rectifiées ». Je continue à voir ce conflit se dérouler de manière sporadique, un traité chassant l’autre. Les gens s’affronteront ainsi en chaîne, chaque fois pour une poignée de leurs ressortissants placés du mauvais côté de la barrière.

 

 

Nous y sommes donc, dans ce conflit des Balkans qui va connaître des hauts et des bas, des pauses, des périodes de rémission, mais la situation est très grave. Un accord n’est pas la fin d’une guerre. Hélas, il y aura beaucoup d’accords dans ce conflit comme dans d’autres, des accords violés aussitôt signés. Ne nous leurrons pas, il s’agit d’une vraie guerre, dans laquelle vont s’engager toutes les puissances : l’Otan, bien sûr, Etats-Unis en tête, mais aussi ce qui reste de l’ancien empire soviétique, cette Russie que l’on dit décadente mais qui ne l’est pas autant qu’on se plaît à le croire. Bien sûr, elle est prise entre le marteau et l’enclume – une gageure pour un ancien pays soviétique ! – parce que les Russes ont besoin de notre argent, l’argent des pays industrialisés et capitalistes, mais ils veulent aussi soutenir les quelques régimes d’obédiences communistes qui demeurent dans le monde. C’est, en Europe, la grande Serbie, Fidel Castro à Cuba (ça ne durera plus longtemps maintenant), la Corée du Nord. Ce sont là quelques îlots de résistance car tout le monde, « à l’usage », a fini par se rendre compte que le communisme n’était pas la panacée universelle et encore moins la porte vers le meilleur des mondes. On voit bien que tous les pays qui se convertis à la social-démocratie vivent non seulement mieux, mais correspondent davantage à l’idée que l’on se fait de l’honneur, sinon du bonheur de l’homme.

 

Il y aura de nouveau d’importants déplacements de population, comme nous l’avons vu en Bosnie puis au Kosovo, mais aussi d’autres réfugiés viendront se mêler à ces populations. L’Albanie, par exemple, est beaucoup trop pauvre et trop petite pour recevoir ses ressortissants, des Albanais iront donc se réfugier ailleurs. Et puis la guerre va s’étendre aux voisins de la vieille Europe ; les frontières, établies par ceux qui avaient gagné les guerres précédentes, vont de nouveau être rectifiées. Tous ces pays vont connaître des troubles : en Hongrie, Roumanie, Bulgarie, en République Tchèque, Slovaque, dans tous les ex-pays de la Yougoslavie, et même jusqu’en Slovénie qui pourtant a l’air d’un pays très tranquille. La Pologne connaîtra également des conflits sur sa frontière avec l’Allemagne et sur sa frontière avec la Russie ; je vois quelques heurts en Autriche aussi, le conflit le plus proche de nous étant celui de la reconquête de Trieste par les Slovènes. Un conflit également dans le Haut-Adige, à la frontière entre l’Italie et l’Autriche, pour la reconquête par l’Autriche de cette petite partie que l’on a attribuée à l’Italie après la dernière guerre mondiale. Et puis des troubles très graves surviendront en Grèce – donc au sein même de la Communauté européenne -, en Turquie, puis dans toutes les anciennes républiques islamiques du sud de l’ex-URSS. Et là, on s’en doute, la Russie aura énormément de mal à maintenir l’ordre : ce sera une guerre fratricide, extrêmement meurtrière, car une guerre opposant le Nord et le Sud. L’Europe de l’Ouest va s’en mêler, ce qui n’est absolument pas la bonne solution, mais parce que les Américains le voudront ainsi et que les Européens d’une manière ou d’une autre, s’en remettront toujours à leurs décisions.

 

La raison de cela, c’est que le monde est toujours fou. On n’aurait jamais cru, après Hitler, Mussolini, Franco, Staline ou Mao-Dzé-Dong, après la création de l’ONU, qu’un dictateur pourrait de nouveau faire trembler le monde, ou pour le moins l’Europe. Il y avait pourtant d’autres solutions envisageables que la guerre ouverte pour arrêter Milosevic dans son élan de folie, des solutions qui n’auraient pas fait de morts parmi les civils. Mais la guerre est une affaire d’argent, de « business » ; les gens ne se rendent pas compte, d’ailleurs, que tout cela rapporte : la guerre, de fait, est une sorte d’investissement à long terme. Les fabricants et les marchands d’armes, de bombes, de canons, de matériel sophistiqué, de fusées, tout cela est coté en Bourse et rapporte des capitaux faramineux. Et l’on ne peut continuer, bien sûr, à fabriquer du matériel de guerre sans l’utiliser, sans le vendre. Et ceux-là même qui bombardent prennent des options sur la reconstruction. Tout cela constitue donc un volet de l’économie fort rentable. On peut, d’une certaine manière, le rapprocher de la recherche médicale. Il faut bien comprendre en effet que la maladie fait tourner l’économie : médecins, laboratoires pharmaceutiques, hôpitaux. S’il n’y a plus de malades pour consommer, tout le monde est en faillite. Tout est une question d’argent, et c’est grave. Quand il s’agit d’aller acheter sa baguette de pain chez le boulanger, c’est une chose, et l’on ne peut reprocher au commerçant de vouloir faire le meilleur pain possible pour attirer le client : mais quand il s’agit de fabricants d’armes, on ne peut qu’éprouver un malaise car il ne s’agit de rien d’autre que de spéculer sur la mort. Hélas, le monde a toujours tourné ainsi.

