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2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 02:28

Un tir nucléaire dans la nuit et dans la Finance Mondiale

Faux-semblant et improbable

ULTRA TOP SECRET

 

 

« L’argent va à l’argent. » Proverbe français.

« Ce que l’argent a défait. L’argent le refait. » Proverbe anglais.

« Plaie d’argent n’est pas mortelle. » Proverbe français.

« L’argent, ah ! Fléau des humains ! » Sophocle, Antigone.

« L’argent coûte souvent trop cher. » Ralph Waldo Emerson.

« Argent : cause de tout le mal. » Gustave Flaubert.

« L’idée même de l’Amérique repose sur l’espoir de gagner de l’argent, puis de faire plus d’argent avec cet argent, et enfin de faire énormément d’argent avec beaucoup d’argent. » Paul Erdman.

« Si l’argent est le lien qui me lie à la vie humaine, qui lie à moi la société et qui me lie à la nature et à l’homme, l’argent n’est-il pas le lien de tous les liens ? Ne peut-il pas dénouer et nouer tous les liens ? N’est-il pas non plus de ce fait le moyen universel de déchirement et de séparation ? Il est la vraie monnaie divisionnaire, comme le vrai moyen d’union, la force chimique et universelle de l’aliénation sociale. » Karl Marx, Manuscrits de 1844.

« Ephésiens, puisse le développement de l’avoir ne pas vous manquer de telle sorte qu’éclatent pleinement les preuves du pervertir de votre être. » Héraclite, Fragments sur la nature de l’être.

Renseignements, opérations, mesures et contre-mesures

Dans le domaine du renseignement politique, économique, financier, militaire et scientifique, il existe différentes types de techniques concernant la collecte, le camouflage, le secret et le brouillage de l’information.

La vie est étrange car par le plus grand des hasards si l’on peut dire, un individu, le héros de l’histoire, se retrouve en quelque sorte mêlé au cœur de la Finance Mondiale grâce à des contacts d’affaires bien ciblés et des amis placés au bon endroit. C’est quelque chose qu’il n’était pas possible de prévoir, qu’il n’avait pas prévu, et qui tombe dessus sans prévenir. La possibilité de réaliser des opérations financières à XXX Milliards de dollars et même jusqu’à 1 Trillion de dollars, soit 1000 Milliards de dollars pour des clients extrêmement fortunés. Des opérations financières secrètes que même les places financières mondiales ne sont pas au courant avec des effets de levier gigantesque beaucoup plus important que : Bourses, NASDAQ, New York Stock Exchange, Actions, Obligations, SICAV, FCP, Fonds Spéculatifs, Hedge Funds, etc.

 

 

Des opérations financières supérieures à ce qui existent à Wall Street, à la City de Londres et à la Bourse de Paris CAC40. Même les financiers suisses ne sont même pas courants de l’existence de ce type d’opération.

Ce sont des opérations financières légales mais tenues secrètes, réservées à des initiés de hauts niveaux, à destination des 1 % les plus riches de la planète. Un club d’affaire financier qui n’est uniquement accessible que par cooptation. C’est « l’œil » de l’initié, dans un triangle, occultisme et finance mondiale. Le cœur de la finance américaine et mondiale.

Des sociétés et des hommes d’affaires très riches et très puissants. Des opérations spéciales où comment rendre des Milliardaires Multi-Milliardaires et toucher des commissions énormes au passage. Des opérations financières de hauts niveaux réservées à des clients fortunés occidentaux uniquement (exclues l’Afrique, la Chine et la Russie) raisons stratégiques et géopolitiques obligent. Seules les Autorités américaines décident qui doit renter ou pas dans ce type d’affaires et d’opérations financières. Ils sont les seuls juges en la matière, et les clients Milliardaires sont obligés de s’y conformer, sinon gare aux sanctions financières et judiciaires.

Des opérations surveillées par les services de renseignement américain. Où comment les traders, les clients, les partenaires d’affaires et les intermédiaires se retrouvent sur écoute par des Agents Fédéraux (CIA/FBI) le temps de la réalisation de ces opérations. De la fiction ? Rien n’est moins sûr…

Les médias (Presse écrite, télévision, radio, chaînes d’informations continues) ne sont pas au courant de ce type d’affaires et d’opérations. Le cinéma ? Hollywood ? Encore moins… Les réseaux sociaux comme Youtube, Facebook, Instagram et autres sûrement pas…

Les spécialistes de la Bourse et de la Finance ne connaissent pas et ne sont pas au courant de ce type d’opérations financières. Les leaders qui ont des chaînes Youtube sur le sujet de la finance, de la bourse et du trading ne connaissent pas non plus, et ne peuvent pas y accéder. Un ancien Trader ayant travaillé à la City de Londres, et vendant aujourd’hui ses conseils et ses formations sur la bourse et la finance sur Youtube (assez connu) et sur son site web ne connaît absolument pas non plus, et ne peut pas y accéder également. Personne dans le milieu classique de la finance ne peut y avoir accès à ce type d’opérations financières. Absolument personne, sauf le héros de l’histoire avec ses amis et partenaires d’affaires, son groupe. Eux-seuls peuvent introduire des clients Milliardaires pour réaliser ce type d’opérations exceptionnelles. Mais il est impossible d’en dire plus… C’est TOP SECRET !

 

 

Mais c’est aussi l’application d’une doctrine capitaliste la plus dure et la plus sévère. Un impérialisme financier le plus total. Une domination totale et sans merci du monde de l’argent et de la finance. Le héros de cette histoire va avoir un lourd combat à mener dans un monde impitoyable qui n’a rien à faire de ses valeurs spirituelles ou philosophiques. Et si les Forces du Mal tiraient les ficelles en arrière coulisses et essayaient de le corrompre et de le faire chuter ? L’Enfer est toujours pavé de bonnes intentions… Les Forces des Ténèbres tissent toujours leurs toiles sur les désirs humains inassouvis. Les démons cherchent-ils la faille ?

La ruse du démon ? C’est se montrer sous son plus bel aspect, se montrer sous une belle apparence. Il ne se présentera rarement sous les traits d’un pauvre mendiant en guenille, laid et hirsute mais plutôt sous la belle apparence d’un bel homme, très beau, élégant et distingué, séducteur, charismatique, avec une aura magnétique, et riche voire très riche et très puissant. Il saura répondre aux attentes de sa victime potentielle, et combler ses failles psychologiques, spirituelles, affectives, sociales et financières. C’est l’attraction fatale ! Et ainsi remplir son rôle et son œuvre vampirique et méphitique séculaire. Car le démon connaît les besoins, les désirs et les attentes de l’âme humaine. Quand l’âme est dans le désespoir et est en manque de reconnaissance sociale ou en manque d’amour, alors cela peut-être le déclencheur de l’attraction et de la rencontre fatale, la victime subit une marque au fer rouge qui imprègne de façon indélébile l’âme pour des années voire pour toute la vie. Et là, l’homme providentiel, l’homme idéal se présente comme par miracle mais est-ce vraiment le cas ?

Le héros de l’histoire semble mêlé à des histoires invraisemblables à l’échelle mondiale, en tant « qu’agent » en quelque sorte, il doit brouiller les pistes et les cartes pour des raisons confidentielles. Et donc, de jouer à un ou des rôles comme des acteurs au cinéma.

C’est un univers fait de mensonges, de contre-vérités, de manipulations, de trahisons, d’espionnage et de haute finance. Des personnages étranges et pittoresques se côtoient, des hommes d’affaires, des espions, des mata hari, des escort-girls aux charmes irrésistibles et vénéneux, des ensorceleuses, des croqueuses de diamants, des menteurs, des arnaqueurs, des faussaires, des charlatans, des bonimenteurs, des escrocs en affaires et du courrier du cœur, des vrais-faux Princes charmants baignant dans un univers en permanence fait de faux-semblants.

Le héros de l’histoire aime et apprécie les très jolies femmes, élégantes, féminines, chics et sexy. Des femmes qui ont de la personnalité, qui ont quelques choses de particuliers, qui émanent un rayonnement singulier, qui ont une âme en quelque sorte… Mais s’il aime et admire ce genre de femme c’est que lui-même en est forcément l’équivalent au masculin : beau, grand, distingué, élégant et sexy (une beauté et une prestance « jamesbondienne »). Il réalise que le monde ne serait pas aussi beau et merveilleux si les femmes n’existaient pas. Elles apportent une touche, une note particulière à la vie, au-delà même du fait qu’elles enfantent pour donner naissance à de nouveaux êtres, c’est plus que cela encore… Elles sont l’incarnation de la beauté de l’Amour ! Le charme et le magnétisme qu’elles dégagent font qu’il est bien difficile à un homme de ne pas y succomber. Elles symbolisent la toute Puissance incarnée de l’Amour ! Elles représentent la possibilité de connaître et de vivre quelque chose d’exceptionnelle, de beau, de merveilleux, de puissant et de fort dans le domaine de l’amour et de la passion amoureuse. Une telle femme exceptionnelle, et il y en a beaucoup au contraire, certaines le sont déjà et d’autres ont les capacités en elles-mêmes de le devenir, car tout est toujours en évolution et rien n’est statique.

 

 

Ce genre de femme hors du commun se voit, se repère dès la première rencontre, dès le premier regard échangé. On sait que l’on a affaire à une femme qui fait dire que : « Cette femme-là a quelque chose de spéciale, elle n’est pas comme les autres. Elle dégage quelque chose, un rayonnement, une aura. Dès le premier contact, on est déjà transporté comme dans un rêve ou dans un autre monde ». C’est sa façon d’être, sa gentillesse et sa bienveillance bien sûr, mais aussi son intelligence, sa beauté, son élégance, son dynamisme, sa joie de vivre, sa façon de communiquer avec les autres et de partager ses valeurs. Et là, on réalise que l’on a affaire à une femme qui est capable de donner beaucoup aux autres, qui est capable de donner beaucoup d’amour à un homme, une femme qui rêve d’amour et de passion amoureuse qui porte vers la transcendance, et qu’elle souhaite le même retour en échange, un homme capable de la comprendre, de l’apprécier à sa juste valeur, de la considérer et de l’aimer au même niveau qu’elle. Oui, son vœu et son souhait le plus cher serait de connaître et de vivre le grand amour avec une telle femme, la femme de sa vie.

Mais il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de la Femme, l’attraction féminine est une force extrêmement puissante, on le constate dans la Nature par le pouvoir qu’exerce la femelle sur le mâle. C’est un principe universel. Plus une femme sera belle et séduisante, plus l’attraction sera forte et puissante… Plus un homme sera beau et riche plus le risque de la tentation sera élevé, et de partir en « vrille » dans le donjuanisme et être un coureur de jupons… Mais la vie est un risque… Alors, faut-il garder raison ou se laisser tenter par la passion ? Faut-il s’intéresser aux femmes ou les ignorer pour ne pas être subjugué et tombé sous leurs emprises ? Grande question… Un intérêt excessif pour les femmes est suspect mais un désintérêt total l’est tout autant… Etrange monde dans lequel nous vivons !

 

 

Qu’est-ce que le grand amour finalement ? Ce n’est pas seulement la beauté physique de deux êtres qui se rencontrent, c’est la reconnaissance de deux âmes qui traversent le temps et l’espace pour à nouveau se rencontrer et s’aimer, s’aimer encore plus fort et plus intensément qu’autrefois. C’est la fusion de deux cœurs qui se retrouvent ensembles pour faire éclore la beauté de leurs passions l’un pour l’autre. C’est aimer la grâce divine qui habite l’être incarné. C’est la transcendance divine qui mène les amants vers l’Absolu ! Pour parvenir à une telle union, il est nécessaire que l’homme puisse descendre au fond de lui-même, atteindre sa propre sensibilité, faire éclore le joyau de son cœur et faire émerger sa vie intérieure… pour ensuite, communier avec le cœur et l’âme de sa compagne. C’est l’Homme qui révèle la Femme qui dort en elle, mais aussi et surtout la Femme qui révèle l’Homme en lui, et qui permet son « accouchement » et le faire grandir. Et là, bien des miracles peuvent survenir. C’est quelque chose qui peut marquer le cœur et la mémoire d’un homme pour toute sa vie.

 

Mais qu’est-ce donc que l’Amour pour la Femme ? C’est la communion entre deux êtres qui s’aiment par-dessus tout. C’est la fusion de deux corps et deux âmes. C’est la complicité de deux cœurs qui s’aiment à l’infini. Mais c’est aussi et surtout quelque chose de secret qui est au fond d’elle-même… Quelque chose qu’une femme préfère ne pas dire, ne pas laisser entrevoir. C’est quelque chose qu’elle préfère ne pas exprimer voire « conscientiser », son jardin secret qui est à la fois tout son univers intérieur, son rêve et son espoir, et que seul son digne prétendant pourra, éventuellement, avoir accès, son « Prince charmant » en quelque sorte. C’est la beauté, la grandeur et le mystère de la Femme…

Et qu’est-ce que la passion amoureuse ? C’est le désir d’une union, d’une fusion totale entre deux êtres qui s’aiment à l’infini, qui éprouvent une forte et une puissante attirance l’une pour l’autre. Une relation passionnelle est un désir physique intense et continu de l’autre. On veut être avec l’autre, on veut le posséder. Les amants empreints de passion l’un pour l’autre, on envie de faire constamment l’amour. Mais la passion amoureuse est-elle empreinte de folie et peut-elle être toxique et destructrice ? C’est possible et c’est un risque dans sa version négative. Et si un autre versant positif pouvait exister ? Au-delà de la déraison supposée de la passion, existe-t-il une autre vision, une autre dimension ? Et si cet autre versant de l’amour caché la dimension sacrée de l’être ? La passion amoureuse serait alors le paravent « occulte » de la dimension spirituelle de l’homme comme de la femme. Un amour qui mène vers la possible transcendance. Un amour qui mène vers l’Amour ultime, vers l’Absolu ! Et si Dieu jouait « à cache-cache » avec l’être, avec l’homme et la femme en quête d’amour et de divinisation…

 

 

L’espoir… Oui, l’espoir de vivre quelque chose qui sorte de l’ordinaire ! Pourtant, la vie sur Terre est une vie de lutte et de souffrance, une vallée de larmes… Et un monde d’illusion et de faux-semblant où il n’y a que malheurs, souffrances, tromperies, désillusions et déceptions. Mais la plupart des hommes et des femmes ont, malgré tout, encore envie d’y croire. Notre monde est-il une « Matrice d’illusion » ? Dans lequel, il faut s’en arracher pour remonter à la Source, à la Cause de toutes les causes. Pourtant, la plupart s’accroche désespérément à l’existence dans l’espoir d’un signe voire d’un miracle… Le miracle de quelque chose et/ou de quelqu’un qui transformera radicalement leur vie. C’est que les êtres humains ont envie de s’accrocher jusqu’au bout à leurs rêves ! Le rêve d’une vie meilleure, d’une meilleure situation, de vivre l’amour, de connaître le grand amour, de vibrer à l’unisson vers l’Absolu, l’envie d’aimer, de vivre et d’exister tout simplement… C’est la Flamme de la Vie qui les animent et qui les habitent ! Alors, le Ciel peut attendre… Attendre les amoureux de la vie, les passionnés de l’amour qui ont envie de connaître l’ultime bonheur, l’ultime désir, l’ultime frisson qui donnera un sens à leurs existences avant que sonne le glas du trépas.

 

 

 

Le héros de l’histoire a conscience de l’énormité et de l’indécence de tout cet argent, de tous ces capitaux manipulés et brassés par les plus riches et les plus puissants de la planète. Mais dans un monde où l’argent est roi, où il est la seule valeur et mesure de toute chose, que faire ? Laisser tomber ? D’autres prendront sa place sans aucun doute… Et empocheront les dividendes, les plus-values et les commissions.

 

Mais pour qui ? Pourquoi ? Et dans quel but ? Pour l’argent… certes, et si l’Amour avait quelque chose à y voir ? Ne serait-ce qu’en secret… Dans le secret du cœur de notre héros… Une histoire qui remonterait loin dans son enfance… Ou peut-être plus loin encore… Une dette ancienne à régler avec lui-même et avec les autres, les plus modestes et les plus humbles de la société…

En réalité, tout ceci est un univers de faux-semblant où on croit qu’untel est comme ceci ou cela ? Qu’il est comme si ou ça ? Mais, finalement, on n’en sait strictement rien…

Mais la grande question : Est-on vraiment aimer ou pas pour ce que l’on est ou ce que l’on a ou pas ? Tout le monde parle d’être supposé comme valeur supérieure à l’avoir, de bonheur, de paix, de spiritualité, d’amour, de partage, d’égalité et de fraternité alors que la plupart du temps c’est plutôt l’avoir qui motivent les gens et les accaparent. Les gens sont-ils faux ou c’est notre monde qui est faux ? Un monde de faux-semblant… Qui fait la Loi du monde ? Les dieux ou les démons ? En prenant corps en ce monde nous pénétrons dans leur Royaume… Le Royaume de qui ? C’est par l’argent, l’avoir et le matérialisme que les démons vont mettre à l’épreuve le genre humain et l’avoir au tournant…

Le démon à la face livide, blanche comme la mort et les yeux noirs comme le néant et la fin de l’amour. Ils cherchent à « avoir » au tournant les êtres humains sur leurs désirs de bonheur, de probité, de sincérité et d’amour vrai. Mais l’Amour est-il réellement de ce monde ? Le discours du démon pouvant se résumer ainsi : « On va voir si tu vas être quelqu’un de bien, de bon, de vrai, d’aimant, de généreux et de sincère en amour avec l’argent, la richesse et la fortune. » Transformant parfois ou souvent l’existence humaine en une tragédie grecque.

Comme l’a, jadis, écrit Karl Marx : « Si l’argent est le lien qui me lie à la vie humaine, qui lie à moi la société et qui me lie à la nature et à l’homme, l’argent n’est-il pas le lien de tous les liens ? (…). » Le lien qui unie ou désunie les rapports humains, les rapports sociaux et les relations entre les hommes et les femmes. L’argent est la force chimique, le coagulant universel, l’amour et le désamour dans l’aliénation sociale de la raison marchande. L’argent n’est-il pas le faiseur de miracles y compris dans l’amour ? Le facteur de guerres et le fauteur de troubles dans les rapports humains et familiaux, et à travers l’histoire ? De la misère à l’opulence, il n’y a qu’un pas qui mène de la pauvreté à la richesse jusqu’au bonheur d’amour absolu… Du mendiant demandant l’aumône en espérant, peut-être, de la considération et de l’amour ? En passant par l’écrivain et le poète rêvant à une idylle avec sa future promise ? De l’entrepreneur jusqu’à l’homme d’affaires multimillionnaire ou milliardaire ? L’argent est le créateur de richesse, de joie et de bonheur, et en même temps le créateur de troubles, de déceptions et de désillusions… « Quand l’argent est là, mon amour tu te rapproches de moi, quand l’argent fuit, mon amour tu t’évanouis dans la nuit, pour ne jamais paraître… »

Et l’Amour pour le héros de cette histoire ? Comment voit-il ou comment envisage-t-il sa future compagne ? Une femme belle, féminine, sensuelle, intelligente, cultivée, sensible, romantique, passionnée, rêveuse, idéaliste, croyant au grand amour et à l’impossible. Une femme exceptionnelle avec qui l’on peut partager beaucoup de choses, y compris et surtout sa vie spirituelle. Peu importe qu’elle est eu une vie heureuse ou malheureuse car il veut pouvoir la comprendre, la consoler, la guérir de tous ses maux. Comprendre ses manques et sa souffrance affective pour pouvoir d’autant plus la consoler et l’aimer telle qu’une femme l’a toujours voulue et souhaitée ardemment dans sa vie et dans ses rêves les plus fous.

Mais tout cela n’est-il pas un rêve ? Peut-on être en droit de rêver et d’espérer l’Amour dans un monde où règnent le deuil, la souffrance, la guerre et le chaos ? Le bonheur individuel est-il légitime dans un monde d’inégalités ? N’est-il pas une forme d’insolence et d’indécence ? Comme prendre un bon repas dans un des meilleurs restaurants devant des mendiants et des crève-la-faim…

 

 

A-t-on le droit de désirer tout obtenir dans la vie ? La réussite, le succès, la beauté, l’argent, la richesse, la fortune, la gloire et l’amour ? Est-ce légitime ou est-ce trop demander à la vie ? C’est bien sûr le fruit du travail, du mérite, des qualités requises, des compétences, de la création de richesse et de valeur ajoutée… Certes, c’est évident mais… La dimension spirituelle et sacrée de la vie humaine n’est-elle pas plus importante que la valeur ajoutée de la marchandise ? Ce n’est pas le « message implicite » envoyé par la société, qui, d’une façon ou d’une autre, nous oblige et nous conditionne à ses règles sociales et économiques impitoyables. Les lois du monde s’appliquent à tous : être ordinaire, avatar ou christ, peut importe, sans argent point de salut en ce monde…

Alors, n’existe-t-il pas un compromis ? Un compromis à la philosophie libérale et marchande, et au paraître bourgeois de la classe dominante ? Devenir un être à part, iconoclaste, inclassable, un passe-muraille dans le conformisme bourgeois de la bien-pensance et de la bienséance de l’idéologie de la marchandise…

Et pourquoi pas ? Dans ce cas oui à la beauté, à l’élégance, à la prestance, à l’argent, à la richesse, à la fortune, à la gloire, à l’amour… Mais, soyons différent, soyons à part, ayons du style. Cultivons cette originalité qui fait qu’on ne se coule pas totalement dans la philosophie du système tout en étant dans le système !

Que l’on soit un homme ou une femme, hier, aujourd’hui ou demain… Devenir un être à part, sibyllin, étrange et mystérieux tout en étant un être normal et conscient de la vie et de ses responsabilités. Etre ou devenir un homme d’affaires millionnaire ou milliardaire, grand, beau, majestueux, élégant et raffiné aimant la beauté de la vie et des femmes comme source d’inspiration créatrice car la beauté est le signe mystérieux de la présence du divin dans la nature et dans les êtres. Oui… Pourquoi pas… Tout est possible ! Mais en ayant de la bonté, de la générosité, et de la grandeur d’âme… Cette âme qui fait reconnaître la valeur et l’importance de tout être vivant dans l’œuvre créatrice de l’Univers ! Ainsi : « Je descends de mon jet privé et de mon yacht, je sors de ma villa et de ma voiture de luxe, sans regarder les gens de haut et sans être orgueilleux et imbus de ma personne ! » - « Je ne jette pas avec dédain une pièce de monnaie à un mendiant parce qu’il serait un moins que rien qui n’a pas sa place dans le monde et la société ! ». Mes yeux pétillent, non pas de la cupidité, de l’avoir et de l’arrogance, mais de la flamme de vivre une expérience divine exceptionnelle. Ils brillent de la flamme d’amour qui voient au-delà du voile des apparences ! Et qui fait dire que : « Tu vois, malgré nos différences apparentes, je t’ai reconnu, tu es issu de la même source et de la même origine que moi, nos parcours de vie sont différents, mais nous avons la même destination l’Amour Infini ! »

Mais… Il y a toujours un mais… En réalité, les jeux sont faits, et il le savait depuis le début, depuis de nombreuses années déjà, il savait que les choses se passeraient ainsi, qu’il partirait seul dans la nuit, sans un bruit, comme il est venu sans aucune rencontre, sans aucune aventure, sans aucune femme hors du commun et exceptionnelle, sans personne tout simplement. Aucune femme ne l’accompagnera dans son aventure hors du commun… Il n’y aura pas de « happy end » amoureux comme dans les films américains. Le héros partira seul, sans être accompagnée par une héroïne, la femme supposée de sa vie.

Le héros de l’histoire se promène comme à l’accoutumée dans les rues de sa ville. Les passants, des femmes et des hommes le regardent et l’observent car il est beau, élégant et distingué, il a de l’allure, il a une beauté et un charme irrésistible, mais il est seul, aucune femme ne l’accompagne par la main comme des tendres amoureux. Il rentre chez lui dans son bel appartement, personne ne l’attend, aucune femme, aucune créature de rêve n’est là à l’attendre dans son salon ou sa chambre à coucher, promesse d’amour et de passion torride et débridée… Non, personne… Et c’est peut-être mieux ainsi…

Il pense à la solitude et à la souffrance des laissés-pour-compte de la société, des marginaux, des sans grades, et des sans rien… Abandonnés par la vie, par l’amour et par tout le monde… Une société dans laquelle tout le monde veut être aimé mais personne n’aime personne, et au final, tout le monde s’en fout…

La promesse… Il a fait la promesse d’aider les plus pauvres, les exclus, les sans-domiciles-fixes. Quand il les voit suppliés et tendre la main pour demander l’aumône, il a le cœur serré… Il pense au peuple qu’il a jadis, dans un passé très lointain, laissé tomber… Depuis, il pense à cette dette lointaine… Et si cela l’empêchait d’être heureux et de connaître l’Amour ?