 

Bien sûr, il existe des solutions pacifiques pour régler les conflits, mais elles ne rapportent rien, contrairement à la guerre. Car après la guerre, il faut reconstruire : des maisons, des routes, des infrastructures, des aéroports, tout ce qui a été détruit. Relancer l’économie d’un pays, cela coûte très cher. Donc, on prête des fonds, ce qui veut dire qu’on brasse des masses d’argent considérables, qui rapportent évidemment aux prêteurs ainsi qu’à toutes les corporations concernées et aux sociétés qui vont s’en charger. C’est aussi cela, la guerre, il ne faut pas le perdre de vue. Alors quand on entend les discours au plus haut niveau, on se rend bien compte qu’on ment au public, mensonges répercutés par les médias. Les militaires, finalement, sont eux aussi contents d’aller se battre. S’ils ont choisi la carrière militaire, c’est bien dans cet objectif et ils n’abusent personne en prétendant le contraire.

 

Maintenant, il est évident qu’il faut tenter d’empêcher un Milosevic de nuire, mais à quoi servent les bombes qu’on balance aujourd’hui sur le peuple serbe, innocent lui aussi ? Comment peut-il comprendre que les Français, qui furent ses alliés dans le dernier conflit mondial, sont maintenant alliés à l’Otan pour lâcher des bombes sur les civils ? La solution, sans aucun doute possible à réaliser, aurait consisté à s’emparer de Milosevic pour le traduire devant le TPI au motif de crimes contre l’humanité. Oui mais, voilà, on a choisi d’autres options parce que celle-ci, trop simple, ne rapporte pas d’argent. Bien sûr, on dit aussi, depuis la nuit des temps, que la paix ne s’obtient que par la peur. Si vis pacem, para bellum, disaient les Romains, ce qui signifie « si tu veux la paix, prépare la guerre ». La préparer peut-être, mais sûrement pas la faire. D’ailleurs, souscrire à cette maxime signifie qu’on en accepte une autre, à savoir que « la loi du plus fort est toujours la meilleure ». Cela, on le sait bien, n’a pas grand chose à voir avec le bien ni même la justice. Même si l’histoire, jusqu’ici, a toujours donné raison au vainqueur.

 

 

Cette vieille Europe connaîtra encore bien des secousses. La Grèce va beaucoup souffrir, la Turquie aussi, l’Italie également. A noter qu’elle devra, de surcroît, affronter de nombreux problèmes intérieurs puisqu’elle va se partager en deux confédérations régionales : l’Italie du Nord, dont Milan sera la capitale, et l’Italie du Sud, avec pour capitale Naples. Rome deviendra une ville internationale, toujours siège de la papauté ; une ville paisible après avoir été beaucoup secouée, une ville vouée aux arts, à l’histoire, mais qui ne sera plus la capitale de l’Italie. Des troubles éclateront ici et là dans cette Europe qui ne parviendra pas à l’unité – notamment parce qu’alors qu’on prétend à cette unité justement – des minorités surgiront, revendiquant leur indépendance. Des minorités qui ne l’obtiendraient pas si elles la demandaient à leurs gouvernements nationaux, mais qui l’obtiendront auprès du Parlement européen. Prenons l’exemple de la Corse : le gouvernement français ne peut évidemment lui accorder son indépendance, mais elle l’obtiendra grâce au gouvernement européen, ce « supra-gouvernement » qui aura de plus en plus de pouvoir. Hélas, car cela va effacer nos identités. Mais ainsi, la Corse deviendra un pays membre de l’Union Européenne, ce qui  ne change certes rien vis-à-vis de la communauté européenne mais tout au regard de la citoyenneté.

 

Il en sera de même de la Sardaigne, de la Sicile, des Iles Canaries qui se détacheront de l’Espagne tout en demeurant dans l’Union Européenne ; de même pour Madère qui deviendra indépendant du Portugal. Ce sera également le cas du Pays Basque espagnol. En revanche, de ce côté-ci des Pyrénées, le Pays Basque demeurera français. Il en sera de même pour la ville de Genève. La Suisse n’entrant pas dans la Communauté – je ne la vois pas dans l’Union Européenne, je vois Genève devenir une petite République indépendante, à la manière de Monaco (qui est une Principauté). Je la vois ainsi se rattacher, d’une manière ou d’une autre à la Communauté européenne. Le reste de la Suisse, tout en commerçant avec la Communauté, en demeurera à l’écart, ce qui n’est d’ailleurs pas une mauvaise chose pour elle, économiquement parlant.

 

Plus loin de nous, la Russie connaîtra elle aussi bien des troubles. La stabilité n’y est pas pour demain. S’engager contre les Républiques islamiques du Sud tout en soutenant aussi un peu le régime néo-communiste serbe n’est pas pour lui apporter la prospérité. La Russie va connaître un coup d’état militaire et c’est un général qui prendra le pouvoir. Je vois une espèce de Bonaparte (Vladimir Poutine) qui parviendra finalement à redresser le pays et la situation, mais ce sera long. Par contre, en Asie, la Chine va au contraire sortir peu à peu du communisme pour prendre le chemin du capitalisme, jusqu’à devenir l’élément le plus prospère de tout le monde asiatique. La Chine va devenir dangereuse sur le plan économique, pas militaire. Elle ne menacera personne militairement parlant, mais sur le plan économique, elle sera une menace pour le reste du monde. Car elle va produire de très bons produits, très bon marché, avec une monnaie basse, donc elle sera extrêmement compétitive dans l’économie mondiale. Elle deviendra le poids lourd du marché et mènera aux autres une guerre économique sans merci.

 

Quant à ce que l’on peut craindre sur le continent américain, je vois des troubles graves en Amérique latine : problèmes graves entre le Chili et l’Argentine, puis des coups d’Etat. Des problèmes graves aussi entre le Mexique et les Etats-Unis. Au Canada, comme je l’avais annoncé, vient de se créer le 1er avril 1999 un nouvel Etat Indien. J’avais fait cette prédiction, décrivant la création d’un Etat indien au Nord du Canada, ce qui s’est effectivement produit. Ce nouvel Etat a les mêmes droits que tous les autres Etats composants la confédération canadienne, comme il y aura plus tard un Etat kurde, un Etat arménien, un Etat palestinien avec des frontières sûres et reconnues, comme pour Israël aujourd’hui. On créera aussi une enclave pour les Tziganes en plein cœur de cette Europe bouleversée, prenant un peu sur la Bohème, la Hongrie, à cheval sur trois frontières. On va créer ainsi un Etat, sous contrôle évidemment, où les tziganes du monde entier iront s’installer. On s’apercevra alors que ce peuple itinérant, ce peuple du voyage, va avoir envie de se sédentariser, ce qui est une nouveauté tout à fait surprenante, et à mettre au bénéfice des bouleversements de frontières au cours de la guerre qui aura lieu en Europe centrale. La France sera  protégée, il n’y aura pas d’invasions de troupes étrangères en France durant ce conflit.

 

Il me semble qu’après tout cela les gens s’aimeront davantage, ou du moins qu’ils se supporteront mieux les uns les autres. Ils se comprendront mieux, seront plus tolérants. Une harmonie va se faire jour petit à petit, qui devrait conduire à la paix universelle. Elle se fera lentement, c’est évident, car il reste encore bien des barrières à franchir tant au niveau spirituel qu’économique pour parvenir à cet équilibre global. Mais il est vrai que cette troisième guerre mondiale sera la dernière. Elle est dite mondiale parce que, comme les précédentes qui furent appelées ainsi, elle déchirera le cœur de l’Europe, ce Vieux Continent. D’autres guerres se sont déroulées dans d’autres parties du monde, dans lesquelles tous se sont engagés, mais elles n’ont jamais reçu ce nom de « guerre mondiale ». C’est une chose qui, personnellement, m’impressionne beaucoup.

 

Le début de l’ère du Verseau

 

« Les dés des dieux tombent toujours bien. » Fragments de Sophocle.