Au héros de notre histoire de jouer sa partition… De faire l’histoire à son tour en quelque sorte ! Et de rentrer dans la légende…

Un tir nucléaire dans la nuit et dans la Finance Mondiale… C’est bien sûr une métaphore ! Car tout cela est vraiment une bombe ! Une bombe financière ! D’une Puissance Financière gigantesque et incomparable ! Et tout a toujours lieu la nuit… dans le silence le plus total…

Le héros quitta son costume d’homme d’affaires pour un uniforme de soldat… Et dans la nuit, il surgit à l’improviste, tel un commando ou un mercenaire, de derrière des bosquets, sur l’objectif à atteindre… Et ce fut la fin… La fin de son aventure ou la fin de l’amour ?... Tous ses rêves merveilleux d’amour s’évanouir pour toujours…

Mais si demain, était peut-être un nouveau jour, une nouvelle aurore qui s’annonce pour le héros de cette histoire… Et pour l’évolution de son âme…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Hélios, tu es le plus grand de tous les dieux. Tu es le plus flamboyant de tous les astres solaires. Tout le monde te voit mais personne ne te perçoit. Tu rayonnes la lumière et la chaleur mais personne ne comprend ton amour ! »

« Hélios, tu es à même d’accomplir des miracles et de changer le destin de la Terre et des hommes ! Hélios, tu es le Mystère de la Force Divine en action ! »

 

 

Notre société d’aujourd’hui est la digne héritière des années fric des années 80’ même si l’origine est beaucoup plus lointaine : Le Capitalisme mondialisé, l’économie de marché, le matérialisme, le consumérisme, la financiarisation de l’économie et des échanges, l’essor croissant des technologies de communication, la féminisation de la société occidentale mais le reste du monde est concerné à terme, les nouveaux comportements humains et rapports sociaux autour de la valeur d’échange contribuent à façonner et à influencer notre société et ce que nous sommes consciemment ou non.

Est-ce un bien ou un mal ? C’est l’évolution logique des choses, c’est ainsi. Depuis 40 ans, nous sommes rentrés dans une époque de lutte des classes exacerbée sur fond de transformation de l’économie, des rapports sociaux et du climat. Financiarisation de l’économie, licenciement et chômage de masse, divorce de masse, couples et familles éclatées, recomposées, femmes isolées et mères célibataires, familles monoparentales, relation éphémère, stupide et débile à l’aune de la valeur d’échange et des relations érotisées, exemple : Couple bobo citadin Tinder à la con !

 

 

Le féminisme et le capitalisme font bon ménage car ils permettent d’associer les femmes à la notion de production, de travail et à la diffusion de la valeur marchande pour relancer la production, la croissance et la consommation. Pour le système productiviste capitaliste, les hommes seuls travaillant et ayant un salaire n’étant pas suffisants pour étendre l’influence capitaliste et l’économie marchande dans le monde et dans la société jusqu’à la sphère de la vie intime. Donc, il fallait associer les femmes à la production et à la diffusion marchande pour permettre la production et l’écoulement de la « fausse vie hallucinatoire » de la marchandise comme seule et unique réalité indépassable.

A travail et compétence égale, salaire égal ! L’argument de l’égalité dans le travail entre les hommes et les femmes est un argument qui se justifie et se respecte, il est à la fois juste, équitable et éthique pour le respect de l’égalité, pour le droit et devant la loi. Mais le discours politique et médiatique, en apparence noble et idéal, est suspicieux car il permet de transformer toujours plus l’être humain en valeur de production marchande pour créer la diffusion de l’idéologie de l’avoir, et les hommes ne suffisant pas, il fallait « embrigader » la gente féminine dans ce mouvement. Les hommes et les femmes devenant ainsi à égalité les nouveaux « citoyens-esclaves » du salariat, soumis au patronat et à l’idéologie marchande capitaliste. La caste des énarques et des technocrates libéraux associés à la bourgeoisie capitaliste devenant ainsi nos « nouveaux seigneurs et maîtres » dans la République démocratique de la valeur d’échange, remplaçant nos anciens seigneurs et maîtres de l’Aristocratie de droit divin.

Bienvenue dans le « Meilleur des Mondes » de la domination et de la soumission capitaliste !

 

 

Est-ce que l’argent aurait tendance à rendre les gens stupides, niais et débiles ? C’est possible, comme la jeunesse dorée des enfants de Milliardaires, Peoples, Bling Bling, Jet Set et compagnies ! Que l’on soit ou que l’on devient riche ou pas, il est nécessaire d’avoir un sens critique sur la vie, le monde et la société. Si, comme le dit la citation : « L’amour rend aveugle, mais le mariage lui rend la vue ». La richesse et la fortune ne doivent pas rendent sourds et aveugles sur la vie et la condition humaine.

Et si le développement personnel permettait d’être « impersonnel », « malléable » et « interchangeable » dans l’idéologie de la diffusion de la marchandise ? Devenir la meilleure version de « soi-même » ou devenir un « bon soldat » au service du Système ? Est-ce que le développement personnel renforce la culture du « moi-je » et de l’ego sous des apparences nobles et positives ? Ne renforce t-il pas l’égoïsme et l’égocentrisme dans notre société depuis ces dernières années jusqu’à l’exacerbation ? Pour la plupart des gens, il n’y a qu’eux, c’est « Moi, Moi, Moi-Je » en permanence : « Je veux ceci, je veux cela, je veux être comme si ou cela ! » - « Moi d’abord et après moi la fin du monde ! ».

Tel est le miroir complaisant de la société bourgeoise capitalise qui nous est tendu pour voir notre reflet ! Telle est aussi la devise ou la réalité indépassable de notre société devenue la scène où se joue la vie fausse et hallucinatoire de l’avoir et de la marchandise.

 

 

 

 

 

« Finalement, dans la vie on obtient toujours ce que l’on veut ! Moi, je voulais une mission. Et pour mes péchés, ils m’en ont livrés une à domicile. Elle était gratinée cette mission. Après celle-là, je n’en voudrais plus jamais d’autres. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 janvier 2022 4 27 /01 /janvier /2022 01:03

La série des histoires courtes fantastiques et insolites – Episode 6

La Femme qui désirait devenir Prêtre

Ma descente aux enfers pour l’amour d’un homme

Mon désir d’aimer et de servir Dieu me conduisit sur les chemins des plaisirs interdits et de la perdition de mon âme

 

 

Partie 2

« Rien n’est gratuit en ce bas monde. Tout s’expie, le bien comme le mal, se paie tôt ou tard. Le bien c’est beaucoup plus cher forcément. » Louis-Ferdinand Céline.

« Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu. » Chamfort.

« Si les gens sont si méchants, c’est peut-être seulement parce qu’ils souffrent. » Louis-Ferdinand Céline.

« Il est plus facile de renoncer à une passion que de la maîtriser. » Friedrich Nietzsche.

« Ce monde n’est qu’une immense entreprise à se foutre du monde. » Louis-Ferdinand Céline.

Dans ma descente aux enfers dans les plaisirs les plus savoureux, Samuel mon compagnon, mon amant et mon maître de cérémonie, m’initia aux plaisirs interdits les plus fins et les plus raffinés dans un cadre toujours très luxueux et confortable. J’étais devenu sa chose, son objet de délice le plus précieux, unique et exclusif, et en même temps disponible et offert aux autres hommes, aux désirs « féroces » de ces hommes insatiables de chairs jeunes, jolies et fraîches.

 

 

 

Quand je me prostituais pour mon Maître sur les Champs Elysées à Paris, je déambulais la nuit, dans les rues de la Capitale, en petite tenue sexy et hyper moulante, avec une jupe très courte, des bas noirs et de très hauts talons, ma poitrine était savamment corsetée de façon à faire ressortir mes seins qui bombaient sur le devant, j’avais de très beaux et de longs cheveux qui flottaient au vent. Des désirs troubles m’envahissaient car à la fois j’avais honte de me promener ainsi, et en même temps, je me sentais pleinement « femme », j’étais toute excitée à transgresser les tabous et les interdits, comme une « petite fille » qui désobéit à son père pour faire des bêtises. Pour tous ces hommes qui me désiraient, j’étais leur amante, leur maîtresse ! J’étais à la fois une princesse et la dernière des putains… qui ne demandait qu’une chose se faire baiser contre monnaie sonnante et trébuchante… Je ne demandais qu’une chose, qu’ils osent me faire la « culbute » et qu’ils paient cash… Qu’ils paient pour obtenir ce qu’ils désirent, ces hommes incapables d’être fidèles, incapables d’aimer véritablement, incapables de la moindre compassion venant du cœur…

 

 

Le regard des hommes, oui le regard des hommes, leurs regards étaient terribles, froids, durs et cruels comme des prédateurs à la recherche d’une proie pour se nourrir. La plupart du temps, ces hommes étaient des gentilles personnes, de bons maris et de bons pères de familles, des citoyens honnêtes et des travailleurs respectables la journée… Mais la nuit, ces mêmes hommes n’étaient plus les mêmes, ils présentaient une autre face, qui à la fois m’excitait car je transgressais allègrement et discrètement les tabous, et en même temps, ils me terrifiaient, ils me glaçaient le sang… Ils me regardaient, ils me dévisageaient comme un « bout de viande », j’étais devenu un « morceau de choix » pour leurs désirs pervers d’un soir… Leurs désirs dépravés… Leurs yeux étaient effrayants et pleins de concupiscence… Je voyais à travers eux tout ce qu’ils désiraient secrètement me faire subir… Pourtant, des années auparavant, j’avais choisi de faire le choix de m’engager en religion, de servir Dieu, et d’aimer mon prochain, d’aimer d’un amour fraternel les hommes, tous les hommes… Et là, ils sont entrain de me faire des choses qui révulsent ma conscience, me révolte dans ma dignité de femme et d’être humain, et en même temps, j’avais envie d’aimer ces hommes avec mon cœur de femme prêtre qui s’engage pour l’humanité, qui s’engage pour Dieu !

 

 

Un soir, dans une Boîte de nuit, la plus célèbre de Paris, « Le Rêve de Lamia », une discothèque et un club libertin dirigé par Bob le DJ, un ami de Samuel, qui recrutait de très jolies femmes pour son club, pour Samuel et ses amis. Un club libertin pour les plus chics partouzeurs de notre belle capitale. Samuel m’obligea devant lui, ses amis et ses partenaires d’affaires, à faire des choses « pas très  honnêtes et pas très catholiques » avec plusieurs hommes. Dans le fond de la pièce spéciale pour les rencontres dites libertines, il y avait un grand écran de télévision avec des scènes de films X qui passaient en boucle, des scènes très hard avec de très jolies femmes, très chics et très sexy, qui subissaient les assauts sexuels de plusieurs partenaires masculins… Les enchaînements de ces assauts étaient insoutenables… Ils prenaient les filles par derrière, chacun leurs tours, ils les pénétraient brutalement par les fesses arrières comme des animaux… Samuel demanda que je fasse la même chose avec les hommes qui étaient présents dans la pièce. Il y avait cinq types, cinq mecs nus, aux garde-à-vous, prêts à me sauter… Tous ce qu’ils désiraient, c’était faire ma « fête » comme ils disent souvent dans ce club. J’étais à quatre pattes sur le lit, ils m’ont prise chacun leurs tours… Samuel aimait me voir me faire prendre avec des doubles ou triples pénétrations… J’entendais ce bruit excitant et infernal du lit qui grince pendant l’accouplement, et leurs fesses qui s’entrechoquent contre les miennes dans des mouvements incessants de va-et-vient, bruit du paradis ou de l’enfer, je ne sais…

 

 

Samuel aimait également que j’accomplisse des actes sexuels avec ma bouche, il adorait que je fasse des fellations à des hommes, des hommes toujours plus nombreux, ils étaient debout et moi à genoux ou assis sur un lit, je suçais des sexes d’hommes à la chaîne, il était fasciné par ma façon à enchaîner les actes honteux avec ma divine bouche toujours soigneusement maquillée. Les hommes étaient tous là, l’un derrière l’autre, à la file indienne, attendant chaque leurs tours… On aurait dit un corridor avec des animaux qui défilent vers l’abattoir… Car si le sexe peut représenter la vie, il est aussi le symbole de la mort… Cette image de débauche, de dépravation avait à la fois un aspect double, sombre, lugubre, macabre, car on y voyait en filigrane l’image de la mort qui est là en permanence dans tous les actes de la vie, mais plus particulièrement dans les relations sexuelles… L’ultime relation avant le linceul du tombeau… Les hommes adoraient les gâteries avec ma bouche. Est-ce une façon de donner l’extrême onction aux hommes, une façon toute particulière d’aimer et d’honorer son prochain ? Est-ce une forme de communion ? Une forme d’hostie consacrée ? Au lieu d’un bout de pain dans la bouche, je taillais des « Pipes » !

Peut-être ne fallait-il pas prétendre plus que ce que nous sommes en réalité… des hommes-animaux en devenir d’êtres humains, tout d’abord, avant de passer plus tard à une forme d’évolution supérieure (type ange et archange).

Paradoxe de la vie, comme la Nature à la fois belle et cruelle, le sexe peut être à la fois beau, monstrueux et abject… Ambiguïté permanente de l’existence…

Et toujours cette musique de Boîte de nuit excitante, lancinante, obsédante et perverse… Cette musique qui est un hymne à la dépravation… Cette musique (qui me « disconnect ») délicieusement infernale où les corps humains s’entrechoquent dans un monde où règne la loi de la jungle, la loi du plus fort, un monde où règne la domination des hommes, un monde où la valeur d’échange sont des corps livrés au plaisir contre de l’argent, un monde froid, dur et cruel où règne la compétition, la sélection naturelle et sociale, la production et la rentabilité, qui ne laisse pas de place aux sentiments, à la tendresse et à l’amour véritable, un monde livré à lui-même, abandonné par les dieux, un monde à l’image de notre chère et belle capitale Paris, à l’image de notre pays, la France aussi belle, éternelle que perverse, au cœur glacé qui ne sait pas aimer… où règne la libre circulation de la marchandise, des corps et des désirs monnayables… Un enfer délicieusement savoureux et cruel à la fois, qui est la vie sur Terre, tout simplement…

 

 

La vie était devenue une véritable abomination. Je priais, je suppliais les dieux de m’aider à sortir de cet enfer, pourquoi Dieu ne m’écoutait-il pas ? Pourquoi les anges laissaient-ils faire une chose pareille ? Qu’ais-je fais pour mériter un tel sort ? Les dieux ou les démons prenaient-ils plaisirs à me voir souffrir ? Etaient-ils, eux aussi, pervers et sadiques au point de prendre du plaisir à me voir dans un tel état de déchéance et de dépravation ? Jouissaient-ils, eux aussi, de ma chair, à travers ces hommes qui me baisaient pour leurs infernales plaisirs et leurs interminables désirs ?

Ce n’était plus de l’amour, mais des viols à répétitions, j’étais harcelée, abusée, violée par toutes ces mains d’hommes et ces corps d’hommes… Ces caresses qui n’en sont pas en réalité, des mains baladeuses à la recherche de plaisir facile et sans âme. Des mains qui cherchent le plaisir du corps, des mains qui pétrissent le corps mais qui n’effleurent nullement l’âme. Des corps qui s’interpénètrent aussi facilement que les âmes sont à des « millions d’années-lumière » l’une de l’autre.

Quotidiennement, ils abusaient de ma chair, elle était un moyen délicieux pour satisfaire leurs libidos, mon corps était un récipient pour qu’ils soulagent leurs humeurs et leurs désirs…

Père pourquoi m’as-tu abandonné ? Mon père, papa, je t’en supplie aide moi ? Délivre-moi du désir insatiable de ces hommes qui ne savent pas aimer, qui sont infirmes du cœur…

Seigneur, je me refuse à croire que les hommes sont des monstres ! Seigneur, je t’en supplie aide moi !!! Peut-être que ces hommes, souffraient-ils secrètement du manque d’amour, mais ils n’osaient pas l’avouer à cause de leur stupide virilité…

Je pensais à la phrase de Louis-Ferdinand Céline : « Si les gens sont si méchants, c’est peut-être seulement parce qu’ils souffrent. » Parce que la vie, sans doute, ne leur a jamais fait de cadeaux.

Oh Seigneur ! Pardonne-moi… Seigneur, je ne veux pas mourir sans connaître le véritable amour !

Et puis, un jour, Samuel m’a fait signer des papiers, des documents. Je n’ai compris que plus tard, ces documents étaient d’importants contrats d’assurance-vie et de capital décès d’une valeur de plusieurs millions d’euros dont il en serait le bénéficiaire si je venais à décéder d’un malencontreux accident.

Il me proposa de partir ensembles en vacances, en amoureux, sur une belle île paradisiaque du Pacifique. Des vacances de rêves, en apparence, il m’appela au téléphone pour que je le rejoigne à l’hôtel où nous étions descendus. Je conduisais un véhicule de location pour notre séjour touristique. Et puis, tout alla très vite, j’entendis derrière moi une voiture foncée à vive allure sur les pare-chocs arrière de mon véhicule. Je perdis le contrôle du véhicule, la voiture prit la direction d’un ravin au bord de la route. Un ravin qui débouche sur un immense précipice… La mort était certaine et assurée…

Et puis arriva l’improbable, l’impensable… Je me vis sortir du véhicule, sans trop savoir comment, je me retrouvais à l’extérieur du véhicule qui plongea directement dans le ravin… Il y eut une immense explosion ! Mais moi, j’étais à l’extérieur du véhicule, saine et sauve… Je me suis retournée et j’ai aperçu mon ami et confesseur Michel Robin, mais il n’était plus tout à fait le même, il était transformé en un ange flamboyant et lumineux, il déploya ses ailes pour me protéger et m’enleva avec lui jusqu’au Ciel ! Tel l’Archange Saint-Michel, le chef des anges, celui qui incarne les forces du Bien dans le combat permanent contre le Mal. Il m’emmena directement au Paradis pour me protéger et me soustraire aux forces du Mal qui dirigent notre monde.

 

 

Samuel Lemarchand croyant s’être définitivement débarrassé d’Emmanuelle Muller prit un avion pour rentrer à Paris. L’avion n’arriva jamais à destination, il explosa en plein vol dans un imprévisible et fâcheux accident.

Samuel arrivant sur le plan vibratoire de la septième région du Kâmaloka (L’Hadès, l’Enfer, le Purgatoire) réalisa qu’il se trouvait sur un plan particulier de l’astral qui n’était pas un lieu, un endroit spécifique mais un état vibratoire qui correspond à l’état conscient des êtres qui s’y trouvent. Cette région renferme les êtres humains privés du corps physique par la mort et destinés à subir certaines transformations purificatoires. Cette zone englobe les conditions attribuées aux états intermédiaires, enfers, purgatoires, que toutes les grandes religions considèrent comme la résidence temporaire de l’homme avant son arrivée au Ciel.

« La férocité des démons n’a d’égale que la cruauté des hommes eux-mêmes ! »

« Nous allons vous apprendre l’obéissance, la discipline et le respect des règles de la vie. C’est le message des démons adressé à tous les endurcis, les criminels, les psychopathes et les taulards de la pire espèce. »

 

 

« Oh, pauvre créature humaine ! Vous êtes ici pour subir notre courroux et vivre toutes les conséquences de vos actes perpétrées sur la Terre. Misérable créature fait de limon, de chair et de pus ! »

 

« Je suis le Seigneur des Ténèbres, la face blanche et livide comme la mort ! Mes yeux noirs et sombres représentent le néant et la fin définitive de l’amour ! Je suis le cadavre rampant dans la nuit glacée de la mort qui préfigure votre futur trépas ! »

 

Et là, il vit l’incroyable se produire, des êtres étranges venus de nulle part apparurent et se présentèrent comme les Maîtres, les Seigneurs de ce « lieu »…

Samuel Lemarchand : « Mais qu’est-ce que je fais ici ? Qui êtes-vous ? »

Le chef des démons : « Nous sommes des explorateurs pionniers des mondes inconnus de l’expérience, des démons selon certaines âmes, des anges selon d’autres, à vous de voir… Nous sommes les Seigneurs de ce plan d’existence. Nous accueillons tous les êtres pervertis, dépravés, débauchés et monstrueux qui ont causé du tort à leurs semblables ! Des êtres qui ont fait souffrir de pauvres créatures innocentes ! »

Samuel Lemarchand : « Non, je n’ai rien fait, je suis innocent. J’implore votre clémence, votre pardon et votre pitié ! »

Le chef des démons : « Ah bon, Samuel, tu oses implorer notre pardon et notre pitié ! Tu as passé toute ton existence terrestre à jouir et à profiter des autres, à faire souffrir tes semblables ! Nous pouvons anéantir, désintégrer ton âme si nous le voulons !!! Aucun homme sur Terre, riche ou pauvre, puissant ou humble, n’est à même de juger nos actes ! Nous sommes les Seigneurs de ce lieu ! Et nous faisons ce que nous voulons ! »

 

 

« Oh, misérables créatures humaines ! Vous êtes condamnés à satisfaire vos désirs et éprouvés du plaisir comme des animaux qui copulent dans la nature. Nous vous anéantiront dans les ténèbres de la mort ! »

 

Cette septième région du Kâmaloka renferme les conditions qui répondent aux différents genres d’enfers décrits dans les religions. L’atmosphère de ce lieu est lourde, triste, déprimante, elle semble imprégnée de toutes les influences opposées au bien. Le caractère repoussant de ce lieu est accru par le fait que dans le monde astral, la forme s’adapte au caractère. L’homme a donc pleinement l’apparence de tout ce qu’il est. Les appétits bestiaux donnent au corps astral une forme hideuse, bestiale, moitié humaine, moitié animale. Sur Terre, le scélérat avili et abruti possède déjà un aspect repoussant, mais ce n’est rien à côté du plan astral ou chacun a exactement l’air de ce qu’il est en réalité.

La population de ce bas-fond du Kâmaloka se compose du rebut de l’humanité : assassins, criminels, pervers, maniaques, psychopathes, ivrognes, drogués, débauchés, en un mot tout ce que le genre humain renferme de plus vil et de plus abject. Nul ne peut s’y trouver s’il n’est coupable de crime brutal, de cruauté persistante, de dépravation ou en proie à quelque vice abject.

Nous trouvons sur ce plan l’assassin entouré des formes de ses victimes, mutilées, pantelantes, hurlantes, dans une ambiance de haine frémissante contre le bourreau. Les seules personnes d’un caractère plus élevé qui se trouvent là pour un temps, sont des suicidés qui ont voulu éviter les conséquences de leurs actes et échapper à la punition terrestre de leurs méfaits. Car en vérité, la Loi existe, et elle survient si elle n’est pas respectée. Sinon, toutes les âmes de ce sombre séjour errent furieuses et avides, pleines d’appétits féroces et inassouvis, brûlées par la vengeance, par la haine, par les convoitises qu’elles ne peuvent satisfaire faute d’organes et de corps.

Ces âmes s’amassent autour des maisons de débauche, des bouges, des bordels, où l’on s’enivre, excitant les habitués de ces lieux à des actes de honte et de violence, cherchant l’occasion de les obséder et de les amener aux pires excès. Elles incitent quiconque nourrit de haine et la vengeance à commettre le crime médité. L’atmosphère écœurante de ces lieux est due en grande partie à la présence de ces entités liées à la terre par leurs passions abjectes.

 

 

 « Je suis le « Seigneur de la Mort » !!! Je suis le fossoyeur de la vie, de l’amour, de la tendresse, des caresses et du plaisir des sens ! Je suis le « Tombeau » de tous les appétits et de tous les désirs humains ! »

 

Le chef des démons : « Samuel, tu dois absolument vivre et revivre tous les actes de ta misérable vie terrestre !!! Jusqu’à faire exploser, désintégrer ton âme vile et perverse !!! Participe, ici et maintenant, à cette expérience ! Qu’il en soit ainsi… »

Samuel Lemarchand : « Ah Ah Ah, non non non !!! Ah, non pitié, non pourquoi !!! »

 

 

« Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. » La Bible : Romains 6:23.