 

Depuis plus de vingt mille ans, l’humanité attend l’ère promise, celle qui lui apportera la paix car un nouvel esprit philosophique fait de sagesse, de désir d’harmonie et de sens de la compassion régnera sur la planète. La voici enfin qui s’annonce. Dans peu d’années, nous entrerons dans l’ère du Verseau. L’âge d’or, qui, pour la mémoire des Grands Anciens, évoquait un passé révolu, sera dès lors de retour. L’ère des Poissons, génératrice de tous les maux que les humains subissent depuis tant de siècles, achève en effet sa sinistre carrière. C’est cette ère qui, depuis deux mille ans, a été responsable des conflits, des révolutions, de la violence généralisée. L’ère du Bélier qui l’avait précédée ne lui cédait ne rien en agressivité, en intolérance, en infamies. Aussi loin que notre pensée peut envisager l’histoire des hommes, elle ne voit qu’injustices, souffrances, tortures et meurtres. Toutes les générations qui se sont succédé depuis quatre mille ans, sans en excepter la nôtre, ont laissé de leur passage une immense trace sanglante.

 

Une ère zodiacale dure deux mille ans. Le zodiaque comportant douze signes, il faut donc vingt-quatre mille années pour qu’il accomplisse un tour complet. Le passage d’une ère à l’autre ne s’effectue pas brusquement mais progressivement. L’ère proche du Verseau placée sous une constellation favorable fait déjà sentir ses effets. Nous pouvons compter sur elle les plus grands espoirs, d’autant que le Capricorne qui la suivra renforcera pour vingt siècles encore son influence bénéfique.

 

La conséquence de cet état de choses va être un bouleversement social. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la sagesse ne sera plus l’apanage des adultes et des vieillards mais celui des êtres les plus jeunes. Ce sont leurs forces neuves qui mettront définitivement la guerre hors la loi. Ce sont elles qui jetteront les bases d’un monde meilleur.

 

 

 

 

 

 

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18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 00:24

La Guerre Biologique et Bactériologique

Complot sur les Virus

 

 

La recherche médicale et la santé peuvent devenir des « armes de destruction massive »

La déclaration d’Alma Ata où comment soumettre la population mondiale par le biais de la médecine allopathique ou conventionnelle via les médicaments pharmaceutiques et les vaccins.

En 1977, la Déclaration d’Alma Ata donnait à l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé) le moyen d’étendre le « Flexner Report » non seulement à l’Amérique du Nord, mais au monde entier. Au nom de la santé et du bien-être des populations de la Terre, et du droit à la « santé pour tous », on établit des critères et des règles internationales de pratique de la santé. On déplace ainsi le contrôle de la santé des mains des gouvernements nationaux vers le gouvernement mondial via l’O.M.S. On déposséda les pays de leur souveraineté en matière médicale et on la transféra à un gouvernement mondial, non élu par le peuple, dont le ministère de la santé est l’O.M.S.

Mais qui est donc à la tête de l’O.M.S. ? La finance mondiale, les responsables du Flexner Report et de son application ainsi que l’ombre et l’influence discrète des services secrets des grandes puissances mondiales. Et que signifie le droit à la santé ? Il signifie le droit à la médicalisation. C’est la porte grande ouverte à la médecine de maladie mondiale. Ainsi, on impose les vaccinations et les médicaments à toutes les populations du globe, puis on s’étonne de leur extinction par le Sida, le virus Ebola et autres nouveaux virus tous aussi étranges et mystérieux…

Cette manœuvre mondiale de la part des financiers mondiaux est très subtile. Alors que la population de nos pays, prenant conscience de la mainmise de l’industrie sur la santé et de la corruption de nos gouvernements, fait pression pour que les choses changent, des « sauveteurs » se présentent : les autorités mondiales en matière de santé. Au nom du bien-être de toutes les populations, elles prennent le contrôle de la santé mondiale. Pour information, le marché mondial de la santé au sens large s’élève entre 6500 à 7000 milliards de dollars. La E-santé ou la santé numérique est un marché estimait à 234,5 milliards de dollars. Cela représente énormément d’argent ! D’énormes levés de capitaux par des fonds d’investissements côtés en Bourse… Qui dit beaucoup d’argent inclus le pouvoir et l’influence qui va avec… Donc, le contrôle et la manipulation… L’asservissement n’est pas loin…

Mais qui contrôle l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé) ? L’O.N.U. De plus en plus subtilement, les autorités médicales et politiques nous dépossèdent de nos biens et de nos droits et nous mutilent. Elles établissent les règles et font les lois qui nous exploitent. C’est le régime de terreur médicale. C’est un monopole mondial.