 

L’âme de Samuel, après avoir revécu tous ces méfaits, fit son examen de conscience et décida de prendre la résolution de changer, d’évoluer pour le mieux. Samuel se rappela tous les moments d’amour et de bonheur passaient avec Emmanuelle, il se rendit compte qu’il a fait souffrir inutilement un être qui ne demandait qu’à vivre un amour inconditionnel, pur et sincère, une belle âme qui ne méritait pas un tel traitement…

Mais toutes ces souffrances ne sont que temporaires, et l’âme apprend la leçon dont elle a grand besoin : c’est que la Loi existe et que la misère survient inévitablement lorsqu’elle n’est pas observée, mais en fin de compte, elle assure notre évolution et notre salut, et conduit l’âme à la conquête de l’immortalité.

Les démons relâchèrent Samuel, en sachant qu’il a fait la promesse de changer positivement, d’avoir le projet de devenir un homme bien, bon et aimant pour de vrai cette fois-ci… Il s’envola rapidement vers le Ciel pour gagner, pour un temps, un agréable séjour en vue, peut-être, de revenir sur la Terre… Mais là, c’est une autre histoire…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 janvier 2022 4 27 /01 /janvier /2022 00:35

La série des histoires courtes fantastiques et insolites – Episode 6

La Femme qui désirait devenir Prêtre

Ma descente aux enfers pour l’amour d’un homme

Mon désir d’aimer et de servir Dieu me conduisit sur les chemins des plaisirs interdits et de la perdition de mon âme

 

 

Partie 1

« L’amour c’est l’infini mis à la portée des caniches. » Louis-Ferdinand Céline.

« Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison. » Louis-Ferdinand Céline.

« L’amour est la seule passion qui ne souffre ni passé ni avenir. » Honoré de Balzac.

« Un homme sans passion est un roi sans sujet. » Vauvenargues.

Les personnages :

Samuel Lemarchand (30 ans) : Homme d’affaires et financier international, Jet-setter, séducteur, et libertin. Il habite les quartiers les plus chics de Paris, il a fait des études à H.E.C. – Hautes Etudes de Commerce – Université Panthéon Paris 1 La Sorbonne.

Emmanuelle Muller (27 ans) : Jeune femme de la haute bourgeoise, avec une ascendance aristocratique. Elle a fait des études de droit et de commerce, et ensuite s’oriente vers des études de théologie dans le but de devenir prêtre, une femme prêtre ou plutôt pasteur de l’Eglise Protestante Unie de France, issue de l’union de l’Eglise réformée et de l’Eglise évangélique luthérienne de France.

Bob (dit le DJ) – 35 ans : Patron d’une Boîte de nuit parisienne, très chic, très tendance et libertine « Le Rêve de Lamia ».

Michel Robin (40 ans) : Evêque de l’Eglise Protestante Unie de France. Ami d’enfance et confesseur d’Emmanuelle Muller.

L’histoire :

Paris, France, de nos jours. Emmanuelle Muller se rend régulièrement à son rendez-vous, au Temple Protestant de la rue Saint Honoré à Paris, pour y rencontrer son ami, confident et évêque Michel Robin. Michel est un vieil ami d’Emmanuelle, il l’aide et la conseille au mieux dans ses choix concernant son engagement religieux. Emmanuelle après des études de droit et de commerce a décidé de s’engager en religion, et de devenir une femme pasteur, pour servir Dieu et aider les hommes. Elle est habitée par une foi ardente et un immense amour en Dieu, et en les hommes qu’elle veut aider et aimer de toute la pureté de son cœur et dans l’humilité du Christ.

 

 

Michel Robin : « Je comprends que la décision est difficile. C’est un choix qui n’est pas facile, de s’engager en religion, c’est faire des choix drastiques et assez radicales, notamment et tu le sais sur le célibat et la chasteté. Dans l’Eglise réformée de France, une femme peut être pasteur mais à condition que celle-ci s’engage à rester célibataire. »

Dans les vœux d’engagement en religion, la chasteté est un élément clé de la pureté sexuelle, et exige la pureté morale en pensées, en paroles, et en actes. Les relations sexuelles sont ordonnées de Dieu pour uniquement la procréation et pour l’expression de l’amour entre le mari et la femme. La recherche unique du plaisir des sens et de l’orgasme est à proscrire de la vie de l’aspirant (e) à l’ordination ; et même pour l’ensemble du « commun des mortels », ce type de vie dissolue basée sur la recherche exclusive des plaisirs sexuels n’est pas bien vu par l’Eglise en général.

Emmanuelle Muller : « Oui, j’en ai conscience, c’est un choix important. Le vœu de chasteté est l’une des trois conditions d’entrée en religion avec la pauvreté et l’obéissance. C’est le vœu de la continence parfaite et perpétuelle, une privation permanente des plaisirs sexuels, et ce jusqu’à la mort. »

Michel Robin : « Je sais, par expérience et parce que nous en avons discuté assez souvent, que tu es réellement habitée par le désir ardent de servir le Christ et d’aimer tous les hommes d’un amour pur et fraternel. »

Emmanuelle Muller : « C’est mon choix le plus ardent et le plus sincère… Je veux servir avec simplicité et humilité le Christ, aider et aimer tous les hommes… Mais, je pense à certaines choses qui troublent mon cœur… certaines choses qui sont liées à une expérience vécue, il y a près d’un an de cela, avec un homme… »

 

 

Michel Robin : « Ah bon, tu ne m’en as pas parlé, me semble-t-il ? »

Emmanuelle Muller : « Oui, un homme… un certain Samuel ! »

Michel Robin : « Et qui est-il ce Samuel ? Que vient-il faire dans ton histoire et dans tes choix de vie ? »

Emmanuelle Muller : « Oh, mon Dieu, non… Quand je pense à tout cela, je ne me sens pas très bien, et cela remue beaucoup de choses en moi, dans mon cœur, dans mon âme, et dans mon corps… »

Michel Robin : « Peux-tu être plus précise ? Bien sûr, si tu souhaites m’en parler ? »

Emmanuelle Muller : « Quand j’ai rencontré Samuel… Tout me semblait merveilleux et parfait, tout au moins au tout début de notre histoire… »

Il y a un an de cela, Emmanuelle Muller fit la rencontre de Samuel Lemarchand, un homme d’affaires et un financier international, dans un café, un endroit très chic de la capitale. Emmanuelle venait de terminer ses études de droit et de commerce, et était en pleine remise en question dans ses choix et dans ses engagements de vie, parce qu’elle souhaite se tourner vers la religion pour pouvoir vivre sa foi de façon pure et sincère, et devenir une femme pasteur.

Emmanuelle Muller : « Quand je l’ai vu pour la première fois… J’étais tombée littéralement sous son charme ! C’est un homme très beau, élégant, distingué, charismatique, magnétique… et très riche… Il dégageait comme une « sensualité naturelle », c’était irrésistible… Sur le coup, je n’ai pas compris ni réalisé ce qu’il se passait… Il a vu que je le regardais, il a « capté » en quelque sorte ma présence, il est venu vers moi et m’a abordé pour entamer une discussion… »

Sans s’en rendre compte, Emmanuelle Muller tombe sous le charme de Samuel Lemarchand, elle est prête et mûre pour être sous son emprise, l’étau se resserre sur elle… En réalité, c’est déjà trop tard… La vie fait parfois son œuvre d’une étrange façon… Un homme aussi beau, aussi séduisant que redoutable… Pourquoi tout cela ?

 

 

Samuel Lemarchand : « Bonjour chère inconnue ! J’espère ne pas vous déranger ? Vous êtes une nouvelle dans cet établissement ? Je n’avais, jusqu’à maintenant, remarqué votre présence… »

Emmanuelle Muller : « Bonjour monsieur ! Oui, je suis une nouvelle cliente dans cet établissement. A qui ai-je l’honneur ? Vous êtes ? »

Samuel Lemarchand : « Je me prénomme Samuel Lemarchand. Je suis le dirigeant d’une importante société commerciale sur Paris, et un fervent client de cet établissement depuis de nombreuses années. Et vous, mademoiselle ou madame ? »

Emmanuelle Muller : « Emmanuelle… Je me prénomme Emmanuelle Muller. Je passais tout simplement dans le coin, et je voulais découvrir cet endroit que je ne connaissais pas. »

Samuel Lemarchand : « C’est maintenant chose faite (avec un grand et large sourire charmeur) ! Si vous me permettez cette réflexion, j’ai remarqué que vous êtes une femme d’une grande beauté, d’une belle prestance et d’une telle élégance… que j’avais envie de vous aborder pour pouvoir vous le dire. Je suis un homme qui sait remarquer et apprécier ces choses-là… »

Emmanuelle Muller : « Et vous abordez toutes les jolies jeunes femmes élégantes dans Paris pour leur faire systématiquement des compliments ? »

Samuel Lemarchand : « Non, pas toutes, au contraire, mais vous oui particulièrement… »

Emmanuelle Muller : « Merci, mais pourquoi moi ? Qu’ai-je de spéciale par rapport aux autres femmes ? »

Samuel Lemarchand : « Ne soyez pas si modeste. Je crois que vous le savez… »

Samuel Lemarchand est un homme qui apprécie et admire la beauté féminine en général mais qui sait détecter les personnes d’exception en particulier. Emmanuelle Muller est une femme d’exception, pas seulement pour sa jeunesse, sa beauté, son élégance mais par ce qu’elle dégage, son « aura » en quelque sorte… Et il a perçut qu’Emmanuelle est une femme d’une grande gentillesse, d’une grande bonté, sociable et toujours prête à aider et à rendre service. Une femme idéaliste qui croit en l’amour inconditionnel, et douée pour avoir une vie intérieure très profonde… Une très belle âme en quelque sorte, si rare et si précieux à la fois !

 

 

Emmanuelle Muller : « Merci, c’est très sympathique et charmant même… (avec le sourire) Mais peut-être que vous vous méprenez à mon égard ? »

Samuel Lemarchand : « Oh non, je ne le pense pas… Je crois que vous êtes une femme d’exception, qui a des valeurs, une éthique, des convictions… Une femme capable d’entretenir une belle amitié mais aussi capable d’un amour inconditionnel, sans jugement, avec la plus grande des compassions… Une femme capable d’aimer sans condition, sans calculs et sans arrières pensées ! C’est très beau et c’est très rare même… C’est pour tout cela que vous êtes une femme d’exception, qui mérite d’être connue et appréciée ! »

Emmanuelle Muller : « Merci infiniment, je suis émue et très touchée par vos compliments. »

Emmanuelle Muller regarde tendrement Samuel Lemarchand dans les yeux, elle est ébahie, stupéfaite, elle ne sait plus trop quoi lui répondre… Elle est comme « suspendue », sous son charme, avec son grand sourire de séducteur. Ils discutent ensemble pendant une bonne partie de la soirée, et ensuite, il décide de la raccompagner chez elle, parce qu’il est déjà très tard et que dans certaines rues de Paris la nuit, il vaut mieux, tout de même, être prudent. Il lui donne sa carte de visite avec ses coordonnées car il souhaite la revoir, et pouvoir reprendre la discussion qu’ils avaient ensembles dans ce café parisien.

 

 

Plusieurs jours plus tard, Samuel Lemarchand et Emmanuelle Muller se donnent rendez-vous dans le café de leur première rencontre, pour boire un verre et discuter, mais assez vite, ils décident de sortir de l’établissement pour se rendre dans un des bars de nuit les plus sélects de la capitale, et ensuite, d’aller ensembles au théâtre. Après le théâtre, ils décident de marcher tous les deux dans les plus belles rues et avenues de la capitale comme les Champs Elysées, que Paris est une belle ville la nuit, belle et divine comme les plus belles rencontres sentimentales entre de beaux et superbes amants. Ils discutent, une bonne partie de la nuit, à bâtons rompus, chacun allant de ses arguments sur la vie, la société, le monde, la condition humaine, abordant de nombreux sujets philosophiques et religieux, de quoi refaire le monde en une belle et merveilleuse soirée.

Et puis, Samuel décide d’inviter Emmanuelle dans son plus bel appartement parisien, pour prendre un dernier verre, et poursuivre cette merveilleuse discussion entre de belles personnes si cultivées, et sur la même longueur d’onde en quelque sorte…

Mais là, l’attirance est trop forte, l’ambiance festive et la belle nuit de la capitale ayant fait son œuvre, la magie de la nuit invite souvent à lâcher-prise, les dernières résistances d’Emmanuelle tombent, la situation, l’ambiance, le décor, la beauté, la gentillesse et la sensibilité de Samuel, tous ces ingrédients réunis font qu’il est bien difficile de ne pas succomber à la tentation. Ils se dirigent tous les deux vers la chambre à coucher, ils enlèvent leurs vêtements, se glissent sous les draps et… font l’amour !

 

 

Emmanuelle Muller : « Michel, je n’ai pas pu ou su résister ce soir là, l’ambiance, la situation, la beauté, la gentillesse et la sensualité de Samuel m’ont fait perdre mes moyens mais… »

Michel Robin : « Mais quoi d’autres Emmanuelle ? »

Emmanuelle Muller : « Je crois sincèrement que… mon âme et mon corps avaient envies d’une telle chose, j’avais envie de découvrir l’amour et la passion ! Je n’avais jamais vécue une telle chose auparavant. Mon Dieu c’était si merveilleux, si doux, si sensuel… avec Samuel je me sentais bien, en osmose, je n’avais jamais connu un tel bien être dans les bras d’un homme… Je ne pensais pas que cela pouvait exister et être possible ! On faisait l’amour pendant des heures, des journées et des nuits… et j’avais toujours autant envie et soif de toutes ces étreintes… mon corps et mon âme les réclamaient sans cesse… J’avais besoin d’être comprise, d’être rassurer, d’être aimer, d’être caresser, d’être embrasser… Il me fallait vivre toutes ces choses, et plus je les vivais, plus il m’en fallait encore, encore et encore… J’étais subjuguée, j’étais droguée en quelque sorte… »

Emmanuelle Muller : « Dans les bras de Samuel, j’étais en permanence en extase ! Chaque jour, il me fallait ma drogue… nos corps avaient absolument envie et besoin de fusionner, d’être l’un dans l’autre, le plus souvent et le plus longtemps possible… des étreintes érotiques à n’en plus finir… Chaque jour, Samuel ouvrait un nouveau chapitre sur mon corps et ses possibilités de s’exprimer dans les plus beaux aspects de l’amour et de la passion. »

Michel Robin : « Je comprends Emmanuelle, la vie crée, parfois ou souvent, les conditions pour nous mettre sur le chemin de la tentation, et il est parfois difficile d’y résister. Mais, il y a, peut-être, autre chose, ton âme avait réellement envie de tout cela. Tu es habitée par une grande soif d’amour à donner mais aussi en demande de recevoir… et c’est souvent-là notre plus grande faiblesse, le talon d’Achille, que certains hommes peu scrupuleux exploitent allègrement. »

Emmanuelle Muller : « On faisait l’amour dans les endroits les plus insolites, chez lui dans son superbe appartement parisien, dans les plus luxueux hôtels de la capitale, dans les cabines des plus beaux bateaux de croisières, des plus beaux yachts, dans son jet privé, à la ville, à la campagne, à la montagne, à la plage, partout ou presque… »

 

 

Emmanuelle Muller : « Mon corps et mon âme étaient sans cesse en demande d’amour, de tendresse et de caresse. Chaque jour, j’étais en attente de ses coups de fils. Je regardais avec impatience, comme une jeune fille qui attend son beau Prince Charmant, derrière les fenêtres de mon appartement la venue de Samuel. J’avais hâte d’être à nouveau dans ses bras, et de poursuivre notre passion l’un pour l’autre. Il avait une façon si particulière de me toucher et de m’embrasser, une façon si douce et si sensuelle… C’était « électrique », je frissonnais dans tout mon corps, je n’arrivais plus à me contrôler, mes inhibitions sautaient, tombaient… Il pouvait me faire faire tout ce qu’il voulait… J’étais si bien dans ses bras, et au-dessus de son corps en enfourchant son sexe dans mon bas-ventre, c’était si chaud, si doux, si bon, et si voluptueux… Je n’avais plus envie de le retirer, tellement c’était si merveilleux, merveilleux d’être une femme, et d’être emplie, d’être habitée par la virilité d’un homme… Je me sentais reliée à Samuel, mais en même temps, reliée à la Vie, à l’Univers, à Dieu, à l’Absolu… C’est comme si l’Absolu vivait dans ma chair à ce moment-là, dans cette symbiose, dans cette osmose avec l’autre… Pour beaucoup de tels propos pourraient paraître déplacés, blasphématoires même… Mais, c’est ce que je ressentais, et je ne pouvais pas le nier, ce serait se renier, ce que l’on est en fin de compte au plus profond de soi-même… Comment est-ce possible en pratiquant une chose considérée comme obscène, sale, vile, et vulgaire ? J’étais troublée, je ne savais plus quoi penser… »

Michel Robin : « J’ai l’intime conviction que tu ne m’as pas tout dit sur ce qui s’est passé par la suite… »

Emmanuelle Muller : « Effectivement, notre passion a durée pendant de longs mois… C’était sublime et merveilleux à chaque fois… Et puis, tout a commencé à changer, quand il est revenu d’un voyage d’affaires… Je ne sais pas, peut-être avait-il eu des problèmes avec des clients et un important contrat d’affaires… Il s’est assez vite assombri, avec de nombreuses sautes d’humeur incompréhensibles… Il a commencé à prendre ses distances avec moi, nos relations se sont estompées mais j’étais toujours dans une immense demande d’amour… Moi, je ne changeais pas, j’étais égale à moi-même, en accord avec ma nature profonde et mes principes. »

Emmanuelle Muller : « Samuel ne donna plus de ses nouvelles pendant plusieurs semaines… Ensuite, il m’a rappelé au téléphone, en expliquant qu’il avait ces derniers temps des soucis professionnels, mais qu’il espérait que les choses s’arrangeraient prochainement. Il désirait qu’on reprenne notre relation là où elle s’était, momentanément, arrêtée… J’étais prête à tout faire pour lui… A sa demande, je marcherai sur les braises d’un fer ardent… »

Samuel Lemarchand invita de nouveau Emmanuelle Muller dans un prestigieux hôtel de luxe de la capitale pour une rencontre intime, en tête-à-tête, comme auparavant ou presque… Car il avait invité des « amis » à se joindre à eux… Il disait que c’était des amis importants, très gentils et très sympathiques…

Et puis, rapidement tout a basculé…

 

 

« Samuel et Emmanuelle aiment, par-dessus tout, faire l’amour avec tendresse, volupté et avec passion, le tout en musique ! »

 

 

 

 

 

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 01:55

La série des histoires courtes fantastiques et insolites – Episode 5

La Femme qui rêvait au Grand Amour

Mon cœur et mon âme pour toi à tout jamais !

Mon Amour, nous serons ensembles pour l’Eternité, c’est la plus belle des promesses que nous puissions nous faire…

 

 

« Lorsque deux nobles cœurs se sont vraiment aimés. Leur amour est plus fort que la mort elle-même. Cueillons les souvenirs que nous avons semés. Et l’absence après tout n’est rien lorsque l’on s’aime. » Guillaume Apollinaire.

« Il est grand temps de rallumer les étoiles. » Guillaume Apollinaire.

« La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité. » Alfred de Musset.

« Le mal existe, mais pas sans le bien, comme l’ombre existe, mais pas sans la lumière. » Alfred de Musset.

« Aimer, c’est se donner corps et âme. » Alfred de Musset.

« Ce n’est quelquefois qu’en perdant ceux qu’on aime, qu’on sent combien on les aimait. » Alfred de Musset.

Les personnages :

Alexandra Anderson (dit Alex) - 30 ans : Mannequin, Top Model, diplômée d’un Bachelor, elle fait des études pour devenir Avocate dans une école de droit « Law School », et ensuite elle rentre dans une faculté de droit dans une université américaine afin d’obtenir le diplôme de Juris Doctor.

Josh Angelo Cipriani (dit Angelo) – 35 ans : Ingénieur en informatique système pour les banques et les entreprises. Josh est un ami d’enfance d’Alexandra, tous les deux, ils sont amateurs de sport : Tennis, natation et randonnée.

William Gardner (45 ans) : Homme d’affaires et Avocat. Gérant du Cabinet d’Affaires « Gardner & Donovan ».

Franck Donovan (39 ans) : Juriste et Avocat. Associé du Cabinet d’Affaires « Gardner & Donovan ».

L’histoire :

Los Angeles (USA), de nos jours, Alexandra Anderson, est une jeune femme blonde, d’une très grande beauté, élégante, dynamique, sportive, ambitieuse, positive et pleine de joie de vivre. Pendant sa scolarité en tant qu’étudiante dans une école de droit « Law School » à Los Angeles, elle était une superbe Top Model, et un mannequin envié et apprécié pour sa superbe plastique physique, et un modèle à succès pour des agences de mannequins et des magazines spécialisées dans la mode ultra chic et glamour. Après ses études, elle souhaite devenir Avocate dans un Cabinet d’Avocat ou d’Affaires à Los Angeles. De plus, animée par une grande bonté d’âme, et d’une grande générosité, Alex consacre une partie de son temps a aidé les personnes les plus défavorisées à travers une association caritative à Los Angeles.

Josh Angelo Cipriani, est un beau jeune homme ambitieux, dynamique et sportif, ayant fait des études pour être ingénieur en informatique système pour les banques et les entreprises. Avec Alexandra, ils pratiquent tous les deux régulièrement du sport notamment le tennis. Josh est un ami d’enfance d’Alexandra, un ami de longue date, depuis leur plus tendre enfance. Tous les deux vivent une amitié platonique faite d’amour, de respect, de complicité et d’une grande tendresse.

L’histoire remonte dix ans plut tôt, quand ils sont étudiants, Alexandra Anderson a 20 ans et Josh Angelo Cipriani 25 ans. Un événement inattendu va les séparés, Josh disparaît sans laisser de traces, et sans donner aucunes explications, alors qu’ils étaient des amis très proches et très complices. Pendant longtemps, Alexandra essaya de retrouver Josh mais sans succès. Elle pense, avec le temps, qu’il a dut refaire sa vie ailleurs, loin de Los Angeles et de la Californie, surtout qu’il était en assez mauvais terme avec sa famille au moment des faits. Mais pourquoi ne l’a-t-il pas dit à Alexandra ? Pourquoi tant de mystères ? De plus, ce n’était pas dans ses habitudes de partir sans rien dire, et sans laisser d’adresses…

 

 

Vendredi 21 juin, c’est le début de l’été, il fait très beau ce jour là en ce début d’après-midi, où Josh et Alexandra font ensembles du sport à la faculté, sur le terrain de tennis situé à l’extérieur du bâtiment :

- Alex : « Ah ! Super, je l’ai eu ce point. J’ai frappée la meilleure balle, et cette fois-ci, j’ai réussi à marquer, c’est très net ! »

- Angelo : « Oui, tu as gagné, tu as bien joué Alex ! » - « Au fait, je pense à une chose, on pourrait sortir tous les deux… »

- Alex : « On est tout le temps ensemble… »

- Angelo : « Ouais, on est tous les deux, on passe du temps ensemble, mais je voudrais qu’on sorte ensemble, c’est différent Alex ! »

- Alex : « Arrête Josh, tu es mon meilleur ami, et tu sais que trouver un véritable ami c’est difficile ! Je tiens véritablement à toi, tu comptes beaucoup pour moi ! Je ne veux pas prendre le risque de te perdre… »

- Angelo : « Oui, je comprends mais ton argument est un peu dépassé… »

- Alex : « Je crois que tu ne comprends pas. J’ai peur de perdre ce que j’ai, notre superbe amitié. Je n’ai pas envie de prendre le risque, c’est tout. Je ne veux pas te perdre Josh. Tu es mon meilleur ami, et tu comptes énormément pour moi. »

- Angelo : « Et bien alors, on se fait un ciné et une bouffe, rien que tous les deux, un soir ? »

- Alex : « Euh, écoute, je veux bien y réfléchir. » (Elle sourit). Elle a deviné que Josh s’intéresse à elle bien plus qu’une simple amie. Son intuition féminine lui suggère que son ami Josh, en fait, nourrit des sentiments pour elle… bien plus qu’une simple amitié platonique.

- Angelo : « D’accord, je vais me « jeter à l’eau » pour cette fois… D’abord, je vais te jeter un sort Alex, un « sort d’amour » (il sourit tendrement)… ça marchera peut-être ! »

- Alex : « Attends Josh, ne part pas tout de suite… D’accord, à tout à l’heure, je veux bien qu’on se voit après les études et le sport. »

- Angelo : « Alex, essai de penser à ce que je t’ai dit… Merci. »

Le lendemain, samedi soir, Alex essai d’appeler Josh sur son portable, pour sortir dîner ensemble comme il le lui avait proposé, mais il ne répond pas, impossible de le joindre. Plusieurs jours plus tard, Alex se rendra à l’évidence que Josh, son meilleur ami d’enfance, a disparu, et elle ne le reverra jamais…

Dix ans plus tard, bien des années se sont écoulées, et la vie économique, sociale et culturelle bat son plein, et est en pleine essor dans la plus belle « Cité des Anges ». Alexandra a obtenu son diplôme de Juris Doctor pour exercer dans un cabinet d’avocats, elle recherche donc un poste d’Avocate ou d’Assistante Juridique au moins pour commencer à mettre un pied dans le monde du travail. Alex est toujours célibataire, après les événements dramatiques de la disparition de Josh, elle n’a pas eu l’envie de faire sa vie et d’oublier Josh, son souvenir la hante, son cœur est déchiré car elle vit avec la pensée que Josh souhaitait, peut-être, lui dire quelque chose d’important le jour où il a disparu…

Les jours et les semaines passent, à un rythme rapide. Alexandra a trouvé sur un site internet de recherche d’emplois un poste d’Assistante Juridique qui pourrait lui convenir, elle décide de postuler en ligne, c’est une entreprise située à Los Angeles, le Cabinet d’Affaires « Gardner & Donovan ».

 

 

Vient le jour du rendez-vous pour un entretien d’embauche avec le gérant du Cabinet d’Affaires, William Gardner et son associé Franck Donovan, des hommes d’affaires compétents et expérimentés dans leurs domaines, et d’apparences sympathiques et joviales, très à l’aise en société, dans les rapports humains et la communication. Ils ont besoin très rapidement d’une assistante juridique, car ces derniers temps, ils ont un surcroît de travail ; le cabinet d’affaires a de nouveaux et de très importants clients, et ils ont besoin d’une assistante pour les aider à gérer au mieux les dossiers clients : les contrats, les litiges et les contentieux.

- William Gardner : « Bonjour Melle Alexandra Anderson, enchanté de faire votre connaissance, nous vous remercions d’avoir choisi de postuler auprès de notre entreprise. Qu’est-ce qui vous motive précisément dans le choix de notre cabinet d’affaires ? »

- Alexandra : « Merci, de même, Mr Gardner, j’ai choisi votre entreprise car je souhaite exercer un emploi d’Assistante Juridique dans un cabinet à Los Angeles, pour démarrer ma première expérience dans ce domaine, et ensuite, je l’espère faire évoluer ma carrière comme Avocate dans un cabinet d’affaires, comme le vôtre, ou un cabinet d’avocats. »

- Franck Donovan : « Et qu’avez-vous fait précisément comme études avant de décider de postuler à notre cabinet ? Avez-vous déjà eu ou non une expérience professionnelle dans ce domaine ou dans un tout autre secteur ? »

- Alexandra : «  J’ai suivi des études dans une école de droit « Law School », et ensuite, j’ai intégré une faculté de droit dans une université à Los Angeles afin de passer un Juris Doctor, que j’ai obtenu avec mention. Après mes études, j’ai travaillé comme serveuse dans un restaurant, et ensuite comme hôtesse d’accueil dans une agence de tourisme. Ce poste est très important pour moi, je suis disponible de suite, dynamique et motivée ; et je souhaite mettre rapidement mes compétences au service de votre entreprise. »

 

 

- Franck Donovan : « Avez-vous des activités extra-professionnelles ? Une passion ou un hobby dans la vie ? »

- Alexandra : « Oui, je suis bénévole dans une association caritative à Los Angeles qui vient en aide aux plus défavorisés. J’aime être utile à ma communauté, et aider les autres qui ont des difficultés d’insertion dans la vie. Je suis également mannequin et Top Model pour des revues et des magazines de mode. »

- William Gardner : « Très bien, nous aimons les candidats et les candidates motivées et déterminées à travailler avec nous pour faire évoluer positivement notre entreprise. Nous apprécions volontiers votre candidature, votre parcours professionnel et extra-professionnel, et votre détermination à mettre vos compétences au service de notre cabinet d’affaires. De plus, vous avez une très belle voix, une belle élocution, et vous êtes une femme souriante, élégante et distinguée. L’apparence et la présentation sont aussi essentielles, car nous avons des clients importants à Los Angeles et dans toute la Californie. Il est donc essentiel de pouvoir avoir du style et de l’élégance pour gérer nos relations clients, et pour notre communication d’entreprise. »

- Alexandra : « Mais je vous remercie, je suis très touchée Mr Gardner ! »

- Franck Donovan : « Et bien voilà, nous avons d’autres candidatures à examiner pour ce poste. Nous vous recontacterons, dans les plus brefs délais, pour vous informer si votre candidature a été retenue. Merci à vous, et passez une très belle journée. »

- William Gardner : « Oui, merci à vous d’être venu, ce jour, à cet entretien. Nous vous souhaitons une bonne journée, et à très bientôt peut-être ! »

 

 

Alexandra Anderson se lève et quitte le bureau de William Gardner et Franck Donovan, elle se retourne et se dirige vers la porte de sortie. Les deux hommes d’affaires se regardent d’un air entendu, avec un sourire complice et énigmatique.

Une semaine plus tard, Alexandra Anderson reçoit une réponse favorable du Cabinet d’Affaires « Gardner & Donovan », sa candidature a été retenue, pour une période d’un mois à l’essai avant une embauche ferme et définitive. Elle commence le travail dès lundi prochain.

Les premières semaines de travail se passent très bien, à merveilles, avec des employeurs très sympathiques et très prévenants, trop bien peut-être même…

Un soir, en rentrant du travail, de retour à son domicile, Alexandra constate que dans son salon, le poste de téléphone fixe qui est raccordé à un répondeur téléphonique se met à biper, une lumière rouge clignote, il y a donc un message sur le répondeur. Alex essai d’écouter le message mais sans succès : la voix de l’interlocuteur est lointaine et saccadée, sans trop savoir ce que cette personne souhaitait, ni pourquoi elle reçoit un tel appel. Mais après coup, elle se demande si ce n’était pas la voix de… Josh, son ami d’enfance, disparu depuis dix ans déjà ! Et si c’était lui, après tout ce temps, elle se demande s’il est encore vivant ou mort.

Les soirs suivants, de retour à son domicile après le travail, Alex se met à l’aise dans son canapé et allume son poste de télévision pour regarder son émission favorite, histoire de décompresser un peu du stress du travail, et se changer les idées. Le fait de fixer son poste de télévision, au bout d’un moment, ses yeux sont mi-clos, son esprit décroche de l’écran cathodique où défilent des images qui deviennent vite floues… Elle se remémore les instants passés avec Josh, il y a de cela de nombreuses années, pendant leur adolescence, des souvenirs lui reviennent en mémoire :

- Angelo : « Alex, tu es mon amie, ma meilleure amie d’enfance c’est vrai, je tiens beaucoup à toi, tu es la seule personne avec qui je partage des tas de choses, et on se confie aisément nos problèmes et nos difficultés de toutes sortes. On veille l’un sur l’autre, et on partage beaucoup d’activités ensembles. Comment te dire Alex… »

- Alex : « Je sais Josh, j’ai relu dernièrement tes courriers, tes plus beaux poèmes d’amour, de soutien, de réconfort et de joie à mon encontre pendant les périodes de ma vie où je n’étais pas très bien, et je t’en remercie sincèrement. Cela me touche beaucoup. »

 

 

J’ai relu attentivement tes dernières lettres Josh, et elles me vont droit au cœur :

« Alex, quoi de plus beau qu’une âme qui appréhende, ressent et respire la vie, un cœur qui bat pour mille raisons, et si profondément pour l’Amour. Ainsi, aimait la beauté d’une femme, ce n’est pas seulement aimé ce qui est beau et visible à l’extérieur, mais aussi aimer ce qui est à l’intérieur. La dimension de son cœur et de son âme. Plus son âme, son esprit et son cœur seront élevées vibratoirement, plus une femme sera belle et rayonnante, comme un soleil sur la Terre. Les amants qui s’aiment ardemment et passionnément sur un plan physique et spirituel ont le sentiment d’être éternel car l’Amour renforce le désir et le sentiment d’éternité qui nous envahit, et qui sous-tend la réalité subtile de notre Univers. C’est une promesse d’éternité car l’Amour est plus fort que la mort. »

« Alex, ta présente et ton existence sont une « eau bienfaitrice et réconfortante », elle illumine de joie mes jours et mes nuits, mon existence toute entière même, elle stimule mon cœur pour écrire ces quelques mots, si ta vie peut paraître, en apparence, banale et anodine dans ce monde de tumulte, de brutalité et de chaos, elle est pourtant essentielle car elle emplit de lumière les êtres les plus chers qui nous entourent et que l’on aiment, et elle emplit mon cœur de joie et d’allégresse. Oh Alex, je pense à toi, j’ai envie d’être près de toi, à tes côtés pour la vie, mais aussi pour l’éternité… Je t’aime Alex… Tendrement et affectueusement, Josh ! »

Le lendemain matin, Alexandra se rend, comme à l’accoutumé, à son poste de travail chez le Cabinet « Gardner & Donovan », son patron William Gardner l’interpelle vigoureusement, il est en colère, il demande à Alexandra des explications, car il a reçu chez lui des appels et des messages sur son répondeur téléphonique : un certain Josh Angelo Cipriani, qui est l’ami d’Alexandra, son patron est furieux !

- William Gardner : « Que savez-vous précisément de Josh ? Que vous a-t-il dit exactement ? Il nous a parlé qu’il était au courant des contrats que nous avions avec un certain Roca, un homme d’affaires de Los Angeles, qui vient de Floride, et qui connaît des individus en lien avec la mafia de Chicago, et des parrains italiens en cheville avec la pègre de New-York ! Qu’est-ce que cela veut dire Alexandra ? »

William Gardner tape du poing fortement sur la table.

- Alexandra : « Mais je n’en sais rien Mr Gardner, je ne sais pas ce qu’est cette histoire, et je n’ai pas d’informations là-dessus ! »

- William Gardner : « Ce Josh sait absolument tout, et de plus, il a demandé de vos nouvelles car vous vous connaissez, vous êtes des amis de longues dates ! »

Au même moment, Franck Donovan rentre dans le bureau, William Gardner demande à Franck de fermer le bureau à double tour, personne ne sort sans avoir éclaircie cette affaire, et je ne plaisante pas c’est un ordre Alexandra !

Alexandra Anderson tente de sortir du bureau mais ses employeurs la rattrape, la bouscule, elle tombe par terre. Ils l’a saisissent énergiquement par les épaules, en essayant de contenir ses bras, Alex cherche à se débattre.

- Alexandra : « Mais arrêtez, mais lâchez-moi !!! »

William Gardner lance à son associé Franck Donovan : elle est au courant de tout, elle risque de parler à la Police. Franck Donovan donne un violent coup de poing à la figure d’Alexandra, elle s’effondre, ils la tirent par les cheveux jusque dans un réduit, ils en profitent pour la violer, ils l’a bâillonnent, l’étranglent… Alex perd connaissance…

Les associés du Cabinet d’Affaires « Gardner & Donovan » prennent leurs voitures, et roulent en direction du désert Mojave au sud de la Californie, dans le coffre d’une des voitures, il y a le corps d’Alex bâillonnée et ligotée dans un grand sac poubelle, elle est à demi-consciente…

Ils trouvent un canyon avec une grande crevasse, ils en profitent pour jeter le corps d’Alex dans la fosse pour s’en débarrasser définitivement. L’étendue du désert étant immense, on ne retrouvera pas le corps…

Des mois plus tard, la Police réussit à retrouver le corps d’Alexandra Anderson, sans vie hélas, Alex est morte, dans son sac à main, on retrouvera les courriers d’amour de Josh adressés à Alexandra, l’amour de sa vie. La Police fera aussi la découverte du corps de Josh, dans ce même désert, quelques centaines de mètres plus loin…

L’analyse ADN sur le corps de Josh comme sur celui d’Alexandra révèlera que les assassins sont les seuls et mêmes individus, à savoir William Gardner et Franck Donovan, Josh ayant été tué par ces mêmes hommes plusieurs années auparavant, il y a dix ans déjà…

Car Josh, à ce moment-là, était en stage informatique chez le Cabinet « Gardner & Donovan », et il avait, malencontreusement et par hasard, trouvé des fichiers numériques compromettant concernant les activités illicites de ses employeurs ; ayant compris que Josh a découvert le « poteau rose », que ses employeurs William Gardner et Franck Donovan étaient des individus sans scrupules, et en cheville avec la Mafia, ils ont enlevés Josh, l’ont assassiné, et ce sont débarrassés du corps dans le plus célèbre désert de Californie : le désert Mojave.

Josh avait tenté de prévenir Alexandra depuis l’autre monde, du danger qu’elle courait, mais hélas sans succès !

Dans le désert Mojave, les deux âmes d’Alex et Josh sont là, de nouveaux réunies… Ils se transforment en une boule de lumière, et montent ensembles à vive allure vers le ciel étoilé…

Sur Terre, dans la vie nocturne de Los Angeles, les hommes vaquent à leurs occupations quotidiennes comme si de rien n’était, pris dans le marasme et l’agitation de la vie économique et sociale, ces hommes sont loin d’imaginer que deux êtres qui s’aimaient d’un amour pur, tendre et absolu puissent un jour se réunir au Ciel et composés ensembles la voûte étoilée…

« Oui, c’est la plus belle des promesses que nous puissions nous faire, être ensembles, et que le Ciel étoilé protège notre amour pour l’Eternité… »

 

 

 

 

 

 

 

 

« Alex, l’Amour renforce le désir et le sentiment d’éternité qui nous envahit, et qui sous-tend la réalité subtile de notre Univers. C’est une promesse d’éternité car l’Amour est plus fort que la mort. Je souhaite être à tes cotés pour l’éternité. Plus personne ne nous fera du mal, et n’empêchera l’existence de notre amour. Un Amour pur, sensible et lumineux qui nous conduira vers les étoiles, et nous brilleront comme des dieux dans le firmament. Je t’aime Alex. Josh »

 

 

 

 

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31 décembre 2021 5 31 /12 /décembre /2021 01:45

La série des histoires courtes fantastiques et insolites – Episode 4

Le Prédateur

Le « Prince Charmant » qui n’en était pas un…

Terreur dans la nuit

 

 

« Tout comme il y a deux versions à chaque histoire, il y a deux versions à chaque personne. Une version que nous révélons au monde et l’autre que nous gardons cachée… Une dualité gouvernée par l’équilibre de la lumière et de l’obscurité. Chacun de nous a la capacité d’accomplir le bien et le mal mais ceux qui sont capables de brouiller la ligne de division morale détiennent le vrai pouvoir. » Emily Thorne, Revenge.

« Peu à peu, j’ai découvert que la ligne de partage entre le bien et le mal ne sépare ni les Etats ni les classes ni les partis, mais qu’elle traverse le cœur de chaque homme et de toute l’humanité. » Alexandre Soljenitsyne.

« Le bien et le mal ne sont pas deux mondes cloisonnés, étrangers l’un à l’autre… La frontière est parfois imperceptible entre eux. » Charlotte Savary.

New York, USA, Wall Street, de nos jours.

Les personnages :

Patrick Oldman : 35 ans, est un brillant homme d’affaires américain, diplômé à l’université Harvard Business School, c’est un fringant et flamboyant Golden-Boy de Wall Street. C’est un homme très beau, distingué, élégant, intelligent, cultivé et très riche. Il porte des vêtements de marque très coûteux, de prestige car il aime plaire et être vue comme l’homme le plus élégant de Manhattan. Il fréquente les clubs d’affaires et privés les plus prisés de tout l’Amérique ainsi que les bars, les restaurants, les hôtels les plus chics des Etats-Unis et du monde. Il aime les endroits les plus sélects où il est difficile d’obtenir une réservation si l’on n’est pas quelqu’un dans la société et les affaires. Il aime sortir dans les boîtes branchées avec ses amis et ses collègues de bureau, où il apprécie, de temps à autre, sniffer de la cocaïne comme tout bon yuppie branché qui se respecte.

Harold McBride : 40 ans, avocat d’affaires et associé de Patrick Oldman dans leur société de placement financier et de trading international « Oldman & McBride Interactive Brokers Company ». Il est spécialisé dans les fusions/acquisitions d’entreprises et la recherche de financements, pour leurs clients, auprès des banques, des fonds d’investissements et autres sociétés d’apports de fonds propres en capital pour investir en Bourse sur les marchés financiers et les produits dérivés. Ils aiment prendre des risques pour gagner beaucoup d’argent, ils aiment vivre « à cent à l’heure », sans aucunes limites. Harold aime faire la fête et sortir en boîte de nuit avec son ami Patrick. Ils sont tous les deux amateurs de jeunes et jolies femmes.

Alan Hellis : 50 ans, psychiatre et psychothérapeute, il est un spécialiste des troubles de la personnalité comme la schizophrénie et les troubles bipolaires, qui est une maladie psychiatrique chronique caractérisée par des troubles récurrents de l’humeur, appelée auparavant psychose maniacodépressive. Il est le thérapeute et confident de Patrick Oldman, il lui confie ses peurs et ses obsessions, il lui parle de son enfance, de ses parents et des relations plus ou moins conflictuelles qu’il a avec les autres.

Michael Paulson : 45 ans, inspecteur de police à New Work, il est sur la trace d’un mystérieux tueur en série totalement dérangé, un dangereux psychopathe, selon lui l’assassin est un personnage important de la haute société new-yorkaise. Il est le frère de Meredith Paulson une femme de 25 ans qui a disparu après avoir passer une soirée avec une amie dans une boîte de nuit à Manhattan.

Meredith Paulson : 25 ans, sœur de Michael Paulson, c’est une jolie jeune femme blonde, très élégante et très sportive. Meredith est une brillante étudiante à l’université spécialisée dans le marketing, l’événementiel, les spectacles et les shows mentalistes, c’est une adepte de la pensée positive, de l’hypnose et de la suggestion. Elle a disparu mystérieusement dans une boîte de nuit très chic et très sélecte à Manhattan où elle organisait avec une amie une soirée spectacle sur le thème du mentalisme et de l’autosuggestion.

L’histoire :

En apparence, Patrick a vraiment tout pour être un homme heureux et comblé dans tous les domaines de l’existence… Pourtant, c’est un homme seul… Il pourrait être « l’Homme idéal », le fameux « Prince Charmant » dont toutes les femmes rêvent… Du moins en apparence, sauf qu’il y a un problème de taille… Patrick a une face sombre, très sombre, c’est un déséquilibré, un malade mental, un psychopathe qui déteste et qui hait absolument les pauvres, les marginaux, les clochards, les prostituées et les femmes en particulier, mais ses amis et ses collègues de travail ne le savent pas, c’est son côté sombre et secret qu’il cache à tout le monde. Il a un humour froid et décalé qui est peut-être la seule trace d’humanité qu’on peut lui trouver. Depuis ces derniers temps, Patrick se plaint de faire régulièrement des cauchemars, des hallucinations, il souffre de troubles de la personnalité. Il dit qu’il fait des choses horribles la nuit dont il ne se rappelle pas, mais il affirme que ce n’est pas lui, et que tout cela en fin de compte n’est pas réel, et peut-être dus aux effets de la drogue.

Il est minuit quand Patrick Oldman appelle au bureau son ami et associé Harold McBride. Patrick vient de terminer un important dossier pour un client, une société new-yorkaise qui souhaite lever des fonds auprès d’une banque pour investir son capital sur des produits dérivés à très hauts risques, et à forts potentiels de rendement, en vue de réaliser une énorme plus-value.

 

 

Patrick Oldman : « Salut Harold, comment vas-tu ? Je sais il est tard mais j’en ai assez de travailler sur le dossier de la levée de fonds pour la société new-yorkaise. On pourrait sortir ce soir pour se changer les idées et faire la fête ? »

Harold McBride : « Salut Patrick, oui OK ça marche… Moi aussi j’ai eu beaucoup de boulots au bureau toute la journée jusqu’à une heure tardive. J’ai envie de me changer les idées et de sortir. Tu connais cette fameuse boîte de nuit sur Manhattan où il y a des serveuses très jolies qui servent les clients en petites tenues sexy !!! Ils font souvent des spectacles, des shows très intéressants et excitants… »

Patrick Oldman : « Eh ouais… Super ça me branche mec… J’ai envie de sortir, de voir du monde, et faire de nouvelles rencontres super sympas… Humm… »

Harold McBride : « OK alors rendez-vous dans une demi-heure environ la boîte n’est pas très loin de notre bureau… »

Patrick Oldman et Harold McBride se rendent dans une des boîtes de nuit les plus prisées de Manhattan où ils ont réservés la meilleure table chez « The Divin Marquis New York » où il y a toujours des spectacles qui sortent de l’ordinaire, des shows super excitants et souvent des femmes sublimes.

Le spectacle bat son plein et l’ambiance est super sympa et délirante quand Patrick Oldman décide d’inviter à sa table Meredith Paulson l’organisatrice du show mentaliste.

Patrick Oldman : « Bonsoir Meredith, je suis Patrick Oldman, je dirige une des plus importantes sociétés d’investissement financier à New York, et je suis un admirateur de vos spectacles et de vos shows mentalistes. Je trouve cela super et en plus vous êtes une femme charmante ! »

Meredith Paulson : « Merci Monsieur Oldman. Je suis contente que vous appréciez ce que je fais. »

Patrick Oldman : « Appelez-moi simplement Patrick. Mais, dites-moi, comment vous ai venu l’idée de vous intéresser à ce type de sujet ? »

Meredith Paulson : « Oh, il y a de cela quelques années, intéressée par la pensée positive, l’hypnose et l’autosuggestion, j’ai décidé de suivre des études dans ce domaine, et ensuite de créer un événement sur ce sujet, de plus un de mes oncles est dans le domaine du spectacle comme illusionniste et mentaliste. »

 

 

Patrick Oldman : « Ah, d’accord… Et dites-moi à quoi je pense là en ce moment précis, vous pouvez le dire ? »

Meredith Paulson : « Euh, c’est difficile à dire comme cela, vous me prenez au dépourvu… Je suis émue… Surtout que bientôt, je vais passer mon diplôme, et ensuite j’espère vite trouver un emploi dans une entreprise dans le marketing ou l’événementiel. »

Patrick Oldman : « Chère Meredith, j’ai beaucoup de relations avec d’importantes entreprises à New York et aux Etats-Unis. Je peux vous aider à trouver du travail, et même à vous recommander sans aucun problème. »

Meredith Paulson : « Merci Patrick c’est gentil… Ce que je vois là tout de suite… Vous êtes un homme fort, autoritaire, perfectionniste et déterminé dans votre travail, vous n’aimez pas qu’on passe devant vous dans les affaires, et dans la vie en général… Vous acceptez peu les critiques des autres, et vous aimez, par-dessus tout, être admiré, envier et respecter ! Et vous aimez les très jolies femmes ! »

Patrick Oldman : « Hum… pas mal ! Vous êtes très perspicace Meredith… J’aimerais qu’on prenne un verre ensemble dans un endroit privé, et plus tranquille, pour faire plus amples connaissances… Pourquoi pas chez moi ? »

Meredith Paulson : « Merci, c’est gentil Patrick mais pas ce soir, il est très tard, et demain je dois me lever tôt, j’ai des cours à l’université… Peut-être à une autre fois ? »

Patrick Oldman : « D’accord… Peut-être à une autre fois… Je l’espère vivement… Vous savez vous me rappelez ma première petite amie ! »

Meredith Paulson sort de la boîte de nuit « The Divin Marquis New York » pour rentrer chez elle car il est très tard. Peu de temps après Patrick Oldman et Harold McBride ont quitté également celle-ci.