En 1978, les Etats membres de l’O.M.S. se sont réunis à Alma Ata pour définir une politique commune de soins de santé primaires dans laquelle les populations seraient démocratiquement impliquées afin de faire face d’elles-mêmes à leurs problèmes de santé. Or, comme nous l’avons vu de la Déclaration d’Alma Ata découla la mondialisation des recommandations du rapport Flexner, rapport qui imposait la médecine « scientifique » (médecine de maladie) comme seule valable et éliminait toutes les autres pratiques de la médecine (médecine de santé). Ce rapport avait été financé par la Fondation Carnegie et son application par la Fondation Rockefeller. Les commanditaires de la conférence d’Alma Ata étaient les suivants : La Fondation Rockefeller, la Banque Mondiale, l’Unicef. Les financiers sponsorisant pour la santé du monde quelle générosité et bonté d’âme ! Mais nous savons qu’en général toute action humaine n’est jamais totalement désintéressée…

Outre les vaccins, les transplantations et les greffes d’organes font l’objet d’un trafic mondial et génèrent des profits colossaux.

L’implacable loi du marché ne connaît pas de limites, puisqu’il existe, dans les cliniques et les hôpitaux des pays développés, une importante demande d’organes humains pour greffes et transplantations, certains ont imaginé d’organiser l’offre par des organisations mafieuses avec des ramifications redoutables et dangereuses dans le monde médical, la politique et des présidents ou d’anciens présidents d’ONG humanitaires sert de relais et de complices dans cet odieux trafic dont il est préférable de ne pas dire les noms… L’achat d’un rein, les prix peuvent aller de 20.000 $ à 160.000 $ voire plus… Ces organes sont achetés voire pris de force à des miséreux, par le rapt ou la fausse adoption d’enfants, revendus pour leurs organes sains… C’est à de telles abominations que s’emploient, en Amérique Latine et ailleurs, des réseaux criminels bénéficiant de complicités à des niveaux élevés de certains gouvernements. Là où il y a du terrorisme et des conflits régionaux s’organisent un vaste réseau de trafic de drogues, d’armes, d’organes humains, d’esclavage et de traite des êtres humains. Les migrants sont l’objet d’un vaste trafic d’organes. C’est proprement scandaleux et monstrueux !!!

Un secrétaire national du bien-être social au Mexique révèle : « Nous avons la preuve que des enfants achetés ou volés à des familles pauvres étaient vendus, à des réseaux aux Etats-Unis 10.000 $ au minimum pour servir de donneurs d’organes. »

Les expérimentations animales et les races transgéniques

Elles sont présentées comme une avancée très importante de la science en biologie moléculaire. Elles permettraient :

- d’un côté d’obtenir des produits humains à travers des corps animaux.

- et de l’autre côté d’obtenir des tissus animaux à greffer chez les humains, parce qu’on est en carence de donneurs.

D’autres choses vont en découler, en particulier concernant l’avenir des techniques vaccinales.

Le problème des races transgéniques touche énormément de races d’animaux : souris, cobayes, lapins, porcs, veaux, chèvres… Distinguer les animaux qui vivent dehors, et ceux qui ne vivent qu’en laboratoire. Certaines espèces sont élevées dehors (veaux), c’est là où les dangers sont les plus graves (possibles contaminations).

Des races ont été « modifiées » de toutes pièces pour pouvoir expérimenter sur elles des modèles de maladies humaines chez des animaux qui n’étaient pas atteints avant.

C’est le cas du babouin et du macaque Pigtail, par exemple, pour le SIDA… Ils vont devenir sensibles à ces maladies par sensibilisations successives. Les babouins étaient porteurs de SIV (virus d’immuno déficience du singe), qui était une maladie pratiquement inapparente chez eux. On a créé une sensibilité chez les babouins pour qu’ils déclenchent un SIDA très proche de celui de l’homme, très rapidement évolutif, en couplant génétiquement un SIV avec un HIV (virus d’immuno déficience humain). Et on a obtenu par passages successifs une infectiosité de plus en plus rapide et des modèles de SIDA humain chez des singes qui avant étaient indemnes de la maladie.

Sachant qu’en plus, beaucoup de virus du singe ont été inoculés avec le vaccin antipolio (SV40, STLV3). Il y a des virus proches qui sont présents maintenant chez les humains, parce qu’il y a des passages, comme la fièvre d’Ebola, fièvre hémorragique qui touche les singes et les faits mourir très rapidement, mais qui touche également les hommes. Ce que nous savons du virus Ebola : Le virus Ebola se transmet d’une personne à l’autre par contact physique proche et direct avec des liquides corporels infectés, dont les plus infectieux sont le sang, les selles et le vomi. Le virus Ebola a également été détecté dans le lait maternel, l’urine et le sperme.