Le soir dans Manhattan certaines rues sont très sombres, Meredith avance d’un pas rapide pour trouver la ligne de bus qui la ramènera près de l’endroit où elle réside. Certaines rues sont peu sûres… Le silence s’abat soudainement dans une rue où Meredith s’est engagée pour trouver un raccourci, pour rejoindre le premier arrêt d’autobus, une brise légère flotte élégamment dans l’air sa belle chevelure blonde, et fait relever délicatement sa robe qui permet de voir ses longues et jolies jambes… Elle est très belle, la nuit est divine et inspire au désir… Meredith se sent soudainement inquiète, elle a l’impression qu’on l’observe, et qu’on la suit depuis qu’elle a quitté la boîte de nuit… D'un seul coup, elle pousse un cri d’effroi mais fausse alerte, ce n’est qu’un chat noir qui vient de sauter d’une poubelle à l’angle de la rue. Elle continue de marcher droit devant elle en ayant l’impression qu’une ombre inquiétante et malveillante la suit derrière elle… Elle a peur de se retourner quand elle décide de faire volte-face pour voir qui la suit... Elle entend prononcer son prénom.

- « Meredith comment vas-tu ? Qu’est-ce que tu fais là ? »

- « Ah, c’est toi Tom… Tu m’as fait peur… Tu m’as fichu une trouille bleue ! »

C’est Tom son camarade et ami à l’université qui passait par là.

- « Mais ce n’est que moi Tom… Tu as peur… Qu’est-ce qu’il y a ? »

- « J’ai simplement eu l’impression que quelqu’un me suit depuis un petit moment, et j’ai pris peur ! »

- « Tu ne devrais pas sortir seul si tard, surtout dans certaines rues de Manhattan ! »

Sur les conseils de Tom, Meredith se dépêche de prendre le bus et de rentrer chez elle, ce n’est pas un endroit ni une heure pour flâner dans les rues.

Le lendemain, Patrick Oldman se rend à son rendez-vous mensuel avec son médecin et psychiatre le Dr Alan Hellis. Patrick a toujours des cauchemars, des hallucinations et des obsessions, qui l’empêchent de dormir, et de passer des nuits paisibles d’où son état régulièrement survolté.

Dr Allan Hellis : « Bonjour Patrick, comment allez-vous cette fois-ci ? Toujours les mêmes cauchemars et hallucinations ? »

Patrick Oldman : « Docteur, vraiment en ce moment, je ne vais pas bien… J’ai l’impression que quelqu’un d’autre qui me ressemble physiquement, et qui fait le même métier que moi, usurpe mon identité pour faire des choses horribles que je n’arrive tout simplement pas à imaginer ! »

Dr Alan Hellis : « Selon vous qui essai d’usurper votre identité, et de vous causer du tort ? Quelqu’un dans votre entourage professionnel ou personnel ? Un concurrent en affaires ? Ou est-ce encore un de vos rêves, ou plutôt un de vos cauchemars ? »

Patrick Oldman : « Dans ces moments d’extrêmes angoisses, je ne me sens tout simplement pas là, je ne ressens plus rien, plus de sentiments, ni d’émotions, ni d’empathies pour qui que ce soient, je me sens vide, plus rien n’a de sens ni d’importance. C’est quelqu’un d’autre, ce n’est pas moi… Vous savez docteur, il y a longtemps, ma première petite amie… »

Dr Allan Hellis : « Quoi Patrick, dites-moi, quoi votre première petite amie ? »

Patrick Oldman : « Ma première petite amie est morte étranglée. On n’a jamais su qui a causé cet horrible crime. »

La première petite amie de Patrick Oldman, Jennifer, 20 ans, avait été retrouvée morte étranglée chez elle dans le salon avec une rallonge électrique. Ce n’était que le début d’une série de faits divers de plus en plus horribles et macabres qui venait tout juste de commencer, et de perturber la vie de Patrick Oldman.

Patrick Oldman : « Quelques temps plus tard, c’était les animaux domestiques de mes parents, ils aiment les chiens et les chats, on les a retrouvés morts égorgés, les plus petits ont été noyés dans une bassine d’eau, leurs petits corps chétifs mis dans un sac en plastique, et jeter à la poubelle ! »

Et puis Patrick Oldman rentre dans une espèce de transe auto-hypnotique, il essaie de se souvenir de toutes ces dernières années où des faits plus qu’étranges et monstrueux se sont produits…

Dans des cauchemars il se rappelle que…

Une nuit, un chauffeur de taxi à Manhattan est retrouvé mort décapité dans sa voiture… Des rodéos, des courses en voiture de sport où des sans domiciles fixes, des clochards, sont volontairement culbutés avec le pare-choc de la voiture… Une institutrice retrouvée pendue dans sa salle de classe… Il n’y a aucunes logiques dans les meurtres… Des hommes, des femmes et des animaux sont atrocement mutilés et tués… Surtout des femmes, le tueur sadique et psychopathe adore s’en prendre aux femmes… Des femmes de tous âges et de tous milieux, des jeunes femmes jusqu’à des femmes d’âges mûres… Surtout des femmes d’une certaine classe sociale, des bourgeoises bien insérées dans la société et la vie professionnelle comme des journalistes, des médecins, des infirmières, des hôtesses de l’air, des avocates, des directrices d’agences de communication et de marketing…

 

 

Ah oui, je me souviens dans un rêve… Une certaine directrice d’une agence de communication… Elle s’appelait Elizabeth Parsons… Une très belle femme élégante et distinguée de 50 ans. Elle était toujours habillée de façon sexy et provocante pour qu’on la remarque et qu’on la désire… Des jupes très courtes au ras des fesses, des chaussures à talons aiguilles ou des grandes bottes. Une femme avec une forte personnalité, très sûre d’elle, très autoritaire, une dominatrice dans sa vie professionnelle et personnelle… On l’appelait la « Maîtresse d’école » car elle aimait bien dresser les hommes avec une cravache… Une « prédatrice » sur le plan sexuel car elle aimait collectionner les amants… Une cougar !!!

Un jour, j’ai réussi à être inviter chez elle… en me laissant séduire en quelque sorte… en jouant à un rôle… celui d’un inspecteur de police qui enquête sur la disparition mystérieuse de femmes. Elle se plaignait d’être harcelée au téléphone par un homme qui l’insultait et la menacée, et savait beaucoup de choses sur sa vie privée…

Elizabeth Parsons : « Depuis de nombreux mois, un mystérieux individu m’appelle régulièrement au téléphone, tard le soir, pour me déblatérer des obscénités sur ma vie personnelle. On aurait dit comme quelque chose d’informe, un véritable cauchemar… et puis il s’est mis à baver sur ma vie privée… c’était vraiment monstrueux… on aurait dit une « grosse chenille » pleine de haines ! »

L’inspecteur : « Et bien sûr, votre vie privé à vous est irréprochable ? »

Elizabeth Parsons : « Mais bien sûr monsieur l’inspecteur, je baise, j’ai des tas d’amants, je suis veuve depuis des années, et je n’allais tout de même pas rentrer au couvent ! J’aime bien m’envoyer en l’air. Vous prendrez bien un café monsieur l’inspecteur ? »

L’inspecteur : « Finalement, je prendrais bien une tasse de café ! »

L’inspecteur : « En fait, nous savons à quoi ressemble cet étrange personnage, nous avons réalisé un portrait-robot ! »

Elizabeth Parsons : « Ah bon monsieur l’inspecteur, alors c’est quel type d’homme ? »

Elizabeth Parsons regarde l’inspecteur en écarquillant soudainement les yeux car elle vient de réaliser qu’elle est en face de son mystérieux harceleur et agresseur.

L’inspecteur : « Non, ce n’est pas une « grosse chenille » il est plutôt beau, assez beau pour inspirer le désir à n’importe quelle immonde salope… et assez fort pour ne pas lui céder. »

Il se précipite sur Elizabeth pour l’étrangler jusqu’à ce qu’elle meurt d’asphyxie. Ensuite, il l’a décapite et découpe le corps en une multitude de morceaux. Il balance les restes de cette « prédatrice sexuelle » à des lions et à des tigres dans un parc zoologique. Quoi de plus logique que de donner à bouffer à des fauves les restes d’une cougar, c’est aussi cela la cruauté et l’humour noir de Patrick Oldman, mais ce n’était qu’un rêve plutôt même un cauchemar rien de plus…

 

 

Les jours suivants, Patrick Oldman retourne tranquillement à son bureau comme si de rien n’était. Il apprend par son ami et associé Harold McBride que la jeune Meredith Paulson a disparu, et que plus personne n’a de ses nouvelles. Michael Paulson, inspecteur de police et frère de Meredith, qui enquête sur les disparitions et les meurtres de femmes à New York souhaite une entrevue avec Patrick Oldman dans son bureau à Manhattan.

Michael Paulson : « Monsieur Oldman, vous êtes une des dernières personnes avec votre associé monsieur McBride a avoir vu Meredith Paulson à la boîte de nuit « The Divin Marquis New York », avez-vous des informations susceptibles de nous aider à retrouver Meredith ? »

Patrick Oldman : « J’aimerais bien vous aider monsieur l’inspecteur mais je n’ai aucunes informations, ni précisions particulières, à vous donner sur la disparition de Meredith. C’est vraiment dommage cette fille me faisait une bonne impression. J’espère que vous allez vite la retrouver ? »

Michael Paulson : « Nous l’espérons vivement surtout que je suis directement concerné dans cette affaire c’est ma sœur. Nous sommes sur la piste d’un tueur en série sûrement un homme appartenant à la haute société newyorkaise. Si vous pouvez nous aider monsieur Oldman ? »

Patrick Oldman : «  J’aimerais bien vous aider monsieur l’inspecteur mais je suis désolé, je ne peux rien pour vous. J’espère que vous allez trouver une piste et résoudre rapidement cette affaire ? »

Michael Paulson : « Pour l’instant, les indices sont minces mais je pense que nous sommes sur une bonne piste… J’espère, prochainement, mettre la main sur cet individu… »

Le lendemain soir, Patrick Oldman quitte, comme à l’habitude, son bureau pour rentrer chez lui dans son luxueux appartement à Manhattan face à Wall Street. Il pose ses vêtements et son attaché-case dans le hall d’entrée, et se dirige vers la chambre à coucher…

Là, en plein milieu de la pièce, se trouve Meredith Paulson, à demi-nue, les bras et les jambes attachées sur une chaise avec du scotch et sa bouche bâillonnée par du sparadrap. Elle est terrifiée par ce que Patrick Oldman risque de lui faire… Il a un couteau et une hache bien aiguisée… Il l’observe fixement, un irrésistible et violent désir monte en lui… Il promène son couteau sur la peau de Meredith cela l’excite… Il lui caresse sa peau, sa longue chevelure blonde, il passe délicatement sa langue sur ses jolies jambes, rasées et épilées, en remontant vers son ventre… (Il adore ça !).

 

 

Il lui enlève le bâillon pour qu’elle puisse mieux respirer et s’exprimer.

Meredith Paulson : « Pourquoi vous faites cela monsieur Oldman ? Je ne vous ai rien fait… Laissez-moi partir… Je vous en supplie… Pitié !!! »

Patrick Oldman : « Non, il faut qu’il y ait un coupable. Tu es comme toutes les autres femmes pareilles à ma mère ! »

Meredith Paulson : « Pourquoi votre mère ? Qu’a-t-elle avoir avec cette histoire ? »

Patrick Oldman : « Ma mère, c’était une femme très égoïste, qui ne pensait qu’à elle, elle ne s’intéressait qu’à elle-même, à sa vie mondaine, superficielle et à ses nombreux amants. Elle ne m’a jamais montrée le moindre intérêt, ni donner d’affection… Jamais… Jamais… Pendant mon enfance, elle me frappait… elle me frappait tout le temps… elle m’enfermait dans ma chambre ou dans un débarras pour avoir la paix… elle me laissait seul avec ma souffrance et mon désespoir… Je n’ai jamais eu la moindre touche d’affection… La moindre caresse… Non, jamais… C’est pour cela qu’il faut payer… »

 

 

Patrick Oldman prend la hache et s’apprête à frapper Meredith quand la porte de son appartement est défoncée brutalement… L’inspecteur de police Michael Paulson débarque dans la pièce avec les renforts de la police newyorkaise. Il met en joue avec son arme de service Patrick Oldman qui s’apprête à décapiter Meredith, il lui tire trois balles dans le torse… Patrick Oldman s’effondre. Meredith est sauvée de justesse !

L’inspecteur constate que Patrick Oldman s’est effondré par terre sur les photos de sa mère… sa mère qui ne l’a jamais aimé…

Il entend de mystérieux craquements dans la pièce, il se retourne brusquement, et constate la présence de plusieurs ombres noires de formes humaines qui traversent subitement les murs et disparaissent…

Il prend le pouls de Patrick au niveau de la carotide pour constater s’il est mort ou simplement blessé… Non, Patrick Oldman n’est pas mort… Il est encore vivant ! Il est emmené rapidement aux urgences à l’hôpital.

Plusieurs semaines se sont écoulées, Patrick Oldman rétabli, est condamné par la justice à la réclusion criminelle à perpétuité pour les meurtres avec préméditation sur des dizaines de femmes et d’hommes, il échappe de justesse à la peine de mort !

Enfermer pour toujours dans un quartier de haute sécurité dans une prison à New York, Patrick Oldman continue de clamer son innocence, il crie, il hurle en frappant contre la porte de sa cellule.

- « Oh, mon Dieu, non, je vous en prie, écoutez-moi, je vous en supplie. Je suis innocent. Ce n’était pas moi, je n’ai jamais tué ces gens. Non, pitié !!! »

Dans une bibliothèque de la prison, on retrouve le passage d’un livre sur les mystères des sciences occultes sur le sort des assassins :

« Un assassin exécuté pour son crime continue à vivre et à revivre en Kamâloka la scène du meurtre et des événements subséquents, répétant sans cesse son acte meurtrier et repassant par toutes les terreurs de son arrestation et de son exécution. »

« Il n’y a rien de plus absurde que d’envoyer légalement un meurtrier dans l’autre monde. En l’enfermant on l’empêche de nuire, mais en l’exécutant on le libère de l’autre côté sans qu’on puisse se défendre contre lui. »

« Cet homme furieux d’avoir été tué, haïssant la société et désirant se venger, pousse souvent au crime d’autres hommes plus faibles, surtout à l’endroit du premier meurtre. »

Nous œuvrons dans le noir, nous nous efforçons de combattre le mal qui vise à nous détruire mais si le destin est le moteur d’un homme, ce combat n’est pas un choix mais un devoir. Parfois, le poids de cette charge nous fragilise, brisant alors la fragile forteresse de notre esprit, ouvrant la porte de notre cœur au monstre de l’enfer, et nous nous retrouvons seul face à l’abîme devant le visage grimaçant du démon et de la folie…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 02:06

La série des histoires courtes fantastiques et insolites – Episode 3

Vengeance d’outre-tombe

Les entités venues d’ailleurs

 

 

« Entre oui et non, la frontière est bien mince. Le bien et le mal sont entremêlés. » Lao Tseu.

 « Dans la vengeance, comme dans l’amour, la femme est plus barbare que l’homme. » Friedrich Nietzsche.

« Si tu cherche la vengeance, creuse deux tombes. Une pour ta victime et une pour toi. » Roger-Jon Ellory.

« Une femme a toujours une vengeance prête. » Molière.

« Que la vengeance est douce à l’esprit d’une femme ! » Pierre Corneille.

« Je n’ai pas peur de la mort, j’ai peur de la vie. » Gael Crutzen.

« Chaque humain, jusqu’à sa mort, garde en lui, un petit lac d’innocence ; c’est la vie qui le meurtrit et qui le pousse à blesser les autres humains. » Irène Frain.

Les personnages :

Samantha Winworth est une femme de la petite bourgeoise britannique, 40 ans, divorcée, 2 enfants. C’est une mère de famille et une femme au foyer de la classe moyenne anglaise qui a reçu une bonne éducation avec une morale très stricte, conformiste et conservatrice du moins en apparence car les apparences sont souvent trompeuses. Elle a vécu un moment en couple avec Frank Sullivan l’ex-mari de son amie Susan Kelly.

Frank Sullivan est un homme de 55 ans, directeur technique au Royal Mail de Londres (La Poste). Il était le mari de Susan Kelly avant que celle-ci ne décède d’un tragique accident de voiture. Il quitta par la suite sa compagne Samantha Winworth pour une femme beaucoup plus jeune.

Susan Kelly est une femme de 50 ans, employée au Royal Mail de Londres, elle travaillait sous les ordres du directeur technique Frank Sullivan. Elle était l’épouse de Frank Sullivan et la meilleure amie de Samantha Winworth. Elle décède tragiquement dans un accident de la route.

Le Dr Carl Hogan est un médecin, psychiatre et psychothérapeute de 60 ans. Il soigne Samantha Winworth depuis de nombreux mois car elle souffre de troubles mentaux et psychiques.

L’histoire :

Brighton, une petite bourgade près de Londres (UK), de nos jours.

Le Dr Carl Hogan soigne depuis plusieurs mois Samantha Winworth parce qu’elle fait d’horribles cauchemars, et qu’elle a des troubles mentaux et psychiques liés à son enfance qui ont resurgis après la séparation avec son compagnon Frank Sullivan, et des conflits qu’elle a eu avec sa défunte épouse Susan Kelly qui était aussi son amie.

Dr Carl Hogan : « Pourquoi, vous vous sentez mal ? »

Samantha Winworth : «  Je crois que c’est en lien avec mon enfance. Je n’avais pas de très bon rapport avec ma mère ! »

Dr Carl Hogan : « Vous êtes sûr, n’y a-t-il pas autre chose ? Votre relation avec Frank ? Et Susan Kelly son épouse, vous étiez tous les deux des amies ? Vous avez des remords parce que vous pensez qu’elle est morte à cause de vous, parce que vous avez pris son mari ! »

Samantha Winworth : « Non, c’est faux… »

Dr Carl Hogan : «  Faux… qu’est-ce qui est faux… dites-moi… que vous n’avez pas pris son mari ? »

Samantha Winworth : « Cette femme me détestait depuis le début de notre rencontre dans un club de bridges à Londres. C’est là que nous avons fait connaissance, et que plus tard, j’ai eu l’occasion de rencontrer son mari Frank. Quelque chose s’est passé entre nous, je l’ai ressenti. Notre attirance physique était trop forte pour y résister. Susan ne l’a pas comprise, ni acceptée, ni supportée. Elle m’en a voulu « à mort » ! »

 

 

Dr Carl Hogan : « Et depuis, vous avez des remords, la mauvaise conscience vous taraude et vous poursuit parce que vous avez trahie sa confiance alors que vous étiez toutes deux des amies très proches ? »

Samantha Winworth : « Non, je n’ai pas supporté que Frank me quitte pour une autre femme… Ce salaud m’a laissé tomber pour une femme plus jeune. »

Dr Carl Hogan : « Et vous vous sentiez aussi coupable de la mort de son ex-épouse Susan ? »

Samantha Winworth : « Au début, c’est vrai, nous étions toutes les deux des amies très proches et très complices… et puis tout à très vite dégénérer à cause de Frank. »

Dr Carl Hogan : « Oui, mais c’est vous qui l’avait séduite, non ? Susan n’avait-elle pas des raisons légitimes de vous en vouloir ? Vous avez pris son mari alors que vous étiez amies et qu’elle vous faisait confiance… »

Samantha Winworth : « Non, Non… Je me sens mal… Tout le monde va bien sauf moi… Elle m’a persécutée… Elle m’a menacée… Elle m’a pourrie la vie… Elle voulait constamment me nuire. »

 

 

Dr Carl Hogan : « Comment ça, pouvez-vous être plus précise à ce sujet ? »

Samantha Winworth : « Je recevais régulièrement des coups de fils, chez moi, tard le soir… ainsi que des lettres anonymes insultantes et menaçantes cela a duré pendant plus d’un an, un an avant sa tragique disparition et cela a continué après… »

Dr Carl Hogan : « Comment est-ce possible ? Cela ne pouvait pas être Susan puisqu’elle était morte dans un accident ? »

Samantha Winworth : « Mais non, je sais que c’était bien elle qui envoyait ces courriers et qui passait ces coups de fils parce que c’était sa voix au téléphone et son écriture, je l’ai reconnu et qu’elle savait tout de moi de ma relation avec Frank dans les moindres détails. »

Dr Carl Hogan : « Cela doit être une personne proche de vous qui vous connaît, et qui fait ces « mauvaises blagues » pour vous faire du tort ? C’est peut-être Frank ? Il veut à nouveau se rapprocher de vous ? »

Samantha Winworth : « Non, ce n’est pas possible. Frank est parti depuis longtemps, il file le parfait amour avec sa jeune compagne et depuis je ne l’ai jamais revue ! »

Dr Carl Hogan : « Alors qui d’autre ? Vous avez une idée ? »

Samantha Winworth : « Oui, c’est Susan. C’est forcément Susan ! »

Dr Carl Hogan : « Ce n’est pas possible Susan est morte depuis deux ans déjà. D’ailleurs, est-elle vraiment morte ? Est-on sûr de son décès ? Y-a-t-il un rapport, un constat, un avis de décès ? Des éléments sûrs et probants qui prouvent sa disparition ? »

Samantha Winworth : « Oui, absolument. J’ai son avis de décès confirmé par les autorités et nous avons assisté à son enterrement avec sa famille. »

Dr Carl Hogan : « Donc, ce n’est pas Susan ? »

Samantha Winworth : « Pourtant si, c’est forcément elle. C’est Susan ! Elle est revenue me pourrir la vie… Elle cherche à me faire « payer » pour Frank. Cette garce de Susan ! »

Le Dr Carl Hogan évoque les relations de Samantha Winworth avec sa mère quand elle était une petite fille selon une méthode bien particulière qui lui est propre dans le cadre d’un jeu de rôles.

 

 

Dr Carl Hogan : « Maman, tu m’as fait mal ! »

Samantha Winworth : « Non chérie, c’est faux… Je pense que tu as fait un cauchemar, les mamans ne font jamais de mal à leurs enfants. C’est ridicule ! »

Dr Carl Hogan : « Tu crois, en es-tu sûr ? »

Samantha Winworth : « Quelque fois, elles le font… Parfois, ce sont des mauvaises mamans, des méchantes mamans… »

Dr Carl Hogan : « Tu en connais ? Qui sont ces mamans ? »

Samantha Winworth : « La mienne l’était. Garce… Salope de mère !!! »

Dr Carl Hogan : « Non ma chérie, tu es très injuste avec moi. Les mamans ne font pas ça. Les mamans ne battent jamais leurs enfants. »

Samantha Winworth : « Toi, tu l’as fait. Tu m’as battu et griffé, n’est-ce pas ? »

Dr Carl Hogan : « Cette souffrance de ton enfance, cela ne t’évoque-t-il pas les relations conflictuelles avec Frank et Susan ? »

Samantha Winworth : « Pourquoi, quel rapport ? »

Dr Carl Hogan : « Samantha, ma chérie, tu sais que maman n’était pas une femme fidèle. Je trompais papa avec un autre homme et même avec des hommes. D’ailleurs, j’ai eu beaucoup d’amants dans ma vie comme toi ma chérie ! Tu aimes prendre les maris des autres femmes pour te venger de maman et de Susan, n’est-ce pas ma chérie ! »

Samantha Winworth : « Non… Non… Non… Arrête maman… Arrête maman… Je te déteste, tu as fait du mal à papa, je t’en veux pour ça… »

 

 

Dr Carl Hogan : « Et toi, ma chérie, tu as aussi fait du mal aux hommes que tu as fréquenté dans ta vie comme Frank ainsi qu’à Susan ? Susan me ressemble ma chérie, tu veux qu’elle soit punie comme maman. Tu as souhaité la mort de Susan comme celle de maman parce qu’elle était méchante et qu’elle trompait son mari et son monde avec son air et son apparence de petite bourgeoise respectueuse des conventions et des traditions. »

Dr Carl Hogan : « Oui, je m’envoyais « en l’air » avec tous les beaux-gars du quartier et des environs comme toi ma chérie ! Tu as fait la même chose que maman ! Tu es comme maman… nous nous ressemblons en fin de compte ! »

Samantha Winworth : « Non, c’est faux… c’est faux... Ce n’est pas vrai… Je te déteste… Je te hais ! C’est Susan la fautive ! C’est elle, cette garce de Susan… »

Dr Carl Hogan : « Tu es en colère ma chérie ? Vas-y montre-moi... Montre-moi ta colère... Montre-moi... Vas-y ne t’arrête pas en chemin… »

Samantha Winworth : « Que veux-tu dire maman ? »

Dr Carl Hogan : « Comment ça ? Qu’est-ce que tu as dit ? Je n’ai pas entendu… Tu as parlé avec une douce voix de petite fille que je n'ai pu entendre… Vas-y PARLE !!! Bon sang… Exprime ta COLERE !!! Exprime ta HAINE !!!... Exprime ta HAINE pleinement, va jusqu’au bout et ne t’arrête pas en chemin… Ne t’arrête pas Samantha…

Fin de la séance de thérapie entre le Dr Carl Hogan et Samantha Winworth.

Trois jours plus tard, Samantha rentre chez elle après avoir fait des courses à la boutique du quartier. Elle relève le courrier dans sa boîte à lettres, dépose ses courses et son sac à main sur la table du salon, elle met le courrier sur la table basse près de la télévision. Samantha a envie de se prendre un verre de whisky comme à l’accoutumé et s’installe dans le canapé face au poste de télévision. Elle voit la lettre non ouverte sur la table et a envie de la prendre, l’ouvrir et lire le courrier… Quand tout à coup, il y a un énorme bruit dans la cuisine… Un bruit infernal comme si tous les ustensiles ménagers étaient jetés avec violence par terre. Avec hésitation, elle se rend dans la cuisine pour voir ce qui se passe…

Et là, elle constate un dégât incroyable, toute la cuisine est retournée dans tous les sens ! C’est le « bazar total » ! Les verres, les assiettes, les bols, les ustensiles de cuisine et le grille-pain ont volés en éclat dans toute la pièce…

 

 

Quand Samantha pleine d’effroi face à cet incroyable spectacle lève la tête pour regarder au-dessus de l’armoire, elle voit deux petites créatures difformes, laides et affreuses, venues de nulle par, l’a regardé fixement, elles ont un petit anorak rouge avec une capuche et un maillet en bois dans la main droite… D’un seul coup, les créatures poussent un cri strident et se jettent sur Samantha et la frappent avec leurs maillets… Les créatures frappent… frappent avec acharnement et avec violence sans s’arrêter pris par une frénésie de haine et de violence absolue !!! Ce n’était pas les « petits nains de la montagne » venus aider et secourir Blanche-Neige mais des méchants Leprechauns maléfiques et démoniaques venus exploser la tête de la mère de famille ! Ils frappent, ils frappent sans relâche jusqu’à lui exploser le crâne… le sang gicle sur les murs… Samantha s’écroule dans une marre de sang, la bouche entre-ouverte, les yeux révulsés… Elle est morte sous les coups de ces affreuses créatures !!!

Quand la police arrive chez elle avec le Dr Carl Hogan pour constater le décès de Samantha et les dégâts matériels dans sa maison, le Dr Carl Hogan saisit le courrier que Samantha n’a pas ouvert et n’a pas lu… Il lit la lettre et il est stupéfait par les mots qu’il découvre sur le courrier anonyme : « Samantha, je t’avais promis que je me vengerai… tu vas payer pour avoir pris mon mari Frank… Je veux te voir crever la gueule ouverte ma chérie !!! Je veux que tu sois morte !!! Susan. »

Au même instant, un policier interpelle le Dr Carl Hogan et lui montre un ouvrage dans la bibliothèque de Samantha, il s’agit d’un livre sur le Golem, une créature mythique dans la tradition juive qui est un être artificiel, humanoïde, fait d’argile, incapable de parole et dépourvu de libre-arbitre, cette créature est créée, façonnée par son créateur afin de l’assister, de le défendre ou de jeter un sort maléfique sur son ennemi.

On n’a jamais su si c’était Frank le coupable des coups de fils et des lettres anonymes, si c’était simplement les délires psychiques de Samantha ou si c’était réellement Susan qui a accompli sa vengeance depuis l’au-delà… Le mystère restera entier…

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 décembre 2021 3 29 /12 /décembre /2021 00:01

La série des histoires courtes fantastiques et insolites – Episode 2

L'Homme d'affaires et la Secte mystérieuse

Le mal est caché dans l'ombre

 

 

« Dans le monde il n’y a pas d’un côté le bien et le mal, il y a une part de lumière et d’ombre en chacun de nous. Ce qui compte c’est celle que l’on choisit de montrer dans nos actes, ça c’est ce que l’on est vraiment. » Harry Potter et l’Ordre du Phénix.

« Le plaisir et la douleur, et ce qui les produit, savoir, le bien et le mal, sont les pivots sur lesquels roulent toutes nos passions. » John Locke.

« L’homme souhaite un monde où le bien et le mal soient nettement discernables car est en lui le désir inné et indomptable, de juger avant de comprendre. » Milan Kundera.

« Ce que l’on fait par amour l’est toujours par-delà le bien et le mal ». Friedrich Nietzsche.

Paris La Défense, quartier des affaires, août 2030. Marc Irving est resté tard dans son bureau en haut de la tour de la défense pour travailler sur ses dossiers de financements d’entreprises de Start-up, de jeunes entreprises innovantes qui sont à la recherche de fonds d’investissement important pour un démarrage très rapide sur des marchés à fort potentiel de croissance économique. Marc Irving est un homme d’affaires et un chef d’entreprise français de 40 ans ayant une lointaine origine irlandaise dans sa famille. Il est le gérant de la société Alpha Oméga Trading International. Son associé et avocat d’affaires Victor McKeenan est spécialisé dans les fusions/acquisitions d’entreprises et la recherche de financements auprès des banques, des fonds d’investissements, des business-angels et autres sociétés d’apports de capitaux et de fonds propres pour financer des entreprises à forts potentiels de croissance, il est également un ami de longue date de Marc Irving.

Victor McKeenan est en ce moment à la recherche de fonds de plusieurs millions d’euros pour financer une entreprise du numérique qui a un procédé révolutionnaire pour améliorer et optimiser les performances d’entreprises industrielles de dernières générations entièrement automatisées et robotisées. Ce procédé technique est breveté et doit être garder secret à cause de l’espionnage économique et de la concurrence internationale qui est vive dans ce domaine.

 

 

Il est 22h30, quand Marc Irving reçoit un appel téléphonique de son ami et associé Victor McKeenan.

- Allo, c’est Marc ! Oui Victor comment vas-tu ? Je sais qu’il commence à être un peu tard mais j’ai pas mal de boulots à rattraper sur ces dossiers de financements de Start-up. As-tu des nouvelles concernant une banque, un fond d’investissement ou éventuellement un business-angel (« L’oiseau rare » ou l’investisseur providentiel) qui serait intéressait à mettre de l’argent dans cette entreprise du numérique qui a un procédé technique révolutionnaire pour l’industrie ?

- Bonsoir Marc, je viens bien merci. Oui, justement je t’appelle à ce sujet car je pense avoir trouvé l’investisseur providentiel pour cette entreprise du numérique. C’est un homme d’affaires qui est à la tête d’un important fonds d’investissement international, il semble intéressé par ce projet et il voudrait en savoir plus. Il souhaite nous rencontrer dans le cadre d’un déjeuner ou d’un dîner d’affaires à Paris ou ailleurs peu importe.

- C’est qui au juste cet homme d’affaires ? As-tu des précisions à ce sujet ?

- Il s’appelle Paul Beckman, c’est un homme d’affaires de 50 ans et président d’un grand groupe international spécialisé dans le financement d’entreprises à forts potentiels de croissance économique. C’est un anglo-américain qui vit en Angleterre mais aussi aux Etats-Unis et un fervent francophile passionné de culture et de gastronomie française. Il parle très bien le français, et il est en ce moment à Paris en voyage d’affaires pour plusieurs semaines d’ailleurs. Je lui ai proposé un dîner d’affaires pour la semaine prochaine. Il reste à déterminer précisément la date, l’heure et le lieu du rendez-vous.

- OK ça marche. Tiens-moi au courant, il faudrait pouvoir faire avancer ce dossier au plus vite, le finaliser et le boucler dans les meilleurs délais, pour pouvoir passer ensuite à une autre affaire. D’ailleurs, je suis débordé par le travail en ce moment, et je crois que j’aurais besoin de recruter du personnel tout au moins un ou une assistante commerciale. Tu connais quelqu’un, dans ton équipe, qui pourrait faire l’affaire et m’aider au bureau ?

- Euh, pas actuellement, non ! Je regarderai cela, à tout hasard, mais je pense que je ne pourrais pas t’aider à ce sujet, mon équipe est au complet, et je ne peux lâcher personne car nous avons également énormément de travail de notre côté.

- Merci Victor, je te remercie par avance. Je vais regarder dans un journal spécialisé sur l’économie et les affaires et sur Internet, je pense que je vais passer une annonce pour recruter quelqu’un.

Marc Irving regarde les divers journaux que sa secrétaire lui dépose chaque matin sur son bureau, avant de prendre un journal spécialisé sur l’économie, la finance et les affaires, son attention est attirée par un quotidien parisien, journal spécialisé sur l’actualité et les faits divers, il le prend et lit le titre accrocheur : « Mystérieuses disparition à Paris. Plusieurs femmes et des enfants ont disparu depuis plusieurs jours sans laisser aucunes traces. » Et un peu plus bas dans l’encart du journal : « Des sans-domiciles-fixes (SDF) ont été retrouvés sauvagement assassinés et mutilés. Les agresseurs sont inconnus, la Police n’a aucunes pistes pour retrouver les auteurs de ces agressions. »

- Franchement, dans quel monde vit-on ? C’est incroyable et inquiétant qu’il existe encore de nos jours de tels faits divers.

Marc repose le journal sans y porter plus d’attention, car après tout, n’est-on pas abreuvé quotidiennement de nouvelles négatives, et de faits divers plus ou moins monstrueux. Il passe à autre chose, il prend un journal et parcours les annonces d’un important quotidien sur l’économie et les affaires en espérant trouver l’annonce d’une candidature qui pourrait l’intéresser mais rien de bien précis concernant sa recherche. Il décide de rédiger une annonce et prend les dispositions pour contacter le service du journal en charge de la gestion des petites annonces. Son annonce paraîtra dans les prochains jours dans le quotidien en question, et également sur Internet.

 

 

Trois jours se sont écoulés, quand il reçoit un coup de fil au sujet de l’annonce qu’il a passé auparavant. C’est précisément une femme qui se présente, et souhaite un rendez-vous pour un entretien d’embauche. Marc Irving accepte et fixe le rendez-vous le lendemain après-midi à son bureau quartier de la Défense à Paris.

C’est une jolie jeune femme de 35 ans qui se présente à son bureau, très distinguée, stylée et raffinée, une femme élégante en tailleur chanel. Elle est blonde, ses longs cheveux descendent élégamment sur ses épaules, elle a les yeux bleus.

- Bonjour Monsieur Irving, je suis Elodie Grassier, et je souhaite m’entretenir avec vous pour le poste d’assistante commerciale que vous proposez dans votre entreprise.

- Oui, merci Mademoiselle d’avoir répondu à mon annonce, je recherche précisément une assistante commerciale pour m’aider ici à mon bureau, car nous avons actuellement énormément de travail, et d’importants dossiers clients à traiter qui ne doivent pas prendre de retard. Avez-vous votre CV avec vous ?

- Oui, bien sûr, le voici !

- Je vois que vous avez une très bonne formation : un Master en Droit des Affaires et en Management International à HEC Paris. Vous pratiquez couramment plusieurs langues étrangères : L’anglais, l’espagnol, l’italien et le russe. Vous avez également une expérience professionnelle de plusieurs années dans des grands groupes industriels et commerciaux, et dans un cabinet d’affaires international. Vous avez de très bonnes références, c’est parfait ! Qu’est-ce qui vous a motivé à postuler dans notre entreprise ?

- Ce qui m’a motivé à répondre à votre annonce, c’est l’envie de relever de nouveaux challenges et d’apporter mes compétences à une entreprise telle que la vôtre. Dernièrement, j’ai eu une proposition d’un cabinet d’affaires en droit international mais cela ne m’a pas convaincu, de plus, j’ai envie de me spécialiser dans le montage de dossiers de fusions/acquisitions d’entreprises et de financement de Startups pour me permettre d’étoffer mon expérience dans ce domaine. J’aime relever des défis entrepreneuriaux à un niveau international.

- Très bien, c’est parfait, j’aime les candidats très motivés et déterminés dans le travail. Justement, nous avons actuellement un dossier très important à boucler c’est une affaire, un projet industriel à plusieurs millions d’euros. J’aimerais si vous le souhaitez que vous vous joigniez à notre équipe. C’est un poste à prendre de suite sans tarder.

- J’accepte bien volontiers de prendre le poste, je vous remercie sincèrement Monsieur Irving. Je commence quand ?

- Et bien dès demain, si cela ne vous pose aucun problème ?

Au même moment, Marc Irving est plongé dans le dossier d’Elodie Grassier, il relève la tête pour la regarder droit dans les yeux en attendant la réponse à sa question. Quand, tout à coup, il est surpris par le sourire radieux de cette jeune femme, il est comme subjugué, non pas seulement par sa prestance, mais également par sa présence, elle irradie comme une sorte « d’aura » quelque chose de lumineux, de beau, de doux et un amour infini semblait se dégager d’elle, c’est comme si « un ange était descendu du Ciel » dans ce monde terrible, cruel et ténébreux…

Marc Irving est pendant un moment « absent », son attention est suspendue, comme en état d’auto-hypnose quand son esprit refait surface en entendant la réponse d’Elodie Grassier.

- Oui, je suis disponible de suite pour ce poste, c’est parfait pour demain. Merci !

- Euh, oui… Demain c’est cela, merci !

Marc Irving est scotché dans son fauteuil, le regard comme dans un « ailleurs », il regarde la jeune femme sortir de son bureau sans réagir, sans réfléchir, incapable d’exprimer la moindre pensée… Cela n’est pas dans son habitude…

 

 

Les jours passent, Victor McKeenan appelle de nouveau Marc Irving pour fixer le rendez-vous avec l’investisseur providentiel, l’homme d’affaires Paul Beckman.

- Marc, nous avons un rendez-vous avec Paul Beckman lundi à 20h30 dans un restaurant prestigieux situé sur les Champs Elysées pour un dîner d’affaires pour faire connaissance et pour faire une première présentation du projet d’affaires.

- D’accord, je serais présent avec ma nouvelle assistante commerciale Elodie Grassier, je t’en ai parlé ces derniers jours. C’est une femme très bien et très compétente.

- OK ça marche, je te fais confiance là-dessus.

Le jour du rendez-vous arrive, plus précisément le soir de ce dîner au restaurant. L’homme d’affaires, l’investisseur international Paul Beckman n’était pas seul, il était accompagné de jolies jeunes femmes et de très beaux jeunes hommes car en plus d’être un homme d’affaires avisé sur le plan international, Paul Beckman est également un philanthrope, un amoureux des arts, de la littérature, du cinéma et du spectacle. Il a d’importantes relations dans le domaine de la politique, de la justice, de la finance, de la Jet-Set et du Show-biz. Il est reconnu pour être un homme fin, raffiné, mondain menant grand train de vie, aimant la richesse, le luxe, le paraître et les mondanités un peu frivoles.

- Monsieur Irving, je suis très intéressé par ce projet industriel, par ce nouveau procédé technologique qui permettra d’améliorer les performances d’usines de nouvelles générations. J’ai l’habitude d’avoir une bonne intuition dans les affaires, et je suis un investisseur avisé. Je suis donc très intéressé par ce projet, et j’aimerais avoir un dossier plus complet pour étude et examen en vue d’un financement.

- Merci, nous sommes très touchés Monsieur Beckman par votre intérêt pour ce projet, et nous allons préparer un dossier commercial et technique complet, un Business plan tout en préservant l’identité de notre client. Il faudra s’entendre également sur un contrat de confidentialité commercial qui préservera aussi nos intérêts et notre commission dans cette affaire.

- Bien sûr, bien entendu ! Je vois que vous êtes accompagné par une très jolie assistante, c’est une nouvelle dans votre équipe ?

- Oui, c’est Mademoiselle Elodie Grassier, ma nouvelle assistante commerciale.

Bizarrement, le temps semble suspendu, l’atmosphère, dans ce restaurant, est devenue comme cotonneuse, Paul Beckman et ses assistants (es) se tournent vers Elodie Grassier pour la fixer droit dans les yeux, ils la regardent tous sans cligner des paupières, les regards sont fixes, leurs yeux sont très étranges et très mystérieux…

Et puis, je ne me rappelle plus la suite de la soirée… Je me réveille le lendemain matin chez moi, il est 10h00, je suis en retard alors que ce n’est pas mon habitude, et je ne suis pas prêt pour aller au bureau… Je ne comprends pas ce qui se passe, qu’est-ce qui m’arrive…

Une fois arrivé à mon bureau, j’appelle mon associé Victor McKeenan.

- Salut Victor, c’est Marc ! Tu te rappelles de ce qui s’est passé hier soir avec Paul Beckman au restaurant ?

- Et bien bizarrement, non, j’ai un trou de mémoire, je ne me rappelle plus de rien… J’ai aussi une terrible nouvelle à t’appendre, ta nouvelle assistante commerciale Elodie Grassier a disparu, on ne sait pas où elle est… Elle s’est comme volatilisée…

- Quoi ? Comment cela ? Je ne comprends pas ? Elodie Grassier a disparu comment cela est-ce possible ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire…

Les jours passent, et toujours aucunes nouvelles d’Elodie Grassier, nous prévenons la Police et déposons plainte pour disparition inquiétante… Victor McKeenan qui a des relations au niveau judiciaire me dit qu’il a un ami qui travaille pour les Renseignements Généraux, et il a effectué une enquête sur ce fameux Paul Beckman et son étrange organisation.

- Marc, après enquête, nous avons découvert que Paul Beckman n’est pas seulement un homme d’affaires et un investisseur international, il est également le responsable, où devrais-je dire, le Gourou d’une étrange secte : « La Secte des Apôtres de Satan ». Et tu sais quoi, les disparitions ces dernières semaines de jeunes femmes et d’enfants, ainsi que le massacre sauvage de SDF, seraient dues à son organisation.

J’étais resté comme abasourdi au téléphone par les terribles nouvelles de Victor. Après de multiples recherches, nous essayons en vain de remettre la main sur Paul Beckman et son organisation.

 

 

Le lendemain, je reçois un étrange message sur mon répondeur téléphonique. C’est Paul Beckman, il m’invite à le rencontrer à Nice sur son Yacht de Luxe pour parler affaires ainsi que d’une étrange négociation…

Je pars sans tarder, et je me rends à Nice au rendez-vous et au lieu comme convenu…

Arrivé sur le Yacht de Paul Beckman, l’atmosphère est véritablement étrange comme irréelle…

- Monsieur Marc Irving, vous êtes maintenant peut-être au courant que nous sommes membres également d’une étrange et singulière organisation : « La Secte des Apôtres de Satan ». Notre organisation réalise des rituels très particuliers, très magiques en quelque sorte, en vue de faire vivre nos projets d’affaires mais aussi de maintenir un certain ordre du monde ! Notre puissance est également due à l’étendue de notre réseau et des membres très importants et influents liés au cercle du Pouvoir Mondial en sont membres.

- Mais qui êtes-vous ? Et que voulez-vous réellement ? Où est Elodie Grassier ?

- Pour le moment, elle va bien, nous la tenons sous bonne garde… Mais il ne tient qu’à vous qu’elle reste en vie !

- Que voulez-vous au juste ?

- Cette Mademoiselle Elodie Grassier a quelque chose de particulier qui nous intéresse. C’est une belle et très élégante jeune femme, certes, intelligente, cultivée et compétente, mais plus que tout c’est son âme qui nous intéresse, une âme romantique, sensible et spirituelle qui croit en l’Amour, en l’Absolu, bref à l’impossible ! C’est-à-dire un Pur Esprit ! C’est cela qui nous intéresse… Notre organisation a besoin de la substance et de l’énergie d’une telle âme ! Il nous la faut pour nos rituels… c’est indispensable pour faire vivre notre organisation mais également pour fournir en énergie le Groupe Noir principal ou les Forces Noires Planétaires dirigés par les démons au service de Satan – l’Anti-Dieu en quelque sorte – en échange « Ils » nous donnent le Pouvoir, la Puissance, l’Influence, l’Argent et la Fortune pour dominer le monde !

- Si vous voulez la revoir vivante, et en bonne santé Mr Irving, il faut coopérer avec nous. Il faut que vous nous fournissiez toutes les informations nécessaires sur ce projet d’affaires révolutionnaire pour l’industrie mondiale. Le marché est énorme, et il y a une immense fortune à ce faire avec ce projet.

- C’est du chantage… Je n’aime pas beaucoup qu'on me fasse chanter…

Les assistants (es) de Paul Beckman se sont rassemblés autour de lui, du chef, du gourou de la secte. Les jeunes femmes étaient en bikini avec un cocktail à la main, les jeunes hommes étaient également en maillot de bain mais il y avait chez eux quelque chose d’étrange et d’inquiétant… Ils se sont mis à se mouvoir comme animés par un unique esprit, sans aucunes individualités propres, ils me regardèrent fixement droit dans les yeux… Leurs regards, leurs pupilles changèrent pour devenir comme ceux d’un serpent, leurs yeux devinrent lumineux et effrayants…

Paul Beckman me tint un bout de papier avec une adresse et une date indiquées dessus.

- C’est le lieu et la date du rendez-vous, si vous voulez revoir Elodie Grassier en vie, venait seul et avec les dossiers que je vous ai demandé.

Je quitte le Yacht de Luxe de Paul Beckman, je descends la passerelle… Je me retourne et je regarde dans leurs directions… Ils m’observent toujours avec leurs regards, leurs yeux lumineux et menaçants…

Je les regarde également avec un air froid et déterminé… Déterminer à ne pas me laisser faire…

Le jour j du rendez-vous fixé par Paul Beckman, j’arrive près de la résidence, une villa de luxe d’un style très baroque sur les hauteurs de Nice. Je suis venu avec ma Ferrari rouge, j’ai laissé tomber le costume et la cravate… pour un uniforme noir avec des rangers, un ceinturon, un pistolet et des fusils d’assaut de type M16 et AK47 prêt à en découdre avec Paul Beckman et son organisation maléfique… J’étais décidé à faire justice moi-même… Paul Beckman et sa secte vont payer pour tous leurs délits, leurs crimes, leurs forfaitures et leurs monstruosités… L’heure de la vengeance et de la justice a sonné !

Je prends un temps la pose et regarde fixement ma Ferrari, au travers de la vitre du véhicule, je revois toute ma vie défilée depuis ma plus tendre enfance… jusqu’à aujourd’hui… Le temps a passé si vite… Tout cela est devenu comme un rêve, une illusion qui est près de s’évaporer en un instant…

D’un seul coup, la scène se passe au ralenti comme dans un film, je détourne mon regard du véhicule et tout mon corps se met en action, je fonce tout droit en direction de la villa.

J’emprunte un long chemin escarpé qui mène vers la villa de Paul Beckman, je monte, je monte vers un chemin qui n’en finit pas… je grimpe vers la villa où les membres de la secte sont réunis pour leurs ignobles cérémonies de sacrifice…

Pendant que je monte vers cette sinistre destination… Je réfléchis au paradoxe et à l’ambiguïté de l’existence humaine… entremêlé par le bien et le mal, la lumière et l’obscurité, le bonheur et la souffrance, la beauté et la cruauté de l’existence… Là, au loin, des gens et leurs familles jouent et rient sur la plage, le temps est merveilleux, le soleil brille et la nature est splendide… Pourtant, dans quelques instants, l’incroyable va se produire, la violence va exploser dans cette belle villa des abords de Nice…

Je n’ai pas le temps d’arriver près de la villa, que celle-ci explose dans une gigantesque explosion, créant un immense brasier… La Providence m’a en quelque sorte empêché d’utiliser les armes que je possédais et de déclencher la violence… Je cours, je cours dans les décombres fumants de la vieille demeure… pour tenter de retrouver Elodie Grassier mais en vain, je ne la trouve pas… Les pompiers et les autorités policières sont arrivés sur les lieux pour circonscrire les flammes qui menacent les environs de Nice…

Je m’en retourne vers la plage, je plonge mon regard vers l’horizon, je suis empli de tristesse et de désespoir d’avoir perdu pour toujours Elodie… J’aurais voulu avoir plus de temps pour la connaître… Peut-être que nous aurions pu être plus que des amis et des collègues de travail… J’avais grand espoir… Oui, grand espoir de connaître enfin…

Tout à coup derrière moi, une main tape sur mon épaule gauche, j’entends une voix féminine me dire :

- Marc, c’est moi Elodie ! Je suis là… Je suis en vie !