On pourrait imaginer à l’avenir, par ingénierie et manipulation génétique, de créer un virus aussi contagieux que le virus Ebola qui aient la gravité sur le système immunitaire du virus VIH/SIDA le tout transmis par voie aérienne comme la grippe ! Voilà une arme de destruction massive pour éliminer tout ou partie de la population mondiale. Une arme redoutable pour une véritable conspiration… Mais par qui ? Et dans quel but ?...

En admettant qu’il y ait des échanges de patrimoine génétique entre les virus, on pourrait aboutir à un virus transmissible directement de l’animal à l’homme, et qui ne soit plus transmissible uniquement par le sang ou par le sexe, mais par voie aérienne.

Donc extrêmement rapide, contagieux, et provoquant une atteinte très profonde et très rapide du système immunitaire.

Le Porc, c’est l’animal le plus proche de l’homme au plan antigénique (au point qu’on a pu utiliser l’insuline de porc pour l’injecter à des humains). On travaille beaucoup avec les porcs pour injecter chez eux des gènes du complément humain. On les sensibilise pour les rendre capables de ne pas s’immuniser contre les tissus humains en leur injectant des gènes du complément. On leur demande ensuite de fournir des tissus pour les transmettre à des humains en tant que greffes. Ces humains subiront ensuite une dépression immunitaire pour pouvoir tolérer ces tissus de porc, et qu’il n’y ait pas de réactions du complément de rejet. C’est encore une brèche dans le sens homme/porc pour que l’homme puisse tolérer les tissus du porc, pour qu’il n’y ait plus de réactions antigéniques croisées avec les protéines du porc, ou du porc par rapport à l’homme.

Cela veut dire deux choses. D’une part, chez les populations animales, il va quand même y avoir des modifications très importantes, peut-être de comportement, pas seulement immunitaires. Peut-être aussi psychiques ? Et dans l’autre sens, chez l’homme, il peut y avoir non seulement des modifications immunitaires mais aussi au niveau comportemental. Sachant qu’il peut y avoir ensuite des échanges de patrimoines génétiques entre les virus et entre les microbes, dans ces races animales, la brèche est ouverte vers l’homme pour que ça passe directement, pour qu’il n’y ait pas de réaction particulière de l’homme s’il y a des échanges directs, avec une sorte de neutralisation immunitaire ou tolérance.

S’il y a tolérance immunitaire il n’y aura peut-être pas de vagues ? Mais si l’on aboutit à cette tolérance de tissus étrangers, c’est-à-dire à une acceptation, une absence de conflit, cela permettra progressivement d’utiliser du tissu étranger pour des greffes sans qu’il perturbe le système immunitaire, sans qu’il y ait de réaction d’identité. Est-ce que cela ne veut pas dire qu’il y aura alors perte complète de l’identité ? Quel avenir dans ce cas pour le système immunitaire ? Et pour l’identité spirituelle de l’homme ?

On utilise déjà des protéines venant des animaux transgéniques. Par exemple l’érythropoïétine grâce à des veaux transgéniques qui synthétisent de l’érythropoïétine humaine qu’on injecte chez les insuffisants rénaux en dialyse. Est-il légitime de penser qu’une érythropoïétine synthétisée même avec des gènes humains dans un corps animal est structurellement identique à l’érythropoïétine humaine dans un corps humain ? Est-ce qu’on peut faire passer la molécule d’un champ de forme animal vers un champ de forme humain et considérer qu’il s’agit une molécule identique ? Avec les mêmes effets biologiques ?

La gravité pour le singe, c’est qu’on peut obtenir à travers les échanges triangulaires porc-singe-homme (parce qu’on a fait passer des gènes du singe chez le porc, et du porc chez le singe : on essaie de faire des échanges pour voir ce qui se passait, avant d’essayer cela avec l’homme), et on a greffé de la moelle de babouin chez un homme aux USA pour essayer de combattre un Sida. Cela veut dire que tout est en place pour qu’il y ait des échanges génétiques de virus avec des tolérances immunitaires entre le singe, le porc et l’homme. C’est intéressant au niveau de la symbolique même des animaux. Déjà sur le plan pratique, il est possible qu’il y ait des mutations virales.

Comme un croisement de virus entre eux, par exemple un virus simiesque + un virus grippal, le virus résultant du croisement pouvant alors adopter un mode de transmission aérienne, pas seulement par voie sanguine. Avec la même variabilité et la même contagiosité que le virus de la grippe, et le même impact sur le système immunitaire que le virus du SIDA. Ces conditions grâce à l’ingénierie génétique sont presque réunies actuellement.