- Elodie, j’ai pensé à toi tout le temps… J’ai eu très peur de te perdre à tout jamais…

- Ne dis plus rien Marc… Je suis là maintenant… Nous sommes réunis, nous sommes ensembles, c’est l’essentiel… Et pour le plus longtemps possible, je l’espère…

On n’a jamais retrouvé Paul Beckman et les membres de sa secte satanique. On suppose qu’ils sont morts dans l’incendie de la villa…

Oui, c’est peut-être l’occasion d’une seconde chance…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 01:20

La série des histoires courtes fantastiques et insolites – Episode 1

Inspiré sur l’idée originale d’Alfred Hitchcock Présente (série télévisée, 1985) – The Twilight Zone : La cinquième dimension (série télévisée, 1985-1989) - The X-Files : Aux frontières du réel (série télévisée, 1993-2002) – Au-delà du réel : L’aventure continue (série télévisée, 1995-2002)

Le Soldat et la Guerre

Le Karma : L’enfer sur terre

Rendez-vous avec la mort

 

 

« Qui veut la guerre est en guerre avec soi. » Alain

« Une guerre entre Européens est une guerre civile. » Victor Hugo

« Chaque guerre appelle une nouvelle guerre. » Dominique de Villepin

« Toute guerre est un manichéisme. » Jean-Paul Sartre

« La guerre n’est pas une aventure. La guerre est une maladie. Comme le typhus. » Antoine de Saint-Exupéry

 

Je me souviens assez vaguement, des brides de souvenirs affleurent à ma conscience et essaient d’émerger de ma mémoire, je me trouvais dans un pays fabuleux, les images me font voir une tout autre époque qu’aujourd’hui… J’étais dans un palais prestigieux, et j’occupais une position importante et honorifique, j’avais des fonctions princières… Oui, j’étais un Prince, et j’avais l’ambition de succéder à mon père, et de devenir un jour prochain un Roi… Le Roi de cette grande puissance maritime et conquérante qui a l’ambition de dominer la terre, le monde ! J’étais un homme grand, beau, puissant et très riche… Je possédais même des pouvoirs psychiques, j’avais un mental très puissant et une très grande intuition… Je dominais les hommes et les femmes de mon pays, de ma société, j’étais le « Seigneur » en quelque sorte… J’avais une très forte influence et beaucoup de pouvoir, des pouvoirs absolus, divins… J’en jouais, et même j’en abusais plus que de raisons… Mais je disposais de beaucoup de qualités pour l’époque, et beaucoup de charismes… Je promulguais d’importantes lois pour la société que je dirigeais, et j’emmenais mon peuple au combat, à la guerre si nécessaire pour conquérir de nouveaux territoires car j’avais soif d’aventures et de nouveaux horizons à découvrir, à explorer et à exploiter… Rien ni personne ne me résistait, ce que je désirais, je l’obtenais… absolument tout ce que je voulais dans la vie : Pouvoir, puissance, argent, influence, abondance, absolument tout… et puis… L’incroyable s’est produit… Au terme de mon existence terrestre si prestigieuse… Ma conscience n’avait pas entrevue la possibilité de revivre, de renaître à nouveau… pour vivre de nouvelles expériences mais aussi pour comprendre les erreurs de mes actions passées…

- Bonjour Pierre ! Te souviens-tu de nous ? Te souviens-tu de tes existences passées ? C’était il y a maintenant très longtemps, quand tu vivais une vie (et même plusieurs) de prestige liée à l’exercice du pouvoir, te rappelles-tu Pierre ?

- Mais qui êtes-vous ? Pourquoi suis-je ici dans cet étrange univers que je ne connais pas ? Bizarrement, cet endroit m’est familier et inconnu à la fois. Je ne comprends pas. Qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est-ce qui m’arrive au juste ?

- Nous sommes en quelque sorte tes guides. Des guides, des « conseillers d’orientation » ou des « coachs » comme on dit aujourd’hui à ton époque. Comprendre notre nature et la raison d’être de notre existence, et de notre présence dans ce plan d’existence proche de la Terre serait long et complexe à la fois, et en lien avec la raison d’être de l’Univers ! Nous sommes là pour ton évolution spirituelle, et pour guider ton âme à progresser vers une vie plus lumineuse en matière de spiritualité, de connaissance, de clairvoyance et de sagesse… Mais aussi pour t’aider à corriger les conséquences de tes actions négatives commises par le passé !

- Oui, je commence à me souvenir d’une vie très particulière où je disposais d’énormes pouvoirs, je contrôlais et je dirigeais presque tout… J’étais un Prince et même aussi un Roi… C’était moi et ce n’est plus moi également… Comment cela est-ce possible ? Qui suis-je en réalité ?

 

 

- C’était les vies que tu as voulu Pierre ! Tu voulais absolument vivre ce type d’expériences… Ton âme avait envie de pouvoir, de prestige, de puissance et de reconnaissance… Maintenant, l’heure du bilan à sonner en quelque sorte… Regarde, regarde les images de la Terre que nous te proposons aujourd’hui… Tu vois ce pays qu’on appelle la France, c’est ce pays où tu vas naître à nouveau… Tu vois cette famille, ce sont tes parents qui seront tes géniteurs et tes guides à la fois pour la nouvelle vie que tu vas mener… Oh, cette vie n’est sans doute pas prestigieuse car tes futurs parents sont pauvres, sans influences et sans pouvoirs… Ils ne possèdent rien, mais après de nombreuses recherches, ils sont la famille qu’il te faut pour ton avancement spirituel et pour régler certaines « dettes » liées au passé ! Regarde Pierre, c’est une vie et un chemin difficile mais ton « bagage karmique » sera allégé considérablement… Et tu monteras à nouveau vers la Lumière ! Le meilleur t’attends, et nous attends tous inexorablement car telle est la Loi de la Vie et de l’Univers !

- Regarde encore Pierre ! Regarde la Terre et cette époque, tu vas participer à une expérience de vie liée à un événement tragique et dramatique dans le cours de l’histoire de cette civilisation à laquelle tu appartiens désormais. Cet événement n’est que la suite logique des choix et des drames commis par les hommes dans le passé mais aussi par les choix de tes propres actions que tu as oubliés mais qui demeurent inscrites dans la mémoire de l’Univers - car tout, absolument tout est lié - les actions, les causes et les conséquences sont indissolublement liées les unes aux autres dans une trame d’histoire qui peut paraître étrange, occulte et pourtant si lumineuse et logique à la fois quand on décide de prendre une certaine altitude à son âme pour voir plus clair en Soi !

- Il faut que tu partes, c’est l’heure, rejoins cette époque Pierre, nous sommes là pour t’aider au mieux mais il faut y aller maintenant, au cadran de l’Univers il est l’heure de rejoindre la terre, et de vivre cette nouvelle vie qui t’attends…

- Je descends, je descends… La matière est pesante et lourde… Je m’enfonce, je m’enfonce dans l’obscurité… Je perds la mémoire, ma conscience se trouble et tombe dans une sorte de néant, de trou béant qui m’aspire vers la terre… J’entends les cris d’un bébé, d’un nouveau-né en pleurs qui vient de naître, et dont la mère le prend dans ses bras… C’est moi à nouveau, je le sais, je le comprends…

Le temps s’est écoulé vite, très vite… Vingt ans plus tard, je suis un jeune homme vif et énergique près à affronter la vie et ses vicissitudes. Après mes études, je décide de travailler comme ouvrier dans une usine sidérurgique où l’on fabrique le fer et l’acier, métal qui servira à de multiples fabrications dans l’industrie, y compris celui de l’armement, après des années de travail et de dures labeurs, la crise économique frappe à nouveau, je suis licencié de l’entreprise, ma petite amie me quitte peu de temps après. C’est l’affliction, le désespoir, la solitude, des temps de doutes et de remise en question s’ensuivent…

Un jour, un ami m’appelle au téléphone, et m’informe que l’Armée de Terre recrute des personnels pour des unités combattantes et ses troupes d’élites. Je décide donc de m’engager dans l’Armée, pour trouver un emploi, mais aussi pour servir mon pays que j’aime, et qui a besoin de moi et de nouvelles recrues. Je décide donc d’intégrer l’Armée.

 

 

Après des mois d’entraînement intensifs au combat et aux maniements des armes, je suis enfin prêt pour rejoindre des unités d’élites combattantes qui sont la Force d’action rapide de l’Armée de terre pour des situations de crises géopolitiques. Mon camarade et nouvel ami de l’unité combattante, avec qui j’ai sympathisé et fraterniser, vient de m’annoncer avec un visage grave dont il n’a pas coutume une terrible nouvelle.

- Pierre, tu sais, la situation est grave en Europe centrale et en Europe de l’est, les troupes russes après des exercices et des manœuvres militaires surprises, non déclarées au commandement de l’OTAN, l’Armée russe a décidé d’envahir l’Ukraine, la Pologne, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, les Pays Baltes, la République Tchèque, la Slovaquie et la Slovénie. Des conflits ethniques ont repris en ex-Yougoslavie, cela dégénère à nouveau dans les Balkans. Je crois qu’on n’y échappera pas la Troisième Guerre Mondiale est déclarée !

- Je le regardais avec effroi et interrogation, me disant que ce n’était pas possible. Cela faisait référence à un triste écho en moi comme la résurgence d’un sentiment, d’une émotion oubliée et diffuse qui disait à ma conscience qu’un jour où l’autre un drame important arriverait dans mon existence, et dont j’en serais le témoin et l’acteur direct.

Quelques semaines plus tard, après les préparatifs, les entraînements nécessaires, les plans d’action et d’intervention établis par les Etats-Majors respectifs de l’Armée Française et de l’OTAN, nos gouvernements français, européens et américains décident l’envoi de troupes d’élites combattantes au « contact » direct avec les unités ennemis russes et des insurgés. Avec mes camarades et mes frères d’armes, je suis déployé en Allemagne, des insurgés qui sont des unités paramilitaires secrètes financés et entraînés par la Russie ont pénétré jusque dans la Forêt-Noire qui est un massif montagneux et une forêt très dense située dans le Sud-ouest de l’Allemagne, dans le Land de Bade-Wurtemberg, la menace est grave et sérieuse, ces troupes étrangères s’approchent trop près de la France, pays qui dispose de l’arme de dissuasion nucléaire ne l’oublions pas !

 

 

Mon capitaine dirigeant une unité combattante d’élite clame haut et fort :

- Soldat 2ème classe Pierre Durand au rapport, nous devons intercepter et cerner les troupes ennemies qui ont pénétré illégalement la frontière allemande.

Le jour décisif arrive, avec mon unité qui est déployée dans la Forêt-Noire en Allemagne, je monte au combat avec mes frères d’armes, nous sommes une centaine d’hommes lourdement armés et équipés près à en découdre avec l’ennemi ! Quand je pénètre la dense Forêt-Noire allemande, je suis soudainement envahi par des pensées étranges… et si tout ceci n’était qu’un simple rêve ou plutôt un cauchemar… ma vie était-elle bien réelle… et si tout ceci n’était qu’une simple illusion…

Je me revois, comme dans une action, un film au ralenti, avec mon uniforme de soldat lourdement équipé et armé pénétrant la Forêt-Noire, mes compagnons d’armes sont autour de moi, ils avancent également au ralenti dans cette forêt, tout cela semble comme irréel… Soudain, une lumière étrange et inconnue se manifeste dans le ciel comme un engin de forme ovoïde très lumineux, d’un blanc laiteux et étrangement silencieux… puis il disparaît aussi étrangement qu’il est apparu… J’entends une énorme déflagration comme une explosion, serait-ce une mine antipersonnel ? Je ne sais… Je n’ai pas le temps de réagir que je m’écroule sur le sol atteint par les éclats de ce redoutable engin explosif.

Dans un éclair de lucidité et de conscience, j’ai une pensée pour mes parents, ma petite amie qui m’a quitté il y a des années, et puis je perds connaissance, mes yeux se ferment, ma nuit intérieure m’envahit… Je sombre dans un tunnel ténébreux qui me conduit vers un ailleurs… Est-ce donc cela la mort ?

- Bonjour Pierre, tu es là à nouveau avec nous tes guides célestes ! Nous sommes là avec toi, et nous t’aimons infiniment sois-en assuré ! Tu as vu, la vie sur terre est finalement si courte, le temps d’un simple battement de paupières à l’échelle de l’Univers, que nous nous sommes vite retrouvés ensembles comme lors de notre dernière conversation…

- Nous sommes avec toi pour t’aider, et te soutenir dans ton évolution… Demain est un jour nouveau, une nouvelle aurore qui s’annonce pour toi et pour ton âme…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 décembre 2021 6 18 /12 /décembre /2021 00:50

Le Mythe de la Poupée possédée

Hantise et Envoûtement

La Poupée sanglante

 

 

Partie 2

La Magie : son histoire et ses pratiques

« La magie est de tous les temps. Depuis le début de l’humanité, elle suit les pas des hommes sur tous les continents. A l’ombre des religions, en leur sein parfois, plus souvent en vive concurrence avec elles, elle transporte une part du sacré, du transcendant, de ce qui dépasse l’être mortel, pour lui parler du surnaturel et pour lui laisser la certitude, l’espoir ou l’illusion de pouvoir agir efficacement sur le monde invisible. » Robert Muchembled, Magie et sorcellerie en Europe du Moyen-âge à nos jours.

La magie est par définition « l’art présumé de produire des effets contre nature. » Au Moyen-âge, l’Eglise condamna les magiciens et les sorciers, parce que selon elle, ils agissaient « dans un sens contraire aux intentions divines », en cherchant à modifier les lois naturelles. En vérité, la magie se sert de phénomènes naturels que la science n’arrive toujours pas à expliquer.

La magie que les anciens appelaient le Sanctum Regnum – le « Saint Royaume » - ou le Royaume de Dieu – Regnum Dei – n’a été faite au départ que pour les rois et les prêtres. Elle était la science des mages, la religion des prêtres de l’ancienne Perse, issue de la Babylone antique. Plus tard, le mot « mage » donna naissance au mot « magicien ». Pour parvenir à la science et à la puissance des mages, quatre éléments sont indispensables : une intelligence vive éclairée par l’étude, une témérité et également une volonté à toute épreuve, et enfin, une discrétion que rien ne puisse altérer. Savoir, Oser, Vouloir, Se Taire, telles sont les quatre voies de la sagesse. Il existe une vraie magie divine (ou Théurgie), la « blanche » qui utilise des procédés naturels restés secrets et une magie infernale ou démoniaque dite « noire », appelée aussi sorcellerie, qui fait appel au pouvoir surnaturel des démons et du diable. Les sorciers et les sorcières passent pour avoir conclu un pacte avec le malin afin de pouvoir opérer leurs maléfices.

Le mot sorcellerie est issu de l’ancien verbe « sorceler » et de « sorcier » venant du latin « sortiarius », issu lui-même, de « sors », « sortis ». Le sorcier est par définition celui qui « jette des sorts » ou qui « prononce des sorts ». Pour réaliser ses maléfices, il demande l’aide de génies malfaisants et des démons avec lequel il a conclu un pacte. Mais le terme sorcier n’apparaît officiellement qu’en 589. C’est alors un terme qui désigne de façon péjorative un personnage cristallisant la diabolisation de tous ceux qui pratiquaient la magie d’antan : les guérisseurs, les herboristes, les barreurs de feu, etc. Et tous les arts médicaux des druides et des druidesses, les sourcières, les astrologues et les devins, pourchassé depuis l’occupation romaine. Le mot sorcier a pour origine la déformation du mot sourcier : celui qui détecte la source, l’eau à distance.

 

 

Contrairement au magicien, le sorcier a toujours eu une connotation péjorative. On allait le trouver pour faire du mal, obtenir des profits et des biens terrestres, voir le diable et les démons, faire apparaître les morts (nécromancie). Certains se contentaient de pratiquer les arts divinatoires. En règle générale, le sorcier ne possède pas la science du mage, il dispose seulement de « recettes ». Si le magicien est le roi de la nature et de ses éléments, le sorcier en est le profanateur. Bref, si le diable se donne au magicien, le sorcier lui, doit se donner au diable !

Le mot « magie » est un terme générique définissant les arts hermétiques (réservés aux initiés), occultes ou divins. Il n’y a pas une seule magie mais des magies : blanche (théurgie), rose, noire, druidique, celtique, runique, angélique… Le principe magique est toujours le même. Le praticien invoque des éléments supérieurs ou inférieurs et donne une impulsion positive ou négative à ses pratiques. Contrairement aux arts divinatoires pratiqués occasionnellement, la magie est un mode de vie au quotidien que l’adepte doit respecter, sous peines de lourds préjudices. Qui n’a jamais entendu parler du « choc en retour », rappelant au praticien que son premier devoir restait l’humilité envers la nature et les éléments qui l’entourent.

Ce sont les chamans, les « hommes-médecins » qui révélèrent probablement les pratiques magiques aux peuples. C’est par leurs contacts avec les esprits de la nature que ces guérisseurs tirèrent leurs connaissances des plantes et des remèdes. Leur savoir et leurs pouvoirs étaient acquis par une « modification de la conscience » volontaire, lors d’extases ou de transes. Pour communier avec les forces de l’Univers, les chamanes utilisaient le jeûne, la soif, la souffrance, l’absorption de produits hallucinogènes et employaient des tambours, des crécelles, des surfaces réfléchissantes, la musique, le chant, la danse. Ces manifestations primitives constituèrent le point de départ de toutes les formes de magie, de sorcellerie et de religion. Par la suite, la naissance de l’écriture permit la gravure des rituels magiques, des pentacles et des talismans.

 

 

Les chamans pratiquent la magie blanche ou l’art d’accomplir des prodiges et des miracles en utilisant les pouvoirs cachés de l’homme et les génies de la nature. La magie est donc, en tout premier lieu, la science traditionnelle des secrets de la nature. Au moyen de cette science, le magicien se trouve investi d’une toute puissance relative et semble agir de manière « miraculeuse ». De nombreux mages comme Hermès Trismégiste ou Apollonius de Thyane furent considérés après leur mort comme des dieux, du fait des prodiges qu’ils réalisèrent. Jésus qui multiplia les pains, transforma l’eau en vin, marcha sur les eaux et ressuscita les morts fut déclaré « fils de dieu ». D’autres magiciens furent au contraire considérés comme des suppôts de Satan comme l’enchanteur Merlin ou Cornélius Agrippa.

L’Ancien Testament rejette les pratiques magiques : « Tu ne laisseras pas vivre la sorcière » (Exode, XXII, 18). « Vous donc, n’écoutez ni vos prophètes, ni vos devins, ni vos songes, ni vos augures, ni vos magiciens » (Jérémie, XXVII, 9). La magie est assimilée aux sacrifices d’enfants par le feu, à la sorcellerie, à la nécromancie, et attribuée aux étrangers, aux Egyptiens, Mésopotamiens, Perses et Cananéens.

Dans le christianisme, la magie a mauvaise réputation. Les gouvernements, de 311 à 361, ont prohibé la magie, l’haruspicine (l’interrogation des entrailles des victimes sacrificielles en vue de la divination), les cultes syriens. Constantin, en 321, punit la simple connaissance de la magie, même sans pratique. Saint Justin (Dialogue contre Tryphon), Ambroise, Saint Augustin (De la doctrine chrétienne), les théologiens condamnent, en ne distinguant pas la magie des autres sciences occultes et en y voyant un culte des démons ou une hérésie. L’Eglise se montre sévère, le Décret de Gratien, rédigé aux alentours de 1140, rassemble plus de 3800 textes, contient quantité de condamnations. Selon l’Apocalypse, les magiciens sont excommuniés de facto, ils n’ont pas accès à la vie éternelle, et vont directement en enfer.

 

 

La magie noire est couramment utilisée dans le satanisme. Elle puisse dans les émotions pour gagner en énergie et être employée de différentes manières. Le plus souvent par le biais de rituels considérés comme maléfiques. Pour effectuer ces rituels, les adeptes du satanisme utilisent cinq ingrédients :

- Le désir : aussi appelé « le vouloir », c’est la volonté de réussir le rituel.

- La période : la « réceptivité » de la cible et la configuration astrale.

- L’imagerie : pour la visualisation, requiert deux éléments : biologique (cheveux, ongles, etc.) et émotionnel (photo, parfum, etc.).

- La direction : accumulation des forces nécessaires vers le rituel.

- Le facteur de balance : l’évaluation des possibilités en fonction des moyens.

D’autres types de magies noires existent, ils sont souvent issus d’un rituel, les messes noires, les envoûtements, le spiritisme, ou encore l’invocation de démons comme l’incube et le succube.

Il existe aussi une magie utilisée contre le satanisme : l’exorcisme. Cela consiste à extraire un démon d’un corps humain, après qu’il en a pris la possession.

A l’époque de la Préhistoire, les chasseurs-cueilleurs ont de nombreux rites liés aux phénomènes de la nature et de manière générale à tout ce qui leur est inexpliqué. Ceci est lié à l’irruption de la pensée magique et à l’animisme qui affirme que tout objet a une âme. Il est donc assez naturel, par extrapolation, de considérer que la magie est venue très tôt, en Occident, avec les Néanderthaliens et même l’Homo erectus. Celui-ci a découvert le feu vers 750.000 ans et a envahi toute l’Afrique et l’Eurasie, il est raisonnable de penser que divers rituels l’accompagnaient. Les cavernes ornées de représentations d’animaux sont interprétés comme support de rituels magiques car c’était une nécessité d’assurer un nombre important de prises. L’utilisation de l’ocre rouge (280.000 ans) pour les armes, pour les peintures, pour les sépultures est aussi un indice. Il est possible que certains personnages peints de 33.000 à 10.000 ans avant J.-C. soient des « sorciers » ou « chamanes ».

 

 

La magie occidentale s’est inspirée d’autres cultures. Les Grecs en étaient conscients, en particulier quand ils disaient qu’Apollonius de Thyane avait « rendu visite aux Mages de Babylone, aux Brahmanes des Indes et aux Gymnosophistes d’Egypte ».

La magie grecque commence en Crète avec les Dactyles (métallurges), les Courètes (danseurs) vers 2500 avant J.-C. On connaît des chamans grecs dès 600 avant J.-C. Les principaux documents sur la magie antique consistent en papyrus magiques, en tablettes de malédiction et en amulettes. Les esprits ont été marqués par ce passage du Corpus Hermeticum, traité XIX, Asclépius (Ier siècle) : « Ce sont des statues pourvues d’une âme, consciente, pleines de souffle vital, et qui accomplissent une infinité de merveilles, des statues qui connaissent l’avenir et le président par les sorts, l’inspiration prophétique, les songes et bien d’autres méthodes, qui envoient aux hommes les maladies et qui les guérissent, qui donnent, selon nos mérites, la douleur et la joie ». Hérodote condamne les mages, considérant que ces conseillers de palais sont des intrigants et qu’ils se trompent dans leurs interprétations.

Ainsi la magie est contrôlée politiquement, elle menace l’autorité. A Rome, la « Loi des douze tables » (450 avant J.-C.) sanctionne quantité d’opérations magiques, en particulier contre les terres d’autrui. L’empereur romain Constant Ier, en 341, interdit la magie, sous peine capitale. L’Eglise s’inquiète plutôt du paganisme, de l’hérésie, concurrence à la création divine : le concile de Laodicée, vers 364, dans son 36ème canon, interdit aux prêtres de s’occuper de magie et de sorcellerie. L’Eglise distingue les arts magiques et la magie lors du concile d’Ancyre, en 314. Le Code de Théodose interdit la divination et la magie en 439.

 

 

Au cours du temps, la magie a pris bien des formes, allant de la simple divination, à la préparation de potions aux vertus miraculeuses, jusqu’aux messes noires, aux envoûtements et aux possessions diaboliques. Il s’ensuivit un amalgame malheureux entre tentatives de connaître l’avenir dans un but purement instructif, cérémonies païennes célébrant les déités de la nature et les rituels démoniaques destinés à appeler le démon.

Parce que les hommes avaient peur de ce qu’ils ne comprenaient pas et de ce qu’ils ne maîtrisaient pas, les magiciens ont été persécutés tout au long des siècles. Charmes, pentacles, incantations et potions devinrent les outils privilégiés du sorcier. Les initiés finirent brûlés vifs, au nom d’une crainte infondée. Beaucoup de sorcières envoyées au bûcher n’étaient que des sages femmes à une époque où la médecine était réservée aux seuls notables. Le simple fait de vivre à l’écart du village, de préparer des remèdes, d’être affublé d’une tare physique suffisait pour être considéré comme « hérétique ».