Une véritable arme de destruction massive pour une élimination globale de l’espèce humaine est alors possible et envisageable ! Mais par qui ? Pourquoi ? Et dans quel but ?...

Ce qui suit peut être considérer comme de la science-fiction…

Financement pour le développement du virus du SIDA

Le développement du virus du Sida a été financé en 1989 (3 ans avant la demande de développement de l’Organisation Mondiale de la Santé) grâce à des fonds obtenus par le Département de la Défense des Etats-Unis. Le Département de la Défense a demandé et reçu 10 millions de dollars par la Loi 15090 de la Chambre, loi qui a été révisée hors d’audiences devant le Haut Comité du Comité sur les Affectations, Chambre des Représentants, durant le 91ème congrès, en révision des Affectations de la Défense pour 1970.

La partie 5 de la Loi 15090 était intitulée Recherche, Développement, Test et Evaluation, par le Département de l’Armée, l’Agence du Projet de Recherche Avancées (la DARPA), et la Recherche de la Défense et du Génie.

La faisabilité du Programme et des Laboratoires devraient être complétés pour 1974-75, et le Virus, prêt entre 1974-1979. L’Organisation Mondiale de la Santé commença à injecter le SIDA lié au vaccin contre la Variole à plus de 100 millions d’Africains en 1977. Au-delà de 200 jeunes blancs mâles homosexuels furent injectés avec le vaccin trafiqué de l’Hépatite B en 1978 à travers les Centres pour le contrôle des Maladies et celui du sang de New-York. Le développement du Virus avait apparemment deux buts : le premier en tant qu’arme politique et ethnique devant être utilisée contre les noirs et le second pour réduire le taux de la population mondiale par la force…

La session du Haut Comité qui a eu lieu le 1er Juillet 1989 a engendré des discussions sur les Agents Biologiques Synthétiques.

« Il y a deux choses que je voudrais mentionner à propos de l’agent biologique, l’une c’est la possibilité d’avoir une surprise technologique. La biologie moléculaire est un domaine qui évolue rapidement et beaucoup d’éminents biologistes pensent que dans une période de 5 à 10 ans il serait possible de produire un agent biologique synthétique, un agent qui n’existe pas à l’état naturel et pour lequel aucune immunité naturelle ne pourrait être acquise. »

La CIA contrôle la guerre contre le SIDA

Le 30 avril 2000, le Washington Post a annoncé une manœuvre de l’Agence Nationale de Sécurité (NSA) visant à placer les recherches scientifiques sur le Sida, et tous les organismes de santé publics les réalisant, sous le contrôle de l’Agence de Surveillance du Territoire (CIA).

Fait curieux, cette démarche fait suite à la décision du président sud-africain, Thabo Mbeki, d’inclure les témoignages de scientifiques dissidents dans la revue publiée dans son pays portant sur les pratiques thérapeutiques dans le traitement du SIDA/VIH et sur l’origine de l’épidémie.

Le président Clinton, poussé à déclarer officiellement par le Conseil de Surveillance du Territoire (NIC) que le SIDA dans le monde représentait une menace pour la sécurité nationale, a fait une loi de cette politique. Cette action laisse présager la persécution probable, si ce n’est l’incarcération ou l’assassinat de ces scientifiques  dissidents en matière de SIDA.

Dans son rapport au Président et à la presse, la CIA a averti : « Le fardeau persistant de cette maladie infectieuse risque d’aggraver et, dans certains cas, même de provoquer un déclin économique, une fragmentation sociale et une déstabilisation politique dans les pays les plus durement touchés… »

Par « instabilité », cette étude entendait les guerres révolutionnaires, les guerres ethniques, les génocides et les changements de régime perturbateurs. La baisse dramatique de l’espérance de vie, a affirmé cette étude, est le facteur de risque le plus important pour de « telles menaces envers la sécurité nationale ».

Faisant d’une pierre deux coups, en encourageant la vaccination et la médication – le rapport propagandiste a établi que de telles menaces et une telle « détérioration » pourraient être suivies d’une « petite amélioration » grâce à une meilleure prévention et à des efforts de contrôle, à de nouveaux médicaments et à des vaccins.

Etant donné que les implications socio-économiques, politiques et maintenant militaires pourraient être graves si l’on découvrait que l’industrie du vaccin était responsable du SIDA, on risque d’avoir de plus en plus de mal à trouver à l’avenir des publications et un dialogue ouvert sur cette hypothèse dans les principaux média et les revues scientifiques.