Les traités classiques de démonologie n’opèrent aucune distinction entre les sorciers et les magiciens. A une époque, ils furent tous considérés comme des invocateurs du démon, des empoisonneurs, des devins, des jeteurs de sorts, des enchanteurs, des nécromanciens…

 

 

Quant à la sorcière, elle reçut divers noms : strix, stria ou encore striga qui donnèrent le mot stryge. Elle devint aussi la lamie, en souvenir de Lamia, l’égorgeuse d’enfant et aussi Lilith, le démon femelle, la première femme d’Adam. Toutefois, si sorcières et sorciers étaient réputés ignares et illettrés, le magicien était qualifié de savant.

Les magiciens étaient considérés comme des illusionnistes, des prestidigitateurs habiles. Ils étaient mieux considérés que les sorciers. Les magiciens se vantaient de prédire l’avenir, de parler avec les morts, de découvrir des trésors ou des objets perdus. Les sorciers ne cherchaient pour leur part qu’à nuire, à tuer, à faire perdre la santé ou la fortune. Ils étaient proches des traditions et des campagnes, contrairement aux magiciens qui étaient plus urbains et plus cultivés. On suppose en général que les sorciers pratiquaient la magie noire et que les magiciens s’en référaient uniquement aux puissances de la nature.

 

 

La Poupée maudite : objets possédés, malheurs et malédictions

 

 

« Bénie soit la providence qui a donné à chacun un joujou : la poupée de l’enfant à la femme, la femme à l’homme, et l’homme au diable. » Victor Hugo.

Les premiers cas de poupées maudites ou possédées remontent à l’ancienne Egypte où les ennemis de Ramsès III auraient tenté d’utiliser de la cire pour crée une image ressemblante à ce dernier afin de provoquer sa mort. Les poudres de la coca utilisées dans ce rituel étaient censées vivre et maudire tous ceux à qui elles ressemblaient. On dit souvent que les poupées égyptiennes, les effigies et les poupées Vaudou ont été maudites à cause de leur longue histoire de malédictions et de leur association avec le monde de l’occulte.

 

 

Les premières poupées hantées étaient des Poppets et des objets Vaudou créés par les premiers peuples de la Préhistoire à des fins religieuses ou cérémonielles. Ces objets traditionnels ont ensuite été acquis par diverses civilisations à des fins mystiques ou occultes. A Rome, les poupées étaient souvent utilisées dans les rituels magiques pour représenter un lien avec un dieu ou une déesse. Les prêtres et les magiciens égyptiens utilisaient souvent des poupées à des fins cérémonielles, pour débarrasser le corps du mal ou pour imposer des malédictions à ceux qui allaient à l’encontre de la volonté des dieux.

Les poupées ont historiquement été utilisées pour lancer des malédictions sur d’autres membres d’une communauté à des fins religieuses ou traditionnelles. Certaines des premières effigies étaient utilisées par les cultures Africaines, Amérindiennes et Européennes. Les poupées européennes ont leurs racines dans les premières tribus germaniques et scandinaves qui les utilisaient à des fins cérémonielles. De nos jours, les Wiccans ont adapté cette pratique à leurs propres usages. La plupart des Wiccans utilisent les poupées comme représentation symbolique d’une personne. Les sorts et autres actions sont exécutés sur la poupée pour transférer tout ce qui pourrait affecter le sujet ciblé dans un rituel de guérison. Les statuettes congolaises Nkisi, et les figurines Bocio utilisées dans les traditions Vaudou du Bénin et du Togo sont des poupées traditionnelles d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, ressemblant à des effigies dont les utilisateurs considèrent qu’ils peuvent protéger ou guérir.

 

 

Les poupées maléfiques n’apparaissent pas en tant que telles dans le Vaudou. Les fidèles offrent des poupées sur les autels d’Erzulie, mais elles ne visent pas à ensorceler. Les wangas ou ouangas, permettent en revanche de jeter des sorts (maladie, échec, rupture amoureuse…) sans aller jusqu’à la mort. Ils prennent cependant la forme de paquets ficelés rassemblant plusieurs ingrédients, et non des poupées. Les bokors sont des sorciers vaudous qui ont la réputation de jeter des sorts. Aux Antilles françaises, les paquets permettant d’envoûter des gens sont appelés quimbois.

Dans la sorcellerie occidentale, la poupée (souvent de cire, de bois ou de chiffons) qui sert à jeter des sorts est appelée dagyde (du grec dagos, poupée). Elle apparaît dès l’Antiquité : on a ainsi retrouvé des poupées magiques dans le sanctuaire d’Isis et de Mater Magna (Ier et IIe siècles) à Mayence. Les Métamorphoses d’Apulée (IIe siècle) en fait également mention, la sorcière Pamphile envoie sa servante Photis recueillir des cheveux pour jeter des sorts aux personnes dont ils proviennent. Les dagydes réapparaissent au Moyen-âge, on en retrouve des exemples depuis le XIIIe siècle en Europe.

 

 

En Inde du Sud, au Kerala, et encore de nos jours lors de la fête de la « nuit de Shiva », les Brâhmanes mettent dans les mains des dévots du temple, face à l’idole du dieu, un petit personnage en bois grossièrement sculpté, censé représenté l’homme qui avait réussi à veiller toute une nuit en récitant le mantra pour Shiva, entouré de tous les dangers de la jungle, dévots qui redonnent la poupée de bois au brâhmane après avoir salué le dieu Shiva dans le temple.

La poupée représente une personne, et les actions sur la poupée sont supposées avoir des effets sur la personne à travers la poupée. Elle est censée contenir un élément de la personne à envoûter (cheveux, bouts de peau, ongles…), son nom sur un morceau de papier, ou une image (photographie). La poupée est parfois consacrée suivant des rites particuliers. Dans les cérémonies de magie noire, la poupée est piquée d’aiguilles, coupée ou brûlée à certains endroits. La personne visée est censée souffrir aux endroits où la poupée a été atteinte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 décembre 2021 6 18 /12 /décembre /2021 00:03

Le Mythe de la Poupée possédée

Hantise et Envoûtement

La Poupée sanglante

 

 

Partie 1

« La forme la plus extrême de la possession : la destruction. » Gaëtan Brulotte, L’Emprise.

« Manier savamment une langue, c’est pratiquer une espèce de sorcellerie évocatoire. » Charles Baudelaire.

« La sorcellerie est un vestige d’anciennes superstitions. » Théodore Roszak, Les mémoires d’Elizabeth Frankenstein.

« Il n’y a de sorcellerie que là où l’on y croit, n’y croyez plus et il n’y en aura plus. » Balthazar Bekker, Le monde enchanté.

Dans une société en manque ou en perte de repères, face à une science toute puissante qui ne laisse plus de place au rêve, mais à une technicité de plus en plus développée, froide, « inhumaine », et « sans âme », face à la barbarie perpétrés au nom d’idéologies et de groupuscules religieux intégristes, les individus en général, et les jeunes en particulier, ne croient plus en Dieu ni à ses anges, relégués aux rangs des mythes et des légendes. Le Ciel et ses Puissances Divines étant devenus absents et vides de toute réalité, de toute espérance et de toute transcendance possible, en dehors de ce monde de matière.

Mais étrange paradoxe, si l’Amour, la Lumière et la Bonté divines n’intéressent plus, ni n’attirent plus les foules, l’attrait et la séduction pour le Mal, les Forces obscures, ténébreuses, et démoniaques semblent fasciner de plus en plus de personnes. Satan serait-il l’éternel « séducteur » qui attire irrésistiblement vers le Mal, vers les plaisirs interdits ? Si l’on en croit les religions exotériques, Dieu promet un utopique paradis, après bien des privations d’une existence pénible et difficile à mener à terme – quant à Satan, lui, offre pour sa part bien des plaisirs et des réalités concrètes à consommer sans modération comme la drogue et le sexe. Le Prince des démons promet : « de noirs miracles et de sombres merveilles, une vie de plaisirs dont tu n’as pas idées ! » Mais que demande-t-il en échange ? Votre âme, évidemment, que vous lui cédez au bas d’un parchemin signé de votre sang. De là, vient le fameux « Pacte avec le Diable ! »

Ce pacte que sorciers et sorcières passaient jadis avec le démon, leur conférait la toute puissance, mais condamnait leur âme à vivre, pour l’éternité, dans les tourments de l’Enfer, du moins selon les dires de la toute puissante Eglise Catholique Romaine.

Sortilèges et Maléfices aux origines de la Magie et de la Sorcellerie

 

 

« Les Gaules ont été infestées de cette superstition. Tibère a supprimé leurs druides et toute cette tourbe de devins et de médecins. Aujourd’hui encore, la Bretagne en vénère les mystères. » Pline l’Ancien, Histoire naturelle, Ier siècle après J.-C.

Les pratiques magiques ont existé à toutes les époques. On en trouve des traces jusque dans la préhistoire. Chez les peuples primitifs, la magie fut, en l’absence de toute connaissance scientifique, le moyen traditionnel par lequel l’homme exerçait une action sur le monde. La magie présidait aux moments les plus importants : naissances, maladies, morts, semailles, récoltes… Tous les systèmes religieux ont peuplé le ciel de créatures spirituelles bonnes et mauvaises, susceptibles d’être invoquées à des fins de divination ou de révélation mais aussi pour l’obtention de bonnes grâces. Toutes les civilisations ont leurs récits où la magie était un acteur premier dans le déroulement des choses. Il existe un monde de la lumière et un monde des ténèbres ainsi que des entités rattachées à chacun de ces plans. La frontière qui les sépare est parfois difficile à définir.

Nombreux furent les curieux et les imprudents à tenter de percer les mystères et les secrets du Ciel et de l’Enfer, à leurs risques et périls. Entrouvrir les portes menant au Paradis ou de l’Enfer n’est pas sans risque pour le profane. Reconnaître les différentes catégories d’entités, les invoquer, leur faire révéler des secrets, et surtout les obliger à repartir d’où elles viennent n’est pas à la portée du premier venu. Les dangers sont réels : dépression, folie, obsession, possession… Et le risque de perdre le « fil fragile de la raison… »

La sorcellerie a deux visages : le premier, maléfique, incarné par la sorcière à la face ridée et au rictus diabolique, volant sur son balai pour participer au sabbat et invoquant le diable pour obtenir ses faveurs. Le second visage, bénéfique, illustré par les toucheurs, les rebouteux, les panseurs des champs et des landes qui soulagèrent pendant des siècles le peuple de ses maladies et de ses peurs. Pourtant, c’est le premier visage, ou aspect de la sorcellerie, qui est resté dans la mémoire collective, sans doute à cause de son univers noir qui suscite toujours une attirance trouble, et les procès de la Sainte Inquisition de l’Eglise Catholique Romaine qui ont condamné des milliers de sorcières à l’expiation de leurs crimes par le bûcher.

Longtemps avant les philosophes des Lumières et la science moderne, le peuple soumis aux durs cycles de la nature, aux famines répétitives et aux épidémies de peste et de choléra, s’est tourné vers les faiseurs de miracles, les devins et les guérisseurs pour soulager ses maux. Plus tard, à partir du XIXe siècle, la science a progressivement effacé les zones obscures de l’humanité, rejetant aux marges de la société les célèbres sorciers, gardiens des secrets millénaires des philtres et des sortilèges.

La sorcellerie est, depuis des siècles, désignée comme l’art et la pratique d’une certaines forme de magie, dans laquelle le sorcier ou la sorcière travaille avec des forces surnaturelles, maléfiques ou bénéfiques, et parfois avec des forces naturelles connues comme celles des plantes, des cycles lunaires, des ondes, des suggestions. Selon les lieux et les époques, la sorcellerie fut considérée soit avec bienveillance ou soit maléfique. Dans la Grèce antique et à Rome, la divination était une pratique admise, liée à certains sanctuaires et à la prise officielle de décisions à caractère religieux, politique, militaire ou juridique. Les religions monothéistes condamnent avec fermeté toute forme de divination et de magie.

Pour les religions monothéistes (principalement le judaïsme, le christianisme et l’islam), la sorcellerie fut souvent condamnée et considérée comme une hérésie. La notion de sorcellerie prit une certaine importance pour les chrétiens à partir des XIVe et XVe siècle, l’apogée des chasses aux sorcières ayant eu lieu au XVIIe siècle. A cette époque, la sorcellerie a progressivement été assimilée à une forme de culte du Diable. Des accusations de sorcellerie ont alors été fréquemment combinées à d’autres charges d’hérésie contre des groupes tels que les Cathares et les Vaudois. Certains groupes ésotériques ou occultes se sont parfois, plus ou moins ouvertement, réclamés d’un culte satanique.

Les pratiques de la sorcellerie : rites et sortilèges

 

 

« Nos existences sont en réalité, par l’hérédité, aussi pleines de chiffres cabalistiques, de sorts jetés, que s’il y avait vraiment des sorcières. » Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, 1918.

La sorcellerie est un terme qui désigne les pratiques visant à influencer les objets, les lieux ou les énergies d’une personne. Les néo-païens considèrent la nature maléfique de la sorcellerie comme étant une vision de la chrétienté. Cependant, le concept de « praticien de la magie » influençant le corps ou l’esprit d’autrui contre son gré étant présent au sein de nombreuses cultures avant même l’introduction du monothéisme. De vieilles traditions de « magie blanche » ou religieuses avaient déjà pour but d’identifier ou de contrer ces praticiens noirs. Beaucoup d’exemples de ce type peuvent être trouvés dans les textes anciens provenant d’Egypte et de Babylone. Dans les cultures où l’on croit que la sorcière a le pouvoir d’influencer le corps ou l’esprit d’autrui, elle apparaît une cause crédible de maladie (chez l’humain ou l’animal), de malchance, de mort soudaine, d’impuissance ou de maux divers dont l’origine paraît inexplicable. Une magie folklorique bénigne et socialement plus acceptable peut alors être utilisée pour remédier au sortilège, ou identifier le sorcier à l’origine du mal afin de s’en défendre ou d’en défaire l’enchantement néfaste.

Plusieurs pratiques magiques sont assimilées à la sorcellerie, de telle sorte que les personnes qui les utilisent ont été considérées comme des sorcières ou des sorciers par les Occidentaux, indépendamment de la culture dans laquelle ces pratiques sont en usage. Une des pratiques les plus connues consiste à fabriquer une poupée en argile, en cire ou en chiffons à l’effigie de personnes réelles et les actions qui sont effectuées sur ces poupées sont censées être transférées aux sujets qu’elles représentent (poupée vaudou).

La nécromancie, consistant à demander à l’âme d’un mort de révéler l’avenir, est également considérée comme une pratique typique de la sorcellerie. La sorcière biblique d’Endor est censée l’avoir pratiquée en faisant apparaître le spectre de Samuel (ou du diable métamorphosé en Samuel) à Saül. Un « décompteur » est quelqu’un qui prononce des formules magiques pour vaincre un mal.

 

 

Les croyances traditionnelles et populaires attribuent aux sorciers et sorcières différents types de pouvoirs (acquis par un contrat signé avec le diable selon la tradition chrétienne) : voler dans les airs, tourmenter l’esprit de leurs victimes. Les lutins, dans l’univers des contes, peuvent leur servir d’auxiliaires. Certaines pratiques considérées comme subversives ou abusives et parfois criminelles tombent sous le coup de la loi.

Certaines hypothèses suggèrent que les sorcières étaient simplement des femmes chaman qui ont été progressivement transformées en figures malveillantes par la propagande chrétienne. L’image folklorique de la sorcière provient cependant de nombreuses sources, la sorcellerie ne pouvant se résumer à une caricature de la prêtresse païenne ; elle a évolué au cours du temps et est une combinaison de nombreuses influences.

Dans les premiers temps du christianisme en Europe, la population, habituée à l’usage de la magie dans la vie quotidienne, attendait du clergé une forme supérieure de magie par rapport à l’ancienne magie païenne. Alors que la chrétienté concurrençait le paganisme, ce problème était d’une importance cruciale pour le clergé, qui peu à peu substitua aux pratiques ancestrales le culte des reliques des saints, reprenant ainsi l’usage populaire d’amulettes et de talismans. La vision traditionnelle de la sorcellerie veut généralement que le sorcier, tel Faust, signe un pacte avec le diable, par lequel il lui vend son âme en échange de pouvoirs surnaturels. Les sorciers et sorcières furent accusés de renier Jésus et les sacrements, de se rendre au sabbat, assemblée nocturne où ils étaient supposés exécuter des rites diaboliques et des messes noires, d’y vénérer le « prince des ténèbres », afin d’obtenir un certain pouvoir.

D’après les nombreuses confessions des interrogatoires de l’Inquisition : Les sorcières dansent autour du diable qui éclaire l’assemblée par sa corne du milieu et on vient lui rendre hommage en lui baisant le derrière qui a forme d’un masque ou d’un visage humain.

 

 

Les sabbats et la chasse aux sorcières

 

 

« Où vont-ils ? Que vont-ils faire ? Pourquoi chantent-ils en chœur ? Fêtent-ils les noces d’une sorcière ? Enterrent-ils un des leurs ? » Alexandre Pouchkine, Les démons.

 

De nombreux éléments de la figure de la sorcière médiévale trouvent leur source avant l’émergence du christianisme. Ceux-ci peuvent être trouvés dans les bacchanales, notamment du temps où ces pratiques étaient menées par la prêtresse Paculla Annia (de 188 avant J.-C. jusqu’en 186 avant J.-C.) : « Le Sabbat des sorcières vient du grec, un des noms de Bacchus, dont on célébrait au printemps les mystères. Ce culte originaire de Thrace était très répandu en Gaule sous l’Empire. »

Faut-il voir dans les sabbats des sorcières une survivance de cultes païens primitifs dédiés à un mystérieux dieu cornu, comme l’a prétendu Margaret Alice Murray en 1920 ? Un lointain souvenir des bacchantes romaines ? Ou bien d’étranges transes hallucinatoires collectives, dues à l’absorption de drogues comme l’ergot de seigle ou le coquelicot, l’opium des campagnes françaises ? Bref, les sabbats ont-ils vraiment eu lieu ?

Selon la tradition populaire, les sabbats étaient des assemblées nocturnes où des centaines, voire des milliers d’initiés se retrouvaient dans un endroit isolé, quelquefois à un carrefour, souvent sur une colline, tous attirés par les charmes du diable. Au pays basque, par exemple, on dansait, on buvait, on riait, on copulait jusqu’à l’aube, dans une orgie festive où se mélangeaient bourgeois et paysans. On dispose même d’une description assez précise, réalisée par le père Julien Maunoir, prêtre jésuite, prédicateur et missionnaire dans les campagnes bretonnes, du sabbat breton de Saint-Guen, qui eut lieu en 1649. Le révérend rapporte que des paysans et des seigneurs possédés, nus dans la lande, éclairés par des torches de poix et de résine, dansaient autour d’un trône doré sur lequel siégeait un grand bouc, le fameux Hircus. Les uns après les autres, les participants baisaient le monstre sous la queue.

 

 

D’après les démonologues, le sabbat obéissait à un rituel précis : les sorcières s’enduisaient le corps d’un onguent, une huile narcotique à base de belladone, et s’envolaient dans les airs, assises à califourchon sur un balai, jusqu’au lieu du sabbat. Au début du XVIIe siècle, le juriste Pierre de Lancre donne quelques témoignages : « Marie Dindarts de Sinra, âgée de 17 ans, dit que quand elle va au sabbat, elle y va seule avec le diable qui la porte en l’air… ». A peine arrivés, les spectateurs reniaient Dieu et déclaraient prendre le diable pour « maître et conducteur ». Au milieu du sabbat, il y avait le rituel du baiser honteux qui consistait pour les participants à embrasser le sexe du diable ou plus précisément, comme il est dit dans un interrogatoire du procès des sorciers du carroi de Marlou, en 1583 : « Ils allèrent tous les uns après les autres adorer le diable, qui était en forme habillé de noir, qui leur tendait ses parties de derrière qu’ils baisaient… ». La fin du sabbat s’achevait toujours dans une orgie générale.

 

 

Les sabbats avaient lieu au sommet des collines ou des petits monts, des lieux qui dominaient la campagne alentour. En Normandie, la tradition populaire évoque trois lieux connus pour avoir été des rendez-vous de sorciers : le mont Margantin, le mont de Doville et le mont Etenclin, près de La Haye-du-Puits. Dans ce village eut lieu, entre 1668 et 1672, le dernier grand procès de sorcellerie du Cotentin. Vingt personnes furent accusées et condamnées à mort puis amnistiées par le roi Louis XIV, qui intervint pour commuer la peine prononcée par le parlement de Normandie en un bannissement perpétuel. Chaque année, en souvenir de cette sombre période, le village organise une soirée sorcellerie. Au Pays basque, les sorciers se réunissaient sur la montagne de la Rhune, en Alsace au sommet du Hexenberg, et en Bretagne dans les monts d’Arrée.

Si l’on en croit les démonologues des XVIe et XVIIe siècles, la France fut soudain menacée sous le règne des Valois par une secte de sorciers malfaisants. Ainsi, Henry Boguet, grand juge au comté de Bourgogne, considérait que les sorciers avaient organisé une conspiration dans le but de contrôler le monde et qu’il fallait donc les exterminer. C’est lui qui écrivait en 1627 dans un « Discours exécrable des sorciers » : « Les sorciers marchent à milliers, multipliant en terre, tout ainsi que les chenilles des jardins. Je désirerais qu’ils fussent tous unis en un seul corps pour les faire brûler tout à une fois en seul feu. »

 

 

Ce fut donc une véritable invasion satanique qu’auraient eu à affronter les élites du pays, magistrats, médecins et seigneurs, des élites qui traqueront sans relâche sorciers et sorcières. Cette obsession démoniaque va déferler ainsi sur le royaume de France pendant plus de deux siècles, conduisant à jeter vivants dans les flammes des bûchers plus de vingt mille suppliciés, des femmes et des hommes accusés d’avoir scellé des pactes de sang avec le diable.

Pour des humanistes comme Jean Bodin, auteur célèbre du traité « De la démonomanie de sorciers » en 1580, il s’agissait de nettoyer le royaume des maladies populaires telles que les croyances païennes et les superstitions. Ainsi, le procureur lorrain Nicolas Rémy avoua, dans son traité « La Démonolâtrie », avoir condamné au bûcher neuf cents sorciers entre 1576 et 1591. Un autre juge, Pierre de Lancre, envoyé par Henri IV, sera responsable, au début du XVIIe siècle, d’une répression féroce attisant des centaines de bûchers au Pays basque afin de purger la région des « bêtes maléfiques et furieuses » qu’étaient les sorcières.

 

 

A son propos, l’historien Jules Michelet, l’auteur de « La Sorcière », écrit en 1802 : « Il joue du luth dans les entractes et fait même danser les sorcières avant de les faire brûler. » Non seulement, tous ces hommes de justice chassaient les sorciers et les sorcières, mais ils écrivaient aussi des traités de démonologie très précis, des sortes de guides de la torture, tous inspirés par le « Malleus Maleficarum » (le Marteau des sorcières) de Heinrich Kramer et Jacques Sprenger, publié à Paris en 1486. Ces traités permettaient ainsi aux juges de mieux comprendre les techniques de ceux qui avaient pactisé avec les démons. Ces auteurs, pour la plupart, croyaient aux différentes pratiques démoniaques telles que le transport des sorcières au sabbat sur des balais volants, la lycanthropie (transformation en loup) et le pacte avec le diable.

 

 

Par ailleurs, ils décrivaient avec précision comment on pouvait repérer les possessions et les fameuses marques du diable sur les corps des suspects. Ainsi, les juges étaient guidés par des questionnaires types expliquant comment reconnaître un sorcier : Le suspect portait-il la marque du diable ? Etait-il insensible au creux des reins ? Lisait-il des livres interdits ? Provoquait-il la pluie et le vent ? Pour obtenir les aveux, les juges utilisaient la question par l’eau, la noyade ou les brodequins, et pour trouver la marque du diable, les bourreaux enfonçaient des aiguilles sur les grains de beauté, les cicatrices, les tatouages, ou la langue.

Il y eut de grands procès tels que celui de Louis Gaufridi à Aix-en-Provence, d’Urbain Grandier à Loudun et de Madeleine Bavent à Louviers, tous condamnés et exécutés. Il y eut surtout des milliers de procès d’anonymes accusés d’avoir pactisé avec Satan et il fallut attendre l’ordonnance de Colbert en juillet 1682 pour que le crime de sorcellerie se transforme en simple escroquerie. Pourtant, les traditions ont perduré au-delà des sarcasmes des philosophes comme Voltaire, et des procès, qui continuèrent jusqu’au début du XVIIIe siècle.

 

 

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