Des recherches secrètes dans des laboratoires en Alaska

Il existe des recherches dans des laboratoires en Alaska où aboutissent les découvertes les plus folles, où sont déversés des crédits très importants aux chercheurs les mieux payés œuvrant pour des responsables sans noms et sans gouvernement officiel.

« Les yeux de notre âme sont maintenant suspendus quelque part au cœur d’une étendue de neige et de glace. Aux trois quarts enfouis dans la neige, nous apercevons maintenant de grands bâtiments aux toits plats. Devant les énormes blocs de glace qui se sont formés alentour, trois ou quatre véhicules, attendent, rangés dans un ordre rigoureux. Autre signes de présence humaine, trois antennes paraboliques de tailles différentes tournent lentement sur des plates-formes. Elles évoquent les radars de quelque base militaire mais aucun drapeau ne flotte nulle part, aucune couleur, aucun indice pour suggérer la moindre mission scientifique. Tout est invariablement blanc, blanc et glacé sous ce qui prend par endroit des allures de plomb. »

« Sans en comprendre la raison, mais avec une insistance pesante, la forme succincte et sombre d’une main est apparue par intermittence sur l’écran de notre âme. C’est une main malhabile ou du moins schématique… Il y a en elle nous ne savons quoi de pas tout à fait humain ou peut-être de robotique qui finit par créer une insoutenable sensation nausée. Maintenant, il nous faut respirer vraiment… Quelle nécessité nous a donc attirés ici ?... nous le demandons !... la nécessité de ne pas ignorer les silhouettes de l’ombre que la masse des hommes laisse croire chaque jour un peu plus sur la planète. »

Actuellement, la science est en possession de données pour changer les climats, désertifier des régions entières, créer des famines, donc des révoltes et par là même permettre des prises de pouvoir. Elle peut attacher des corps astraux sur des machines et ainsi créer comme à l’époque de l’Atlantide des robots semi-humains d’une grande performance. Elle sait induire à travers des channels, des paroles qui paraîtront venir du canal lui-même, elle crée des images dans des cerveaux choisis et fait prendre la fiction pour la réalité. Par des recherches sur les mutations transgéniques, elle enlève les barrières qui rendaient intransmissibles les maladies de l’animal à l’homme. Elle est passée maître en guerre bactériologique et les virus ont peu de secrets pour elle. Elle invente des épidémies, expérimente de nouvelles maladies dans des pays d’Afrique, là où certains gouvernants plus soucieux de leurs pouvoirs et de leur fortune que de leur peuple, exploitent ce dernier en le vendant comme champ d’expérience.

Réunions de certains membres du Gouvernement Mondial :

« Voyez cet homme… Eh bien, il s’agit d’un représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé. Un homme influent. Il a son mot à dire sur toutes les recherches médicales effectuées à la surface de votre planète, de l’industrie pharmaceutique à la génétique en passant par la chirurgie du cerveau et les vaccins. Pour lui et pour tous ceux qui l’ont aidé à obtenir cette place, la santé représente une arme, un moyen de contrôle des gouvernements, des comportements individuels et collectifs. Une arme qui fonctionne avec le levier de la peur et qui génère de surcroît des fortunes colossales. »

« Les dossiers qu’il fait circuler concernent un plan d’action visant à expérimenter de nouveaux virus dans certaines parties du monde, notamment en Afrique noire. Mais bien d’autres pays et continents sont aussi concernés. Pour l’instant, c’est très précisément un grand Etat au centre de l’Afrique qui l’intéresse. Son gouvernant est prêt à toutes les compromissions et à toutes les utilisations de son peuple pour garder le pouvoir. Il y a une sorte de pacte entre lui et l’Organisation dont vous avez devant vous quelques membres… Comme vous le voyez, il est parvenu, quant à lui, à se positionner très précisément. Il sait ce qu’il sert, même s’il ne soupçonne pas l’ampleur et les implications de sa servitude. »

« Votre faiblesse se base pour une bonne part sur les hésitations. La détermination est encore ce qui manque à la majorité de ceux qui disent avoir fait le choix de la Lumière. Un choix partiel n’est pas un choix, reconnaissez-le ! »

Le Gouvernement Mondial planétaire recherche des races soumises, des peuples esclaves où la marginalité ne trouvera aucune justification et deviendra peu à peu une anomalie. Ainsi naîtra la race unique et dominatrice qui aura toutes les décisions en main. C’est en quelque sorte un sous-groupe Noir de la Loge Noire planétaire.

 

 

 

 

 

 

 

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